samedi 15 octobre 2011
Dette grecque: défaut de 50% selon Minc
vendredi 14 octobre 2011
Aubry rappelée à l'ordre par le camp Hollande
Dans 20 Minutes, la maire de Lille qualifie François Hollande de «candidat du système». «Attention à ne pas se tromper d'adversaire», la met en garde Pierre Moscovici. François Hollande appelle «à arrêter l'escalade».
«Malgré tout cela, une majorité des Français s'est portée sur les trois candidats qui portent le changement, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg et moi», insiste l'ancienne ministre bien que Ségolène Royal ait rallié François Hollande et . Quant à Arnaud Montebourg, après avoir entretenu le flou, il a finalement aussi choisi le député de Corrèze.
Les pro-Hollande ont aussitôt fait bloc autour de leur candidat. «Attention à ne pas se tromper d'adversaire», a lancé Pierre Moscovici. «On est passé de la dérive au dérapage», a déploré le coordinateur de campagne du député de Corrèze, arrivé en tête dimanche avec 39,2% des voix. «La primaire a été belle, il ne faut pas l'abîmer, il faut rester dans un rapport de respect». «Cette rhétorique peut évoquer d'autres familles politiques», s'est-il inquiété. Le chef des sénateurs PS, François Rebsamen, s'est lui montré encore plus direct dans ses reproches, expliquant que «le vocabulaire de Le Pen n'avait pas droit de cité entre candidats socialistes».Manuel Valls, ex-candidat à la primaire et rallié à Hollande, a poursuivi dans le même registre. «Je ne veux pas qu'on utilise les mots de la droite, voire de l'extrême droite pour disqualifier le candidat en capacité de faire le plus de voix!». «Il faut être capable de donner une autre image des socialistes», a plaidé le député qui souhaite une «une victoire ample» car «il ne faut pas qu'il y ait d'ambiguité pour gagner contre Sarkozy».Même la Haute autorité des primaires est intervenue, rappelant aux candidats d' «éviter les pièges du dénigrement comparatif et l'inévitable enchaînement des polémiques». Vous appartenez à le même famille politique. La fusion des équipes constituent la condition du succès en 2012».Aubry dit avoir critiqué «le système sondagier» et non l'homme
Cette poussée de fièvre a forcé François Hollande à recadrer ses troupes. «N'utilisons pas des mots d'escalade, ne nous créons pas nous même des divisions difficiles à résorber», a-t-il plaidé sur France Inter vendredi matin, lorsqu'on l'a interrogé sur les critiques de François Rebsamen. Le député de Corrèze a cependant aussi rappelé à l'ordre Martine Aubry dans les mêmes termes que ses lieutenants. «Arrêtons cette escalade, je crois que c'est un dérapage». «Quel serait mon pêché ? J'ai des électeurs qui m'ont placé en tête». «Il y a eu une campagne digne jusqu'à ces derniers jours. Elle ne mérite pas de disqualifier son opposant. Je ne suis pas dans un jeu de rôle ou une compétition interne. Je rassemblerai le PS, la gauche et les Français», a-t-il martelé. Pour preuve de son désir d'union, François Hollande a redit qu'il s'attendait à ce que Martine Aubry reprenne sa place de première secrétaire du PS, une fois la primaire passée, et qu'il entendait travailler avec elle.L'élu de Corrèze a cherché, dès que possible, à clore le sujet : «Laissons cela, je ne veux pas entretenir le feuilleton. Je fais très attention, comme le lait sur le feu, à ce que ça ne dérape pas». Déjà jeudi, lors de son dernier meeting au Bataclan, à Paris, François Hollande avait paru ménager sa rivale, même s'il regrettait à couvert qu'elle joue contre son camp en l'attaquant sans cesse. «Il faut déjà préparer ce moment si important de la réunion, de la réconciliation», dit-il. «Je ne dirai rien qui puisse dévaluer le vainqueur».
Face à ces avertissements, Martine Aubry a semblé attenuer ses propos vendredi matin, expliquant avoir remis en cause «le système sondagier». «Les commentateurs avaient choisi un candidat, cela ne remet pas en cause un homme», a-t-elle avancé sur France Inter. «J'ai répondu à une question qui était claire : «Estimez-vous que le système médiatique a choisi François Hollande?». J'ai répondu «oui je le pense»; il y a toujours eu pour les sondeurs un vote préféré... rappelez vous Barre, Balladur», a-t-elle décrypté tout en réfutant l'idée de «dérapage». «Lundi matin, nous serons tous derrière notre candidat!», assure-t-elle. «Si Hollande est élu, ce que je ne crois pas, je ferai ce qu'il dira!».
Il faut toujours se méfier de l’émotion quand elle interfère dans l’analyse de l’information. Et quoi de plus spectaculaire dans le quotidien d’un établissement scolaire qu’une professeur qui s’immole dans la cour d’un lycée ? Le raccourci entre la tragédie d’une enseignante et le malaise de l’école française est alors si rapide à emprunter... Et l’évidence si claire à reconnaître.
On préférera évidemment se garder de tout amalgame hâtif tant que l’enquête n’aura pas déterminé les causes exactes du geste de l’enseignante de Béziers. Dépression personnelle ou désespérance professionnelle : comment faire la part des motivations intimes quand, tout à coup, on décide d’en finir ? A quoi bon d’ailleurs ? «Un suicide, de toute façon, est toujours un accident» faisait justement remarquer Françoise Giroud qui, elle-même, avait tenté de mettre fin à ses jours...
Mais quelle que soit son histoire, le drame d’hier dépasse déjà ses acteurs parce qu’il remue beaucoup d’interrogations sur la pratique d’un métier exposé en permanence aux frustrations, au stress, à l’image de vous-même que vous renvoient vos élèves, aux sentiments mêlés de découragement et d’idéal. La pression est parfois si forte qu’elle peut emmener un(e) prof jusqu’aux frontières de l’irréparable.
Ce scénario du pire hante le ministre de l’Éducation nationale, confronté au ressentiment grandissant d’un corps enseignant qui s’estime abandonné aux doutes d’un système éducatif dégradé. La réalité du métier est désormais habitée, en effet, par une double crainte, intellectuelle - être à la hauteur de sa mission - mais aussi physique : la confrontation avec des classes difficiles à mener, voire à «tenir», est trop souvent une épreuve psychologique de longue haleine. Elle va, comme récemment à Schiltigheim, jusqu’à la peur de violences physiques.
La question, c’est désormais celle du degré d’exaspération, et de ses conséquences. La problématique, jamais tranchée, des classes surchargées et les interrogations permanentes sur l’efficacité du lycée entretiennent un climat délétère que les réformes successives ne parviennent pas à améliorer durablement. Une situation qui autorise toutes les confusions et toutes les approximations
Entre le discours systématiquement autosatisfait du pouvoir politique et l’instabilité chronique de l’école, le gouffre ne cesse de s’approfondir. L’application de Luc Chatel à apaiser le traumatisme d’hier montre l’inquiétude profonde du gouvernement à l’égard d’un phénomène dont il ne parvient plus à contrôler les limites. Si l’émotion est stérile, au moins parviendra-t-elle à souligner ce qui devrait être l’urgence de la prochaine présidentielle : l’école.
Primaires PS : Le petit prince de Montebourg
jeudi 13 octobre 2011
Primaire PS : Aubry reproche à Hollande d'employer "des mots de droite"
Martine Aubry reste offensive au lendemain du débat qui l'a opposée à François Hollande. La maire de Lille a estimé une nouvelle fois jeudi 13 octobre sur RTL que son adversaire de la primaire socialiste manquait de clarté, l'accusant d'avoir employé "des mots de droite" lors de leur confrontation, la veille.
En réponse, François Hollande a marqué sa différence, sur Europe 1 : "Je ne veux pas être dans la dévalorisation, je n'ai pas besoin, moi, de dénigrer, de dévaluer, de dénoncer. J'ai besoin simplement de convaincre autour d'un projet parce qu'après, j'aurai à rassembler", a dit le député de Corrèze.>> Voir les temps forts du débat en vidéo
"JE NE SUIS PAS LA GAUCHE SECTAIRE"
Assurant qu'elle "gagnerait" dimanche prochain, lors du second tour car elle a "une ligne, une cohérence" et n'a "pas besoin" de changer son discours entre les deux tours, contrairement à son adversaire, la maire de Lille a lancé : "Je ne suis pas la gauche sectaire", en guise de réponse à l'attaque de M. Hollande à son encontre, la veille. "Je n'ai pas aimé qu'il reprenne les termes de la droite pour la CMU, pour les 35 heures", a-t-elle ajouté.
Alors que le journaliste de RTL, Jean-Michel Aphatie, lui a demandé si la phrase lancée par son concurrent la veille l'avait blessée, Mme Aubry a répondu : "Cela ne m'a pas blessé mais c'est des mots de la droite et ca me gêne toujours quand un homme de gauche utilise les mots de la droite."
HOLLANDE NE VEUT "PAS TOMBER DANS CES CARICATURES"
"J'ai trouvé qu'il y avait des points de flou" chez M. Hollande, a assuré la finaliste de la primaire, citant tour à tour les sujets sur lesquels elle juge que le député de Corrèze "a changé d'avis", selon elle : l'éducation, le cumul des mandats ou les licenciements boursiers... "À l'évidence, la gauche que je propose n'est pas la sienne", a ajouté Mme Aubry, qui n'a pas voulu reconnaitre qu'elle visait François Hollande lorsqu'elle parle de "gauche molle".
Sur ces points précis, M. Hollande a répondu sur Europe 1 : "Je ne veux pas tomber dans ces caricatures, il n'y a pas ici des durs et des mous, les flous et les clairs". "La gauche n'a à être ni sectaire, ni fragile. Elle a à être elle-même : capable de lutter contre les inégalités et de redresser le pays", a-t-il énoncé. "Je n'ai pas cherché à blesser qui que ce soit" mais "je ne peux pas accepter l'idée qu'il y aurait une gauche molle", a commenté François Hollande, assurant : "Je ne fais jamais rien qui puisse heurter et diviser dans mon camp."
CLINS D'OEIL AUX ÉLECTEURS DE MONTEBOURG ET ROYAL
Avant le second tour, Martine Aubry et François Hollande ont aussi tenté de séduire les électeurs d'Arnaud Montebourg, qui n'a toujours pas pris position pour l'un des deux finalistes, et ceux de Ségolène Royal, qui a annoncé son soutien à François Hollande mercredi.
La maire de Lille a indiqué au sujet du député de Saône-et-Loire : "Je ne sais pas du tout" qui il va soutenir. "Je l'ai eu au téléphone et j'ai répondu à sa lettre". "Ségolène Royal sait mieux que quinconque que je n'ai pas triché" lors du congrès de Reims, en 2008, a aussi lancé Mme Aubry. Cette dernière a tout de même reconnu que le ralliement de Mme Royal pour M. Hollande l'a "déçu" car elle pense être "plus proche" de l'ancienne candidate à la présidentielle et de ses électeurs, que ne l'est M. Hollande, citant "des sujets" qu'elles ont "en commun", notamment les licenciements boursiers ou l'indépendance de la justice.
De son côté, celui qui est arrivé en tête au premier tour de la primaire socialiste a déclaré en direction des électeurs de M. Montebourg : "J'entends les messages, je suis sensible à cette inquiétude qui n'est pas nouvelle dans le pays sur la mondialisation et ses excès, et l'absence de protection (...) Mais je ne suis là que pour convaincre les Français sur une ligne cohérente."
Au sujet du ralliement de Mme Royal, il a redit qu'il trouvait ce geste "élégant" sur le plan personnel et "fort" sur le plan politique. Et pour conclure, François Hollande a assuré que s'il l'emportait dimanche en finale de la primaire face à Martine Aubry, celle-ci ferait la campagne "comme première secrétaire du PS".
Martine Aubry, maire de Lille, candidate à la... par rtl-fr
Hollande : "moi, j’évite la caricature" par Europe1fr
Socialisme primitif
Alors, les socialistes français : primaires ou primitifs ?
La réponse ne fait guère de doute. Nos socialistes s’étaient alliés avec communistes et radicaux de gauche pour proposer dès 1973 un Programme Commun qu’ils ont soigneusement appliqué pendant les tout premiers mois du septennat Mitterrand. Entre 1973 et 1981, ils n’avaient pas eu le temps d’adapter ni leur discours ni leurs mesures au changement radical de politique qui s’effectuait alors, dans le sens du libéralisme. Thatcher (1979), puis Reagan (1980) avaient donné le ton. Les « chocs pétroliers » avaient enfin eu raison de quarante ans de dirigisme et de keynésianisme, une période appelée à tort celle des « trente glorieuses ».
C’est ce même décalage que l’on retrouve aujourd’hui. Nos socialistes cultivent la nostalgie des lendemains qui chantent – le chant des sirènes sans doute. Ils sont toujours viscéralement contre le capitalisme, contre le marché, contre les riches, contre les patrons. Ils sont toujours viscéralement pour l’étatisme, pour la réglementation, pour la redistribution, pour la lutte des classes. « Je suis marxiste » déclarait François Mitterrand à la veille de son élection en 1981. Les candidats présents à ces primaires lui font implicitement écho, même s’ils n’ont pas la franchise de dire « Nous sommes marxistes ».
Les commentateurs essaient de percevoir des nuances entre les candidats. Hollande, vainqueur annoncé de la consultation, ne serait-il pas plutôt social-démocrate, voire centriste ? Manuel Valls ne serait-il pas quelque peu libéral, puisqu’il est le seul à avoir fustigé l’archaïsme de son parti ? Montebourg ne serait-il pas le plus gauchiste de tous, et Martine Aubry la plus traditionnelle fille de la SFIO ? C’est, à mon sens, faire trop de crédit à ces braves gens, car tous ont apposé leur signature au bas du programme du PS.
Il y a bien sûr une large part de démagogie dans ces 30 propositions. Qui ne serait pas en faveur de « la réussite de chaque jeune » ou pour « l’épanouissement des tout petits », ou pour « remettre l’hôpital au cœur du système de santé ». De même, certaines propositions rejoignent hélas, les discours de certains à droite : émission d’emprunts européens, fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG et progressivité accrue, des droits de douane européens, une TVA verte et bien d’autres mesures qui définissent le « politiquement correct » français.Mais il y a malgré tout le « socialistement correct » : attaque des sociétés, attaque de la finance, mépris pour la propriété (blocage des loyers, interdiction des licenciements « boursiers » (?), alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail (bonne idée !), et enfin une banque publique d’investissement (l’appellera-t-on Gosbank, comme en URSS ?).
On me fera remarquer, non sans quelque raison, que le socialistement correct a pénétré aussi les rangs de la majorité présidentielle. J’ai protesté contre cette droite « caméléon », qui mange à tous les râteliers, y compris ceux des gauches et droites les plus extrêmes. Je ne sais, finalement, ce qu’il y a de pire : une droite illisible, ou des socialistes trop lisibles pour être suivis.
Comme les choses seraient plus simples si les socialistes français, à l’instar de la plupart des socialistes du monde entier, acceptaient pour bases de l’économie la libre entreprise et le libre échange, et pour bases de la société le respect de la propriété et le jeu de la responsabilité !
Dès 1959, les socialistes allemands, avec la Charte de Bad Godesberg, avaient rompu avec le marxisme. C’est un chancelier socialiste, Gerhard Schroëder, qui a rendu au marché du travail sa fluidité, ce qui vaut à l’Allemagne un taux de chômage qui est la moitié de celui de la France. En Nouvelle Zélande et en Australie, ce sont les socialistes qui ont réformé les retraites en passant de la répartition à la capitalisation. Au Canada, ce sont les gauchistes du Parti Libéral qui ont privatisé et réduit de 75 % le nombre des fonctionnaires.
Appelez-moi le Directeur !…. Ainsi devra commencer la diatribe de chacun des concurrents du Championnat de France des Râleurs, organisé ce week-end à Lyon. Après cette mise en gueule imposée, les candidats se livreront à un exercice libre de rouspétance, grogne et autre râlerie sur les voisins, la famille ou le boulot… Belle invention que ce Championnat. Il nous fait souvenir que le Français, en plus d’être un veau selon le Général, est un grognard congénital, justement capable de virer son Général quand il en a marre. Et il nous fait douter fortement des résultats d’une étude publiée hier : elle nous explique que le sentiment de bien-être des Français augmente avec les revenus, et diminue avec la maladie et le chômage. Jusque-là, on suit. Mais l’étude ajoute que, globalement, et contre toute tradition râleuse, les Français seraient plutôt contents de leur sort… Appelez-moi le Président !
La “Main de Dieu” a encore frappé
Autant est curieux le deux poids deux mesures du pouvoir, plus encore l’est l’indifférence du citoyen face à ce genre d’actions qui ne sont rien qu’une autre forme de corruption. Les gouvernements et les banques centrales pervertissent le marché pour leur bénéfice propre.
En 1988, Ronald Reagan créa le Groupe de travail sur les marchés financiers, qui se matérialisa au travers du décret-loi 12.631, avec pour but d’« améliorer l’intégrité, l’efficacité, l’ordre et la concurrence des marchés financiers [des États-Unis], en même temps que de maintenir la confiance des investisseurs » [sic]. C’est-à-dire la manipulation éhontée du marché. Curieusement, si un particulier faisait la même chose, il irait en prison aux États-Unis, mais si e gouvernement le fait, il gagne des électeurs.
En réalité, personne ne sait ce que fait ce groupe. Ses actions sont aussi opaques que celles de la mafia. À tel point que, pendant de nombreuses années, les analystes croyaient qu’il s’agit d’un conseil politique supplémentaire qui se consacrait à passer facture pour ne rien faire. Malheureusement, il n’en est pas ainsi.
Le membre du Congrès Ron Paul a demandé à plusieurs reprises ce que faisait ce groupe et comment il travaillait. Bernanke a toujours esquivé les questions de Paul, et en beaucoup d’occasion n’a pas répondu du tout puisque rien ne l’oblige à répondre aux questions du Congrès. D’un autre côté, un ancien membre de la Fed, Robert Heller, affirma dans le Wall Street Journal avant la crise que le Réserve fédérale « au lieu d’inonder toute l’économie de liquidités, et par conséquent augmenter le risque d’inflation, pourrait être en train d’acheter des actifs à taux variable directement sur le marché des futures ». Maintenant, nous savons que la Fed fait l’un et l’autre.
Depuis la crise de 2008, l’intervention de ce groupe, connu comme la « Main de Dieu » et qui a créé des séquelles en Europe, a augmenté son activité même si c’est toujours nié. Beaucoup d’analystes qui avant ne croyaient pas au pouvoir réel de ce groupe, semblent admettre maintenant son intervention directe sur le marché.
[Le] mardi [4 octobre], il se passa quelque chose de curieux avec l’indice Standard & Poor’s (S&P). à la première heure, le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, vint déclarer que si l’économie stagnait, la Fed prendrait les choses en main et créerait plus de stimulus. La bourse ne réagit pas à la nouvelle et continua à baisser pendant toute la journée jusqu’au trente dernières minutes. Alors, d’un coup, et sans aucune raison, elle commença à monter. Le S&P passa d’une perte à un gain de 2%. Encore une fois était intervenu la « Main de Dieu ». L’inexplicable remontée soudaine fit que les courts (ceux qui misaient à la baisse), commencèrent à racheter pour limiter les pertes, ce qui augmenta encore plus la montée presque verticale du S&P et du Dow Jones.
Autant est curieux le deux poids deux mesures du pouvoir, plus encore l’est l’indifférence du citoyen face à ce genre d’actions qui ne sont rien qu’une autre forme de corruption. Sans besoin de rechercher le gain direct, les gouvernements et les banques centrales pervertissent le marché pour leur bénéfice propre pour gagner électeurs et pouvoir sur la société. Quel sens cela a-t-il que le gouvernement fasse des lois de transparence financière, mille régulations et après être le seul à les enfreindre ?
Probablement le mythe du bon gouvernement persiste-t-il chez le citoyen imprudent dans sa croyance que toutes le atrocités des bureaucrates sont positives quand elles sont travesties de gloire et de bonté, comme le fit Reagan en affirmant que la régulation « améliore l’intégrité, l’efficacité et l’ordre… du marché ». Le résultat de tant de « bonté » est l’augmentation de la volatilité, de l’incertitude, des pertes et une économie planifiée qui ne vit que pour financer les vices et les ambitions des banquiers centraux et des politiciens. Avec ces stratégies, le gouvernement peut tromper les gens, mais il ne les sortira pas de la crise.
Article original
En débat, Martine Aubry et François Hollande ont surjoué leurs différences
C'était tant attendu entre les deux finalistes de la primaire socialiste, au moment où la tension monte entre les deux camps, à l'approche du second tour. Mais au final, cette heure quarante-cinq d'émission, sur France 2 avec Le Monde et France Inter, a donné des échanges parfois techniques. Les oppositions de style, de posture politique, ont certes été plutôt plus vives que dans les débats précédents, mais elle n'ont pas vraiment fait bouger les lignes, Martine Aubry comme François Hollande restant dans le positionnement adopté depuis le début de la campagne.
>> voir les temps forts du débat en vidéoDes confrontations parfois très techniques. Faute de vrais désaccords de fond, les candidats ont poursuivi leur confrontation autour de points parfois ardus, comme la "règle d'or", ou le nombre de postes d'enseignants qu'il serait nécessaire de créer : sur ce dernier point, Martine Aubry conteste son chiffrage : "60.000 fonctionnaires, c'est bien 2,5 mds d'euros ? Donc tu mets 2,5 milliards ?...". François Hollande répond en évoquant le coût du reboublement, chiffré récemment à 2,5 milliards lui aussi. S'en suit une bataille de chiffres qui brouille l'opposition sur le thème de l'éducation, pourtant assez important à gauche.
Même chose sur la réforme des retraites que propose le PS, où à force de chercher à s'opposer, les deux adversaires en sont venus à des points accessibles seulement aux spécialistes. Martine Aubry en est venue à citer une prise de position du député de l'Ardèche Pascal Terrasse, soutien de M. Hollande, qui aurait selon elle évoqué dans une "dépêche" un passage de l'âge légal de départ à 65 ans. "Tu as dû mal comprendre", a assuré M. Hollande, tandis que le député Terrasse apportait sur le réseau Twitter un "démenti formel". Même tonalité sur les licenciements "boursiers", mesure proposée par Ségolène Royal. A ce sujet, François Hollande, que l'ex- candidate soutient désormais, juge que "le problème de la justice, c'est qu'elle est trop tardive". "Il faut une procédure en référé", dit-il, alors que Martine Aubry évoque "la possibilité pour les salariés de saisir le tribunal de commerce", voire de "mettre sous tutelle l'entreprise". Une divergence réelle, mais qui concerne les modalités d'application d'une volonté commune.
Autre affrontement feutré : le cumul des mandats, thème que Martine Aubry martèle depuis la rentrée, fustigeant le changement de position de son adversaire sur cette question. "Moi j'ai un principe incontestable (...) je respecte les décisions de mon parti", rétorque François Hollande, en référence à la décision de l'ex-première secrétaire de reporter, sous la pression des élus PS, l'application de la règle de non-cumul votée au sein du PS à l'après 2012. Reste une petite différence : Hollande n'appliquerait la loi qu'en 2014, Aubry en 2012.
- Des oppositions de postures. Sortis des débats exigeants sur les mesures, on a vu des piques visant les styles respectifs des candidats. Résolument offensive, Martine Aubry a de nouveau attaqué son adversaire : ne parlant plus de "gauche molle", elle a toutefois estimé que "face à une droite dure, face à une crise qui dure, il faut une gauche forte". Réponse de François Hollande: "On sort de cinq ans d'une présidence brutale, et on serait une candidature sectaire ? Non, je ne le suis pas."
A la fin du débat, les deux candidats ne s'affrontaient plus sur leurs idées mais sur leurs personnes. "On a confiance en moi parce que je suis claire. François Hollande a changé de position sur certains points. (...) Le flou est la pire des choses", a lancé Martine Aubry. "Chacun a son expérience et sa clarté, ça sera mesuré par les Français dimanche", a répondu François Hollande. Les deux candidats ont eu bien du mal à promettre que chacun d'eux respecterait le vainqueur du second tour et s'unirait derrière lui.
Dans cette opposition de postures, chacun a gardé le positionnement adopté depuis le début de la campagne. Tout en l'affinant. M. Hollande a rappelé qu'il avait été "constant" et "candidat à l'âge de 26 ans" et avait remporté circonscriptions qui ne lui étaient pas offertes, une allusion au fait que Mme Aubry a succédé, à Lille, à Pierre Mauroy, figure de la gauche. Il n'a pas non plus hésité à faire allusion au congrès de Reims de 2008, suite auquel Martine Aubry avait été accusée d'avoir triché pour l'emporter face à Mme Royal.
Martine Aubry a de nouveau taclé François Hollande sur son manque d'expérience. Elle a rappelé souvent son passé de "ministre" et cité plusieurs fois, comme contact international, Poul Nyrup Rasmussen, président du parti socialiste européen, au risque de perdre le spectateur. Quand on lui a demandé si elle ferait de M. Hollande son premier ministre, elle a lâché : "Il faut avoir un premier ministre plus jeune que soi."
Des signaux vers les électeurs de Montebourg, Royal et les écologistes. Les deux opposants ont aussi utilisé toutes les occasions possibles pour lancer des appels du pied à différentes catégories d'électeurs. François Hollande a ainsi évoqué les "licenciements boursiers" chers à Ségolène Royal, ou des "débats citoyens" qui rappellent la "démocratie participative" de Ségolène Royal. Cette dernière, qui a rallié Hollande, a été saluée par les deux débatteurs.
Mais la cible principale était Arnaud Montebourg, le "troisième homme" du premier tour. Sur ses positions de prédilection - protectionnisme européen et encadrement des banques -, Martine Aubry et François Hollande ont musclé leurs positions, évoquant pour l'une les "dégâts du libre échange" et sa proposition de "juste échange", tandis que l'autre se disait favorable à "l'économie ouverte, pas l'économie offerte" et parlait de "réciprocité" dans les échanges internationaux.
>> Lire Montebourg dément avoir annoncé son soutien à Hollande
>> Lire Martine Aubry a répondu à la lettre d'Arnaud Montebourg Tous deux ont également cherché à séduire des niches électorales, les écologistes pour François Hollande, qui a parlé de "'taxe carbone aux frontières de l'UE", et les femmes pour Martine Aubry, qui s'est adressée à elles à la fin de l'émision.
Dans leur conclusion, Aubry et Hollande se sont opposés mais encore dans la lignée de la campagne : "Si on ne change pas profondément notre système, la France sera dans le déclin, c'est cela que j'appelle la gauche forte", lançait Martine Aubry. "Il faut rassembler, rassurer, réconcilier. Trop de promesses ont été faites, il faut des actes", a rétorqué son adversaire. L'un a promis le "progrès", l'autre la "victoire".
Pourquoi la Slovaquie s'est opposée au fonds de secours européen
C'est sans doute la première fois que la Slovaquie attire l'attention de la sorte. La décision des députés slovaques de rejeter, mardi 11 octobre dans la soirée, le renforcement du Fonds de secours financier de la zone euro (FESF), a placé l'une des plus petites économies de l'Union européenne sous le feu des projecteurs mais aussi des critiques.
Le dernier des 17 pays de la zone euro qui devaient approuver l'élargissement à 440 milliards d'euros de ce fonds de secours, décidé le 21 juillet, est en effet le seul à avoir dit "non", mettant un coup d'arrêt au moins temporaire aux efforts européens pour stopper la contagion de la crise de la dette.Pour le chef de file du SaS, Richard Sulik, l'unique solution à la crise de la dette réside dans le respect par l'ensemble des Etats membres des règles d'équilibre budgétaire. La Slovaquie n'a pas à payer pour l'irresponsabilité de la Grèce, assène-t-il. Bratislava avait d'ailleurs déjà été la seule à avoir refusé de participer au premier prêt d'urgence accordé à la Grèce en 2010.
Ce discours rencontre un écho particulier dans une société de plus en plus hostile à l'Europe, alors que s'atténue l'enthousiasme de l'adhésion à l'Union européenne en 2004 et à la zone euro en 2009. Selon les sondages, 70 % des Slovaques sont opposés au renforcement du fonds de stabilisation, de même que de nombreux hommes politiques de tous bords.
DIFFICULTÉS ÉCONOMIQUES
Car la Slovaquie, durement touchée par la crise économique, est aujourd'hui l'une des économies les plus pauvres de la zone euro, bien plus fragile que la Grèce. Dans les années 2000, le pays post-communiste, surnommé le "Detroit de l'Europe" (en référence à la ville américaine), mise sur l'industrie automobile. Elle attire de grands constructeurs étrangers comme PSA Peugeot Citroën, Audi, Kia ou Volkswagen et se développe rapidement. Jusqu'en 2007, la croissance oscille autour de 10 %, tandis que le déficit budgétaire et le chômage sont au plus bas.
La crise économique change la donne. "L'industrie automobile était exportatrice à 80 %. Lorsque les marchés se sont rétractés, la Slovaquie a perdu beaucoup d'argent", dit Etienne Boisserie, chercheur à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) et spécialiste de la Slovaquie. Aujourd'hui, la croissance dépasse difficilement la barre des 1 %, le déficit a atteint 8 % du PIB et le pouvoir d'achat ne représente que les trois quarts de la moyenne européenne. Avec 780 euros, la moyenne des salaires slovaques se hisse juste au-dessus du salaire minimum grec, qui atteint 750 euros.
Le renforcement du FESF, un outil destiné à venir en aide aux pays en difficulté financière (dont la Grèce, lourdement endettée), s'apparente donc un réel effort pour les Slovaques. Si la contribution de la Slovaquie représente "seulement" 7,7 milliards d'euros en valeur absolue, soit 1,75 % des 440 milliards d'euros du fonds, cette part grimpe à 10 % rapportée au PIB.
"COUP POLITIQUE"
Ces derniers mois, la Slovaquie a tout fait pour repousser le vote du renforcement du fonds, espérant qu'un autre pays s'y oppose avant elle. Mais mardi, Bratislava, dernière sur la liste de ratification, était au pied du mur. Et si les députés ont au final rejeté le texte, c'est aussi en raison de divergences politiques.
"Ce vote négatif met en lumière les faiblesses et le manque de cohérence de la coalition de centre-droit actuellement au pouvoir, notamment sur les questions économiques", estime Etienne Boisserie. Sans les 22 députés libéraux du SaS, qui n'ont pas participé au vote, la coalition et ses 55 députés restants ne pouvait en effet pas songer à obtenir la majorité requise de 76 élus sur 154. Par contre, les 64 voix de l'opposition sociale-démocrate (Smer-SD), favorable au renforcement du fonds, auraient pu faire pencher la balance en faveur du plan européen. "Les sociaux-démocrates estiment, à l'image d'une partie de la coalition, que la solidarité doit primer au sein de l'Union européenne, et que l'on ne peut profiter de ses avantages sans pâtir de ses inconvénients", explique Grigorij Meseznikov, politologue à l'Institut des affaires publiques de Bratislava.
Mais lors de ce vote, les enjeux de politique intérieure slovaque ont pris le dessus sur les préoccupations européennes. La première ministre, Iveta Radicova, affaiblie depuis plusieurs mois, a assorti le vote du renforcement du fonds d'un vote de confiance du gouvernement. Et l'opposition a saisi l'occasion pour fragiliser le pouvoir en place. "Les sociaux-démocrates ont préféré s'abstenir plutôt que de soutenir le gouvernement, analyse Etienne Boisserie. Mais surtout, ils ont fait un coup politique en proposant un accord au gouvernement : ils voteront en faveur du plan européen à condition de dissoudre le Parlement et de convoquer des élections législatives anticipées."
"Le gouvernement d'Iveta Radicova n'a eu d'autre choix que d'accepter car il a perdu toute légitimité", assure Grigorij Meseznikov.
RATIFICATION ASSURÉE... DANS QUELQUES JOURS
L'accord a été scellé mercredi. L'opposition a obtenu des élections anticipées pour mars 2012 en contrepartie desquelles elle s'est engagée à voter en faveur du renforcement du Fonds de secours de la zone euro, conférant ainsi à la coalition une majorité confortable de 119 sièges. Le second vote aura lieu au Parlement d'ici "vendredi au plus tard", a indiqué le chef des sociaux-démocrates, Robert Fico, assurant que "le parlement va ratifier le FESF sans le moindre problème".
Malgré le rapide retournement de situation, l'image de la Slovaquie sur la scène européenne pourrait pâtir de ce jeu de poker menteur. Mercredi, les président de l'Union européenne et de la Commission européenne, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso, ont en effet rappelé à l'ordre Bratislava, l'incitant "à dépasser les considérations politiques à court terme et à utiliser la prochaine occasion pour adopter rapidement un nouvel accord".
"Pendant trois jours, Bratislava aura peut-être une image de vilain petit canard, confirme Etienne Boisserie. Mais elle sera vite effacée car une majorité de députés a conscience de l'urgence et du fait que si la Slovaquie n'adopte pas le plan, elle en paiera le prix pendant de nombreuses années."
Les deux candidats PS proposent un contrôle des banques
Les deux candidats à l'investiture socialiste en vue de la présidentielle de 2012 ont proposé mercredi le placement sous contrôle public des banques qui seraient recapitalisées par les deniers publics.
François Hollande a proposé trois mesures, l'instauration d'un droit de veto de l'Etat quel que soit le niveau de son entrée au capital d'une banque, la séparation des activités de dépôt et d'investissement, et une "mutualisation" des profits qui seraient réalisés par certains établissements."Il faut que les banques qui ont fait des bénéfices financent les banques qui font des pertes", a-t-il dit. "Si j'étais président, la première règle sera qu'une présence au capital signifiera droit de veto."
Martine Aubry a fait des propositions identiques, à l'exception de l'idée de "mutualisation" des profits bancaires, empruntée à Arnaud Montebourg, qu'elle n'a pas citée.
Le ton des deux candidats a été assez ferme vis-à-vis des banques. "Il faut arrêter de spéculer avec l'épargne des Français", a dit Martine Aubry.
Les deux candidats débats débattaient alors qu'un défaut partiel sur la dette de la Grèce est désormais envisagé, ce qui suppose ensuite un soutien aux banques, notamment françaises, qui perdront certaines de leurs créances.
















