TOUT EST DIT

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samedi 22 mai 2010

Agriculture: Sarkozy tacle Chirac

L'actuel chef de l'Etat a profité d'un déplacement dans le Lot-et-Garonne, vendredi, pour fustiger à mots couverts la politique agricole de son prédécesseur, pourtant encensé par le monde paysan.


A droite, on règle ses comptes (aussi) à la ferme. A mots souvent couverts, mais qui ont le don de faire systématiquement mouche. Nicolas Sarkozy en a fait une tonitruante démonstration vendredi, lors de son déplacement dans l'exploitation lot-et-garonnaise d'un producteur de fraises. Alors qu'il cherche à prouver son volontarisme face à la crise que traverse le monde agricole - il s'agissait de sa troisième virée à la campagne depuis le début de l'année - le chef de l'Etat a tombé le masque devant les journalistes en s'attaquant au totem Jacques Chirac, considéré, en son temps - et même depuis - comme un ardent défenseur de la cause paysanne.
"Folklorique"

"On a souvent traité l'agriculture de façon folklorique, c'est ce que je pense…", a lâché le président de la République, suscitant la curiosité de son auditoire. Et d'enchaîner, sans laisser la moindre place au doute: "On était très content, on allait dans une ferme, on flattait la vache, on passait des heures au Salon (de l'Agriculture), on goûte de tout, on s'en va, on vous aime, au revoir et merci!" Lapidaire, le jugement n'en constitue pas moins une violente critique des méthodes de son prédécesseur, dont la popularité auprès des agriculteurs n'est pourtant plus à démontrer. Sa visite triomphale du Salon de l'Agriculture en 2008 – la première après la fin de son mandat présidentiel - a pu en témoigner. Trois jours plus tôt, Nicolas Sarkozy, auteur au passage de la fameuse sentence "Casse toi pov'con", avait en revanche eu droit à un accueil bien moins chaleureux.

Deux ans après ces événements, et malgré une activité palpable face au malaise agricole depuis plusieurs semaines (recadrage de la grande distribution, projet de loi sur la modernisation de l'agriculture, notamment), le chef de l'Etat peine toujours à convaincre les campagnes. "Il a un problème avec le monde paysan", déclarait même en début d'année Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA. "Je pense que l'agriculture a besoin que le chef de l'Etat s'y implique, parce que le dossier agricole c'est européen, international, structurel en France", a, vendredi, tenté de rectifier Nicolas Sarkozy, tout en sachant que la campagne peut être un terrain glissant pour lui. C'est en effet les pieds dans la paille que Dominique de Villepin avait lancé aux journalistes son désormais célèbre "Il ne vous rappelle pas quelqu'un?", en désignant le petit cochon qu'il tenait dans ses bras…

ON NE PEUT PAS, COMME SARKOZY FAIRE DE L'INTERNATIONAL EFFICACE ET TÂTER LE CUL DES VACHES DE CORRÈZE, COMME CHIRAC, CHACUN SA SPÉCIALITÉ.

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