lundi 28 février 2011
Un passif retraite de 3.000 milliards €
Pour la première fois, le chanteur revient dans un long entretien à Claire Chazal diffusé dans le 20 heures de TF1 dimanche 27 février et dont TF1 News vous propose la version longue, sur cet épisode douloureux et les longs mois de dépression qui ont suivi. Il y explique qu'il a eu besoin de faire le tri dans son entourage et de ne garder auprès de lui que ceux, comme Jean Reno, Line Renaud ou Charles Aznavour, qui l'aiment pour ce qu'il est et non pour ce qu'il représente.
C'est d'ailleurs en évoquant un retour sur scène et le contact avec son public que Johnny est le plus ému. "Mes fans m'ont donné de l'amour et je leur dis merci".
Alain Juppé, retour en grâce
Alain Juppé est un miraculé. En 2004, il est condamné à 18 mois avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, une peine assortie de dix dans d'inéligibilité, équivalant à une peine de mort politique. La cour d'appel commue l'année suivant cette peine à un an, ce qui sauve le maire de Bordeaux.
JUPPÉ L'ÉCOLO
Mais ce dernier décide de prendre du champ, et part vivre à Montréal, au Québec. Ecarté de la vie politique nationale, il se transforme en "sage" de la droite, distillant depuis son blog avertissements et avis plutôt écoutés.Il développe également un intérêt pour les questions d'écologie.
Alain Juppé revient sur le devant de la scène en 2007. Rallié à Nicolas Sarkozy, il obtient le "grand ministère" dont il rêvait, celui de l'écologie, du développement durable et de l'environnement. Mais la malédiction politique le poursuit : Nicolas Sarkozy a demandé à ses ministres d'être candidats aux législatives, et conditionné leur maintien au gouvernement à leur victoire à cette élection. Alain Juppé échoue. Avec 49 % des voix, il perd face à la socialiste Michèle Delaunay.
Comme promis, il quitte donc le gouvernement et assure qu'il se consacrera désormais uniquement à sa ville. Ce qui lui vaut d'être largement réélu l'année suivante à la mairie de Bordeaux. Nicolas Sarkozy, conscient de l'aura de M. Juppé au sein de l'UMP, lui confie des missions et des réflexions, notamment avec Michel Rocard sur le grand emprunt. Alain Juppé profite de cette liberté pour dispenser ses avis et ses critiques, sur le bouclier fiscal ou la politique sécuritaire.
UNE PRISE DE CHOIX
En 2010, alors que Nicolas Sarkozy cherche à marquer un changement avec notamment un nouveau gouvernement de "poids lourds", Alain Juppé constitue une prise de choix. Selon certaines sources, l'ancien premier ministre se voit proposer le Quai d'Orsay, mais pose des conditions d'autonomie qui ne sont pas acceptées. Le voilà donc à la défense, où il remplace le centriste Hervé Morin.
Quelques mois plus tard, la nomination du ministre aux affaires étrangères apparaît donc comme naturelle pour y remplacer Michèle Alliot-Marie. Et Alain Juppé, qui fait figure de recours à droite, peut se réjouir. Lui qu'on disait mort politiquement en 2004 est devenu un incontournable à l'UMP.
Sarkozy justifie le remaniement par les "bouleversements" du monde arabe
Sans doute une première : Nicolas Sarkozy a annoncé lui-même, dans une courte allocution prononcée dimanche 27 février, les principaux changements au sein du gouvernement. Ceux-ci correspondent à ce qu'annonçaient les médias ces dernières heures.
Malgré la tentative du chef de l'Etat d'expliciter ce remaniement par les révolutions dans le monde arabe, celui-ci correspond surtout à des changements de personnes. Et en premier lieu à la nécessité de faire sortir Michèle Alliot-Marie du jeu gouvernemental. Il ne marque pas de changement de politique majeur. Dans son discours d'accompagnement, Nicolas Sarkozy a insisté sur le thème de la sécurité, un domaine qui ne sera désormais plus suivi par brice Hortefeux mais le plus proche lieutenant du président, Claude Guéant. Pour Ségolène Royal, le chef de l'Etat est "contraint, sous la pression, de limoger dans l'urgence" des ministres qui "n'ont fait qu'obéir à ses ordres". Marine Le Pen joue dans le même registre, estimant que "la politique étrangère ce n'est ni Alliot-Marie ni Alain Juppé, c'est Nicolas Sarkozy". Alain Juppé reprend le Quai d'Orsay. C'était le grand favori, il obtient le poste sans surprise. Alain Juppé passe de la défense aux affaires étrangères, un poste qu'il a déjà occupé de 1993 à 1995. Michèle Alliot-Marie a dû se résoudre à démissionner à contre-coeur. Nicolas Sarkozy, lors de son allocution, n'a pas eu un mot pour sa ministre démissionnaire.
>> Lire : La descente aux enfers de MAM
Alain Juppé bénéficie d'une forte aura à ce poste, qu'il aurait pu obtenir en novembre lors du précédent remaniement. Mais il avait alors exigé d'avoir les coudées franches par rapport à l'Elysée. On peut supposer que les mêmes exigences ont, cette fois, été satisfaites. Reste à voir comment Alain Juppé incarnera cette fonction et s'il saura y faire preuve d'autonomie.
Gérard Longuet passe à la défense. Il faisait partie des aigris du remaniement de novembre 2010, à qui on avait promis un poste sans qu'il l'obtienne au final. Il peut se réjouir. Le président du groupe UMP au Sénat, retrouve donc un portefeuille. De filiation libérale, après une jeunesse passée au sein du groupuscule d'extrême-droite "Occident", Gérard Longuet fut ministre de l'industrie sous Edouard Balladur.
Il a aussi connu les foudres de la justice. Mis en examen dans le cadre du financement occulte du parti républicain (PR), il bénéficie de la loi d'amnistie de 1990 et obtient un non-lieu. Il sera relaxé deux fois dans deux autres affaires. Connu pour son franc-parler, Gérard Longuet avait multiplié les prises de position iconoclastes, estimant par exemple qu'il fallait "choisir" entre les 35 heures et sortie de l'euro. Sa nomination semble plus dictée par des considérations d'équilibre politique au sein de la majorité que par l'intérêt du sénateur pour les questions de défense.
Claude Guéant obtient l'intérieur. Signe de fébrilité à l'approche de 2012 ? Nicolas Sarkozy a choisi de se séparer de Brice Hortefeux pour faire entrer Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée et homme de l'ombre du chef de l'Etat, place Beauvau.
Une nomination qui sonne comme une volonté de reprendre la main sur les questions de sécurité, alors que les sondages indiquent que Nicolas Sarkozy est perçu comme moins crédible sur ces thématiques, qui sont pourtant pour beaucoup dans cette élection.
Brice Hortefeux n'est plus ministre. Brice Hortefeux, fidèle d'entre les fidèles, perd son poste quatre mois à peine après l'avoir obtenu. Le ministre, déjà condamné par deux fois par la justice pour ses propos sur les "auvergnats", mais aussi pour atteinte à la présomption d'innocence, deux condamnations pour lesquelles il a fait appel, devra de nouveau faire face à la justice prochainement. Dégagé de son poste ministériel, on peut imaginer qu'il jouera, dans son nouveau poste de conseiller politique du président, un rôle dans la préparation de la campagne de 2012.
Patrick Ollier reste ministre. Le ministre des relations avec le Parlement, compagnon de Michèle Alliot-Marie, avait également été mis en cause pour son voyage en Tunisie fin décembre. Ses amitiés avec le régime libyen de Kadhafi lui ont valu des critiques.
Vendredi, il assurait encore que si Michèle Alliot-Marie quittait le gouvernement, il partirait aussi. Il est finalement resté à son poste.
dimanche 27 février 2011
Les Égyptiens pourraient voter fin-mars sur une nouvelle Constitution
L'armée égyptienne doit appeler d'ici une semaine à la tenue d'un référendum sur une nouvelle Constitution, a indiqué dimanche 27 févrer un membre de la commission d'experts chargée de travailler sur ce texte. "D'ici une semaine, le Conseil suprême des forces armées est censé appeler à un référendum sur les projets d'amendements", a affirmé Sobhi Saleh, avocat et ex-député des Frères musulmans.
"Selon le projet des forces armées, le référendum est censé se tenir avant la fin mars", a-t-il ajouté. M. Saleh a en outre estimé que les élections législatives pourraient se tenir avant la fin mai si les amendements constitutionnels sont approuvés. La commission de huit juristes dont fait partie l'avocat a rendu samedi les résultats de son travail, proposant notamment que le président de la République ne puisse plus effectuer que deux mandats de quatre ans chacun et que les conditions de candidature à la magistrature suprême soient allégées.Aux termes de la Constitution actuellement suspendue par l'armée, qui contrôle le pays depuis la démission le 11 février sous la pression populaire de Hosni Moubarak, le président peut se présenter indéfiniment et le mandat présidentiel est de six ans. Toutes les élections devraient en outre faire l'objet d'une supervision judiciaire, l'une des principales revendications des militants pro-démocratie.
AMR MOUSSA ANNONCE SA CANDIDATURE
Par ailleurs, le chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, a annoncé dimanche son intention de se porter candidat à l'élection présidentielle, a rapporté l'agence officielle égyptienne Mena. "J'ai l'intention de me porter candidat pour la prochaine élection présidentielle, et une annonce formelle sera faite le moment venu", a-t-il déclaré, cité par la Mena. M. Moussa, dont le mandat à la tête de la Ligue arabe se termine en mai, avait déjà ces dernières semaines laissé filtrer la possibilité d'une candidature, mais sans être aussi formel.
Le 4 février il avait déclaré être "à la disposition" du pays tout en affirmant vouloir voir l'évolution des "développements politiques". Diplomate de carrière, âgé de 74 ans, M. Moussa a été ministre des affaires étrangères sous M. Moubarak de 1991 à 2001, avant de devenir secrétaire général de la Ligue arabe. Il est resté une personnalité populaire parmi les Egyptiens. Il s'était rendu sur la grande place Tahrir du Caire pour exprimer sa sympathie aux manifestants qui ont défilé pendant 18 jours pour demander le départ du président Moubarak. En janvier, lors d'un sommet économique arabe à Charm el-Cheikh qui se tenait quelques jours après la fuite du président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali, il avait fait sensation en appelant les dirigeants à répondre à "la colère et la frustration sans précédent" de la population dans le monde arabe.
– Signe. Dominique Strauss-Kahn se place sous le signe d’un Jacques Delors, père de Martine Aubry, dont il regrette qu’il n’ait pas été candidat en 1995. C’est une manière de dire que lui ne se dérobera pas à l’appel des sondages.
– Sinclair. DSK insiste sur le fait qu’il écoute toujours son épouse journaliste et que son avis comptera. Manière de confirmer le souhait exprimé par elle de ne pas le voir candidat à un deuxième mandat au FMI. Il ne pourrait être à la fois à Washington et à Paris !
– Slalom. Champion de France de la catégorie, DSK assume totalement la politique de rigueur du FMI qu’il dirige tout en proposant une autre politique, de relance et de grands travaux pour la France.
– Socialiste. M. Strauss-Kahn se déclare « socialiste » dans les solutions pour aider les pays en difficultés. Ce n’est pas tout à fait l’avis des peuples concernés de Grèce, d’Irlande ou d’Islande.
– Souffrance sociale. DSK se déclare solidaire de ce quart des salariés français qui gagnent moins de 750 € par mois. Il fait ainsi sien le combat du socialiste Jacques Julliard, farouchement hostile pourtant à sa candidature.
– Style. Parce qu’il se veut proche du peuple et des vrais gens, DSK n’hésite pas à parler comme eux, quitte à maltraiter parfois notre langue pour faire oublier le technocrate.
– Sarkozy. DSK n’en parle jamais mais s’adresse à lui lorsqu’il s’indigne de ces politiques qui pensent plus à leur réélection qu’à leurs promesses. Sous les pavés, la plage !
Attention à la fellation et au cunnilingus !
Le Dr Maura Gillison, professeur de médecine à l'Université d'Ohio (nord) a expliqué que les éléments infectés par ces virus "possèdent un risque de cancer oropharyngé 32 fois supérieur à celui du reste de la population, ce qui est nettement supérieur au danger représenté par le tabac, qui a seulement triplé". Selon elle, le fait d'avoir des rapports buccogénitaux avec six partenaires ou plus dans sa vie multiplie le risque par huit au moins. Les résultats de ce rapport démontre que les cancers de la cavité buccale et de la gorge ont progressé de 225% de 1974 à 2007. Les personnes ayant des rapports buccogénitaux sont principalement touchées.
Pour la prévention, elle a recommandé une vaccination, également pour les hommes, qui protège contre quatre souches de papillomavirus, les deux responsables de plus de 70 % des cancers du col de l'utérus et celles qui provoquent des verrues génitales. Mêm si le Dr Gillison a toutefois indiqué que le risque absolu de développer un cancer bucco-pharyngé demeurait faible, elle a recommandé que "les pratiques sexuelles buccogénitales soient comprises dans les messages de prévention des maladies comme le cancer bucco-pharyngé".
Enfin, notez que ce type de cancer, s'il est traité suffisamment tôt, est souvent guérissable. 90% des malades survivent cinq ans et davantage sans récurrence.
Kadhafi, le départ inévitable
Il n'y a plus que lui, lui et ses fidèles partisans issus pour la plupart de son propre clan, pour encore croire que la révolte pourra être matée et que le sang versé saura refroidir les aspirations libertaires de son peuple. Mouammar Kadhafi n'en démord pas. « Préparez-vous à défendre la Libye. Nous allons nous battre et nous les vaincrons », a-t-il lancé vendredi sur les remparts du fort ottoman qui surplombe la place Verte, au cœur de Tripoli. SARKOZY EST-IL UN HITLER EN PUISSANCE ?
"Une nouvelle étape dans la bassesse a été franchie avec l'affiche du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) qui détourne honteusement une photo dans l'unique but d'assimiler Nicolas Sarkozy à Adolf Hitler, et ceux qui soutiennent le président de la République aux nazis!", a immédiatement dénoncé Jean-François Copé dans un communiqué.
Le patron de l'UMP "appelle solennellement Martine Aubry à dénoncer et à stopper immédiatement cette campagne". Plus largement, il "appelle le PS à quitter ce caniveau de l'insinuation scandaleuse sur le nazisme ou le pétainisme, pour revenir dans le débat républicain, dans l'échange d'idées, dans la confrontation de projet".
Contacté par l'AFP, le responsable du pôle communication du MJS, Jonathan Debauve, a affirmé que le mouvement avait "découvert cette campagne mercredi soir" et que la présidente des Jeunes socialistes, Laurianne Deniaud, avait demandé qu'elle soit retirée.
Il a expliqué que la campagne avait été lancée "il y a plusieurs mois" par la fédération de la Vienne, "dans le contexte du discours de Grenoble (de Nicolas Sarkozy) et des expulsions de Roms" et que "quelques affiches ont été recollées ces derniers jours".
Dans un communiqué, "les Jeunes socialistes appellent le secrétaire général de l'UMP à exercer la même vigilance sur Christian Jacob, sur Brice Hortefeux, le récidiviste de l'intérieur, sur Benjamin Lancar, sur Jacques Myard et sur tout ces responsables politiques abonnés aux dérapages, en particulier dans le pseudo-débat qui s'annonce sur la laïcité".
"Petits flirts entre amis", le jeu coquin d'Ubisoft sera-t-il interdit aux États-Unis ?
Le 3 mars prochain sera dévoilé Petits flirts entre amis, un jeu vidéo coquin. Développé pour la Wii et la PS3, il est particulièrement suggestif et truffé de clins d'oeil sexuels, comme on peut le remarquer dans les deux vidéos ci-après.
Yémen, Algérie, Irak... Les autres manifestations ''anti-régime''
Yémen : des chefs de tribus rallient la contestation
Au Yemen, d'importants chefs tribaux ont annoncé samedi leur ralliement à la contestation du président du Yémen Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. Ils l'ont fait devant un vaste rassemblement de près de dizaines de milliers de personnes non loin de la capitale du Yémen, Sanaa. Le mouvement de contestation contre le président a commencé le 27 janvier et s'est amplifiée à partir du 13 février. Samedi, l'assemblée a scandé « le peuple veut la chute du régime ».Algérie : Des centaines de policiers empêchent la marche de la CNCD
Ce samedi, ils n'étaient qu'une centaine contre 3 à 5 milliers les fois précédentes. Les manifestants venus pour un changement politique en Algérie ont été bloquée une fois de plus par la police à Alger ce samedi comme les 12 et 19 février dernier. Cette démarche de « manifestation pacifique » avait été appelée par la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), créée le 21 janvier suite aux émeutes de janvier dans le pays contre la vie chère.Jeudi, les autorités algériennes du président Abdelaziz Bouteflika avaient levé comme promis l'état d'urgence décrété il y a 19 ans. À midi, la manifestation était quasiment finie. La Place des Martyrs était toujours occupée par le police. Les membres de la CNCD et les quelques militants qui avaient été encerclés, se sont ensuite dispersés.
En dehors du dispositif policier, si le mouvement de protestation fut moins fort que les fois précédentes ce samedi, ceci s'explique aussi par une division de l'opposition cette semaine. Le camp de la société civile et des syndicats autonomes de la CNCD n'étaient pas présent, en effet, ce samedi. Alors que le président du Parti pour la Culture et la Démocratie (RCD), le député Saïd Sadi et ses partisans veulent continuer à manifester tous les samedis. Par ailleurs, l'un des fondateurs de la CNCD, l'universitaire et journalise Fodil Boumala, a annoncé qu'il avait démissionné du mouvement, ne pouvant cautionner « sa scission ».
Irak : Une journée meurtrière
En Irak, « la journée de la colère » de vendredi, inspirée par les soulèvements dans le monde arabe, a réuni des milliers de personnes à travers le pays. Des violences ont eu lieu dans plusieurs villes faisant une dizaine de morts, dont la moitié à Mossoul. A Bagdad, il n'y aurait pas eu de victimes, mais c'est là que le rassemblement le plus important a eu lieu malgré des barrages des forces de l'ordre dressés un peu partout. La plupart ne demandent pas la chute du gouvernement élu, mais dénoncent la corruption et réclament une amélioration des services de base : eau, électricité, santé... Le Premier ministre, Nouri al-Maliki, avait tout fait pour dissuader les manifestants de descendre dans la rue, en vain.Bahreïn : la famille royale face à la crise
Le royaume de Bahreïn est plongé dans une crise depuis plus de deux semaines. L'opposition à majorité chiite conteste la monarchie sunnite. Malgré le fait que le roi Hamad ben Issa Al-Khalifa ait désigné son fils, le prince Salman Ben Hamad Al-Khalifa, pour conduire le « dialogue national », l'opposition veut « des garanties » et « des clarifications sur (...) l'ordre du jour et la durée » des discussions. Elle demande de profondes réformes pour établir une véritable monarchie constitutionnelle.Par ailleurs, des dizaines de milliers de personnes, en majorité des chiites, ont défilé dans la capitale Manama vendredi réclamant le départ de la monarchie des Al-Khalifa. Samedi, des manifestants continuaient d'occuper la place de la Perle, dans le centre de la capitale. L'archipel du Bahreïn a une position stratégique dans le Golfe et, est un allié clef des Etats-Unis dans la région.
Tunisie : Crise de confiance
Plus d'un mois après la chute du président Ben Ali, la Tunisie vit une grave crise de confiance politique. Lgouvernement transitoire tunisien peine à trouver ses marques et joue sa survie face à des manifestants qui ne cessent de réclamer sa démission, annonçant des mesures qui semblent dépassées face aux revendications de la rue. Plus de 100.000 personnes, mobilisées via Facebook, ont réclamé vendredi le départ du gouvernement de transition dirigé par Mohammed Ghannouchi au cours de la plus grande manifestation à Tunis organisée depuis la chute de l'ancien régime, le 14 janvier dernier. Boutiques, commissariats incendiés, voitures brulées, etc. Tunis a connu une nuit de violence avec des affrontements entre quelques centaines d’opposants et les forces de l’ordre.Au lendemain de cette manifestation géante et des heurts qui ont suivi, deux journaux tunisiens ont averti que le pays risquait de s'enliser dans le chaos, si le gouvernement transitoire restait « insensible » au message du peuple dont le mouvement de contestation ne faiblit pas. Samedi après-midi, des forces de l'ordre ont lancé des gaz lacrymogènes contre des manifestants réunis à Tunis.
Cachez ce clitoris…
2008. L’année de l’affaire Kerviel, de l’interdiction de fumer dans les lieux publics et… de la première échographie du clitoris. Oui, vous avez bien lu 2008. Soit il y a moins de trois ans. Cette année-là, alors qu’en France, les hommes ont depuis dix ans déjà leurs plaquettes de Viagra, une gynécologue-obstétricienne, Odile Buisson, parvient, avec le soutien du chirurgien reconstructeur Pierre Foldès, à contourner les tabous pour pousser un peu plus loin la connaissance de cet organe du plaisir féminin. Dont on ne sait alors presque rien. La France est particulièrement pudibonde sur le sujet, bien plus encore que la catholique Italie ou la puritaine Amérique. Ce retard fait tache dans un pays développé, dans lequel les femmes revendiquent une place grandissante depuis quarante ans, qui se targue d’avoir fait la révolution sexuelle et met le mot « plaisir » à toutes les sauces.
Odile Buisson raconte dans un ouvrage passionnant, “Qui a peur du point G ?” (1), les blocages auxquels elle a dû faire face pour mener à bien ses recherches, d’abord sur le clitoris, puis sur la zone érogène qui contiendrait le fameux point G. Blocages culturels – « Cela relève de l’intime » –, querelles de chapelles – « Le plaisir, c’est dans la tête avant tout » – et réflexes d’hommes aux commandes des hôpitaux universitaires et des laboratoires de recherche. Elle a dû aussi essuyer les railleries de ses confrères qui estimaient que de telles études étaient inutiles, puisqu’elles ne servaient pas à la reproduction. On sait pourtant aujourd’hui que les conséquences d’une sexualité insatisfaisante peuvent être désastreuses. D’ailleurs, dès 1972, L’OMS estimait que la santé sexuelle était indispensable à l’épanouissement de l’individu. Mais en France, aucun hôpital ne possède de véritable service de médecine sexuelle féminine qui rassemblerait les spécialistes adéquats pour traiter des dysfonctionnements féminins.
DSK attendu et entendu - Mediascopie
envoyé par Nouvelobs. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
Egypte, une démocratie à construire
envoyé par france24. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
Pékin a peur du «jasmin» et renforce la répression avant les manifestations de dimanche
Dimanche dernier, ce mouvement n’a pas rencontré un large succès, mais il n’a pas empêché ses organisateurs à lancer un nouvel appel pour dimanche, écrit Jeremiah Jenne, encore plus ambitieux. Les militants ont utilisé un site en langue chinoise basé aux Etats-Unis, Boxun, pour demander aux Chinois de marcher dans 23 villes. Pour participer, il suffit juste de «déambuler, de regarder, ou de prétendre simplement “passer par là”. Aussi longtemps que vous serez présent, le gouvernement sera effrayé». La semaine dernière, un de ces rassemblements avait eu lieu devant le McDo de WangFujing, un des quartiers les plus touristiques de Pékin, comme le racontait le journaliste français Jordan Pouille sur son blog.
La répression du mouvement démocratique ne se passe pas que sur le Net, rappelle Jenne. Plusieurs militants ont été arrêtés, et le simple fait de faire circuler des informations sur la «révolution du Jasmin» est passible d’une inculpation pour «incitation à la subversion».
La présence policière devrait également se renforcer: subtilement, comme devant le McDo de WangFujing où les autorités de Pékin ont disposé des barrières de travaux pour casser la taille de la place; ou en force, en augmentant le nombre de policiers dans les rues. Jenne tente un pari : il y aura plus de policiers et de journalistes, «voire de simples curieux» (des vrais), pas du genre souhaités par les démocrates.
Comment faire tomber Kadhafi?
Kadhafi a méticuleusement saboté l'avenir de son pays
Ouf, quel soulagement pour notre bonne conscience horrifiée par les massacres en Libye ! Le Conseil de sécurité de l’ONU entraîné par les Européens va adopter une résolution — « robuste », selon un diplomate – contre le régime Kadhafi. Elle serait applicable dès lundi avec force condamnations verbales, menaces pénales et, peut-être, un embargo sur les livraisons d’armes.
Mais à quelles fins utiles ? Mouammar Kadhafi possède déjà à profusion du matériel de guerre complaisamment fourni depuis des années par les Français, les Américains, les Russes, les Italiens et quelques autres. Autant dire que cette mesure ne sera pas plus efficace que le gel des avoirs de la famille du « guide », gel décrété ici ou là et en dernier lieu par le président Obama. Certes, comme tous ses comparses en dictature, le colonel Kadhafi a raflé un magot estimé à plusieurs milliards de dollars, évidemment sans comptes à son nom ou à celui de ses affidés. Tout circule dans la grande nébuleuse de la finance mondiale. Par exemple, le fonds souverain libyen LIA surtout présent dans l’économie italienne (et jusque dans les clubs de football de la Péninsule) brasse plus de 60 milliards. A ces sommes amassées grâce à l’argent du pétrole s’ajoutent les avoirs de la Banque centrale libyenne, peut-être 100 milliards. Devant l’opacité du régime libyen, il est difficile de différencier les parts de l’État de celles de la famille avec ses alliés et les tribus. Et comme dans notre société les enjeux de la Finance prévalent sur la politique, le « gel » et la « surveillance » de ces fonds relèvent plus du symbole que de la réalité…
Après avoir tant flatté Kadhafi durant la dernière décennie, Américains et Européens regardent choqués et impuissants le drame libyen. Du haut de leur balcon, de la même façon qu’ils avaient longtemps regardé le siège de Sarajevo et ignoré le massacre de Srbrenica. Ils sont paralysés. Une intervention militaire, peut-être contre-productive car elle réveillerait le nationalisme libyen, ne se justifierait que si Kadhafi interdisait le rapatriement des étrangers, ce dont il se garde bien. Sinon, en regard du droit international, il faudrait l’accord du Conseil de sécurité de l’ONU impossible à obtenir. Par ailleurs, qui prendrait la responsabilité d’une telle expédition ? Pas plus les États-Unis que des pays européens isolés ou en coalition. Alors, l’OTAN ? Elle est déjà engluée en Afghanistan. L’Union européenne ? Les Européens disposent en tout et pour tout de deux petites brigades multinationales et, de palabres politiques en problèmes de logistique, leur déploiement nécessiterait des semaines. Quant à l’interdiction de l’espace aérien libyen, également en discussion, elle est très difficile à réaliser. Il ne suffit pas de décréter, des avions de combat – qui les fournirait ? — seront nécessaires pour surveiller et éventuellement abattre des appareils libyens…
L’Europe, et particulièrement la France, doit-elle pour autant rester les bras ballants ? Le plus urgent consiste à aider massivement la Tunisie et l’Égypte dans leur accueil de milliers de réfugiés, également pour consolider le réveil démocratique dans ces pays. Ensuite, et n’en déplaise à tous les populismes et autres électoralismes, la question de l’immigration et de l’asile exige une réponse rapide au niveau de l’UE. Car, Kadhafi tombé, et après la saison des tempêtes en mer, les « boat-people » arriveront…
Libye : Kadhafi maintient le calme par la peur à Tripoli
Pas de manifestations à Tripoli. Des tirs ont été entendus dans la nuit et dans la matinée à Tripoli où l'électricité a été coupée dans certains quartiers. Selon plusieurs témoins, le régime de Kadhafi aurait armé les personnes le soutenant pour qu'ils s'en prennent aux manifestants qui contrôlent désormais la majeure partie du pays. Il n'y a pas eu de manifestations anti-régime dans la journée à Tripoli, aucun appel à descendre dans la rue n'ayant été relayé par SMS ou le site Facebook, a précisé un témoin sous couvert de l'anonymat, joint par l'AFP au téléphone. Les habitants s'aventurent le matin dans les rues pour aller acheter du pain ou se rendre dans les stations d'essence. "Ici, les files sont interminables et l'attente peut durer quatre heures", dit-il. A part cela, les gens sont généralement terrés chez eux.Après le discours de M. Kadhafi la veille à Tripoli appelant ses partisans à s'armer pour attaquer les opposants, "des rumeurs avaient circulé sur une attaque des hommes du leader libyen". "Mais la nuit a été calme, des partisans armés du guide tapant dans certains quartiers sur les portes pour dire aux gens de rester chez eux", a-t-il ajouté. Le régime de Kadhafi "contrôle toujours Tripoli", a-t-il poursuivi. Mais il a dit que les "mercenaires" combattant auprès des forces du régime, dont il a été fait état par des témoins depuis le début de la contestation, ont disparu. "Il n'y a plus de mercenaires, et c'est grave car maintenant ce sont les Libyens qui vont se faire face avec un risque de guerre civile".
Dans la ville de Zouara, à 120 km à l'ouest de Tripoli, la situation est toujours tendue, les forces pro-Kadhafi encerclant toujours la cité après avoir disparu des rues, selon un témoin. "La situation est calme mais la ville reste sous contrôle du régime dont les hommes assiègent la cité". Des témoins arrivés jeudi en Tunisie par la route avaient indiqué que Zouara avait été "désertée par la police et les militaires" et que le peuple tenait la ville.
Plus à l'Est, des "mercenaires" à la solde du régime ont été héliportés à Misrata, la 3e ville du pays, et ont ouvert le feu sur le bâtiment abritant la radio locale et sur des manifestants qui se rendaient aux funérailles de victimes des jours de combats de ces derniers jours. "Les mercenaires sont descendus de deux hélicoptères qui ont atterri dans la cité sportive en construction, dans le quartier de Merbat", a constaté un habitant, partisan de l'opposition, joint par téléphone.
A Benghazi, fief de l'opposition à 1 000 km à l'est de la capitale, l'opposition continuait de s'organiser. "Nous coordonnons les comités des villes libérées et de Misrata. Nous attendons que Tripoli en finisse avec le régime de Kadhafi (...) et ensuite, nous travaillerons à un gouvernement de transition", a déclaré Abdelhafiz Ghoqa, le porte-parole de la "Coalition révolutionnaire du 17 février". "Il y a des volontaires qui partent tous les jours pour Tripoli" pour se battre, a-t-il ajouté, soulignant que de nouveaux officiers faisaient défection et rejoignaient les forces anti-Kadhafi.
Seif Al-Islam, fils de Mouammar Kadhafi, s'est exprimé en début de soirée sur la chaîne Al-Arabiya. "La situation dans les trois-quarts du pays, soit la moitié de la population, est normale (...) excellente", a-t-il assuré dans cette interview. Il a toutefois reconnu qu'il y avait une "volonté intérieure de changement", exprimée par l'opposition. "L'incitation vient de l'étranger même s'il y a une volonté intérieure de changement", a dit Seif Al-islam, souvent présenté jusqu'au début de la révolte comme le futur successeur de son père. Il a en outre affirmé que les manifestants étaient "manipulés par l'étranger". "Ce que la nation libyenne vit aujourd'hui a ouvert la porte à toutes les options, et les signes d'une guerre civile et d'ingérence étrangère sont désormais visibles", a-t-il déclaré.
Les évacuations continuent. Des milliers d'étrangers, dont une bonne partie travaille dans les activités liées au pétrole, ont été évacués. Parmi eux, 16 000 Chinois ont quitté le pays, notamment vers Malte. Un avion a décollé de Londres samedi matin pour rapatrier les derniers Britanniques sur place. Par ailleurs, à la frontière tunisienne, le flux des Egyptiens et Tunisiens quittant la Libye ne tarit pas.
15 000 Egyptiens qui ont fui les violences sont toujours bloqués en Tunisie, a annoncé l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Plus de 7 800 migrants de plus de 20 nationalités différentes ont franchi le poste frontière de Ras Adjir au cours de la seule journée de vendredi, selon l'OIM.
Sur le terrain diplomatique, la pression s'accentue. "Il semble que Kadhafi ne contrôle plus la situation", a estimé le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, critiqué dans le passé pour avoir reçu avec faste le dirigeant libyen. Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunissait pour la deuxième journée consécutive samedi pour tenter d'imposer des sanctions sévères.
Un projet de résolution évoque des sanctions telles qu'un embargo sur les armes, un autre embargo sur les voyages du colonel Kadhafi et un gel de ses avoirs, selon des diplomates. Il avertit en outre Mouammar Kadhafi que les violences pourraient être considérées comme des crimes contre l'humanité, selon des diplomates.
Le premier ministre britannique et la chancelière allemande Alngela Merkel ont convenu, samedi matin, que des sanctions devaient être prises à l'égard de la Libye et ce, sans tarder. Paris a mis sous surveillance les avoirs de Kadhafi et de ses proches. Vendredi, le président américain Barack Obama a signé un décret gelant les avoirs aux Etats-Unis du colonel Kadhafi et de ses quatre fils. "Le régime de Mouammar Kadhafi a bafoué les normes internationales et la morale élémentaire, il doit être tenu responsable", a-t-il estimé.
En revanche, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s'est prononcé contre toute sanction à l'encontre de la Libye, estimant que ce serait le peuple libyen qui en souffrirait et accusant les grandes puissances de "calculs" concernant les ressources pétrolières du pays. "Toute intervention rendra la situation encore plus difficile. Cela frapperait non pas le gouvernement mais le peuple libyen. Vous ne pouvez pas assurer la paix dans le monde en ayant recours à des sanctions à chaque incident", a-t-il déclaré.






















