TOUT EST DIT

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vendredi 30 octobre 2009

Le net rebond du PIB aux Etats-Unis confirme la fin de la récession

Après quatre trimestres de déclin consécutifs, le PIB américain a renoué avec la croissance (+ 3,5 %) au troisième trimestre 2009, grâce à un rebond de la consommation (3,4 %) et de l'investissement résidentiel plus important que prévu. C'est le premier signal positif concret depuis le début de la récession fin 2007.
La reprise américaine est sur les rails. Le département du Commerce a surpris hier la plupart des économistes en annonçant un net rebond de la croissance (+ 3,5 %), supérieur au consensus des analystes (3,2 %). Ce sursaut vient signaler la fin de la pire récession depuis l'après-guerre. Outre la réduction du déstockage des entreprises américaines qui avait lourdement pesé sur la croissance au premier semestre, c'est surtout le rebond plus net que prévu de la consommation (+ 3,4 %) et de l'investissement résidentiel (+ 23,4 %) qui ont tiré la croissance en mettant fin à quatre trimestres consécutifs de déclin. Même si le niveau de chômage demeure élevé avec un taux de 9,8 % de la population active, c'est le premier signal positif concret depuis le début de la récession en décembre 2007. Le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, a estimé que, malgré la reprise, la récession entamée en décembre 2007 restait « bien présente et mordante » pour des millions d'Américains. De son côté, le président américain, Barack Obama, y a vu le signe que « cette récession est en train de se dissiper », tout en prévenant qu'il restait beaucoup à faire pour que l'économie se rétablisse pleinement.
Effet non immédiat sur l'emploi

« Ce résultat tranche avec le déclin de 6,4 % de la croissance au premier trimestre. En termes de points de pourcentage, c'est le plus fort rebond depuis 1980 en l'espace de deux trimestres », s'est félicitée hier la présidente du « Council of Economic Advisers », Christina Romer. Elle y voit l'impact positif direct du plan de relance budgétaire de 787 milliards de dollars, lancé en février, en estimant même la contribution de l'American Recovery and Reinvestment Act de 2009 à « 3 ou 4 points de croissance de croissance réelle au troisième trimestre ». Au vu de la situation de l'emploi, la conseillère économique de la Maison-Blanche ne cache pas, toutefois, que « le chemin de la reprise pleine et entière sera encore long » et qu'il faudra du temps pour que le rebond du PIB se répercute sur l'emploi.

Selon les données publiées hier par le département du Commerce, la consommation qui représente 70 % de l'économie américaine, a représenté la principale contribution au rebond en ajoutant à elle seule 2,4 % de croissance. Mais la surprise majeure provient du rebond de l'investissement résidentiel (+ 23,4 % contre - 23,3 % au deuxième trimestre), soit la plus forte contribution à la croissance depuis 2005. Malgré une reprise de l'investissement dans les équipements et les logiciels (+1,1 % contre - 4,9 % au deuxième trimestre), l'investissement global des entreprises a reculé de 2,5 % en raison d'une chute de 9 % des dépenses dans le secteur non résidentiel. En revanche, le ralentissement de la politique de déstockage des entreprises (- 130,8 milliards de dollars contre - 160,2 milliards au deuxième trimestre) a permis de gagner un point de croissance. Hors inventaires, le PIB a augmenté de 2,5 %, contre + 0,7 % au deuxième trimestre. La plupart des économistes voient un signal positif dans ce ralentissement de la réduction des stocks qui avait pesé fortement sur la croissance (- 4 points) au premier semestre. En outre, la faiblesse du dollar a dopé les exportations de 14,7 %, même si la hausse des importations (+16,4 %) fait encore apparaître un solde négatif.
Incertitudes sur l'avenir

« Ce PIB meilleur que prévu confirme que la grande récession est terminée. La question est : s'agit-il d'une reprise statistique ou va-t-on connaître une reprise durable ? » a confié à Reuters Kevin Flanagan de Morgan Stanley. Après la perte de 7,2 millions d'emplois aux Etats-Unis depuis le début de la récession (dont 3,4 millions depuis janvier), le spectre d'une « croissance sans emploi » continue à hanter les économistes. Même après la fin de la récession de huit mois en 2001, il a fallu attendre 2006 pour que le taux de chômage repasse sous la barre des 5 %.

Le coût des obsèques augmente régulièrement

L'envolée du coût des obsèques (+ 35 % en dix ans) n'avait pas laissé de marbre l'UFC Que Choisir l'an dernier. Avant la Toussaint 2008, l'association de défense des consommateurs avait sorti une enquête remarquée sur les services funéraires et les travers de l'assurance-obsèques. Cette année, ce sont les professionnels du secteur qui occupent le terrain avec la présentation d'un manifeste à l'attention des pouvoirs publics. « Comme tout produit ou service, les prestations funéraires connaissent des augmentations de prix régulières, mais modérées, de l'ordre de 3 % par an en moyenne », assure la Confédération des professionnels du funéraire et de la marbrerie (CPFM), qui représente les deux tiers des entreprises en France. Une hausse qui s'expliquerait notamment par l'inflation de la charge salariale : « Nous faisons un métier de main-d'oeuvre avec assez peu de gains de productivité possibles. Il faut toujours quatre porteurs par cercueil », expliquait Michel Minard, le coprésident de la CPFM récemment, lors d'une table ronde sur le coût des services funéraires.

Si les funérailles reviennent en moyenne à 3.500 euros, la CPFM préfère disséquer la facture pour faire émerger « le vrai chiffre ». « Près de 40 % des dépenses d'obsèques ne sont pas imputables aux professionnels du funéraire », précise-t-elle. Les frais de tiers (avis de décès, frais de culte, taxes municipales, etc.) pèsent ainsi pour environ 20 %. Idem pour la TVA. Ce qui fait dire à Michel Minard que « l'Etat détient, avec le levier fiscal, le moyen le plus efficace de faire baisser les prix ».

Depuis 2005, la profession se bat pour un abaissement de la TVA à 5,5 %, alors que la quasi-totalité des prestations d'obsèques sont aujourd'hui assujetties à une TVA de 19,6 % - une proposition également défendue par l'UFC - Que Choisir et par cinquante parlementaires, qui ont signé une proposition de loi en ce sens en juillet dernier. Cette mesure déboucherait sur « un gain moyen de 350 euros par obsèques ». Un abaissement représenterait un manque à gagner de 180 millions d'euros pour l'Etat.

La CPFM veut également lever « toute ambiguïté » sur les contrats obsèques, les consommateurs n'ayant, selon elle, « pas une information suffisante pour choisir parmi les différents produits proposés ». Comme le réclamait l'UFC Que Choisir l'an dernier, elle demande que l'utilisation des termes « obsèques, funérailles ou funéraires » « ne soit pas autorisée si le contrat ne comporte pas de prestations d'obsèques détaillées et personnalisées ».Certaines offres ne seraient, estime la CPFM, que de « simples contrats d'assurance-vie »,dont le capital peut « éventuellement, mais pas forcément »servir à financer les obsèques.Sont visés les réseaux de distribution non funéraires (banques, assurances, mutuelles) et les contrats en capital, qui représentent plus de 70 % des souscriptions sur un marché en plein développement. En 2008, la Fédération française des sociétés d'assurances comptabilisait 2,29 millions de contrats obsèques, soit 11 % de plus que l'année précédente.

LAURENT THEVENIN, Les Echos

Mauvaise querelle

Grippe A (H1N1): Et une autre polémique... contre les labos

Un manque de transparence est dénoncé concernant les contrats de commandes des vaccins...
Alors que la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) suscite des réserves de la part des personnels soignants, les contrats relatifs aux commandes des vaccins font eux-mêmes l'objet d'une polémique. Selon Le Point paru ce jeudi, la communication du gouvernement autour de ces contrats a manqué de transparence.

L'hebdomadaire affirme que l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus), mandaté par Roselyne Bachelot pour conclure ces achats, a refusé de lui transmettre des copies de ces contrats en mettant en avant «la protection des intérêts essentiels de l'Etat». Au total, 94 millions de doses ont été achetées aux laboratoires pour 808 millions d'euros.

Les «contrats transmis à toute personne en faisant la demande»

Le ministère de la Santé s'est aussitôt défendu ce jeudi, indiquant que ces contrats «seront transmis à toute personne morale en faisant formellement la demande au ministère en charge de la santé».

«Les contrats relatifs à ces commandes seront désormais transmis à toute personne morale en faisant formellement la demande au ministère en charge de la santé», assurent jeudi les services de Roselyne Bachelot.

Le rapporteur du budget de la Sécu a trouvé porte close

Prenant au mot le ministère, Gérard Bapt (PS), le rapporteur spécial du budget de la Sécu, s'est rendu en début d'après-midi avenue Duquesne, l’adresse du ministère de la Santé, pour juger «sur place et sur pièce» des contrats en question, comme l'y autorise sa fonction. Bien qu'il ait prévenu les collaborateurs de la ministre de sa venue, il affirme avoir trouvé porte close.

«Je demande à consulter ces contrats, le fait qu'on semble vouloir me les cacher semble confirmer l'article du Point», «auquel cas ce serait particulièrement inquiétant», a-t-il lancé à Roselyne Bachelot une fois revenu, bredouille, dans l'hémicycle du Palais-Bourbon.

«N'allez pas chercher les problèmes où il n'y en a pas. Les contrats sont chez l'adjudicateur, ne faites pas de mauvais procès», a répondu la ministre, affirmant que Gérard Bapt avait bien rendez-vous au ministère mais... vendredi. Prenant à son tour la parole, le président PS de la commission des Finances, Didier Migaud, a rappelé «qu'un rapporteur spécial n'avait pas besoin de prendre rendez-vous, sinon le contrôle sur place et sur pièce de façon inopinée n'aurait plus de sens». L'en empêcher «est un délit», a-t-il dit.

«Prenez votre voiture, filez à l'Eprus»

«Le rapporteur spécial peut avoir accès à tous les documents, il vient quand il veut comme il veut... Les documents sont à l'Eprus», et «vous pouvez y aller, on vous les montrera... Si vous m'accusez de cacher quelque chose dans ces contrats, prenez votre voiture, filez à l'Eprus», s'est énervée la ministre.

Mais après avoir aussitôt téléphoné à l'Eprus, Gérard Bapt s'est étonné auprès de l'AFP qu'on lui ait répondu que les documents réclamés «avaient été portés la veille au ministère».

Concernant le nombre de vaccins commandés, qui fait lui aussi débat, le ministère rappelle que l'agence européenne du médicament n'a à ce jour pas statué sur le nombre d'injections nécessaires (une ou deux) et que les enfants et les personnes présentant des facteurs de risque resteront vraisemblablement soumises à une vaccination à deux injections pour une protection complète. «Les 94 millions de doses acquises, auxquelles il faut retrancher 10% qui seront données à l'OMS, ne permettront donc en aucun cas d'immuniser 94 millions de personnes», indique le ministère.

Un "grand emprunt" très politique

En France, tout emprunt populaire est d’abord une aventure politique. Pinay, Giscard, Balladur : les grands sages de la rigueur y ont eu recours pour rassurer les Français. Le futur grand emprunt Sarkozy, même conduit par deux inspecteurs des finances, Michel Rocard et Alain Juppé, est financièrement inutile (l’Etat emprunte déjà plus de 250 milliards cette année).

Mais il peut être politiquement utile : réfléchir "aux priorités nationales" afin de "permettre de préparer au mieux l’avenir de la France". Un peu comme le faisait à sa grande époque le commissariat au Plan de Jean Monnet qui faisait rêver d’avenir.

Des priorités de long terme, non solvables par le marché : au début de la semaine prochaine, le gouvernement recevra les propositions de la commission. Depuis deux mois, chaque mercredi matin, les 24 membres se réunissent à l’hôtel Marigny en toute discrétion. L’écrivain Erik Orsenna débat avec Nicole Notat, l’ancienne patronne de la CFDT reconvertie dans l’économie socialement responsable, l’ancien patron de Thales, Denis Ranque, affronte le polémiste Jean de Kervasdoué, économiste de la santé, la philosophe Monique Canto-Sperber se frotte à la banquière franco-marocaine Fatine Layt.

Ces experts s’appuient sur un diagnostic peu optimiste : dans le monde qui s’ouvre, la croissance future, en France, sera faible et le chômage de masse durable. Face aux urgences, il y aura donc moins de moyens mobilisables pour le long terme. Entre chaque plénière, les lobbyistes de tout poil se précipitent pour obtenir une part, voire les miettes d’un gâteau dont personne ne connaît la taille. Le nombre de secteurs appelés à devenir « priorité nationale » grossit chaque jour !

D’après nos informations, la commission a écarté les projets qui peuvent être financés par les acteurs privés. Peu de grands travaux classiques. Les nanotechnologies – les micro- technologies de demain – devraient être portées par le marché. Mais la généralisation de la fibre optique, pour l’ultra haut débit, devrait bénéficier d’un coup de pouce. Comme les grands projets « verts ». Mais la priorité de la commission sera la mise à niveau de notre appareil de recherche et d’enseignement supérieur. L’idée est de renforcer les points forts de la France plutôt que de partir vers des terres inconnues.

François Fillon a fixé la limite à 30 milliards contre Henri Guaino qui rêvait de 100 milliards. Les financiers plaident pour que ce grand emprunt soit réservé aux marchés financiers contre les banquiers qui voudraient en percevoir les commissions. Cela coûterait plus cher de faire appel au grand public (1 à 1,5 %). Mais si cet emprunt est un projet politique, pourra-t-on le lancer sans les Français ? Pas facile d’être rassurant.
Olivier-Jay

UE: Blair perd un soutien

Tony Blair, candidat à la future présidence de l'Union européenne, a vu l'un de ses probables soutiens s'envoler. Jeudi, José Luiz Zapatero a indiqué qu'il préférerait un président à l'engagement européen irréprochable.
Ça s'annonce mal pour Tony Blair. L'ancien Premier ministre britannique voit ses chances de devenir le premier président de l'Union européenne s'amenuiser chaque jour. Jeudi, c'est José Luis Rodriguez Zapatero qui lui a porté un rude coup en indiquant, en marge du sommet européen de Bruxelles, que les socialistes européens, soit l'ancien camp de l'Anglais, étaient plutôt enclins à le désigner… Haut représentant pour les Affaires étrangères. Un autre poste créé par le traité de Lisbonne, pour lequel les actuels candidats (on parle d'Hubert Védrine en France, de l'ancien ministre des Affaires étrangères allemand Walter Steinmeier, d'une ancienne ministre autrichienne, etc.) ne font pas le poids face au travailliste.

Le président du gouvernement espagnol a déclaré qu'il préférerait, à titre personnel, un président à l'engagement européen irréprochable et à même de défendre l'acquis communautaire. "Le critère mis en avant par le Parti socialiste européen (PSE), en exprimant une préférence pour le poste de Haut représentant pour les Affaires étrangères, me semble très raisonnable", a-t-il déclaré à la presse. "Nous ne soutenons ni n'excluons personne à ce stade mais le Parti socialiste européen a une détermination claire qui est d'obtenir le poste de Haut représentant et vice-président de la Commission européenne. Cette double fonction est très importante", a-t-il ensuite ajouté, histoire de motiver un peu plus Tony Blair.
Pas "eurocompatible"

Pourquoi la candidature de Blair pour obtenir ce poste qui mettra fin aux présidences tournantes de six mois ne convainc pas? José Luis Rodriguez Zapatero a relevé indirectement l'un des points faibles de la candidature de l'Anglais: son pays, le Royaume-Uni, n'a pas adopté l'euro, ne participe pas à l'espace Schengen et bénéficie d'une série d'"opt outs" sur plusieurs textes communautaires. Bref, il n'est pas "eurocompatible". "Je souhaite que le futur président soit un fervent défenseur de l'Europe et qu'il fasse une déclaration de principes en faveur du renforcement de l'Union européenne et des intérêts communautaires", a-t-il expliqué, avant de préciser que son expérience l'incitait à la prudence. Des sentiments partagés par Nicolas Sarkozy, même si officiellement il soutient le britannique.

Gordon Brown, qui approuve la candidature de son prédécesseur s'est montré peu loquace et a explique qu'aucune "décision n'a été prise" à l'issue de la réunion du PSE, au cours de laquelle José Luis Rodriguez Zapatero, le chancelier autrichien Werner Faymann et le chef du PSE, Poul Nyrup Rasmussen, ont été chargés de mener les négociations au nom des socialistes européens en vue d'obtenir l'un de ces deux postes créés par le traité de Lisbonne.

Non officialisée, la candidature de Tony Blair est soutenue par plusieurs pays, dont la Grande-Bretagne, l'Italie et la France, mais les plus petits pays de l'UE sont plus enclins à choisir Jean-Claude Juncker, le Premier ministre luxembourgeois. Doyen des chefs de gouvernement dans l'Union, il s'est déclaré cette semaine disponible pour le poste. Un autre groupe de pays, comme l'Allemagne, la Suède, la Pologne et l'Espagne, sans être opposés à l'un ni à l'autre, maintiennent l'ambiguïté sur leur soutien. D'autres candidats sont en lice, tel le Néerlandais Jan Peter Balkenende, l'ancien Premier ministre Finlandais Paavo Tapio Lipponen, ou encore l'ancienne présidente de la République irlandaise Mary Robinson, l'assurance d'un symbole fort pour l'UE. Mais cette dernière a déjà annoncé qu'elle ne souhaitait pas accepter le poste. Reste un nom, au cas où la candidature de Tony Blair ne prenait pas, celui de François Fillon. La rumeur, née en Angleterre, a pris du poids le mois dernier, mais l'intéressé a toujours nié. La réponse devrait intervenir à la mi-décembre.

La Chine et sa croissance sous stéroïdes

Christine Lagarde est en visite à Pékin pour booster le commerce entre la France et la Chine. Un pays où la crise a pu être enrayée par un gigantesque plan de relance... mais qui se demande comment en sortir.

Avec ses 8,9% de croissance en glissement annuel au troisième trimestre, c'est à se demander si la Chine a connu la crise. Quand le Bureau national des Statistiques a rendu son verdict la semaine dernière, même le gouvernement central s'est dit surpris de l'efficacité de son plan de relance.
Christine Lagarde est en visite à Pékin pour booster le commerce entre la France et la Chine. Un pays où la crise a pu être enrayée par un gigantesque plan de relance... mais qui se demande comment en sortir.

Avec ses 8,9% de croissance en glissement annuel au troisième trimestre, c'est à se demander si la Chine a connu la crise. Quand le Bureau national des Statistiques a rendu son verdict la semaine dernière, même le gouvernement central s'est dit surpris de l'efficacité de son plan de relance.

Pour éviter la crise, Pékin avait injecté en novembre 400 milliards de dollars dans l'économie, étalés sur deux ans. Ces bons résultats trimestriels ont d'ailleurs incité le plus haut organe de l'exécutif à reconnaître que la reprise était désormais "consolidée" De fait, de nombreux indicateurs sont au vert. A commencer par la hausse de la production industrielle de 13,2% en septembre, et par un rebond de 33% des investissements en capital fixe sur les neuf premiers mois de l'année. Ce 3ème trimestre 2009 aura aussi vu tripler les investissements chinois à l'étranger, entraînant une frénésie d'achats dont certains ne sont pas passés inaperçus, tel celui de Hummer. Surtout, les consommateurs ont réagi de façon quasi mécanique aux mesures d'aides à l'achat de véhicules et de biens de consommations durables (TV, appareils ménagers, ...). C'est particulièrement vrai dans les campagnes. Sur les 9 premiers mois de l'année, les ventes au détail ont augmenté de 16,5%. Les ventes de voitures sont sans doute les plus spectaculaires, avec une hausse de 78% en septembre.
Une croissance sous perfusion

Pourtant, les résultats ne seraient sans doute pas si bons sans les mesures du titanesque plan de relance, ni l'assouplissement de la politique monétaire. Routes, voies ferrées, centrales électriques, ports, ouvrages hydrauliques,... les grands travaux prévus par l'Etat sont entrés sans exception dans le plan de relance. Tant et si bien que la Banque mondiale évalue à 80% la part de l'aide publique dans la croissance du PIB chinois en 2009. "C'est une croissance aux stéroïdes" résume Michael Pettis, professeur de finance à l'Université de Pékin. La question est aujourd'hui de savoir comment l'Etat fera pour arrêter d'injecter autant d'argent dans le système sans provoquer un coup d'arrêt brutal de la croissance".

Autant la Chine a créé la surprise par l'ampleur et la rapidité d'exécution de son plan de relance, autant en sortir ne sera pas aisé. Encouragées à lâcher la bride sur les prêts, les grandes banques ont consenti un total de 1270 milliards de dollars de prêts en 9 mois, soit une augmentation de 75%. Si des plafonds venaient à limiter ces prêts, la correction pourrait être brutale. En juillet, une baisse de la croissance des prêts a provoqué la chute de plus de 20% de l'indice de référence de la bourse de Shanghai le mois suivant. Prolonger trop longtemps le plan de relance n'est pas non plus sans dangers. Cela pourrait même avoir des effets pervers, affirme un rapport de la Banque asiatique de Développement paru le mois dernier. Par exemple en détournant l'argent de l'investissement productif vers le marché immobilier ou boursier, ou en créant des pressions inflationnistes : "un tel scénario pourrait entrainer un important resserrement monétaire à moyen terme, et diminuer la croissance", estime le rapport.

Faiblesses structurelles

Car qui dit plan de relance ne dit pas forcément réformes. Menacée par la crise, Pékin a paré au plus pressé : faire en sorte que la croissance ne s'enraye pas. L'économie, elle, conserve ses faiblesses structurelles et la Chine ne peut plus considérer les exportations comme un pilier inébranlable de sa croissance. "Les exportations demeurent le talon d'Achille de l'économie chinoise, malgré une récente amélioration, analyse Hervé Liévore, stratégiste chez AXA Investment Managers. Le rythme des exportations est aujourd'hui extrêmement lent. Cela va peser sur le textile et les biens de consommation durable, deux secteurs qui écoulent 30% de leur production en valeur à l'étranger."

Et revoilà les subprimes !

La banque centrale américaine révèle que ces prêts risqués sont revenus à leur niveau de 2006.

On les croyait enterrés, renvoyés définitivement aux oubliettes de la finance. Erreur, les subprimes, ces crédits immobiliers destinés aux ménages les moins solvables, à l'origine de la crise, refont leur apparition aux Etats-Unis. Une récente étude de la Banque centrale américaine révèle que la part de marché dans les nouveaux prêts à l'immobilier des fameux subprimes est remontée à 20%, soit quasiment le même niveau qu'en 2006, juste avant le déclenchement de la crise.

Inquiétant ? Pas tant que ça, assure l'auteur de l'étude John Krainer, économiste à la Fed de San Francisco. Les trois organismes de refinancement hypothécaires parapublics, Freddie Mac, Fannie Mae et Ginnie Mae, apportent un soutien sans précédent au marché immobilier en détenant ou en garantissant quasiment 95% des nouveaux prêts hypothécaires.

En clair, c'est un peu comme si l'Etat américain se portait garant de tous les nouveaux prêts immobiliers distribués par les banques. Si le risque de défaut du côté des ménages est toujours aussi élevé, notamment chez les plus modestes, les risques de faillites bancaires sont eux plus limités qu'avant.

Pour autant, les banques américaines ne sont pas sorties d'affaire et de nouveaux montages financiers pourraient venir leur exploser à la figure. Leur nom : les options ARM (Ajustable Rate Mortage) et les prêts Alt-A (Alternative A Paper). Ce sont des prêts immobiliers à taux d'intérêt modulables. L'emprunteur peut choisir de rembourser son crédit à un taux bas pour une période relativement longue, avant que la banque ne réajuste le taux et ne recalcule le montant des mensualités qui peuvent alors atteindre des montants 65% supérieurs à ceux que payait l'emprunteur auparavant.

Or cette échéance approche à grands pas pour des centaines de milliers de ménages américains, si l'on en croit les deux économistes Thomas Porchet et Halim Madi, auteurs de "Reprise ou Re-crise" aux éditions Respublica. "Le risque de défaut sur ce type de prêt est considérable. Ces crédits vont se révéler les cousins germains des subprimes. Ayant été créés et souscrits plus tard, la vraie vague des faillites reste à venir !"

Régionales : l'UMP recule, le FN progresse

Dans le baromètre OpinionWay-Fiducial, le PS creuse l'écart avec les écologistes.

Le Front national réalise la plus forte progression dans l'enquête OpinionWay-Fiducial pour Le Figaro-LCI sur les intentions de vote aux régionales que nous publions vendredi. Avec un score de 9 %, soit 3 points de mieux qu'en septembre, le parti de Jean-Marie Le Pen apparaît comme le principal bénéficiaire des «affaires» qui ont alimenté le débat politique ces dernières semaines. Les responsables de la majorité n'en seront pas surpris : ils savent que c'est dans l'électorat populaire que cette séquence, qui a commencé avec les protestations de Frédéric Mitterrand contre l'arrestation du cinéaste Roman Polan­ski et s'est poursuivie par le feuilleton de la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad, a causé le plus de ravages.

Toutes les composantes de la majorité sont sanctionnées, puisque l'UMP perd deux points à 30 % et que le Nouveau Centre recule d'un point, de 4 % à 3 %. Autre forme d'expression de ce mécontentement : 28 % des per sonnes interrogées, soit 3 % de plus que le mois dernier, n'expriment pas d'intentions de vote.

Et ce ne sont pas les électeurs du PS qui se démobilisent, puisque le parti dirigé par Martine Aubry progresse de 2 points dans notre sondage. Du coup, il creuse l'écart avec les Verts et Europe Écologie, qui passent de 16 % à 15 % des intentions de vote. En juin, le PS et les écologistes étaient presque au coude-à-coude, les premiers étant crédités de 16,48 % des suffrages et les seconds de 16,18 %.

Le recul des écologistes est une bonne nouvelle pour les socialistes, qui craignent d'être dépassés au premier tour dans des régions comme l'Ile-de-France et Rhône-Alpes. Mais c'est un motif d'inquiétude supplémentaire pour la majorité, qui comptait sur les divisions à gauche pour compenser au deuxième tour le handicap constitué par l'absence de réserve de voix à droite.

L'impact des affaires

Le rapport gauche-droite s'établit à 42 % contre 33 %, alors qu'il était de 43 % contre 36 % le mois dernier. Les Verts ne sont pas les seuls à perdre des points. Le Front de gauche, qui rassemble le PCF et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, tombe de 8 % à 6 % des intentions de vote. Le MoDem passe, lui, de 7 % à 6 % des intentions de vote.

Ce tableau d'ensemble résume les tendances qui se sont dégagées au cours des dernières partielles. La plupart ont été remportées par la droite, mais de justesse, à cause de sa difficulté grandissante à mobiliser son électorat. La progression du FN multiplie le risque de triangulaires au second tour dans des régions stratégiques comme Provence-Alpes-Côte d'Azur. En Alsace, où l'extrême droite est traditionnellement forte, une poussée du Front national pourrait menacer l'UMP, bien qu'elle soit sortante. Le même phénomène est susceptible de lui barrer la route de la victoire en Champagne-Ardenne, l'une des régions qu'elle estime être en mesure de reconquérir. La progression frontiste est également perceptible en Rhône-Alpes, où l'union entre l'UMP et les centristes ne suffit déjà pas à menacer la suprématie du président sortant Jean-Jack Queyranne.

Le Nouveau Centre, tenté de se distinguer de l'UMP au premier tour pour s'adresser à l'électorat traditionnel de l'UDF qui s'est détourné du MoDem, va sans doute être refroidi dans ses ardeurs par son score. À 3 % au premier tour, ses listes ne pourraient pas fusionner avec celles de l'UMP au second.

Une dernière donnée confirme l'impact des affaires : 47 % des personnes interrogées, soit 5 % de plus qu'en septembre, disent qu'elles se détermineront en fonction d'enjeux nationaux, contre 52 % qui affirment toujours privilégier dans leur vote les enjeux spécifiques à leur région. La majorité l'a d'ailleurs compris, puisque c'est sur le terrain de l'identité nationale, un thème qui transcende les préoccupations locales, qu'elle a choisi de lancer sa contre-offensive.

LA PREUVE EST FAITE QUE LES FRANÇAIS AYANT VOTÉ POUR SARKOZY NE SE RECONNAISSENT PLUS DANS SA POLITIQUE, TROP À "GAUCHE" TROP TENDRE, MÊME SI LA CRISE EST PASSÉE PAR LÀ.

L'UE envisage des charters de clandestins européens

Les dirigeants européens envisagent de demander vendredi 30 octobre la création de vols charters financés par l'UE pour l'expulsion des migrants en situation irrégulière, mais la Commission européenne et certains pays se montrent encore très réservés.

La proposition est inscrite dans un projet de texte final du sommet des dirigeants européens qui s'est ouvert jeudi à Bruxelles et s'achèvera vendredi. Ce texte doit toutefois encore faire l'objet de discussions car la formulation générale du passage consacré à l'immigration est jugée "trop répressive" par plusieurs délégations et devrait être "retouchée", a indiqué un diplomate.
UNE DEMANDE FRANÇAISE

Cette proposition est directement inspirée par une demande française, soutenue par l'Italie. La France et la Grande-Bretagne ont organisé un vol conjoint à la mi-octobre pour emmener à Kaboul trois Afghans renvoyés de France et vingt-quatre expulsés de Grande-Bretagne. Et le ministre français de l'immigration Eric Besson a récemment souhaité la mise en place de vols conjoints "sous bannière européenne".

Le vice-président de la Commission Jacques Barrot, chargé des questions d'immigration, met cependant en garde contre le "tout sécuritaire" dans un entretien accordé au quotidien français La Croix à paraître vendredi. "Les Etats doivent trouver le point d'équilibre entre la part sécuritaire et la part d'humanité", a-t-il expliqué.
L'Europe ne peut plus se permettre d'être la plaque tournante de ce trafic d'hommes et de femmes qui cherchent un hypthétique El Dorado tant chez nous qu'aux Etats Unis.

Traité de Lisbonne : l'UE accepte la dérogation demandée par les Tchèques

Les dirigeants des pays de l'Union européenne ont accepté, jeudi 29 octobre, d'accorder à la République tchèque la dérogation qu'elle demandait pour ratifier le traité de Lisbonne. Cette décision lève un obstacle majeur à l'entrée en vigueur du traité.

"Le dernier obstacle politique à la ratification du traité de Lisbonne a été levé", a déclaré M. Barroso au cours d'une conférence de presse. "La route de la ratification est maintenant ouverte", a renchéri le premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, président en exercice de l'Union.
Le très eurosceptique chef de l'Etat tchèque a obtenu que son pays bénéficie d'une dérogation à la Charte européenne des droits fondamentaux, afin d'empêcher que les Allemands des Sudètes expulsés en 1945 puissent obtenir réparation. Il avait assuré avant le sommet qu'il ne s'opposerait plus à signer le traité de Lisbonne s'il obtenait satisfaction.

DERNIER OBSTACLE

Il reste toutefois un obstacle en République tchèque pour le traité, censé faire fonctionner l'Union européenne de manière plus efficace. La Cour constitutionnelle nationale doit encore se prononcer, sans doute le 3 novembre, sur un recours contre le texte déposé par des parlementaires eurosceptiques, amis de M. Klaus. La plupart des diplomates s'attendent à ce que la juridiction rejette ce recours.

Le traité doit impérativement être ratifié par les 27 pays de l'UE pour voir le jour. La République tchèque est le dernier d'entre eux à ne pas avoir encore achevé le processus car son chef de l'Etat avait posé des conditions pour apposer son paraphe.

Le traité de Lisbonne doit donner le jour au premier poste de président stable de l'Union européenne, poste convoité notamment par le Britannique Tony Blair et le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Il prévoit aussi un haut représentant aux affaires étrangères de l'UE, aux prérogatives renforcées.

jeudi 29 octobre 2009

Hollande "se tient prêt" pour 2012

"Là où je suis, je me prépare". L'ancien numéro un du PS François Hollande regarde dans le rétroviseur dans un livre d'entretiens, en s'appliquant le "Droit d'inventaires" cher à Jospin, et réaffirme qu'il se tient prêt pour la présidentielle de 2012.

Ayant cédé les rênes à Martine Aubry il y a un an, après le délétère Congrès de Reims, le député de Corrèze, 55 ans, n'a pas caché ses ambitions présidentielles. Après avoir lancé son association à Lorient, il a réuni récemment ses amis politiques à Périgueux sur la fiscalité.

Cet ouvrage de 400 pages à paraître le 5 novembre, fruit d'entretiens avec Pierre Favier, ancien chef du service politique de l'AFP, constitue un pas de plus dans l'affirmation d'une volonté. Hollande veut prendre sa "part personnelle des responsabilités", "situer celle des autres", se livrer à ce droit d'inventaire revendiqué par Lionel Jospin sur François Mitterrand.

Critique voilée de Ségolène Royal, candidate en 2007? Hollande évoque longuement la campagne de son ancienne compagne. L'importance du moment politique "justifiait de mettre nos problèmes personnels de côté". "Ma vie sentimentale était déjà ailleurs", dit-il sobrement, tout en réfutant les reproches adressés de l'avoir laissé seule.

Assurant "Je suis libre", François Hollande n'a "plus de comptes à rendre à personne, n'ayant plus à faire de synthèse, de compromis de bienséance". Mais à l'ouverture des primaires, il se demandera s'il est "capable d'occuper la responsabilité" ou s'il "y en a un autre, dans sa famille politique qui lui paraît, au-delà des sondages et des faveurs d'un instant, en meilleure situation pour gagner et ensuite réussir".

ENCORE UN LIVRE POUR VOS CADEAUX DE FIN D'ANNÉE.

Le financement de la lutte contre le réchauffement climatique divise les Européens

Quel montant engager ? Et, surtout, comment répartir la "note" entre les différents pays de l'Union européenne ? La question du financement des actions d'adaptation au changement climatique dans les pays en développement sera au cœur des discussions entre chefs d'Etat et de gouvernement européens réunis en fin de journée ce jeudi 29 octobre à Bruxelles. Cela promet une "belle bagarre", car c'est peu dire que ce sujet, qui sera l'un des chapitres importants du sommet des Nations unies à Copenhague du 7 au 18 décembre et qui suscite de vifs débats au plan international, provoque de fortes divergences chez les Européens.
La Commission européenne suggère, depuis la mi-septembre, d'accorder aux pays en développement une première tranche d'aide comprise entre 5 et 7 milliards d'euros par an, en attendant l'entrée en vigueur d'un document succédant au protocole de Kyoto. Dans un deuxième temps, l'exécutif européen propose de mettre sur la table des négociations entre 2 et 15 milliards d'euros annuels sur les quelque 100 milliards nécessaires à partir de 2020, selon elle, pour combattre le réchauffement de la planète. La proposition européenne consiste également à mettre à contribution les pays en fonction avant tout de leur niveau d'émission de gaz à effet de serre.

Mais l'Europe "est divisée en deux camps", avec notamment un certain nombre de pays d'Europe centrale, emmenés par la Pologne, "pour qui il faut trouver une formule qui permette aux pays les plus pollueurs, qui sont également les moins riches, de payer un petit peu moins", explique Philippe Ricard, du bureau européen du Monde à Bruxelles : cliquez ici pour écoutez

Avant le sommet de Bruxelles et à l'issue d'une réunion à laquelle participaient neuf pays d'Europe centrale, le premier ministre hongrois, Gordon Bajnai, a déclaré que ces pays s'opposaient toujours aux plans de compromis de la présidence suédoise de l'UE. "La proposition de répartition des efforts n'est pas acceptable dans sa forme actuelle", a-t-il indiqué.

Pas certain donc que les Vingt-Sept parviennent à trouver un accord ce soir ou demain à Bruxelles. Ce qui pourrait renvoyer toute décision à un conseil extraordinaire en novembre, souligne Philippe Ricard

Les députés suppriment les avantages fiscaux des sportifs

L'Assemblée nationale a décidé jeudi 29 octobre de mettre fin à certains avantages fiscaux des sportifs professionnels. Un amendement en ce sens d'Yves Bur (UMP), finalement soutenu par les ministres Roselyne Bachelot (santé) et Eric Woerth (budget), a été adopté par 91 voix contre 22 dans le cadre de l'examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2010.

Concrètement, la mesure prévoit de mettre fin au 31 décembre 2009 à des exonérations fiscales liées au "droit à l'image" des sportifs. Ce dispositif, voté en 2004 et censé disparaître en 2012, prévoit que la part de la rétribution versée par le club en contrepartie des bénéfices tirés de la popularité des joueurs (droits télé, produits dérivés) n'est assujettie ni aux charges sociales ni aux charges patronales. Ces exonérations de charges sont compensées par l'Etat, à qui cela a coûté 32 millions d'euros en 2008.

Ces avantages fiscaux – qui ne concernent que les sports collectifs et en premier lieu le football – avaient surtout pour but de favoriser la compétitivité des clubs français, réputés désavantagés économiquement par rapport à leurs homologues européens. Evoquant les amendements discutés par les députés, la Fédération française de football (FFF) avait d'ailleurs exprimé son "inquiétude" face à des mesures qui "risquent de fragiliser l'ensemble de l'édifice du football français". La suppression du droit à l'image collective "menacerait l'économie du rugby français", avait aussi prévenu le président de la Ligue nationale de rugby, Pierre-Yves Revol.

Mais en ces temps de crise, donner des avantages à des joueurs déjà très bien payés n'était pas du goût de certains députés. "Depuis l'adoption du 'droit à l'image', la crise a frappé et les Français comprennent mal que certains puissent se dégager du devoir de solidarité nationale", avait plaidé Valérie Rosso-Debord (UMP). "Le sport business commence à écœurer les Français" s'était notamment emporté le député UMP Philippe Meunier.

Mais même dans les rangs de la majorité, la mesure divise. Samedi, l'amendement avait été provisoirement retiré et le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, avait lui même pris parti contre la suppression de ces avantages. Jeudi encore, plusieurs députés UMP ont dénoncé cette remise en cause, en particulier les anciens champions olympiques Jean-François Lamour et David Douillet.

C'EST PAS TROP TÔT !

JE M'INQUIÈTE

DU SILENCE ASSOURDISSANT DES MEDIA AU SUJET DE LA DOUCHE À 245 000 EUROS QUE LE CHEF DE L'ÉTAT AVAIT FAIT "POSER" LORS DU SOMMET EUROPÉEN ?
HIER C'ÉTAIT HARO SUR CES DÉPENSES DU PRINCE, AUJOURD'HUI, QUE DISENT-ILS D'AVOIR RELAYÉ UNE FAUSSE NOUVELLE ?

Identité nationale : Ségolène Royal se démarque du PS

L'ex-candidate socialiste estime que c'est un «vrai débat» et qu'il est «fondamental».

Une fois de plus, Ségolène Royal prend le contre-pied de ses pairs. Certes, elle a estimé mercredi que le débat sur l'identité nationale constituait une «opération de diversion et une opération de conquête d'un certain électorat avant les élections régionales» de mars. Mais elle aussitôt ajouté qu'elle considérait que ce débat est «un vrai débat». «J'ai été d'ailleurs la première à poser la question de la nation et de l'identité nationale», a-t-elle assuré. «Qu'est-ce qui fait que les Français tiennent debout ensemble ? Ce débat est fondamental.»

Depuis qu'Éric Besson a invité les acteurs de la vie publique et associative à se rendre dans les préfectures pour y discuter de l'«identité nationale», l'initiative, qu'il a annoncée dimanche au «Grand Jury RTL-Le Figaro», a ses partisans et ses adversaires dans chaque camp.

Elle enchante la direction de l'UMP, bien décidée à exploiter à fond cette occasion de renouer avec des thèmes chers à un électorat quelque peu traumatisé par les récentes «affaires». Mardi soir, lors de la réunion hebdomadaire du bureau exécutif, le député du territoire de Belfort, Damien Meslot, a suggéré de lancer une vaste consultation des militants sur le sujet. L'idée a séduit tous les participants, Éric Besson compris. D'accord sur le principe, Xavier Bertrand a demandé au ministre en charge du dossier d'étudier ses modalités d'application. Pas évident de présenter sous forme de questionnaire, fût-il à choix multiples, une problématique aussi complexe. Besson fera ses propositions au prochain bureau exécutif, mardi. Il a déjà quelques pistes : «On peut imaginer une partie qualitative, en demandant par exemple aux militants quels sont les mots qui leur viennent à l'esprit quand on leur parle de l'identité française», nous a-t-il expliqué. Le ministre a aussi en tête «des questions simples pour vérifier le degré d'adhésion aux mesures concrètes» qu'il envisage, comme le «parrainage républicain».

L'enthousiasme de l'appareil du parti n'est pas partagé par tous les ténors de la majorité. Alain Juppé a exprimé ses doutes mercredi, sur son blog. «Les définitions de la nation sont nombreuses, écrit-il. L'ex-premier ministre cite notamment Renan, pour qui «l'existence d'une nation est un plébiscite de tous les jours, comme l'existence de l'individu est une affirmation perpétuelle de vie».«Tout est dit, estime Juppé, qui conclut : À quoi bon relancer un débat ?»

«Fumet électoral»

Dominique de Villepin, lui, s'en est pris directement à Nicolas Sarkozy, qui a profité de son discours aux agriculteurs du Jura, mardi, pour défendre Éric Besson en assurant : «La terre fait partie de cette identité nationale française. Je ne comprends pas qu'on puisse hésiter à prononcer ces mots.» Pour Villepin, invité mercredi de France Inter, le discours de l'exécutif révèle «une conception constamment stigmatisante et restrictive» de l'identité française. Évoquant l'expulsion de trois Afghans en situation irrégulière, il a fustigé la «dérive» d'une politique «qui fait peur», le «doigt tourné» vers les étrangers auxquels on fait «porter le blâme» des difficultés de la France.

Ségolène Royal exceptée, la gauche a continué d'accuser la majorité de braconner sur les terres lepénistes. Le député Vert Noël Mamère a proposé à Éric Besson de lancer une petite annonce : «Recherche Le Pen désespérément.» Il a estimé que le débat sur l'identité nationale dégageait un «fumet électoral», à cinq mois des régionales.
SI LA GAUCHE RENIE L'IDENTITÉ NATIONALE C'EST GRAVE, LA QUESTION EST SIMPLE :

ÊTRE OU NE PAS ÊTRE FRANÇAIS

Angolagate: Pasqua met en cause Chirac, Juppé et Balladur

Condamné dans l'affaire de l'Angolagate, le sénateur Charles Pasqua a contre-attaqué en mettant en cause Jacques Chirac, Edouard Balladur et Alain Juppé et en réclamant la levée du secret défense dans ce dossier mais aussi dans d'autres affaires politiques sensibles.

Il a enfoncé le clou dans la soirée à Canal+ en assurant que cela "fera trembler un certain nombre de personnages de la République" et garnira "probablement" les prisons.

L'ancien ministre de l'Intérieur, 82 ans, a été pour la première fois condamné mardi en première instance à une peine de prison ferme pour son rôle dans le dossier de l'Angolagate, une affaire de trafic d'armes remontant aux années 1990. Il a annoncé qu'il allait faire appel de cette condamnation.

Cette condamnation vise notamment le versement par la société de ventes d'armes Brenco de quelque 230.000 euros en juillet 1996 à l'association France-Afrique-Orient, dont M. Pasqua fut un temps le vice-président.

Le sénateur des Hauts-de-Seine a immédiatement réagi en expliquant que plusieurs personnalité dont le président Chirac était au courant de ces ventes d'armes.

"Le président de la République, le premier ministre le ministre des Finances et le ministre de la Défense. Tous les quatre étaient forcément au courant. Sous le mandat de François Mitterrand de 1993 à 1995, puis sous la présidence Chirac de 1995 à 1998. Plus, les deux premiers ministres concernés que sont Édouard Balladur et Alain Juppé", a-t-il précisé au Figaro.

Dans son jugement, le tribunal accrédite les propos de M. Pasqua en dénonçant "l'incurie" des autorités, sans pour autant exonérer les prévenus de leurs responsabilités.

Relevant des "coïncidences" entre son ambition présidentielle déclarée en 2000 et le début de ses "ennuis" judiciaires, Charles Pasqua a demandé "la levée du secret défense sur toutes les ventes d'armes afin que l'on sache s'il y a eu des retours de commissions en France et qui en a bénéficié".

M. Pasqua a souhaité la levée du secret défense sur les dossiers Clearstream et les frégates de Taïwan: "Il faut tout lever ! Les Français ont besoin de le savoir".

Le juge Renaud van Ruymbeke a rendu un non-lieu dans l'affaire des frégates de Taïwan, où l'on soupçonne le versement de rétrocommissions à des politiques, après avoir essuyé des refus de déclassification de documents.

L'affaire Clearstream, qui a vu l'affrontement entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, avait pour origine des documents falsifiés prétendant révéler le nom de bénéficiaires de rétrocommissions. L'hypothèse d'une implication des services secrets a été évoquée.

Dans l'affaire de l'attentat de Karachi, des juges étudient la piste d'un contentieux franco-pakistanais qui pourrait être lié au non-versement de commissions liées à la vente de sous-marins. Les noms d'Edouard Balladur et de Nicolas Sarkozy ont été cités par les enquêteurs à propos d'éventuelles rétrocommissions.

Dans la foulée de Pasqua, les parlementaires socialistes ont lancé mercredi une pétition pour une levée "immédiate" du secret défense.

Le président du MoDem, François Bayrou s'est dit favorable à cette demande pour "assainir" la vie politique. "Plus on fera apparaître la vérité dans ce genre d'affaires, mieux ce sera. Cela ne vise pas uniquement les ventes d'armes", a déclaré pour sa part Edouard Balladur.

Laeticia Hallyday: «L'infidélité de mon mari a presque été une chance»

La jeune femme s'exprime sur sa vie avec Johnny...
C’est la maladie de son mari Johnny Hallyday qui l’a poussée à sortir du silence. Laeticia Hallyday s’exprime jeudi dans Paris Match, dans un grand entretien.

Cancer

Et pour parler de la maladie de son mari, opéré cet été, elle rappelle le contexte dans lequel son hospitalisation a eu lieu. «Michael Jackson disparaît et les assurances s’affolent. Elles réclament un check-up complet avant la tournée d’hiver. Rien d’anormal à cela quand on sait les sommes colossales engagées sur de tels spectacles», explique-t-elle avant de confirmer le diagnostic, un temps passé sous silence. «Bref, Johnny va chez le médecin, confiant. Et on apprend qu’il a un cancer du côlon. Il faut opérer sans attendre.»

Le chanteur est opéré en août et révèle la vérité sur sa mystérieuse hospitalisation, fin septembre. «Aujourd’hui, tout va bien. Le cauchemar est terminé. Pas de métastase. Pas de chimio ni de rayons», confie encore Laeticia Hallyday qui affirme que «la tumeur a été retirée à temps».

Divorce

La jeune femme tient aussi à taire les rumeurs de divorce qui circulent au sujet du couple. «Nos chemins parfois nous séparent, c’est vrai, mais ce n’est pas pour autant que nous ne sommes plus ensemble», affirme-t-elle, soulignant que tout est une question d’organisation. «Ça n’est pas toujours simple avec un mari possessif et très exclusif… Mais on y arrive. Je vous le dit donc très clairement: non, nous ne divorçons pas.»

Car pour Laeticia Hallyday, sa rencontre avec le chanteur a été décisive. «Mon adolescence m’a souvent échappé. J’ai souffert d’anorexie. Refuser de manger et de boire, c’est une sorte de suicide, lâche-t-elle dans une rare confidence sur elle-même. Et puis il y a eu… lui!»

La jeune femme ne le cache pas, elle a été trompée. «L’infidélité de mon mari, il y a quelques années, a presque été une chance, confie-t-elle. Je ne me suis jamais autant remise en question qu’à ce moment-là. J’ai pris conscience qu’il y avait une faille dans mon couple et, plutôt que d’accabler l’autre, j’ai cherché où était ma part de responsabilité.» Une recette apparemment gagnante.
S. C.
ELLE EST TELLEMENT CRUCHE, SUFFIT DE L'ENTENDRE PARLER, FRANCHEMENT ÇA NE VOLE PAS HAUT.

IL NE DOIT PAS AVOIR DES MIGRAINES TOUS LES SOIRS AVEC ELLE !

Angolagate : Chirac, Balladur et Juppé "étaient forcément au courant", selon Pasqua

Condamné mardi dans l'affaire de l'Angolagate, le sénateur Charles Pasqua a immédiatement contre-attaqué en mettant en cause Jacques Chirac, Edouard Balladur et Alain Juppé et en réclamant la levée du secret défense dans ce dossier mais aussi dans d'autres affaires politiques sensibles.
Il a enfoncé le clou dans la soirée de mercredi 28 octobre sur le plateau du "Grand Journal" sur Canal+ en affirmant que cela "fera trembler un certain nombre de personnages de la République" et garnira "probablement" les prisons. "Jacques Chirac était parfaitement au courant de cette affaire", assène-t-il.

Dans un entretien au Figaro à paraître jeudi, il cite "le président de la République, le premier ministre, le ministre des finances et le ministre de la défense. Tous les quatre étaient forcément au courant", estime-t-il avant de préciser : "Sous le mandat de François Mitterrand de 1993 à 1995, puis sous la présidence Chirac de 1995 à 1998. Plus, les deux premiers ministres concernés que sont Édouard Balladur et Alain Juppé".

BALLADUR : "PAS SPÉCIALEMENT INFORMÉ"

Premier ministre de François Mitterrand de 1993 à 1995, Edouard Balladur a semblé nier ces accusations mercredi lors de l'émission "Questions d'info" sur la chaîne LCP : "Le problème des ventes d'armes en France est un problème récurrent depuis que la France fabrique des armes. Concernant l'Angola, je n'en ai pas été spécialement informé", a-t-il affirmé.

Réplique de Pasqua dans les colonnes du Figaro : "Balladur peut dire ce qu'il veut. Malheureusement pour lui, un document a été présenté au tribunal montrant que son directeur de cabinet lui avait fait remonter une note. M. Balladur n'a plus de mémoire, cela peut arriver."

"LES FRANÇAIS ONT BESOIN DE LE SAVOIR"

L'ancien ministre de l'intérieur, 82 ans, a été pour la première fois condamné mardi à une peine de prison ferme pour son rôle dans le dossier de l'Angolagate, une affaire de trafic d'armes remontant aux années 1990. Dans son jugement, le tribunal semble accréditer les accusations de M. Pasqua en dénonçant "l'incurie" des autorités, sans pour autant exonérer les prévenus de leurs responsabilités.

Relevant des "coïncidences" entre son ambition présidentielle déclarée en 2000 et le début de ses "ennuis" judiciaires, Charles Pasqua demande "la levée du secret défense sur toutes les ventes d'armes afin que l'on sache s'il y a eu des retours de commissions en France et qui en a bénéficié". Une mesure qu'il réclame pour d'autres dossiers sensibles comme Clearstream, les frégates de Taïwan: "Il faut tout lever ! Les Français ont besoin de le savoir." Les juges d'instruction chargés de ces dossiers ont jusqu'ici vu leurs investigations bloquées ou entravées par le secret défense.

TAIWAN, CLEASTREAM, KARACHI…

Le juge Renaud van Ruymbeke a rendu un non-lieu dans l'affaire des frégates de Taiwan, où l'on soupçonne le versement de rétrocommissions à des politiques, après avoir essuyé des refus de déclassification de documents. L'affaire Clearstream, qui a vu l'affrontement entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, avait pour origine des documents falsifiés prétendant révéler le nom de bénéficiaires de rétrocommissions. L'hypothèse d'une implication des services secrets a été évoquée.

Dans l'affaire de l'attentat de Karachi, des juges travaillent sur la piste d'un contentieux franco-pakistanais qui pourrait être lié au non-versement de commissions liées à la vente de sous-marins. Les noms d'Edouard Balladur et de Nicolas Sarkozy ont été cités par les enquêteurs à propos d'éventuelles rétrocommissions.

PERSONAL BRANDING – Se marketer pour mieux se démarquer

Trouver sa différence, ce qui fait sa force, pour l’appliquer à tous les domaines. Le Personal Branding, approche originale basée sur les valeurs et les talents individuels, permet cela. Et parce qu’il s’intéresse à l’épanouissement de l’individu, il séduit de plus en plus de Français
S’appliquer les procédés du marketing, et faire de soi-même une valeur ajoutée cela peut sembler incongru. Pourtant c’est ce que permet le Personal Branding, méthode de coaching basée sur le développement personnel. Arrivée des Etats-Unis il y a quatre ans, la "marque personnelle" ne peut se réduire aux seules techniques du marketing. Elle est une construction, un puzzle, de divers éléments qui émergent de soi et que l’on met en visibilité pour prendre sa place dans la société, l’entreprise ou même la famille.
Pour suivre cette formation, il suffit de se connecter sur le site internet de la filière française. Là plusieurs ateliers sont proposés, "Graine de marques", un parcours découverte en groupe de deux jours, ou encore "éclosion" parcours complet de 3 mois à raison de deux jours par mois incluant 6 jours de travail en groupe et 4 heures de coaching individuel. Mais pour ceux qui souhaitent un suivi particulier, il existe des coachs certifiés Personal Branding. Il y en a actuellement 30 en France.

L’entreprise, un espace de croissance où l’on peut s’épanouir
Le Personal Branding ne concerne pas exclusivement les salariés. Cependant, selon Béatrice Cuvelier, à l’origine du concept en France, de plus en plus de salariés, entrepreneurs et coachs se tournent vers elle. Le mal-être général qui s’est emparé du monde de l’entreprise, perte de sens, oubli de l’humain, même sans aller jusqu’au suicide, montre que les salariés ne veulent pas travailler seulement pour l’argent.
Besoin de connaître sa vraie place, de se savoir utile et reconnu, le Personal Branding aide à cette réalisation. Pour Béatrice Cuvelier "cela doit venir de l’intérieur et non de l’extérieur". Le Personal Branding appliqué au management permet de faire progresser une entreprise, tout en préservant ses salariés. Aux Etats-Unis c’est déjà le cas : le Personal Branding est utilisé dans le management de nombreuses entreprises.

La "french touch" du Personal Branding
"On a tous un rôle à jouer, il suffit de trouver sa place". Cette phrase, Béatrice Cuvelier en a fait sa maxime et se l’applique au quotidien. Et pour cause : elle a importé il y a 4 ans la méthode du Personal Branding en France. Déjà coach à Paris depuis 7 ans, Béatrice Cuvelier, est séduite par cette approche. Elle suit une formation en anglais et obtient les droits de traduction et d’adaptation en français. Mais avant tout elle s’applique à elle-même la méthode : "J’ai été mon propre cobaye et ça a marché puisque j’ai multiplié les clients !". Aujourd’hui sous contrat avec le leader mondial William Arruda qui a créé aux Etats-Unis la Reach communication, Béatrice Cuvelier continue sur sa lancée. Epanouie et surtout en phase avec ses aspirations, elle devrait sortir un livre dans le courant de l’année prochaine. A.B.

QUI EST ? Laurence Vichnievsky

Laurence Vichnievsky est surtout connue du grand public pour avoir instruit des dossiers politico-financiers très médiatiques comme celui de l'affaire Elf. Mais tout comme sa collègue Eva Joly, la magistrate fait une entrée fracassante en politique. Elle est aujourd'hui tête de liste dans la région PACA pour le mouvement Europe-Ecologie
Laurence Vichnievsky se destine à servir l'Etat
Laurence Vichnievsky (AFP) est née en février 1955 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Son arbre généalogique en dit beaucoup sur son parcours. De la branche paternelle, elle hérite d'origines russes et de la volonté slave, de celle maternelle, elle acquiert une ascendance pour la haute fonction publique. Ses oncles sont en effet pour l'un préfet et pour l'autre membre de la Cour de cassation.

La magistrate se charge des "affaires"
Laurence Vichnievsky débute sa carrière juridique en exerçant des fonctions de juge en banlieue parisienne et en travaillant à deux reprises au ministère de la Justice. En 1993, elle rejoint le pôle financier du tribunal de Paris. Elle y co-instruit avec sa collègue et amie Eva Joly, des affaires au retentissement médiatique : ELF, Dumas ou encore les frégates de Taiwan. En charge de l'enquête sur le financement occulte du Parti communiste, elle décide de mettre en examen Robert Hue. "Pour certains juges, il y a une dépendance presque toxicomaniaque à ces dossiers très médiatiques. Mais moi, je n'ai jamais été vraiment accro. Sans doute parce que j'ai des équilibres personnels forts", affirmait la magistrate qui semblait presque soulagée de quitter en 2001 ses fonctions de juge d'instruction pour celles de présidente du tribunal de grande instance de Chartres.

La politique lui fait du pied
Finies pour elle les grandes affaires et les lumières des caméras ? Pas vraiment. En 2007, la capitale la rappelle et elle endosse la robe d'avocat général près la cour d'appel de Paris. Mais alors que son nez est plongé dans le dossier du procès en appel de l'Erika pour lequel elle devait représenter le ministère public, Laurence Vichnievsky décide d'entamer une nouvelle carrière. A l'instar de sa consœur Eva Joly, le monde de la politique, qu'elle a tant côtoyé, lui tend les bras. "Je me suis rendu compte qu'écologiquement et socialement, on ne peut pas continuer comme ça. Il faut un renouvellement des idées, dans le respect du droit et de l'éthique" , explique Laurence Vichnievsky, justifiant ainsi son entrée en politique. Etant appelée à rejoindre les rangs du mouvement Europe-Ecologie, elle se désiste, par souci éthique, du procès de l'Erika, ses ambitions politiques écologistes pouvant être mal interprétées dans un procès impliquant Total.

La tête de liste d'Europe-Ecologie veut nettoyer la Provence
Laurence Vichnievsky a été désignée, dimanche 18 octobre, tête de liste pour les prochaines élections régionales dans la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur (PACA) où elle a de la famille et sa maison de vacances. Encore novice en politique, la magistrate chevronnée affiche ses atouts. "J'ai réfléchi à l'apport qui pouvait être le mien: je suis une femme, je suis un magistrat. Etre une femme alors que j'observe qu'aujourd'hui la majorité des autres candidatures déclarées sont masculines, c'est un point fort, je veillerai à la parité", a déclaré la tête de liste. Et quant à son rôle de magistrat, il lui servira dit-elle à "proposer une gestion exemplaire" d'une région PACA, qui a encore mauvaise réputation. "Je fais de la politique pour que les choses changent, j’ai envie de remettre de l’idéalisme, du rêve", prévient-elle. Celle qui avoue être "un peu fleur bleue" ne cache cependant pas ses ambitions : elle est là "pour gagner". Et en croire le dessein d'Eva Joly, fraîchement élue euro-députée, magistrat + Europe-Ecologie = des électeurs séduits.
Damien Bouhours (www.lepetitjournal.com) jeudi 29 octobre 2009

"Pas de majorité au sénat" pour la réforme de la taxe professionnelle, selon Raffarin

L'ancien premier ministre et sénateur UMP Jean-Pierre Raffarin a estimé mercredi 28 octobre qu'il n'y avait pas de majorité au Sénat pour voter la réforme de la taxe professionnelle.

"Très clairement, je vous le dis, je ne crois pas qu'il y ait de majorité au Sénat pour voter la réforme de la taxe professionnelle. Nous sommes d'accord pour réduire l'impôt des entreprises mais nous voyons qu'il est difficile de faire, aujourd'hui, une réforme juste et efficace pour les collectivités territoriales", a déclaré M. Raffarin, invité du talk Orange-Le Figaro.
Le vice-président de l'UMP, sénateur de la Vienne, a jugé, comme un de ses précédesseurs à Matignon, Edouard Balladur, que le "calendrier [réforme territoriale et en même temps suppression de la taxe professionnelle] est un peu à l'envers aujourd'hui". "Il faut mettre bon ordre dans la République décentralisée et je dis, au fond, les compétences avant les finances. Votons d'abord le texte sur la réforme des collectivités, les compétences des différents échelons, et après nous verrons les financements. Aujourd'hui on va financer avant de savoir à quoi va servir cet argent. C'est prendre le problème à l'envers", a-t-il ajouté.

mercredi 28 octobre 2009

Les têtes d'affiche du nouveau gouvernement Merkel

Après avoir été élue par le Bundestag dans la matinée, Angela Merkel et son nouveau gouvernement seront officiellement nommés par le président de la République. Présentation de la nouvelle équipe.

Aujourd'hui, c'est le jour d'Angela. Un mois et un jour après les élections, celle que l'on surnomme de plus en plus souvent "la Reine" ou plus familièrement "Maman", a été réélue chancelière de la République fédérale d'Allemagne par les députés du Bundestag, mercredi 28 octobre. Après le vote, elle se rendra avec ses futurs ministres au château de Bellevue, résidence du Président de la République Horst Köhler, qui remettra à Mme Merkel et à ses 16 ministres les documents de leur nomination officielle. Vers 15h00, le gouvernement Merkel II rentrera en fonction.

Grosses limousines, distribution de maroquins, champagne et joie des nouveaux ministres : cette journée officielle et festive tranchera avec l'ambiance laborieuse des semaines de négociation du programme de gouvernement. La répartition des ministères est le résultat d'un subtile compromis politique. Au bout du compte, les conservateurs (CDU) alignent 8 ministres, suivis par les libéraux du FDP (5 ministres) et les chrétiens sociaux bavarois (3 ministres CSU). Pour son second gouvernement, Mme Merkel joue la continuité. La moitié du cabinet est composée de ministres déjà en fonction. A cela s'ajoute deux anciens ministres (justice et économie) de l'époque d'Helmut Kohl, ainsi que trois fidèles (intérieur, environnement, chancellerie) issus du parti de la chancelière. Voici quelques unes des têtes d'affiche du gouvernement Merkel II :

Wolfgang Schaüble (67 ans) / Finances et budget

Eu égard à la situation financière de l'Allemagne et au programme fiscal du gouvernement, ce vétéran de la politique, qui passe de l'Intérieur aux Finances, est la clé de voûte du gouvernement. Député depuis 1972, ex-chef de la CDU, directeur de cabinet d'Helmut Kohl, deux fois ministre de l'intérieur et architecte du Traité de réunification, M. Schaüble entame probablement le dernier mandat de sa carrière. L'homme n'a plus rien à prouver. Il devrait donc vite se révéler comme un argentier très inconfortable pour ses collègues.

Guido Westerwelle (47 ans) / Affaires étrangères

Le chef du parti libéral en rêvait. Le voilà vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères, même si son expérience diplomatique est inexistante. Le poste est prestigieux mais il sera difficile à assumer. En effet, Angela Merkel n'a pas l'intention de lui laisser sa place lors des grandes rencontres internationales. Par ailleurs, l'Allemagne ne devrait pas changer de la ligne diplomatique mise en place par Schröder et Fischer : rapprochement transatlantique, engagement en Afghanistan, revendication d'un siège permanent au conseil de sécurité de l'ONU, etc. La première mission que Westerwelle s'est fixé est de nettoyer le sol allemand des dernières ogives nucléaires américaines.

Karl-Theodor zu Guttenberg (38 ans) / Défense

Ce jeune baron bavarois, multimillionnaire, anglophile et sous-officier de réserve, devient ministre fédéral de la défense après seulement 8 mois passés au ministère de l'Economie. Il est la "révélation politique" de l'année 2009. Eloquent et direct, il a su rapidement intégrer des dossiers aussi complexes que celui d'Opel, tout en montrant qu'il n'avait pas peur de défendre ses positions face à la chancelière. Il lui faudra cependant du courage pour défendre un engagement allemand en Afghanistan que les Allemands refusent majoritairement.

Philip Rösler (36 ans) / Santé

La nomination d'un ministre si jeune à un poste si lourd est une des surprises de ce gouvernement. Cet orphelin vietnamien, adopté par un couple allemand, est devenu médecin puis, entré au parti libéral, il devient ministre de l'économie de Basse-Saxe. Qualifié de sympathique, diplomate et "réglo" par ceux qui le fréquentent, M. Rössler se trouve à la tête d'un des ministères les plus difficiles puisque le gouvernement a mis la réforme du système d'assurance maladie à son programme. Or conservateurs et libéraux se disputent sur les orientations à prendre.

Franz-Josef Jung (60 ans) / Emploi et Affaires sociales

L'ex-ministre de la Défense a surtout brillé par sa communication maladroite et son inaction. Pourquoi le nommer alors à un ministère aussi technique que celui de l'Emploi et des Affaires sociales ? En fait, M. Jung ne doit son maintien au gouvernement qu'à des arbitrages politiques entre les courants internes et régionaux de la CDU. Il devra réussir en un an la réforme des structures territoriales de l'Agence fédérale pour l'emploi.

Dirk Niebel (46 ans) / Coopération

La nomination de cet ancien parachutiste devenu spécialiste de l'emploi et secrétaire général du parti libéral n'est pas déterminante mais elle a fait beaucoup jaser. En effet, avant les élections M. Niebel prônait la suppression du ministère de la Coopération dont il devient le patron. Les milieux du développement rient jaune.