Selon l'étude, les établissements bancaires allemands seraient exposés à hauteur de 438 milliards d'euros,
soit une somme supérieure de 40% aux 310 milliards d'euros de capital
des établissements. Par ailleurs, l'Allemagne est le pays le plus exposé
à la dette espagnole.lundi 9 juillet 2012
Enregistrements de Merah: fallait-il les diffuser?
La diffusion d'extraits de conversations entre Mohamed Merah et
le Raid, sur TF1 dimanche soir, a déclenché une polémique judiciaire et
médiatique. La chaîne a entamé un rétropédalage sur le web. L'Express
fait le point.
Mais ce qui révolte Albert Chennouf, le père de l'un des militaires tués, c'est surtout qu'un média ait obtenu des enregistrements auxquels eux n'ont pas accès. "Je viens de voir que TF1 dispose de 4h30 d'enregistrements, alors qu'on a refusé cette possibilité à mes avocates, qui ont dû faire une demande écrite. Nous les victimes, on n'est informé de rien, et si on veut apprendre quelque chose, il faut regarder TF1, ça n'est pas normal", a-t-il violemment réagi au micro de RTL. "C'est une immense surprise de voir ces enregistrements diffusés alors qu'ils ne sont pas accessibles aux victimes car placés sous scellés", a précisé Patrick Klugman.
Côté médiatique, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) s'en est aussi mêlé, déconseillant aux chaînes de rediffuser les extraits des dialogues. Michel Boyon, son président, et Rachid Arab, membre du comité de déontologie du CSA, "ont contacté les dirigeants des chaînes de radio et de télévision pour les appeler à la responsabilité et leur déconseiller de rediffuser les extraits en question", a fait savoir le Conseil. Beaucoup l'ont pourtant fait dès lundi matin dans leurs premières éditions.
Un choix fermement assumé, donc. Sauf que sur le web, la chaîne s'est livrée lundi à un étrange rétropédalage. Dans la matinée, l'émission de Sept à Huit du dimanche 8 juillet était disponible sur le site de l'émission (comme le montre la capture d'écran Google ci-dessous), mais amputée de la partie consacrée à Mohamed Merah: la bande-annonce promettait bien un document exclusif, mais l'internaute n'avait accès qu'à des reportage sur la patrouille de France et un couturier au Moyen-Orient. Quelques heures plus tard, la vidéo de l'émission a purement et simplement disparu du site.
Patrick Buisson, l’homme de l’ombre le plus connu de France
Mentor. Patrick Buisson, le conseiller officieux de
Nicolas Sarkozy a été l’une des révélations de la campagne. Une
révélation pourtant bien discrète.
C’est l’homme invisible : l’homme que personne ne voit mais dont tout le monde parle : Patrick Buisson, le conseiller officieux le plus influent de Nicolas Sarkozy, reste aussi secret depuis la défaite de Nicolas Sarkozy qu’il a su l’être auparavant.
Il répond aux très rares journalistes qu’il connaît pour démentir les informations qui le concernent, mais ne donne pas d’interview.Ceux qui l’ont côtoyé durant la campagne évitent le sujet et disent qu’ils n’ont pas de nouvelles. « Il n’a jamais été le conseiller du président Sarkozy, il n’avait pas de bureau à l’Élysée », indique-t-on dans l’entourage de l’ex-chef de l’État.
Patrick Buisson est donc aujourd’hui comme avant le 6 mai : secret. Il continue de diriger la chaîne de télévision Histoire, et sa société de conseil Publifact.
Les photos de lui sont rares, car il a pris l’habitude d’éconduire les photographes quand ces derniers tentent de l’immortaliser. Véritable homme de l’ombre, il ne s’est jamais montré, sauf au meeting géant de la Concorde, quelques jours avant le premier tour.
Présent au côté de Nicolas Sarkozy depuis la campagne de 2007, il a été l’une des révélations de la dernière présidentielle, tant le virage à droite qu’il a initié, a fait – et fait encore – débat.
Quasi absent dans les médias, il a été l’homme de l’ombre dont le grand public a le plus entendu parler. Son patronyme est presque devenu un adjectif qualificatif : on parle de la « ligne Buisson » pour évoquer la droitisation de Nicolas Sarkozy. Et c’est sur ses épaules qu’une partie de l’UMP fait reposer la responsabilité de la défaite de la droite. Les autres préférant dire que c’est grâce à la « ligne Buisson » que Sarkozy était présent au second tour de l’élection.
« Cette stratégie est une faute sur le fond et une erreur sur la forme », affirme Roselyne Bachelot dans un livre ( À feu et à sang, éditions Flammarion), désignant clairement comme responsable Patrick Buisson, « une personnalité manipulatrice », dit-elle.
Nathalie Kosciusko-Morizet, qui fut pourtant l’unique porte-parole de Nicolas Sarkozy, ne prend plus de gants pour évoquer l’ancien conseiller du président : « Le reproche que je fais à Patrick Buisson, c’est que son objectif, à mon avis, n’était pas de faire gagner Nicolas Sarkozy. Il était de faire gagner Charles Maurras. »
Très critiqué, Patrick Buisson a pourtant toujours été soutenu par Nicolas Sarkozy qui lui a remis la Légion d’honneur en 2007, quelques mois après son arrivée à l’Élysée. « C’est à Patrick que je dois d’avoir été élu », avait alors dit le président qui, depuis, lui a toujours accordé sa confiance.
Convaincu par les jugements de Patrick Buisson depuis que ce dernier avait pronostiqué la victoire du « non » lors du référendum de 2005, Nicolas Sarkozy l’a par la suite toujours écouté. Le discours de Grenoble ? C’est lui. Les racines chrétiennes de l’Europe ? C’est lui. La proposition du référendum sur l’immigration ? C’est encore lui.
Lui dont on dit qu’il a une force de persuasion hors du commun, lui dont on dit qu’il agit comme un gourou, lui dont on dit qu’il a une fascination pour l’argent, va peu à peu retrouver l’anonymat total. D’abord parce qu’il le souhaite. Ensuite parce que son nom évoque des débats internes que l’UMP souhaite taire.
Brillant intellectuel, historien, homme de plume, Patrick Buisson sera-t-il tenté d’écrire sur sa période sarkozyste pour confirmer ou infirmer les fantasmes qui sont rattachés à son nom ? L’inconvénient est que cela l’obligerait à sortir de l’ombre.
dimanche 8 juillet 2012
Sommet de crise (bis)
Organisée en plein trauma post-perte du triple A, la dernière
conférence sociale avait été rebaptisée «Sommet de la crise» par le
président-candidat Nicolas Sarkozy. Six mois plus tard, l’intitulé
pourrait être repris mot pour mot par son successeur.
Avec un
chômage au plus haut depuis 13 ans et une situation sociale qui ne cesse
de se dégrader, l’emploi est évidemment l’une des priorités absolues de
ce gouvernement. Mais là comme ailleurs, là peut-être plus qu’ailleurs
même, l’équipe Ayrault ne possède qu’une marge de manœuvre et un pouvoir
d’action extrêmement restreints.
C’est la raison pour laquelle ce
sommet social est particulièrement attendu. Plus que jamais, la
situation réclame une union sacrée entre les fameux «corps
intermédiaires», les chefs d’entreprises, les salariés et le
gouvernement qui vont chacun devoir lâcher un peu quelque chose.
Il
y a en effet une nécessité absolue et urgente de marcher, sinon main
dans la main, ne rêvons pas, mais au moins côte à côte et dans le même
sens. En faisant tout pour que le naturel rapport de force ne se
transforme en crispation puis en blocage. Vœux pieux? Peut-être.
La
majorité qui a fait du dialogue social l’un des piliers de sa méthode
de gouvernance ne peut en tout cas se permettre de rater ce rendez-vous
crucial. Pour s’éviter une rentrée agitée d’abord, ne pas gripper
d’entrée la machine réformatrice ensuite, et ne pas s’aliéner des
syndicats pour l’instant bien disposés à son endroit enfin. Le tout sans
trop céder, sous peine de réduire à néant les efforts consentis
ailleurs. Pas simple.
Le soin avec lequel le sommet a été préparé,
les nombreuses rencontres préalables et les déclarations de bonnes
intentions un peu trop fort criées disent assez les enjeux de ces deux
jours de tables rondes qui devront impérativement dépasser le domaine du
constat. Pour apporter des réponses concrètes et de première urgence à
une situation qui l’exige comme jamais.
Avec Jean-Marc Ayrault, l’adaptation au réel, ça n’est pas maintenant !
Une reprise de 1981, l’espérance en moins
Agressions antisémites : vers une tribalisation de la France
Doit-on
passer sous silence la banalisation des ratonnades antisémites aux
quatre coins du territoire sous prétexte qu’elles révèlent des réalités
que les médias veulent taire et voudraient confiner aux discours
populistes de l’extrême-droite ? Les Juifs français sont de plus en plus
souvent la cible d’attaques de la part de Français d’origine
maghrébine. Une évidence qui soulève la question de l’intégration à la
communauté nationale.
Le sujet est tabou au nom de la « stigmatisation ». Les médias sont extrêmement rétifs pour évoquer la question, histoire de ne pas « faire le jeu du Front National »… Chacun peut d’ailleurs constater à quel point la chape de plomb qui pèse sur un certain nombre de sujets « faisant le jeu du FN » a permis de limiter l’influence du parti d’extrême-droite !
Mais reconnaître qu’il existe des tensions perceptibles et réelles entre Juifs et Maghrébins en France est une réalité indéniable comme en atteste l’augmentation des agressions antisémites. Evidemment, la question ne se pose pas pour l’immense majorité des Juifs et Maghrébins, qui vivent en bonne intelligence au sein de la communauté nationale.
Mais même marginal, ce phénomène est intolérable et il est intolérable que des Juifs (ou des membres de quelque religion que ce soit) puissent se faire agresser dans des lieux publics à cause de leurs origines. C’est un scandale inouï qui se banalise dans l’indifférence générale.
Pour une partie de la jeunesse maghrébine, le Juif (comme le « Français de souche ») est devenu un ennemi. Bien sûr, on peut chercher des raisons sociologiques pour expliquer et excuser ce mal-être de certains Français d’origine maghrébine… mais cela ne protégera pas nos concitoyens victimes d’agressions racistes.
Sylvia Kristel lutte contre la mort, mais Emmanuelle est immortelle
Hausse d'impôts : le gouvernement Ayrault punit les "riches" et aggrave la crise
Le discours de politique générale de Jean-Marc Ayrault
a souligné que des nouvelles recettes fiscales seraient trouvées. Il
n'a pas hésité à sous-entendre que Nicolas Sarkozy avait fait quelques
cadeaux aux Français les plus aisés. Faire peser ces efforts sur les
CSP+ est-il une bonne idée ? Non, selon notre chroniqueur Frédéric
Georges-Tudo.
Salauds de riches, vous allez payer ! Telle est la colonne vertébrale
du discours de politique générale prononcé le 3 juillet dernier par
Jean-Marc Ayrault. Et ensuite ?
![]() |
| Allah O'Achbar !! |
La liste est si longue qu’on a bien cru qu’elle n’en finirait jamais :
Toujours plus d’égalitarisme…
Promesse donnée, promesse tenue. Comme prévu, c’est donc sur les plus aisés et sur les entreprises que s’est abattu le couperet.
Toujours plus de partage du fruit des efforts de chacun, toujours plus d’égalitarisme, toujours plus de collectivisation des richesses produites… Voilà la sauce à laquelle s’apprêtent à être mangés les un à deux millions de Français dits "aisés". Les cadres commerciaux, les médecins, les consultants, les commerçants prospères, les directeurs d’agences bancaires, les plombiers à leur compte, les experts comptables, les architectes, les dirigeants de PME, etc.
Bref, les riches version François Hollande. À 4 ou 5.000 euros par mois, voire moins. Fini de rire pour ces arrogants à bord de leur BMW série 3 intérieur cuir. Ces bourgeois vautrés dans le salon de leur gigantesque appartement parisien de près de 100 mètres carrés.
Ces privilégiés qui se permettent en plus de partir skier chaque hiver. Ces parvenus que l’on voit même parfois dîner au restaurant en famille le samedi soir. Tant qu’on n’a pas eu la chance de les côtoyer, on ne s’imagine pas le niveau de luxe dans lequel ils se vautrent.
Chez ces gens-là, Monsieur, on joue au golf. On s’offre un nouveau costume chaque saison, à l’occasion des soldes. On n’hésite pas à payer des cours particuliers de maths à son fils lorsque ses résultats chutent. On achète deux ou trois accessoires "Ikea" pour la cuisine, mais en ce qui concerne les meubles, c’est chez "Ligne Roset" ou "Cinna" que cela se passe.
Chez ces gens-là, on ne compte pas, Monsieur. On flambe au nez et à la barbe du petit peuple, contraint de vivre différemment. En résumé, chez ces gens-là, Monsieur, on en a tellement qu’on ne sait plus quoi faire de son argent ! Mais heureusement, tant d’indécence n’aura bientôt plus cours. Promesse faite, promesse tenue, ça va saigner pour ce ramassis de nantis.
Oh, bien sûr, François Hollande n’oublie pas de châtier au passage les millionnaires et les milliardaires. Rapporté à leurs revenus et patrimoine, leur taux global de prélèvements obligatoires s’apprête même à flirter avec des niveaux inédits.
Mais tout en étant les principales victimes de l’injustice fiscale en termes relatifs, ils ne subissent que des effets relativement limités en termes absolus. En outre, s’en prendre à eux comporte un léger défaut : ils sont loin d’être assez nombreux pour financer le barnum. En particulier en France, où l’ISF en a déjà fait fuir une multitude.
Une politique affligeante et contre-productive
Voilà pourquoi ce sont avant tout les "petits riches" qui vont tant trinquer. Ces contribuables qui, à défaut d’avoir fait fortune, sont coupables de réussir leur vie professionnelle. Ceux que Benoît Hamon fustige pour leurs "grandes maisons avec des grandes cheminées et des tapis épais comme ça".
Faute d’envisager une réduction profonde et structurelle de la dépense publique à l’instar du reste de l’Europe, le nouveau gouvernement n’a d’autre choix que de sévèrement ponctionner les cadres supérieurs, professions libérales et autres petits entrepreneurs.
Ainsi s’est exclamé il y a quelques mois l’économiste Henri Sterdyniak (pourtant réputé très à gauche) en découvrant les propositions du candidat socialiste. Il mettait en avant le fait que les classes supérieures sont relativement peu nombreuses et qu'il faut donc les "taper vraiment très fort pour dégager suffisamment d’argent".
En plus d’être affligeante, cette approche punitive n’aura d’autre résultat que l’aggravation de la crise. Comment croire une seule seconde que c’est en culpabilisant ceux qui s’en sortent que l’on améliorera le sort du plus grand nombre ? En cette période d’extrême morosité, briser ainsi l’allant de la France la plus dynamique relève même du suicide économique.
Comment donc, il existerait un lien entre le niveau de vie et le dynamisme ? Shocking ! N’en déplaise au politiquement correct, c’est pourtant la stricte vérité.
Souvent plus entreprenants et plus ambitieux que la moyenne, ces CSP+ que l’on s’apprête à essorer contribuent à la croissance économique d’une manière bien supérieure à leur poids numérique. Écœurer ainsi le dernier décile à coups de cinq ou six hausses d’impôts simultanées revient à priver le pays de ses forces les plus vives.
Une inconséquence dont on ne mesurera les ravages que dans quelques années…
La double peine des dépressifs
Les chiffres du Baromètre santé 2010,
publiés vendredi, sont là pour le rappeler. Près d'un Français sur 10
déclare avoir souffert ou souffrir d'une dépression. Pour le Dr Hélène Lansade, psychiatre
référent, "tant qu'on fera de ces patients des exclus, on n'avancera
pas". Et l'Organisation mondiale de la santé est de cet avis puisqu'elle
a rappelé que "sur dix pathologies, cinq sont de l'ordre de la santé
mentale, c'est énorme". Et ce n'est pas tout puisque ces patients-là, le
plus souvent "fragilisés et précaires", sont encore mal vus dans nos
sociétés. Ainsi, "disposer de faibles revenus, être peu qualifié ou
encore vivre dans un quartier socialement défavorisé favorise la
survenue ou le maintien de troubles dépressifs", signale l'Observatoire
régional de santé.La "stigmatisation de ces personnes, cette peur d'être montré du doigt,
est encore l'une des causes de non-consultation", explique le Dr
Lansade. Il faut donc améliorer l'accès aux soins. Pour ce faire, "toute
la psychiatrie doit se penser de plus en plus en dehors de l'hôpital",
insiste-t-elle, d'où le développement des appartements thérapeutiques,
des visites à domicile, des équipes mobiles capables d'aller "chercher
le malade dans la rue, les squats, etc". Cette prise en charge nouvelle
génération passe aussi par la lutte contre l'isolement et plus de
partenariat avec les proches, ajoute le Dr Lansade : bref, il s'agit
d'"éviter les ruptures".Cette peur d'"une maladie qui fait perdre tout"
Pour Pierre Verger, directeur adjoint de l'Observatoire régional Paca, c'est l'une des raisons pour lesquelles "une personne dépressive sur deux ne consulte pas de professionnels de santé". Et ce chiffre est encore plus élevé en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) chez les hommes et les jeunes, précise-t-il. Le manque d'informations, la volonté de vouloir gérer ses troubles seul ou l'idée selon laquelle les traitements ne sont pas efficaces peuvent aussi expliquer la réticence à consulter. Pourtant, il est important que les personnes dépressives se fassent suivre en raison du risque de suicide. Encore faut-il frapper à la bonne porte. Parmi ceux qui ont consulté, 80% sont allés chez un généraliste et non un spécialiste. Par conséquent, "le traitement de la dépression reste principalement médicamenteux alors que la Haute Autorité de Santé recommande la psychothérapie dans les cas les moins les sévères", souligne Pierre Verger.
Près de trois personnes sur dix ont déjà consommé des médicaments psychotropes au cours de leur vie, anxiolytiques et hypnotiques en majorité. Pour le Dr Rémy Sebbah, généraliste depuis 32 ans dans le centre de Marseille, "il y a malheureusement un déficit de formation vis-à-vis de la prise en charge de ces patients" ainsi qu'un "problème de durée de l'écoute". Idéalement, il faudrait 20 à 25 minutes mais "avec une consultation à 23 euros, ce n'est pas possible", analyse le médecin, persuadé que la dépression est encore "sous-diagnostiquée". Les maux de dos ou de ventre sont bien souvent à considérer comme des signes psychosomatiques de la dépression, pense le Dr Sebbah : il faudrait "travailler sur la dépression masquée", différente de celle qui se caractérise par des pleurs ou de la simple tristesse, et "surtout écouter la plainte".
Ces résultats ont été dévoilés à l'occasion de la présentation du plan de santé mentale 2011-2015 par l'Agence régionale de santé (ARS) Paca
Mais pourquoi ne voit-on pas que l’Allemagne est beaucoup plus exposée à la crise qu’on ne le croit ?
Selon l'étude, les établissements bancaires allemands seraient exposés à hauteur de 438 milliards d'euros,
soit une somme supérieure de 40% aux 310 milliards d'euros de capital
des établissements. Par ailleurs, l'Allemagne est le pays le plus exposé
à la dette espagnole.Jalousie, quand tu nous tiens
Preuve d'amour, la jalousie ? "Plutôt une conséquence naturelle du sentiment amoureux, explique le psychanalyste et thérapeute du couple et de la famille Serge Hefez, auteur de Scènes de ménage (Fayard, 2010). La relation amoureuse est chargée de passion, de peur d'abandon, d'inquiétude et de la toute-puissance de l'autre." Elle prend ses racines dans notre enfance. "La jalousie dans le couple se nourrit de deux sentiments, la peur que l'autre ne prenne l'objet d'amour - c'est la triangulation oedipienne qui se joue à trois - et la jalousie fraternelle proche de l'envie, celle qui se joue entre le rival et le jaloux", souligne le psychiatre. Le ou la rivale(e) est fantasmé(e). Il ou elle est plus beau ou belle que soi, plus intelligent(e).
"Dans tout amour, il y a une part héritée de l'enfance qui veut de façon impérieuse posséder celui que l'on aime pour soi tout seul. Si cette part est tempérée au fur et à mesure que l'on mûrit, que notre identité d'homme ou de femme s'affirme avec bonheur, elle s'exprime en mode mineur. Elle peut être la source de souffrances face à une infidélité, mais c'est une jalousie somme toute normale", argumente Marcianne Blévis, psychanalyste et auteure de La Jalousie : délices et tourments (Seuil, 2006).
"JUSQU'À EN DEVENIR DINGUE"
Un appel à témoignages, lancé sur Lemonde.fr, révèle des situations où l'on peut éprouver ce sentiment. "Je suis jalouse, avoue Audrey. Pas par nature, mais après une trahison." Son compagnon l'a, en effet, trompée. "Une fois que la confiance est perdue, difficile de ne pas être méfiante, raconte-t-elle. Il ment, s'inscrit sur des sites de rencontres. Je suis devenue paranoïaque, et visiblement cela le pousse à persévérer." Mais, à l'inverse, d'autres manifestations paraissent excessives, sinon pathologiques. Jean-François, 60 ans, est amoureux mais a mis fin à sa relation. Il raconte : "Nous discutions avec mon ex-amie quand tout à coup l'ambiance s'est gelée. Je lui pose alors des questions pour essayer de savoir de quoi il s'agit, mutisme de son côté. Au bout de quelques minutes, elle me dit : "la photo, là dans ton livre". En fait, c'était un marque-page avec la photo de l'auteur."
Une autre fois, il va voir ses enfants en Espagne, leur mère se trouve être là-bas en même temps que lui. "Cela m'a valu une semaine de froid, elle m'accusait d'avoir provoqué cette rencontre pour avoir une relation avec elle", explique-t-il. Tout peut alimenter les disputes. Théo, 28 ans, est jaloux du passé de ses compagnes : "Savoir que mes copines ont passé des nuits avec des inconnus avant de me connaître suffit à me faire haïr jusqu'à la ville où cela s'est passé. Au point de m'imaginer ces épisodes d'innombrables fois jusqu'à en devenir dingue."
"La jalousie est un désir de fusion, et le jaloux est une personne qui n'a pas été suffisamment rassurée par sa mère et qui n'a pas pu se séparer de son objet d'attachement", postule Marie-France Hirigoyen, psychiatre et psychanalyste, auteure de Abus de faiblesse et autres manipulations (JC Lattès, 300 p., 18 euros). La jalousie délirante est du registre de la paranoïa. C'est une psychose interprétative." Le jaloux pathologique est dans le déni. Il interprète la réalité de façon discordante. Pourquoi mets-tu ta belle chemise aujourd'hui ? Pourquoi te maquilles-tu ? "La jalousie consiste à vouloir garder pour soi seul l'objet aimé. S'il m'aime, il ne doit penser qu'à moi, c'est une possessivité absolue", poursuit-elle. On est même jaloux de ses pensées. On coupe l'être aimé de ses copains, de sa famille. Par ses comportements, la personne jalouse se rend antipathique. "Elle se saborde elle-même, elle fait souffrir et elle souffre", continue Mme Hirigoyen.
"LES JALOUX PATHOLOGIQUES"
Marcianne Blévis raconte qu'elle avait un patient qui chronométrait le temps que son épouse mettait pour aller au travail. "La jalousie excessive désigne un état plus ou moins intense, mais qui est une angoisse torturante concernant un ou une rival(e) plus ou moins imaginaire, véritable double du jaloux ou de la jalouse mais un double plus ou moins persécutant", ajoute-t-elle. Le rival a des pouvoirs mystérieux et maléfiques. "Ce qui prévaut alors, c'est l'excitation insatiable de ce désir d'emprise. Une véritable drogue, me disait une patiente, poursuit-elle. Ce genre de jalousie que rien n'apaise montre bien qu'il s'agit d'une sorte d'ivresse qui a pour fin de s'épargner la peine d'être soi pour préférer empêcher l'autre de l'être." La liberté de l'autre est source d'angoisse incontrôlable.
"Les jaloux pathologiques ont une estime d'eux-mêmes défaillante", explique Serge Hefez. N'ayant pas confiance en soi, ils n'ont pas confiance en l'autre. "Ils ont du mal à trouver leur juste place en se situant par rapport aux autres", poursuit-il. La vie est faite d'adaptations permanentes, mais le jaloux, parce qu'il ne sait pas se situer par lui-même, adopte une "identité rigidifiée", remarque Marcianne Blévis. De telle sorte qu'à la retraite ou au chômage, certaines personnes développent face à leur conjoint une jalousie excessive parce que, soudain, ayant perdu leur identité professionnelle, ils ont perdu tout point d'appui.
Peut-on guérir de cette souffrance que constitue une jalousie excessive ? "Ce sentiment ne se soigne pas, mais on peut apprendre à le contrôler", conclut Marie-France Hirigoyen.
samedi 7 juillet 2012
Mais revenons à la France. Un arbitre insoupçonnable vient de se prononcer : la Cour des comptes. Son président, le socialiste Didier Migaud, nommé à ce poste par le président Sarkozy, juge la situation extrêmement grave : « La France est tenue de faire face simultanément à deux déficits, l'un affectant ses dépenses publiques, l'autre sa compétitivité », a-t-il déclaré au journal Le Monde (1).
Le Premier ministre est évidemment bien éclairé sur la question et va s'efforcer d'y faire face. C'est bien sûr le but du train de mesure en cours, du tour de vis fiscal et des économies qui vont être appliquées. C'est la raison de cet appel pathétique à la « mobilisation générale ». En effet, pour sortir de l'ornière, il faudra bien que tout le monde s'y mette. Mais si l'on veut y parvenir, il faut quand même oser appeler un chat un chat. Autrement dit, nous entrons bel et bien dans une période d'austérité qui sera probablement longue. Nous devrons pratiquer la rigueur et ce n'est pas en escamotant ces mots, comme on l'a fait depuis cinq ans, que l'on épargnera les citoyens et qu'on stimulera leur énergie. Au contraire, on risque de faire croire que la situation n'est pas si grave.
Rigueur et austérité
Pour réussir cette « mobilisation générale », il faut aussi éviter de stigmatiser une partie des citoyens, les riches, par exemple, qui ne sont pas, comme certains le prétendent, la cause de tous nos maux. La crise est passée par là. Selon le journal Les Échos, elle a interrompu aussi la forte croissance des hauts revenus. S'il convient cependant de dénoncer les scandales qui demeurent dans certains domaines, il faut éviter de laisser croire de façon démagogique que la ponction des plus aisés résoudra les difficultés. Didier Migaud met en garde : « Les hausses d'impôt ne doivent pas paralyser la compétitivité des entreprises. » Et n'oublions pas l'adage : « Trop d'impôts tue l'impôt ... »
Il importe aussi de favoriser les prises de conscience nécessaires et de dissiper les illusions qui nous feraient croire que notre pays est supérieur aux autres. Ainsi déclare encore Didier Migaud : « Pour la santé, l'éducation, la formation professionnelle par exemple, la France dépense bien plus que des pays dont les résultats, dans ces domaines, sont pourtant sensiblement meilleurs que les nôtres... L'idée que toute réponse à un problème réside dans un supplément de moyens y est également répandue. Elle n'en est pas moins largement fausse. » (1) Cette idée est en effet largement répandue et pas seulement dans la fonction publique.
De toute manière, si nous voulons éviter un grand déclin, nous n'avons plus le choix. Comme concluait encore Didier Migaud dans son entretien, citant Paul Valéry, il faut avoir à l'esprit que « la plus grande liberté naît de la plus grande rigueur ».
La France est-elle encore souveraine en matière d’immigration ?
La Cour de cassation a rendu jeudi un arrêt qui interdit désormais de placer en garde à vue des personnes au seul motif qu’ils sont en situation irrégulière. L'avis découle en réalité du droit européen. La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a rendu en décembre 2011 un arrêt affirmant qu'être en situation irrégulière ne constituait pas un délit justifiant une incarcération. En s’alignant sur les associations de défense des étrangers, la CJUE défait-elle toute souveraineté nationale en matière d’immigration ?
- le droit de l’Union n’interdit pas à un État membre
de qualifier pénalement les infractions aux règles nationales de séjour
et de les sanctionner pour les dissuader et réprimer (point 28). Ceci
est également possible pour les étrangers qui se maintiennent
irrégulièrement malgré l’application de la procédure de retour (point
48)
- il n’interdit pas davantage un placement en
détention en vue de la détermination du caractère régulier ou non du
séjour d’un ressortissant étranger (point 29)
- il serait même contraire à l’objectif de la directive « retour » de déclarer impossible pour les États membres d’éviter, « par une privation de liberté telle qu’une garde à vue », qu’une personne soupçonnée de séjour irrégulier s’enfuie avant même que sa situation n’ait pu être clarifiée. Les autorités nationales doivent donc bénéficier d’un délai « bref » mais « raisonnable » pour identifier la situation de l’étranger en cause (points 30 et 31)
Que les salmigondis et les particularités procédurales du droit français de la garde à vue conduisent ensuite par deux fois la Cour de cassation, le 5 juin et le 5 juillet, à déclarer l’impossibilité de placer en garde à vue l’étranger en situation irrégulière ne change rien à l’affaire. La Cour de justice n’interdit pas la « garde à vue » dans ce cas là. Elle l’écrit dans les considérants 29, 30, 31 et 32 de sa jurisprudence, qui s’imposent à la Cour de cassation....
Dans le programme du PS, la politique migratoire est pourtant définie comme un « acte de souveraineté nationale »…
Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a déclaré vouloir réagir et a annoncé qu'il allait rédiger une loi « pour redonner un fondement légal à l’action du gouvernement ». Peut-il réellement s'opposer à la jurisprudence européenne ?
Dans l’interview qu’il a accordée la semaine dernière au quotidien Le Monde, le ministre a assuré que les régularisations ne dépasseront pas les 30 000 effectuées par le précédent gouvernement l’an dernier. Est-ce un objectif crédible ?
Le
traité de Schengen, qui a créé un espace de libre circulation européen,
a été la cible de Nicolas Sarkozy pendant la présidentielle. Faut-il le
remettre en cause pour que les États retrouvent leur souveraineté ?
Que le fonctionnement de cet espace commun pose problème est une évidence, mais les questions migratoires sont trop graves pour permettre des approximations de ce genre. Elles sont faites de chair et de sang, d’êtres humains qui se noient en Méditerranée et de réfugiés syriens ou tchétchènes en fuite. Admettre la complexité et la sensibilité des ces questions est une condition essentielle pour éviter leur utilisation par tous les extrêmes et nous contraindre à regarder les choses en face.
Question : Monsieur Noah, vous avez indiqué récemment que vous souteniez le programme du Parti socialiste quant à la taxe de 75 % sur les hauts revenus, est-ce vraiment le cas ?
Noah : "Oui, c'est absolument vrai car il y a tellement de gens qui souffrent qu'il est normal que les plus riches soient fortement taxés. J'ai bien dit que cette taxe de 75 % ne devrait concerner que les revenus supérieurs à un million d'euros par an !"
Question : Mais vous ne pensez pas que cela fera fuir les plus riches ?
Noah : "Ce n'est pas grave. Qu'ils partent. Je pense qu'il faut être généreux avec les plus faibles. C'est citoyen de payer plus d'impôt ! Ce qui compte c'est la générosité et le partage. D'ailleurs, mon dernier album qui vient de paraître évoque cette thématique. Vous l'avez écouté ?"
Question : Dans votre cas, cette taxe de 75 % se concrétisera par plus d'impôt ?
Noah : "Je ne sais pas. Vous savez je ne m'occupe pas des problèmes d'argent."
Question : Je repose ma question : Serez-vous concerné par cette taxe de 75 % ?
Noah : "En fait, je ne crois pas car mes revenus de source française n'atteignent plus aujourd'hui le million d'euros mais si cela avait été le cas, j'aurais accepté de payer cette taxe et donc d'être généreux."
Question : Donc, vous êtes pour une taxe que vous ne paierez pas ?
Noah : "Certes mais c'est parce que seule une partie de mes revenus est taxée en France. Mais je soutiens le principe de cette taxe par solidarité et par générosité pour les plus faibles."
Question : Mais si vous ne payez pas cette taxe et que vous pensez qu'il faut être généreux, accepteriez vous de verser une partie de votre fortune déjà acquise ?
Noah : « Non, cela n'a rien à voir avec le passé. J'ai bien précisé que j'étais pour cette taxe de 75 % pour les revenus futurs et pas pour les revenus passés ! »
Question : Mais accepteriez vous de donner une partie de votre fortune accumulée par le passé ?
Noah : "Laissez-moi tranquille avec ça, j'ai parlé des revenus futurs ! La générosité est un principe général, une philosophie de tous les jours. Je n'ai rien à prouver. C'est d'ailleurs ce que je dis à mon public. Avez-vous entendu parler de ma prochaine tournée ?"
Question : Votre fils a signé un contrat de 65 millions de dollars avec son club de basket / USA : contribuera t-il à payer pour les plus faibles ?
Noah : "Laissez mon fils tranquille. Il construit son avenir et il n'est pas en France. Il n'a donc pas à contribuer à cette taxe."
Question : Et vous, allez-vous contribuer à payer pour les plus faibles ?
Noah : "Je vous ai dit que mes revenus de source française sont aujourd'hui inférieurs à un million d'euros ! Donc, je ne suis pas concerné. Laissez-moi tranquille. L'interview est finie !!!
Question : Monsieur Noah, revenez, j'ai encore une question !
Noah : "Laissez-moi partir, je ne veux plus répondre."
Question : Monsieur Noah, Monsieur Noah !
Monsieur Noah a quitté précipitamment le studio RTL !



















