TOUT EST DIT

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mercredi 24 novembre 2010

"Les journalistes ont trahi la confiance du président"

Franck Louvrier, le conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, était l'invité d'un débat sur la communication politique. Il a réagi à la "controverse de Lisbonne"
La communication a-t-elle tué la politique? Pas plus, pas moins. La question était au centre d'un débat organisé mardi soir dans le cadredes Mardis de l'Essec.  
Une question d'actualité depuis la récente polémique née des propos tenus "off" par Nicolas Sarkozy, en marge du Sommet de Lisbonne, à un groupe de journalistes - taxés ironiquement de "pédophiles". Au cours de cet échange, le président de la République avait usé de cette comparaison, qu'on peut juger maladroite, pour souligner que les soupçons à son égard ne reposent sur aucun fait concret. 
L'un des deux invités du débat était particulièrement à même de rebondir sur cet événement: Franck Louvrier est le conseiller en communication du chef de l'Etat. Le PDG du groupe de communication Euro RCSG, Laurent Habib portait la contradiction. 
Franck Louvrier ne s'est pas défilé. Il est revenu, de manière concise mais remarquée, sur l'épisode de Lisbonne - et le rapport entre la communication politique et sa manière dont les médias la retranscrivent, voire l'interprêtent.  
La fin du off?
Ce fidèle parmi les fidèles de Nicolas Sarkozy a un avis tranché sur le sujet: la déontologie des journalistes "explose". 
Selon lui, quand Nicolas Sarkozy s'exprime sur l'affaire Karachi et rejette toute responsabilité en la matière en qualifiant avec ironie les journalistes de "pédophiles", il tient une conversation privée - comprendre: qui n'aurait jamais dû être rendue publique. 
"Ces fuites sont regrettables, car elle trahissent la confiance accordée aux médias par le président, explique-t-il. Relayées par d'autres médias, les paroles du président ont été transformées, exagérées dans leur tonalité et ressorties de leur contexte." Pour y remédier, Franck Louvrier a une solution toute trouvée, "un réel contre-pouvoir aux médias." 
A l'opposé, Laurent Habib préfère s'intéresser à la responsabilité du monde de la communication. Les communicants ont un rôle à jouer dans le rapport avec les journalistes. "Peut-être devons-nous réfléchir à une autre manière de communiquer?" s'interroge-t-il. Un changement qui pourrait passer, notamment, par une refonte du système des interviews. 

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