TOUT EST DIT

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lundi 24 mai 2010

Un sénateur pour la fin de l'anonymat des blogueurs

Le sénateur de Moselle Jean-Louis Masson a déposé début mai une proposition de loi visant à ce que les blogueurs soient soumis aux mêmes obligations d'identification que les éditeurs de sites professionnels.

Le sénateur de Moselle Jean-Louis Masson, fondateur du parti Démocratie et République, a déposé le 3 mai une proposition de loi sur l'anonymat des blogueurs. Celle-ci propose que les blogueurs soient soumis aux mêmes obligations en matière d'identification que les éditeurs de sites professionnels : en d'autres mots, le sénateur voudrait lever l'anonymat des blogueurs.

Cette proposition a suscité de vives réactions - négatives, malgré des sons de cloche plus modérés - de la part de blogueurs connus tels que Maître Eolas et Authueil, comme le relate Rue89. Elle n'est soutenue ni par le gouvernement, ni par un groupe parlementaire, souligne Mediapart.

ARRÊTONS D'ÉLIRE DES TARÉS COMME CE CONNARD !

LA DÉMOCRATIE C'EST LA LIBERTÉ D'EXPRESSION ESPÈCE DE SOUS MERDE !

Retraites: cafouillage entre Woerth et Estrosi

Le ministre du Travail reste évasif sur la question du report de l'âge de la retraite... alors que le ministre de l'Industrie a affirmé dimanche qu'il devrait bien "dépasser les 60 ans".

"Forcément, on s'oriente plus ou moins vers une augmentation de l'âge de la retraite qui devrait dépasser les 60 ans". La phrase a été lâchée, ce dimanche, par Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, au micro du "Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro".

"Pour l'instant cette décision n'est pas arrêtée", a-t-il aussitôt précisé. "Nous sommes dans une phase de concertation. (...) La retraite à 60 ans n'est pas forcément finie", s'est empressé de nuancer Christian Estrosi dans la foulée.

Trop tard. A la veille du mouvement intersyndical programmé pour jeudi 27 mai, une telle sortie alimente les rumeurs, de plus en plus solides, sur un éventuel report jusqu'à 62 ou 63 ans, alors que la concertation est encore officiellement en cours, répète le gouvernement à l'envi.

Le ministre du Travail, Eric Woerth, a du temporiser, quelques heures plus tard sur BFM-TV. Il a assuré que le gouvernement n'avait pas encore finalisé son projet de réforme qui serait "progressive, douce et lente".

"Aucun tabou nulle part"

"Nous allons demander aux Français d'avoir une vie professionnelle plus longue, par l'âge, par les cotisations, nous allons encore en discuter, nous verrons ça au mois de juin", a dit Eric Woerth, en insistant sur le caractère progressif des mesures qui seront prises sans "aucun tabou nulle part". "Le seul dogme sur les retraites qu'il faut avoir, c'est celui du sauvetage du régime par répartition".

Et le ministre du Travail s'exprime encore, ce lundi matin, dans les colonnes du Courrier Picard... Sans se prononcer explicitement sur un report de l'âge de la retraite, il évoque une augmentation de la "durée passée du travail dans une vie".

"Nous voulons d'abord répondre par la démographie, c'est-à-dire en augmentant la durée passée au travail dans une vie. Dans un pays où on vit 15 ans de plus aujourd'hui qu'en 1950, il faut évidemment répartir ces gains d'espérance de vie entre une part qui doit revenir à la retraite et une part qui doit revenir au travail", précise Eric Woerth.

CE GOUVERNEMENT EST DÉSESPÉRANT DE CACOPHONIE...D'OÙ CETTE "IMPRESSION" D'INÉFICACITÉ.

Histoire

Que, « Hors-la-loi », le film de Rachid Bouchareb qui a suscité plusieurs polémiques tant sur les massacres de Sétif que sur le rôle du FLN, n’ait pas été consacré par le palmarès du festival de Cannes ne devrait pas trop surprendre les cinéphiles. En revanche, le bruit qu’il a fait sur la Croisette et ailleurs illustre, comme les lois mémorielles, le malaise que la France entretient avec son histoire. Un paradoxe pour une nation qui peut légitimement se targuer d’être au firmament de cette discipline depuis près d’un siècle mais qui est incapable de regarder en arrière sans s’enflammer. Le problème c’est que les Français se réfèrent à Michelet lorsqu’ils parlent d’eux. Du coup, ils se voient comme ils aimeraient être et ignorent que le passé les montre souvent bien différents.
Ainsi, notre mémoire collective attribue aux Sarrasins la déroute de Roncevaux alors que Roland a été défait par les Vascons autrement dit les Basques mais, a priori, rien à voir avec l’ETA. En revanche, Charles Martel a bien arrêté les Arabes à Poitiers mais le 25 octobre de cette année-là correspondait au premier jour du ramadan. Pas très fair-play.
Et que penser de la colaphisation qui voyait un Juif être souffleté le jour de Pâques pour venger la gifle du Christ durant sa Passion ? Sans oublier la rouelle, une étoffe à porter sur ses vêtements lorsqu’on était Juif pour symboliser le prix de la traîtrise de Judas. Une décision de Saint-Louis qui ce jour-là devait s’ennuyer sous son chêne.
Hors la loi ou hors du temps ?

Jean-Michel ROUSTAND

Journée de solidarité : moins d'un Français sur cinq au travail

Le lundi de Pentecôte, théoriquement transformé en journée travaillée depuis 2005, sera chômé cette année par quatre salariés sur cinq, selon un sondage IFOP pour Dimanche Ouest-France qui fait apparaître une chute de plus de moitié de l'activité ce jour-là en cinq ans.
Selon ce sondage, seuls 18 % des salariés du privé et 16 % des salariés du public ont déclaré qu'ils travailleraient lundi 24 mai, contre respectivement 43 % et 44 % en 2005. Pour l'ensemble des actifs disposant d'un emploi, le taux d'activité sera de 20 % lundi, contre 44 % il y a cinq ans.

Le sondage fait apparaître de grandes disparités entre les artisans et commerçants (34 % d'activité) et les employés (26 %) d'une part, et les professions libérales et cadres supérieurs, qui ne seront que 10 % à travailler. Initiée par le gouvernement Raffarin (UMP), la loi transformant à partir de 2005 le lundi de Pentecôte en journée travaillée au titre de la solidarité avec les personnes âgées avait reçu un accueil mitigé.

LA FRANCE SE PRÉSENTE COMME CHAMPIONNE DE LA FAINÉANTISE...ÇA VOUS ÉTONNE ?

Champs


Il est malin, notre ministre de l'Agriculture, le jeune Bruno Le Maire : « Nous sommes tous des agriculteurs », a-t-il lancé tandis que les Champs-Elysées se couvraient de champs agricoles portant blé, féveroles, haricots, vignes… Oui, nous voulons bien être tous des agriculteurs. Le ministre de l'Industrie lancerait « nous sommes tous des ouvriers », ça marcherait moins bien. Ce n'est pourtant pas plus faux, et les ouvriers souffrent autant de la crise que les agriculteurs… Mais voilà, il existe un lien singulier, ancestral, des Français avec leurs paysans, qui se manifeste dans notre loisir national, la bonne bouffe. Car ces paysans, on ne les rencontre plus qu'au marché, verbe haut et mains terreuses, vendant salades, poulets et fruits de saison. Plus chers qu'à l'hyper, mais tellement meilleurs. Et pour garder ça, notre ministre le sait bien, les Français sont tous prêts à payer.


Francis Brochet

Une terre difficile et généreuse


C'est une fête de Pentecôte radieuse que nous aurons vécue ces jours-ci. Un peu de répit dans les affres de la crise économique et financière. Un peu de bonheur tout simple, offert gratuitement par la nature qui, après tant de catastrophes, nous montre à nouveau son visage souriant.

Tout cela, bien sûr, ne devrait pas nous enlever tous nos soucis, nous détourner de nos efforts. Mais ce répit devrait renouveler nos forces, ranimer nos espoirs tout en nous incitant davantage encore à respecter l'environnement dont nous profitons tant.

Le 21 avril, en marge du forum sur le climat à l'initiative de chefs d'État d'Amérique latine, le président bolivien, Evo Morales, a lancé l'appel à une « déclaration universelle des droits de la Terre-mère ». Si cette initiative trouve un écho favorable dans les rangs de l'Onu, elle pourrait prendre place dans les négociations internationales sur le climat. On reconnaîtrait des droits à la « Terre-mère » et à tout ce qu'elle contient : les animaux, les végétaux, les minéraux.

C'est aller un peu loin sans doute, car qui dit « droits » dit aussi « devoirs ». Que serait en effet un « droit » que personne n'aurait le « devoir » de respecter ? Rien du tout évidemment. Mais ces animaux, ces végétaux, ces minéraux dotés de « droits » ne peuvent accomplir aucun « devoir ». On voit donc la limite d'une telle démarche qui se fonde sur une conception erronée du droit.

« Grand esprit » et transcendance

Cependant, il n'est pas inutile de souligner cet aspect « mère » de la terre. Elle est en effet mère de la vie. Pour la respecter, il n'est pas nécessaire de la personnaliser, voire de la diviniser. Les esprits ont quitté depuis longtemps les arbres sacrés.

En envoyant dans le ciel bleu d'Assise de grandes volutes de fumée, les Indiens célébraient le « Grand esprit » devant le pape Jean-Paul II lors de la journée oecuménique des religions. Par ce geste, ils reconnaissaient une transcendance que nous aurions tort d'oublier dans nos sociétés modernisées. C'est cette transcendance que l'on célèbre en ce jour de Pentecôte, qui nous incite aussi au respect de la nature, de la terre nourricière, de la vie. Ce n'est pas la terre, fût-elle baptisée « mère », qui est transcendante. Cependant nous devons reconnaître humblement la puissance de ce qui bout en son sein et qui se manifeste dans le ciel avec le nuage émis par le volcan islandais. Ou bien de ce qui surgit sous la mer comme ce pétrole qui, par l'imprudence des hommes, envahit l'océan.

Tout cela devrait nous rendre modestes et conscients de nos fragilités, et nous inciter, comme le recommandent les textes anciens, à « habiter la nature ». C'est-à-dire à vivre avec elle, à composer avec elle, à se garder de l'épuiser et de la violenter. Sinon, nous le savons tous, elle cessera d'être généreuse pour le bonheur des générations.


François Régis Hutin

dimanche 23 mai 2010

Déficits : pour le PS, la proposition de Sarkozy est "surréaliste"

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a estimé, dimanche 23 mai, dans un entretien au Parisien la volonté du président de la République d'inscrire dans la Constitution une disposition pour limiter les déficits publics était "surréaliste".
"Nicolas Sarkozy est le roi des déficits : depuis 1945, jamais le pays n'a été aussi endetté ! S'il avait écouté nos propositions sur le plan de relance, nous n'en serions pas là.", tance Martine Aubry, pour qui "au lieu de résoudre les problèmes de pouvoir d'achat des Français, de leur redonner confiance en l'avenir, [le président] trouve une fois encore un dérivatif de communication."

Même son de cloche chez Benoît Hamon, invité du Grand rendez-vous Europe 1 / Le Parisien. Comme on lui demandait s'il voterait cette révision constitutionnelle, il a répondu: "je n'y suis pas favorable, nous allons en débattre mais je ne vois pas le PS prendre une décision comme celle-ci".

Il a souligné qu'il y avait le "pacte de stabilité et de croissance" auquel les Etats membres avaient souscrit. Aussi pour lui "cette trajectoire vers l'équilibre" dans la Constitution proposée par le chef de l'Etat, "c'est se défausser de ses responsabilités". M. Hamon a fait valoir que limiter les déficits n'était "pas une question de droit" mais "une affaire de politique économique".

Dans une réaction aux propos de Benoît Hamon, le porte-parole adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, a estimé qu'"une fois de plus", le PS "a clairement affirmé son incapacité à accepter une saine gestion des finances publiques et prôné un laxisme coupable dans la droite ligne de ce qu'il a toujours mis en oeuvre lorsqu'il était au pouvoir".

Samedi, dans un entretien au Monde, le président du MoDem, François Bayrou, a estimé qu'il fallait consulter les Français par référendum sur la réduction des déficits.

TOUS EN TRAIN DE CRITIQUER, MAIS OÙ SONT LES PROPOSITIONS ? DE CE CÔTÉ LÀ C'EST LE GRAND MYSTÈRE.
QUANT À BAYROU...EXISTE-T-IL ENCORE DANS LA PAYSAGE POLITIQUE FRANÇAIS ? J'EN DOUTE.

La retraite à 60 ans supprimée l'emploi des jeunes occulté

Selon plusieurs sources, la fin de la retraite à 60 ans serait déjà décidée par le gouvernement qui dément sur la forme mais pas le fond. Pour le sociologue Emmanuel Todd, ce débat occulte l'essentiel: les jeunes, l'emploi industriel

À en croire les sites internet de plusieurs journaux, le gouvernement aurait d'ores et déjà bouclé ou presque sa réforme des retraites, laquelle reposerait pour l'essentiel sur un report de l'âge légal de départ et un allongement de la durée de cotisation. Comme de bien entendu, un double démenti émanant du ministère du Travail et de l'Élysée est venu aussitôt infirmer ces informations, le gouvernement assurant au contraire que rien n'est encore fait, que la concertation avec les partenaires sociaux se poursuit et qu'il conviendra d'attendre encore un mois - vers le 20 juin dit-on - pour connaître le résultat de cette réflexion. Toutefois, force est de constater que nos confrères, qui assurent puiser leurs informations « auprès de très bonnes sources » ( Les Échos), font tous les trois état au même moment des mêmes mesures. Ce qui privilégierait plutôt l'hypothèse d'une fuite. Reste à savoir si celle-ci a été organisée. On sait, en effet, qu'il est désormais de bonne pratique gouvernementale, notamment en période de réforme, de laisser ainsi « fuiter » des bribes d'information histoire de tâter de pouls de l'opinion et surtout de la préparer en douceur à l'inéluctable.

En attendant une certitude se profile de plus en plus nettement : nous travaillerons plus longtemps. L'âge de départ en retraite serait ainsi progressivement repoussé d'un trimestre par an à partir du premier janvier prochain, jusqu'à atteindre 62 ou 63 ans. La durée de cotisation nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein, qui aura atteint 41 ans en 2012, sera prolongée et passerait à 41,5 ans en 2020 pour arriver à 42 ans dix ans plus tard.

Ces mesures d'âge ne pouvant suffire à équilibrer le système, comme le rapport du Conseil d'orientation des retraites (Cor) l'a démontré, le gouvernement aurait également décidé d'agir sur les recettes en prévoyant d'augmenter les cotisations retraite au fur et à mesure que les cotisations chômage baisseront, une fois la reprise acquise. Par ailleurs, un prélèvement sur les hauts revenus, déjà annoncé par Nicolas Sarkozy, serait acté comme le « rabotage » de la plupart des niches fiscales. Enfin, le gouvernement souhaiterait aussi - et cela ne sera pas le plus facile - augmenter le taux de cotisation des fonctionnaires, moins élevé que pour les salariés du privé. En revanche, il ne serait pas question de revenir sur le calcul des pensions de ces mêmes fonctionnaires.

Reste un autre calcul que nul n'a fait pour le moment: quel sera l'impact de l'allongement des carrières sur l'emploi des jeunes? Précisément, le sociologue Emmanuel Todd sonne l'alarme (lire ci dessous). N'oublions pas que les retraites de demain seront financées par ceux qui auront pu trouver u travail.

R.R.
Le coup de pouce de DSK, le rendez-vous du 27 mai

Le hasard fait bien les choses. Ainsi l'annonce - certes officieuse - du plan de réforme des retraites intervient alors même que Dominique Strauss-Kahn, au grand désarroi de nombreux socialistes, vient lui-même de cautionner la solution du report de l'âge de la retraite Un coup de pouce bienvenu, surtout venant d'un rival possible de Nicolas Sarkozy, et qui ne pourra qu'aider le gouvernement à faire accepter d'avaler la pilule amère de la fin de la retraite à soixante ans à une population déjà inquiétée par l'atmosphère dramatique qui entoure la crise de l'euro.

À moins que les syndicats, qui se disaient déjà convaincus la semaine dernière que le gouvernement allait intervenir sur l'âge de la retraite et la durée de cotisation, ne parviennent à rétablir en leur faveur le rapport de force en profitant de cette annonce prématurée. Réponse le 27 mai, pour la prochaine journée d'action à l'appel de neuf syndicats.

RÉFORME DES RETRAITES - Le PS rétablira l'âge légal de départ à 60 ans en cas de victoire en 2012

Martine Aubry affirme que si le gouvernement repoussait l'âge légal de départ à la retraite, ce qu'ont rapporté plusieurs médias samedi avant d'être démentis par le gouvernement , la gauche le rétablirait à 60 ans en cas de victoire à la présidentielle de 2012, dans une interview au Parisien Dimanche .

Comme on lui demandait si la gauche rétablirait l'âge légal de départ à la retraite à 60 en cas de victoire en 2012 si le gouvernement décidait de le repousser, la première secrétaire du PS répond : "absolument". "C'est injuste, je l'ai dit et en plus cela ne règlerait qu'une partie des déficits du système de retraite et pas la plus grande", explique-t-elle, avant de défendre le contre-projet de son parti.

Alors que le gouvernement a éreinté les propositions du PS , en évoquant notamment une "bombe fiscale", Mme Aubry réplique que le PS "n'a pas de leçon de bonne gestion à recevoir de l'UMP quand on voit la situation dans laquelle ils ont mis la France". "Quand j'ai quitté le gouvernement de Lionel Jospin, j'ai remis la Sécurité sociale à l'équilibre. La réforme des retraites est une question sérieuse qui mérite mieux que ces invectives", ajoute Mme Aubry. Mme Aubry était ministre des Affaires sociales dans le gouvernement Jospin.

ÇA Y EST LE MARCHANDAGE EST COMMENCÉ, LE PS NOUS SORT DES PROMESSES QU'IL NE TIENDRA PAS, BIEN SÛR, TROP HEUREUX DE NE PAS À FAIRE LUI-MÊME CETTE RÉFORME SI IL REVIENT AU POUVOIR, MAIS CETTE GROSSE TRUIE D'AUBRY N'EN SOUFFLERA PAS MOT.


Avec modération

Est-ce la signature d'une époque définitivement raisonnable ? Dans un sondage paru cette semaine, une nette majorité de Français (58 %) se prononcent en faveur de l'interdiction pure et simple des apéros géant Facebook. Même les abonnés aux réseaux sociaux sont partisans d'une logique de prohibition. Et même les jeunes affichent une position plus radicale que celle de Brice Hortefeux ! Serait-on sérieux, désormais, quand on a 17 ans ?
La crainte l'emporte sur le sentiment. La prudence, sur l'élan. Ces rassemblements spontanés sont jugés « sympathiques » et « conviviaux » mais cet a priori positif ne résiste pas à la certitude qu'ils sont surtout « dangereux ». Comme le rappel à l'ordre d'une conscience grave et désenchantée. La hantise des débordements d'une foule incontrôlée tourne parfois au ridicule quand, comme à Strasbourg, vendredi soir, elle mobilise les forces de l'ordre au-delà du raisonnable au nom de la prévention d'une soirée... qui n'a existé qu'en rumeur...
Il y a eu le drame de Nantes, certes, mais d'autres apéros géants se sont bien passés, et bien terminés, il faut quand même le rappeler. Mais, c'est vrai aussi, il faudrait être de mauvaise foi pour minimiser les risques réels de telles manifestations. Pas de naïveté : il ne s'agit pas simplement d'une immense fête de voisins. On ne prévoit pas de réunir des milliers de personnes sur la place Broglie sans imaginer de possibles dérapages. Dégradation de mobilier urbain, déchets, vitrines explosées, malaises : le lot de nuisances potentielles est connu, et on peinera à trouver le moindre romantisme rimbaldien dans les beuveries générales ou le vandalisme des casseurs.
Faut-il pour autant renoncer définitivement au concept de ces invitations ouvertes en pleine ville ? Tirer un trait sur cette forme de liberté collective, au prétexte qu'elle serait condamnée par ses excès ? C'est la question qui est posée aux autorités... et à laquelle elles se gardent bien de répondre par une intransigeance théorique. Chacun pressent - et c'est une contradiction mise au jour par les enquêtes d'opinion - que de tels événements monstres, quelles que soient leurs formes, seront de plus en plus nombreux. Il y aura sans doute du monde ce soir au Champs-de-Mars et rien ne pourra vraiment l'empêcher.
C'est un phénomène irrésistible : de plus en plus nos sociétés modernes voudront instinctivement échapper à l'enfermement et aux solitudes que leur promettent les face-à-face avec les écrans d'ordinateur, et la désincarnation de la communication virtuelle.
Alors, il faudra sans doute trouver des compromis qui ne sont rien d'autres que des règles du jeu civilisées. Conditionner ces apéros à un encadrement organisé, strict et professionnel, ce n'est pas les étouffer. C'est préserver l'esprit qui les anime et leur garantir le meilleur : la rencontre.


Olivier Picard


Vendre Normale n'est plus élémentaire

Parce que la voie était royale, leur destin était souvent impérial. Que de normaliens devenus célèbres par leurs travaux scientifiques, tels Pierre-Gilles de Gennes ou Louis Neel, tous deux prix Nobel, par leurs ouvrages littéraires à l'instar d'Aimé Césaire ou Jean Giraudoux, par leur réflexion philosophique comme Raymond Aron ou Jean-Paul Sartre, et même par leur action dans le champ politique à la manière d'Alain Juppé ou Laurent Fabius.

Bref, quand on sortait d'Ulm, de Cachan ou de Fontenay, on avait toujours une place de choix dans la société sans avoir besoin de prouver que l'on était quelqu'un. C'était écrit dans le parchemin. Et même si l'on choisissait tout simplement l'enseignement, l'affectation était à la mesure du diplômé. Il ne fallait guère de temps pour rejoindre l'université. Aujourd'hui, ils ne sont plus tout à fait logés à la même enseigne... Le concours est toujours une redoutable épreuve, mais les brillants sujets qui décrochent la timbale ne sont plus assurés d'un rutilant avenir. Les postes en fac se font rares, et ils peuvent être nommés dans des établissements de zones difficiles où leur savoir n'est pas forcément valorisé. À quoi bon avoir bossé sur
la langue d'oïl d'Aucassin et Nicolette ou le choc des boules de Malebranche, s'il faut apprendre le français de base et la règle de trois à ses élèves... Ainsi la directrice de la rue d'Ulm voit-elle ses élites s'enquérir de juteux pantouflages en dehors de la sphère professorale. Il paraît que la "com et la pub" font désormais fureur. À telle enseigne que la célèbre institution multiplie les conventions avec certaines grandes écoles, style HEC, jugées plus adaptées au monde moderne. Certains n'en ont pas eu besoin pour devenir des stars. Il n'y a qu'à voir BHL. Pour lui savoir vendre Normale, c'était élémentaire.


Hélène Pilichowski

Les créanciers paieront

Les économies contemporaines sont assises sur une montagne de dettes. En France, elle représente plus de trois fois la valeur de ce que nous produisons annuellement. Des dettes publiques (1.500 milliards fin 2009), bien sûr, contractées par l’Etat et les organismes de protection sociale pour combler leurs déficits. Mais aussi des dettes privées, contractées par les entreprises (2.000 milliards fin 2008), les organismes financiers (2.300 milliards) ou les ménages (1.000 milliards). Tout le monde emprunte en promettant de rembourser demain, et cela fait tourner la machine économique.

Jusqu’à présent, les dettes privées étaient jugées moins sûres que les dettes publiques. Rien ne dit en effet que l’entreprise ou le ménage pourront honorer leur parole. En revanche, l’Etat a toujours le pouvoir de lever l’impôt et de forcer ainsi le contribuable à payer. Dans les pays développés, le risque qu’un Etat fasse défaut était, jusqu’ici, à peu près nul. Mais avec la crise de l’euro, ce n’est plus le cas.

Le peu de croissance économique dans les pays européens tient presque partout au déficit public, qui gonfle la demande grâce aux emprunts. Les prêteurs commencent à douter : les remboursements de demain devront être financés par de nouveaux emprunts faute de pouvoir l’être par une croissance trop faible. On sait, depuis Madoff, où cela mène: à la faillite. Alors l’euro plonge, plombé par la dette publique, devenue potentiellement douteuse.

La solution existe, pourtant. C’est l’inflation. Des millions de Français, dans les années 1960 ou 1970, ont remboursé en monnaie de singe les emprunts grâce auxquels ils avaient acheté leur logement. Entre 1950 et 1980, la grande éponge de l’inflation a permis à la France de se moderniser et à l’Etat d’effacer ses dettes: avec 5% d’inflation par an, les 1.500 milliards d’euros de dettes publiques ne vaudraient plus dans dix ans que 900 milliards d’aujourd’hui. La Banque centrale européenne, en décidant de racheter les titres publics devenus douteux, s’apprête au fond à financer les besoins des Etats par de la création de monnaie - donc, à terme, par l’inflation - plutôt que par l’emprunt. Les créanciers paieront: chaque année leurs titres se déprécieront.

Immoral? Peut-être. Mais préférez-vous les solutions alternatives que sont les baisses de salaires, le chômage croissant dans une économie décroissante et, pour finir, l’appauvrissement de tous?


Denis Clerc - Le Journal du Dimanche

Aubry ne fait pas la guerre à DSK

La patronne du PS ne veut pas répondre au directeur général du FMI, qui récusait jeudi le "dogme" de la retraite à 60 ans.

Elle ne voulait pas le regarder, juste se le faire raconter ensuite par ses « veilleurs » habituels. Mais quand elle a lu la dépêche AFP à 20 h 30, Martine Aubry a changé d’avis et s’est postée devant sa télé. La patronne du PS a préféré écouter elle-même Dominique Strauss-Kahn s’affranchir du "dogme" de la retraite à 60 ans. Et elle a appelé immédiatement le porte-parole du PS, Benoît Hamon, qui était sur le plateau de France 2 face au ministre du Travail, Eric Woerth. "Ne te laisse pas faire, l’âge légal n’est pas un dogme, mais un droit, une garantie, une liberté et une justice. Le dogme est une théorie, nous, nous sommes réalistes."

Et Aubry a redéroulé à son porte-parole l’argumentaire qu’elle déploie depuis des semaines: une grande part des salariés a déjà cotisé plus de 41 années avant d’atteindre ces fameux 60 ans, beaucoup se sentent usés à cet âge fatidique et deux tiers des salariés sont au chômage entre 55 et 60 ans. Benoît Hamon connaît tous ces chiffres par cœur. Il est lui aussi très attaché au symbole de l’âge légal de départ à la retraite, et sait ce qu’il incarne pour le peuple de gauche.

"Il existe un anti-strauss-kahnisme de gauche"

Ce jeudi soir, Razzy Hammadi accompagnait son ami Benoît dans les coulisses d’A vous de juger. Secrétaire national au service public, Hammadi avait participé, il y a deux semaines, à un meeting sur les retraites organisé par la Fondation Copernic aux côtés de la Verte Cécile Duflot, de Marie-George Buffet, Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot. Hier, Razzy Hammadi confiait au JDD: "On ne défend pas un dogme mais une réalité que la majorité des Français connaissent", ajoutant en soupirant, "d’ici à ce qu’on vive jusqu’à 100 ans, de l’eau aura coulé sous les ponts". Autant pour DSK, qui avait sorti sur le plateau l’argument des 100 ans d’espérance de vie…

Voici donné le signal de l’opposition à Strauss-Kahn au cœur même de son parti? "Il existe un anti-strauss-kahnisme de gauche, en dehors du PS, et qui est en train de monter, et que ces déclarations sur les 60 ans vont alimenter", reconnaît Pierre Moscovici, qui souhaite une candidature de DSK à l’Elysée. Au PS même, l’opposition frontale au très populaire patron du FMI n’est pas encore de mise. Mais on sent que la gauche du parti n’est pas très à l’aise. "On n’avait pas besoin que Strauss-Kahn, qui nous demande de le laisser travailler, vienne mettre un petit coup de canif à notre boulot sur le projet socialiste qu’on est en train d’écrire", se désole Pouria Amirshahi, autre proche d’Hamon.

Moscovici s’interroge sur l’utilisation possible du thème des 60 ans par Martine Aubry, si elle devait affronter DSK. Interrogation prématurée, ou vaine. La patronne du PS et ses proches minimisent le désaccord ramené au rang de "buzz journalistique", et ne veulent surtout pas faire de Strauss-Kahn un martyr du modernisme face aux ringards attachés à l’âge légal. Ils tiennent juste à faire remarquer que personne, y compris chez les proches de DSK, n’a remis en cause la retraite à 60 ans, dans le parti comme dans les médias.

La direction du PS préfère jouer sur l’ambiguïté

Le document adopté mardi soir en bureau national stipule "le maintien de l’âge légal de départ à 60 ans, car c’est une garantie pour ceux qui ont atteint leur durée de cotisation, c’est une protection pour les salariés usés par le travail et qui souhaitent partir, et c’est une liberté de choix pour tous les Français". Le texte a été adopté à l’unanimité, moins trois abstentions, celles de Malek Boutih, Gérard Collomb et Manuel Valls, Les déclarations de Strauss-Kahn tombent au pire moment, mais la direction du PS préfère jouer sur l’ambiguïté même des mots et de la situation de DSK. Il a 61 ans, explique-t-on, et il est loin, loin de la réalité sociale de la France…

En contraste, insiste-t-on, Aubry (59 ans) se veut résolument proche des Français. Elle ne veut pas ouvrir la guerre avec DSK, elle qui ne sait toujours pas si elle sera candidate, et qui, surtout, passe son temps à panser les plaies des socialistes en mal d’ego. Elle se refuse dogmatique, mais se revendique réaliste et surtout aux côtés des gens, des salariés qui sont fatigués à 60 ans. Mercredi dans son bureau rénové de la rue de Solferino, Aubry recevait les journalistes pour assurer le service après-vente de sa réforme des retraites. Elle précisait sans coquetterie: "Je vais avoir 60 ans cette année, je vois des femmes dans le textile dans le Nord qui ont mon âge et qui font dix ans de plus." C’est à elles et à tous les autres salariés fatigués que la patronne du PS veut penser, au moment où le gouvernement, veut revenir sur le "dogme" des 60 ans.

Copernic inhumé en Pologne, 467 ans après sa mort

L'astronome Nicolas Copernic dont les restes ont été identifiés récemment, a été enterré à nouveau, samedi 22 mai, à la cathédrale de Frombork dans le nord de la Pologne, au lendemain du 467e anniversaire de sa mort.

Lors d'une cérémonie religieuse, le cercueil de Copernic a été à nouveau enfoui sous le sol de la cathédrale construite au XIVe siècle, au pied d'une tombe neuve en granit noire frappée d'une représentation d'un modèle du système solaire. Copernic élabora la théorie héliocentrique, qui fait état du double mouvement des planètes, sur elles-mêmes et autour du Soleil.Dans un discours, l'archevêque Jozef Zycinski a déploré les "excès de zèle de défenseurs autoproclamés de l'Eglise". Il a rappelé, dans ce contexte, la condamnation en 1616 par le pape Paul V de l'œuvre de l'astronome, considérée à l'époque comme contraire aux Ecritures. Copernic et ses disciples ont été depuis réhabilités par le Vatican.

Le grand astronome, mathématicien, économiste, médecin et chanoine à Frombork fut enterré dans la cathédrale en 1543, l'année de sa mort, mais aucune indication du lieu exact de son inhumation n'a été laissé. Il est mort peu connu dans son pays et son enterrement anonyme n'était pas lié à des accusations d'hérésie. De fait, son principal traité De la révolution des sphères célestes" a été publié à la fin de sa vie et il a seulement reçu copie de l'ouvrage le jour de sa mort.

Depuis deux siècles, des chercheurs polonais, français et allemands ont en vain tenté d'identifier sa tombe. En 2005, l'archéologue Jerzy Gassowski, professeur à l'Institut d'anthropologie et d'archéologie de Pultusk, a réussi à le faire et a conduit à l'identification des restes du savant, en coopération avec des chercheurs suédois d'Uppsala. L'ADN des dents et des os correspondait avec celui de cheveux retrouvés dans l'un de ses livres, ce qui a conduit les scientifiques à en conclure que, selon toute probabilité, ils avaient finalement retrouvé la dépouille de Nicolas Copernic. (Lire : La tombe de Copernic identifiée grâce à son ADN)

La découverte du crâne de l'astronome a permis de reconstituer virtuellement le visage de l'homme mort à 70 ans, dont l'oeuvre fut à l'origine du bouleversement scientifique du XVIIe siècle.

Cette cérémonie intervient quelque 18 ans après la réhabilitation de l'astronome italien Galilée par le Vatican. Ce dernier avait été persécuté durant l'Inquisition pour avoir développé la révolution copernicienne.


L'héliocentisme, des savants, une controverse, sur le site de la Cité des Sciences

Jean Matejko: "Copernic paralant avec les dieux"

Les anti-patriotes


...Vous avez dit dignité de la femme ?

Au fond, la burqa est une forme de nudité, mais en plus obscène. Dans un cas, c’est la nudité du corps, dans l’autre, la nudité sans le corps. » Oui, il faut interdire, en France, le port de la burqa ; ou, plus exactement, faire en sorte qu’effectivement n’apparaissent plus de femmes intégralement voilées dans l’espace public. Il suffit d’une décision, d’une circulaire, en arguant d’un principe de sécurité publique : pas de visage masqué !Ce qui marqua, sans doute, la naissance de la civilisation, ce fut l’apparition de l’agora. Du forum, c’est-à-dire de cet espace réservé à l’enchevêtrement des regards préludant à celui des reconnaissances : j’existe par la preuve que je reçois de l’existence de l’autre, en tant que le regard de cet autre me renvoie la preuve de ma propre existence, et ces deux existences, qui s’affirment en se découvrant, s’identifient dès lors à des dons qu’on se fait l’un à l’autre pour s’aider à mieux exister. Or, la burqa, c’est l’abolition de l’agora. L’escamotage du forum puisqu’on en a retranché cette part de l’altérité qui garantit la pérennité de la vie elle-même. Culture de mort en somme. Et pas seulement sociale. Ces femmes qui ne veulent pas être vues, n’habitent-elles pas généralement dans des espaces qu’on ne veut pas voir ?

L’humain réduit à son emballage ? Pire : l’escargot réduit à sa coquille.

La femme n’est même plus quelqu’un qui parle chiffon, c’est un chiffon. Le pire des hommes va en prison. Elle, fut-elle la meilleure, sa prison, elle la porte. Non ! Même pas, car cela signifierait qu’elle lui est extérieure. C’est en fait sa prison qui la porte...


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samedi 22 mai 2010

Retraites: Les jeux sont faits?

Plusieurs médias dévoilent ce samedi les pistes qu'aurait privilégiées le gouvernement pour mener à bien sa réforme des retraites. Celles-ci portent à la fois sur un allongement de la durée du travail (et un possible report de l'âge de la retraite à 63 ans) et sur la recherche de nouvelles ressources. Le ministère du Travail dément en bloc.

Le projet de réforme des retraites voulu par le gouvernement serait déjà bien ficelé.
C'est en tout cas ce qu'avancent de manière concordante trois médias ce samedi, Les Echos, Le Monde et L'Express, sans pour autant dévoiler leurs sources. Du côté des pouvoirs publics, on dément ces allégations, le document d'orientation transmis dimanche dernier par Eric Woerth aux partenaires sociaux faisant office, à ce jour, de seule base à la concertation. Selon ce texte, le ministre du Travail confirme vouloir aborder le problème du déséquilibre des comptes par le prisme démographique, sans pour autant trancher entre un report de l'âge légal de départ à la retraite – fixé à 60 ans depuis 1982 – et un allongement de la durée de cotisation – 41 ans à compter de 2012. Or, selon les informations parues dans la presse ce week-end, ce sont ces deux voies qui devraient être explorées conjointement.
Les syndicats dans la rue le 27 mai

Les Echos ou L'Express se font très précis en indiquant qu'à partir du 1er janvier 2011, l'âge légal de départ à la retraite augmenterait d'un trimestre par an et pourrait, à terme, être repoussé à 62, voire 63 ans. Quant à la durée de cotisation, elle pourrait croître d'un semestre à l'horizon 2020, voire d'un an (ou plus) d'ici 2030. Autant de dispositions qui pourraient donner du grain à moudre aux syndicats. Vent debout contre de tels projets, plusieurs responsables n'avaient d'ailleurs pas manqué de faire part de leur inquiétude récemment. "On a eu confirmation que la retraite à 60 ans était fortement remise en cause, témoignait ainsi Eric Aubin, négociateur CGT, interrogé mercredi dernier par leJDD.fr à la sortie d'un nouvel échange avec Eric Woerth. Les pistes privilégiées par le gouvernement sont effectivement l'allongement de la durée de cotisation et le report de l'âge de la retraite." Et le syndicaliste d'appeler à une large mobilisation des salariés le 27 mai, dans le cadre d'une vaste journée d'action.

Toutefois, il n'y pas que sur le "front démographique" que les syndicats pourraient avoir à ferrailler. En effet, selon le Conseil d'orientation des retraites (COR), l'augmentation de la durée du travail - quelles qu'en soient ses modalités – ne suffirait pas à équilibrer le système. La recherche de nouvelles ressources – le gouvernement serait à la recherche de 3 à 4 milliards d'euros par an - serait donc capitale. Or, sur ce point, et toujours à en croire les informations parues dans la presse, l'exécutif aurait également quelques idées bien arrêtées. Ainsi, alors que la taxation des hauts revenus ne devrait rapporter que 600 millions d'euros - soit la somme que "perd" l'Etat avec la mise en place du bouclier fiscal – d'autres pistes, plus fructueuses, devraient être lancées.
Augmentation des cotisations?

Le Monde affirme ainsi que les stock-options et les revenus du capital pourraient être davantage taxés. Mais l'essentiel des recettes viendrait d'ailleurs. Le quotidien du soir met en avant une augmentation des cotisations retraite – ce que le gouvernement a pour l'heure toujours écarté – mais contrebalancé par une baisse des cotisations chômage. Une solution à hauts risques, car tributaire de la potentielle bonne santé du marché de l'emploi. Ce qui, à l'heure actuelle, est loin d'être le cas.

Enfin, comme Eric Woerth l'avait précisé dans son document d'orientation, le rapprochement entre privé et public pourrait, au nom de "l'équité", s'accélérer. S'il ne devrait pas revoir le mode de calcul des pensions actuellement en vigueur - basé sur les six derniers mois pour les fonctionnaires, sur les 25 meilleures années pour les salariés du privé – le gouvernement pourrait opter pour un alignement du niveau de cotisation des premiers (actuellement de 7,85%) sur celui des seconds (fixé, lui, à 10,55% en moyenne). Une solution qui aurait l'avantage de rapporter rapidement, conclut Le Monde.

LA DÉBILITÉ DES SYNDICATS FRANÇAIS N'A D'ÉGALE QUE CELLE DES SYNDICATS GRECS, ILS MÈNENT DES COMBATS PERDUS D'AVANCE, ILS VONT CONTRE LE COURANT DE L'ÉVOLUTION TANT HUMAINE QUE SOCIALE.
TOUS DANS LA RUE LE 27 MAI ? POUR QUOI FAIRE ? PERDRE UNE JOURNÉE DE SALAIRE...NON MERCI !

Réforme des retraites: l'âge légal va passer à 62 ou 63 ans

Le projet du gouvernement se précise. Il comportera à la fois une hausse de la durée de cotisation et de celle de l'âge légal. Les ressources nouvelles s'élèveraient à 3,5 ou 4 milliards d'euros. La cotisation des fonctionnaires pourrait bien augmenter.
-L'âge légal de départ en retraite (60 ans) sera allongée de un trimestre par an à partir de janvier 2011. Jusqu'à 62 ou 63 ans. En conséquence, l'âge de la retraite à taux plein (65 ans aujourd'hui), c'est à dire celui où l'on ne subit plus de décote du fait d'une durée de cotisation insuffisante, passerait respectivement à 67 ou 68 ans.

-La durée de cotisation continuera d'augmenter, très probablement comme le prévoit la loi Fillon de 2003 : à 41,5 ans en 2020 et à 42 ans et un trimestre en 2030.

- 3,5 à 4 milliards d'euros de nouvelles recettes pour les retraites (à l'horizon 2020)devraient compléter la réforme : la taxe sur les hauts revenus, confirmée le 10 mai par Nicolas Sarkozy, pourrait bien s'élever à quelques 600 millions d'euros. Un chiffre qui ne doit rien au hasard: c'est le montant que l'Etat perd actuellement du fait de l'existence du bouclier fiscal. Celui-ci est maintenu, mais cette contribution supplémentaire sera acquittée par tout le monde, y compris par les bénéficiaires du bouclier. En outre, certaines niches fiscales ou sociales seront supprimées ou rabotées. Un transfert de cotisations de l'Unedic vers l'assurance-vieillesse aura lieu quand les comptes du chômage se seront redressés.

-Les fonctionnaires:

La piste privilégiée est une hausse de leur cotisation retraite ( 7,85 % aujourd'hui) car cette mesure rapporte plus que la modification du calcul des pensions ( actuellement 75 % du salaire des six derniers mois de la carrière). Pour éviter une baisse brutale du pouvoir d'achat des fonctionnaires, l'augmentation de la cotisation serait progressive et, en partie, compensée par des mesures salariales.

Qui sera concerné?

Le gouvernement penche pour fixer les règles de départ en retraite de tous ceux qui la prendront d'ici à 2030. Même si les conditions se durcissent, il estime qu'il est plus rassurant de connaître son sort le plus longtemps possible à l'avance.

France-Algérie, le match sans fin

À Cannes, jamais le Palais des festivals n'a autant mérité son surnom de "bunker". Hier matin, à l'heure du laitier, un bataillon de CRS se trouvait mobilisé là. Avant d'entrer, les journalistes mal réveillés éprouvèrent le délice d'une "fouille à corps". Des fois qu'une grenade se soit infiltrée quelque part...

Craignait-on de revivre le terrorisme d'antan, lorsque les cinémas d'Alger sautaient ? Il ne s'agissait pourtant que d'un film. Des tas de gens, qui ne l'avaient pas vu, manifestaient contre le fait qu'on puisse le voir. C'est un peu bête.

Dans "Hors-la-loi", Rachid Bouchareb évoque brièvement le carnage de Sétif en mai 1945. Soit la répression sanglante, par la France, d'émeutes nationalistes qui préfiguraient la guerre d'indépendance. Le réalisateur a beau revendiquer une "fiction", d'aucuns l'accusent de révisionnisme. Un certain parti pris aurait guidé sa caméra. Il ne montre pas, par exemple, que des Européens innocents furent aussi massacrés par les "indigènes" survoltés. 103 morts d'un côté, 15 000 de l'autre, mais quand même...

Voici donc un long-métrage manquant à la rigueur historique. Pas plus qu'"Apocalypse Now", remarquez, qui poussa
jadis l'Amérique à regarder "son" Vietnam en face. Une mini-polémique dans les salles obscures permet parfois d'ouvrir un débat au grand air. En rectifiant, au passage, ce qui doit l'être.

N'est-ce pas, ici, une bonne occasion de solder notre douloureux passé colonial ? Bien sûr, l'intelligence commande la repentance.

M. Bouteflika, pour sa part, devrait lancer une superproduction sur le destin de l'Algérie depuis 1962. On y verrait à l'œuvre le patriotisme désintéressé des descendants du FLN, leur généreuse application à reconstruire le pays. Sans rire.


Gilles Debernardi

Mémoires

« Hors-la-loi », c'est du cinéma, affirme Rachid Bouchareb. Sans doute, et d'ailleurs sans génie. Mais ce n'est certainement pas, comme le prétend encore son réalisateur, que du cinéma : évoquer le 8 mai 1945 à Sétif, les meurtres de Français puis la répression contre les Algériens, une centaine de morts puis des milliers de morts, cela torture toujours les mémoires. Pas toutes, cependant, car la plupart des Français d'aujourd'hui, comme ceux de l'époque en métropole, ne savent rien de ce 8 mai honteux, totalement éclipsé par l'autre, le glorieux, le 8 mai de la victoire contre l'Allemagne. Depuis, trois générations ont passé, le temps nécessaire pour que l'Allemagne surmonte son passé. Et si la France et l'Algérie en faisaient de même, enfin, ensemble ? Quand cette paix-là sera conclue, un film, même partisan, même médiocre, ne pourra plus rallumer la guerre des mémoires.

Déficits : l'Europe prête à des sanctions

Les ministres européens des Finances sont d'accord pour de nouvelles mesures répressives «financières et non financières» contre les États les plus laxistes.

À Bruxelles

La fièvre sur les marchés les poussait à serrer les rangs. Vendredi à Bruxelles, les ministres européens des Finances ont fait front commun, tout en s'apprêtant à avaler la potion de discipline budgétaire prônée par l'Allemagne pour sortir enfin de la crise de la dette.

Le «groupe de travail» placé sous la houlette du président du Conseil, Herman Van Rompuy, est tombé d'accord sur quatre grands objectifs: intensifier la discipline budgétaire, réduire les divergences de compétitivité, mettre en place un mécanisme de gestion de crise efficace, et renforcer la gouvernance économique. Pour les modalités pratiques, il faudra attendre: les conclusions finales seront publiées en octobre, avec un rapport intermédiaire en juin.

«Nous essayons de voir ce que nous pouvons faire très vite », a assuré Christine Lagarde, lors d'une conférence de presse commune avec son homologue allemand, Wolfgang Schäuble. L'heure est en effet à l'apaisement. « On est dans un travail de rassemblement. Aucun membre de l'Eurogroupe ne sera laissé sur le bord de la route», a ajouté la ministre française. L'apparente cacophonie européenne, notamment autour de la décision unilatérale de l'Allemagne d'interdire les ventes à découvert, avait largement contribué à inquiéter les marchés cette semaine. Vendredi, «les progrès ont été beaucoup plus importants que beaucoup le prévoyaient», a ajouté M. Schäuble.

Sur cette base, aucune décision n'a été arrêtée sur les positions radicales de l'Allemagne, qui fait le forcing pour une stricte orthodoxie budgétaire. Et prône des sanctions draconiennes pour les paniers percés : blocage de certaines subventions, suspension temporaire des droits de vote… La Commission avait proposé la semaine dernière d'imposer un examen des budgets nationaux par l'UE avant le vote des Parlements nationaux. Berlin souhaite que cet examen soit mené par la BCE ou un «cercle d'instituts de recherche indépendants ».

Mise en faillite des États

L'Allemagne voit là une contrepartie à son feu vert au gigantesque plan de stabilisation de la zone euro. Elle va jusqu'à envisager une possibilité de mise en faillite des États trop endettés. «Cela ne rentre pas dans les thèmes évoqués », a assuré Mme Lagarde.

Certaines propositions allemandes nécessiteraient une modification des traités - ce qui fait tiquer la Commission et de nombreux pays. «On va le plus possible travailler dans le cadre du traité actuel», a souligné M. Van Rompuy. Mais «il y a un consensus sur le principe qu'il faut des sanctions, financières et non financières », a-t-il ajouté.

D'autres pistes, plus inattendues, ont également été évoquées. Certaines ont sans doute peu de chances d'aboutir, comme l'idée d'une mutualisation d'une partie de la dette souveraine des pays respectant la discipline budgétaire. L'Allemagne, en effet, y est très hostile.

La réunion de vendredi a aussi permis aux seize ministres de l'Eurogroupe de faire rapidement le point sur le gigantesque mécanisme de stabilisation de la zone euro décidé il y a deux semaines.

Agriculture: Sarkozy tacle Chirac

L'actuel chef de l'Etat a profité d'un déplacement dans le Lot-et-Garonne, vendredi, pour fustiger à mots couverts la politique agricole de son prédécesseur, pourtant encensé par le monde paysan.


A droite, on règle ses comptes (aussi) à la ferme. A mots souvent couverts, mais qui ont le don de faire systématiquement mouche. Nicolas Sarkozy en a fait une tonitruante démonstration vendredi, lors de son déplacement dans l'exploitation lot-et-garonnaise d'un producteur de fraises. Alors qu'il cherche à prouver son volontarisme face à la crise que traverse le monde agricole - il s'agissait de sa troisième virée à la campagne depuis le début de l'année - le chef de l'Etat a tombé le masque devant les journalistes en s'attaquant au totem Jacques Chirac, considéré, en son temps - et même depuis - comme un ardent défenseur de la cause paysanne.
"Folklorique"

"On a souvent traité l'agriculture de façon folklorique, c'est ce que je pense…", a lâché le président de la République, suscitant la curiosité de son auditoire. Et d'enchaîner, sans laisser la moindre place au doute: "On était très content, on allait dans une ferme, on flattait la vache, on passait des heures au Salon (de l'Agriculture), on goûte de tout, on s'en va, on vous aime, au revoir et merci!" Lapidaire, le jugement n'en constitue pas moins une violente critique des méthodes de son prédécesseur, dont la popularité auprès des agriculteurs n'est pourtant plus à démontrer. Sa visite triomphale du Salon de l'Agriculture en 2008 – la première après la fin de son mandat présidentiel - a pu en témoigner. Trois jours plus tôt, Nicolas Sarkozy, auteur au passage de la fameuse sentence "Casse toi pov'con", avait en revanche eu droit à un accueil bien moins chaleureux.

Deux ans après ces événements, et malgré une activité palpable face au malaise agricole depuis plusieurs semaines (recadrage de la grande distribution, projet de loi sur la modernisation de l'agriculture, notamment), le chef de l'Etat peine toujours à convaincre les campagnes. "Il a un problème avec le monde paysan", déclarait même en début d'année Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA. "Je pense que l'agriculture a besoin que le chef de l'Etat s'y implique, parce que le dossier agricole c'est européen, international, structurel en France", a, vendredi, tenté de rectifier Nicolas Sarkozy, tout en sachant que la campagne peut être un terrain glissant pour lui. C'est en effet les pieds dans la paille que Dominique de Villepin avait lancé aux journalistes son désormais célèbre "Il ne vous rappelle pas quelqu'un?", en désignant le petit cochon qu'il tenait dans ses bras…

ON NE PEUT PAS, COMME SARKOZY FAIRE DE L'INTERNATIONAL EFFICACE ET TÂTER LE CUL DES VACHES DE CORRÈZE, COMME CHIRAC, CHACUN SA SPÉCIALITÉ.

Rigueur et indépendance


Certains s'indignent au nom de l'indépendance nationale parce que davantage de coordination entre les pays de la zone euro dans l'élaboration de leur budget vient d'être demandé par Bruxelles.

Cependant, sans un minimum de coordination, c'est la monnaie euro qui est mise en danger. Tout le monde le sait et tout le monde sait aussi que, si l'euro disparaissait, ce serait une tourmente qui s'abattrait sur chacun des pays européens. Au lieu de la coopération entre les États européens à laquelle on s'efforce depuis la création de l'Union européenne, ce serait la rivalité qui s'instaurerait entre chacun de ces pays. De telles rivalités pourraient s'exacerber jusqu'à déboucher sur une bataille économique sans précédent entre États membres et créer, entre eux, des oppositions de plus en plus violentes qui risqueraient, un jour, de compromettre la paix elle-même sur notre continent.

L'indépendance nationale est une chose précieuse, évidemment indispensable. Cependant, dans ce monde global où tout réagit sur tout, chacun des pays européens, même les plus grands en population comme en produit intérieur brut, ne font pas le poids. Or, l'Europe peut être entendue et considérée par le reste du monde, notamment par les très grands pays émergents. Ce n'est plus le cas de chacun des pays européens pris isolément. Déjà, des pays comme la Chine savent très bien utiliser à leur avantage les divergences entre membres de l'Union européenne et cela au détriment, tour à tour, de chacun de ses membres. L'indépendance à sauvegarder fait obligation à chacun de nos pays de s'unir aux autres pour faire face.

Lucides, vigilants, responsables

L'indépendance est une valeur essentielle, mais certains discours l'instrumentalisent à des fins politiciennes confinant à une démagogie qui pourrait conduire aux aveuglements propices à la perte de cette indépendance.

En ces mois de printemps où nous commémorons le 70e anniversaire des événements dramatiques et désastreux du début de la Seconde Guerre mondiale, nous devrions nous montrer plus vigilants, plus lucides et plus responsables.

Aujourd'hui, la bataille est financière et économique. Comme hier, dans la guerre, il nous faut des alliances et des alliés courageux auxquels nous devons montrer notre fidélité et prouver notre volonté de dominer l'épreuve. Cela signifie, dans le cas qui nous inquiète tant aujourd'hui, que nous ne pouvons nous contenter d'observer, de critiquer les faiblesses ou les erreurs des autres. Il faut aussi considérer les nôtres et prendre alors, pour nous-mêmes, les décisions qui s'imposent.

Tous les pays européens ont vécu, ces dernières années, au-dessus de leurs moyens. Nous avons fait de même. On voit où cela nous conduit. La lucidité nous impose de constater qu'on ne peut pas toujours vivre à crédit, que la dette est un fardeau qui ne peut s'alourdir davantage. Elle pourrait, en effet, entraver l'action des générations futures en pesant trop lourdement sur elles. Dans ces conditions, aujourd'hui, le devoir est de prendre les mesures nécessaires au redressement.

Quand on a été trop longtemps laxiste, quand on s'est trop laissé aller à la facilité, un beau jour, la rigueur, oui la rigueur, s'impose. Sinon, le pire peut survenir et menacer ce que justement nous voulons défendre : notre indépendance !

La biohumanité

La biodiversité ne concerne pas que les baleines. Elle est dans notre proximité autant que dans les films de Jacques Perrin, les publicités de Nicolas Hulot ou les images de Yann Arthus-Bertrand. La biodiversité, c'est la manière dont on habite l'espace et dont on organise le travail sur la planète. « L'environnement ça ne commence pas à suffire », il est au contraire grand temps que face à l'économie-casino nous pesions de tout notre poids si nous voulons faire chanter les oiseaux des lendemains de nos enfants. En finir avec la souffrance du monde paysan serait un premier pas. Le suivant pourrait être l'éducation de tous les acteurs de terrain pour que l'on ne recommence pas des destructions aussi catastrophiques que les remembrements et le massacre des haies.

La disparition des Inuits du Groenland est aussi importante que celle des phoques. Et c'est une coupable déviation intellectuelle de ne défendre que le végétal et l'animal en oubliant d'intégrer l'homme à notre approche de la diversité. Le plus sûr moyen de réconcilier l'homme avec la planète c'est de lui rendre sa place dans la biodiversité. Les génocides aussi sont des atteintes à l'équilibre du monde.

Les grenouilles se sauveront en cohabitant avec les hommes sur le Cézalier, les écrevisses avec les pêcheurs de l'Artense, les sangliers iront d'autant mieux qu'ils ne seront pas des cochongliers, les truites qu'elles n'auront plus des manches courtes et la queue rognée et le saumon sera sauvé quand on en prendra à nouveau sous Vieille-Brioude. Arrêtons de faire comme si l'homme était un martien par rapport à l'environnement et intégrons-le dans toutes les chaînes y compris la chaîne alimentaire. L'homme prédateur est un maillon de l'ensemble. À lui de préserver son milieu et de se souvenir que ce n'est jamais le lion qui met jamais le feu à la savane.

Le nuage islandais nous a donné une belle leçon en nous rappelant que nous sommes dépendants de ce qui se passe aux pôles et à notre porte. Écouter Descartes et se considérer au-dessus de la nature c'est oublier que l'unité de base de notre monde c'est la planète. Ou bien vouloir prendre la place Dieu et c'est une autre forme de folie.

DANIEL RUIZ