TOUT EST DIT

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vendredi 18 février 2011

La fête à DSK

Dominique Strauss-Kahn, pas encore candidat, devient déjà la cible principale des ténors de l’UMP. Christian Jacob, avec ses gros sabots, lui reproche de ne pas fleurer bon le terroir, “la France que nous aimons.” Mieux vaut ne pas creuser trop profond le sillon de sa métaphore, on risque d’y trouver quelques sombres caillasses.

Jeudi, Pierre Lellouche a remis le couvert dans un registre plus classique. Il décrit DSK “en grand bourgeois, qui vit la mondialisation des gens très riches et des chefs d’entreprises.” Le prolétariat a tout à redouter d’un tel nabab, totalement déconnecté “de la souffrance des gens dans nos usines”. Et qui se moque du chômeur comme de sa première Rolex.

C’est sans doute par étourderie, ou bas calcul démagogique, qu’il proposa jadis les 35 heures au gouvernement Jospin. L’électeur qui, en 2012, irait d’aventure à sa rencontre se heurtera au “mur de l’argent”.

Le patron du FMI, “étrangleur” des pays émergents, roule d’abord pour la finance. “Ce serait un parfait candidat pour la droite”, conclut, moqueur, le secrétaire d’État au Commerce Extérieur. Dont acte. La gauche, en revanche, cherche un champion énergique et altruiste. Un adepte de la rupture, parlant “peuple”, et capable de dynamiter l’établissement afin d’instaurer une “République irréprochable”… Après réflexion, Nicolas Sarkozy a le profil de l’emploi. À moins que, monopolisant tout l’espace, il ne représente l’un et l’autre camp.

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