TOUT EST DIT

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lundi 8 février 2010

Le siège de Météo France bientôt transformé en église orthodoxe

L'Etat français a vendu le siège de Météo France, à Paris dans le VIIe arrondissement, à la Russie. Le montant de la transaction serait supérieur à 60 millions d'euros.

L'Etat français a décidé de vendre à la Russie le siège de Météo France à Paris, dans le cadre de sa politique de cession de biens immobiliers publics, selon un communiqué de Bercy diffusé lundi. L'Etat a choisi "la proposition assortie du prix le plus élevé", affirme le ministère du Budget, sans préciser le montant de la transaction. Il serait, selon une source proche du dossier, supérieur à 60 millions d'euros.

Le bâtiment, construit pour les services de la Météorologie nationale en 1948, est situé dans le VIIe arrondissement de Paris. Environ 430 personnes y travaillent. Le siège de Météo France doit déménager à Saint-Mandé au cours de l'année 2011, dans un bâtiment neuf qui abritera aussi l'Institut géographique national (IGN).

L'ensemble immobilier, d'une surface de 8.470 m2, a été acquis par la présidence russe. Il abritera "un centre spirituel et culturel qui pourrait comprendre une église et un séminaire", a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'ambassade de Russie à Paris.

L'Etat vend régulièrement des biens immobiliers qu'il juge "inutiles au service public". Au cours des cinq dernières années, cette politique "a rapporté à l'Etat près de 3 milliards d'euros", précise Bercy. Quant à l'opération sur le siège de Météo France, l'appel d'offres a "suscité l'intérêt de nombreux investisseurs français et internationaux", selon le ministère.

Deux autres Etats, l'Arabie saoudite, dans l'intention d'y construire une mosquée et des logements pour son personnel diplomatique, et le Canada, étaient également sur les rangs, selon l'édition russe de Newsweek.

Régionales : l'UMP en tête des intentions de vote, le PS en progression

Les listes de la majorité présidentielle restent en tête des intentions de vote (30 %) pour le premier tour des élections régionales de mars mais le Parti socialiste gagne du terrain à 27 %, selon le baromètre Opinionway-Fiducial pour Le Figaro et LCI publié lundi 8 février. Les intentions de vote en faveur de l'UMP restent inchangées par rapport au précédent baromètre publié le 10 décembre alors qu'elles progressent de quatre points en faveur du PS.
Viennent ensuite les listes des Verts et d'Europe Ecologie avec 10 % (- 4), du Front national avec 9 % (- 1), celles du Front de gauche avec 6 % (+ 2) qui fait jeu égal avec les listes du MoDem, en recul de deux points. Les listes du Nouveau Parti anticapitaliste sont créditées de 4 % d'intentions de vote, inchangées par rapport à décembre. Au total, l'addition des intentions de vote pour la gauche au premier tour du scrutin des 14 et 21 mars atteint 44 %, contre 33 % pour la droite parlementaire. Cette enquête a été réalisée les 3 et 4 février auprès d'un échantillon national représentatif de 1 014 personnes âgées de 18 ans et plus.

La gauche détient actuellement la présidence de vingt-quatre des vingt-six régions, notamment vingt des vingt-deux régions métropolitaines. La numéro un du PS, Martine Aubry, a déclaré qu'elle rêvait, au soir du second tour, "d'une carte des régions toute rose". "Je pense que les électeurs vont réserver des surprises à Mme Aubry", lui a répondu le premier ministre, François Fillon.

Les candidats aux élections régionales des 14 et 21 mars – dernier grand rendez-vous électoral avant la présidentielle de 2012 – vont pouvoir déposer lundi, à partir de 9 heures, dans les vingt-six préfectures régionales, leurs déclarations de candidature et leurs listes. Ils ont jusqu'au lundi 15 février à 12 heures pour le faire. La campagne électorale officielle (affichages, passages télévisés...) débutera le 1er mars. Les déclarations de candidatures pour le second tour devront être déposées avant le mardi 16 mars à 18 heures.

ADOS – Aussi machos que les grands

Le bleu pour les garçons, le rose pour les filles. Les stéréotypes de genre ont la vie dure au royaume des ados. D'après une étude, les jeunes jugent que les hommes doivent ramener le pain quotidien alors que les femmes réservent leurs forces pour les marmots et la tambouille. Le féminisme, ringard dans la cour de récré ?
Les stéréotypes pourraient servir de base à l'identification sexuelle des ados (AFP), c'est ce qui transpire en tout cas d'une étude réalisée par Ipsos sur 800 jeunes (15-18 ans) dans le cadre du forum adolescences 2010 de la Fondation Wyeth pour la santé de l'enfant et de l'adolescent, qui s'est ouvert mercredi dernier.

En quête de normalité
D'après l'enquête, les question de la différence et de l'appartenance sont au centre des inquiétudes des adolescents. La moitié des jeunes sondés considèrent qu'il peut être dangereux d'être différent des autres. La différence est ainsi source de discrimination pour 81 % d'entre eux. "Le ressenti de sa différence individuelle par rapport au groupe d'appartenance apparaît comme un critère déterminant du moral et du bien-être des adolescents", expliquent les auteurs du sondage. Ainsi les jeunes qui se sentent différents des autres ont plus de chances de se sentir mal dans leur peau ou carrément isolés.

La femme au foyer, l'homme à la PSP
Pour "rentrer dans le moule", ce que 63% des ados considèrent comme étant le meilleur choix, rien de tel pour les garçons que les bons vieux stéréotypes machos de leurs aînés. "C'est le propre de la puberté de marquer la différence entre les sexes. Les adolescents ne sont pas très sensibles à l'égalité des sexes car cela remet en cause le changement qui est en train de s'imposer à eux", souligne le pédopsychiatre Philippe Jeammet. Les jeunes mâles n'hésitent donc pas à diviser le monde entre tâches féminines et comportements masculins. Pour eux, la femme doit "faire des enfants", "s'occuper des tâches ménagères" et à la rigueur téléphoner à ses copines entre deux biberons. L'homme lui doit "être viril" en toutes circonstances, c'est donc sports et jeux vidéos à toutes les sauces, sans pour autant oublier de subvenir aux besoins de sa famille en "ramenant l'argent".
Si ces demoiselles revendiquent plus de parité et de pouvoir, "les garçons s'enferment dans leur identité masculine comme dans une forteresse assiégée", analyse le pédopsychiatre Stéphane Clerget.

Machisme ou féminisme ?
A l'heure d'une égalité de plus en plus importante entre hommes et femmes dans le milieu professionnel, dernier fief masculin attaqué : les conseils d'administration, les trois quarts des jeunes estiment toujours qu'être un garçon ou une fille "ça change beaucoup de choses". Cette perception toujours vivace d'un sexe faible et de l'autre fort serait forgée par le traitement différent qu'infligent les parents mais aussi la société en général en fonction du sexe de la personne. 36% des ados estiment mêmes qu'hommes et femmes n'ont pas les mêmes chances de réussir dans la vie.

L'adolescence est-t-elle mère de disparité ? Au vu du retour d'un certain machisme décomplexé, l'éducation sexuelle enseignée dans les lycées gagnerait certainement à s'enrichir de quelques heures consacrées à des notions basiques de féminisme.
Damien Bouhours

MODEM – Une mort annoncée ?

Le MoDem de François Bayrou ne recueillerait que 4% des intentions de vote aux prochaines régionales. La faute à la jeunesse du parti, aux querelles internes ou à l'ambition présidentielle de son leader ? Peut-être est-ce un peu de tout ça. Le Mouvement Démocrate arrivera-t-il à dépasser ces obstacles avant les régionales ou va t-il droit à sa perte?
Rien ne va plus au Mouvement Démocrate. A l'approche du premier tour des régionales, le 14 mars, le parti de François Bayrou (AFP) dégringole une nouvelle fois dans les sondages. Après 9% d'intentions de vote il y a deux semaines, voilà que jeudi dernier le baromètre TNS Sofres Logica octroyait seulement 4% des voix au MoDem. Après un score de 18,6% à la présidentielle de 2007 et de 8,6% aux élections européennes de juin dernier, il semblerait que le MoDem divise à chaque nouvelle élection son score par 2.

Qu'est-ce qui cloche chez les centristes ?
Si François Bayrou explique les réticences des Français à glisser un bulletin MoDem dans les urnes par la toute jeune existence de son parti, d'autres raisons s'imposent d'emblée. Le Mouvement Démocrate manque cruellement d'élus et de candidats. A tel point qu'il a dû recruter de simples militants pour être tête de liste, comme Alain Dolium en Ile-de-France. A près d'un mois du premier tour des régionales, les listes centristes ne sont d'ailleurs pas encore figées. En Rhône-Alpes par exemple, des centristes ont contesté le choix d'Azouz Begag comme tête de liste. Ses amitiés avec Dominique de Villepin n'auraient pas plu. Officiellement l'incident est réglé. Mais ces petites rivalités internes ne sont pas sans rappeler les défections coup sur coup du patron des sénateurs centristes, Nicolas About, envolé vers l'UMP et d'un partie de la fédération centriste du Poitou-Charentes recrutée par Ségolène Royal.

Un parti mal mené
D'après la numéro 2 du MoDem, Corinne Lepage, la crise d'ego, dont souffre le parti, ne se limite pas aux candidats centristes mais a surtout atteint le sommet de la pyramide. "Si le MoDem veut être un vrai parti politique et non pas une simple écurie présidentielle, de plus en plus restreinte d'ailleurs, il va bien falloir qu'il change", a averti la présidente du mouvement écologiste Cap21, co-fondateur du MoDem, faisant allusion aux ambitions personnelles de François Bayrou. Pour elle, l'"effondrement" du MoDem est à mettre sur le compte d'"une stratégie désastreuse". Le MoDem se refermerait sur lui-même au lieu de s'ouvrir aux autres partis. Le député européen MoDem Jean-Luc Bennahmias nie ces accusations de sectarisme. "De la droite républicaine jusqu'à la gauche communiste, celle qui veut gouverner, en passant par les grandes formations démocratiques et écologiques: nous, on n'a pas de tabou", estime-t-il.

Un chef qui ne participe pas
"La campagne commence à peine. L'UMP veut une France toute UMP et Martine Aubry veut une France toute rose. C'est désespérant ! Jamais on a vu une telle régression de la vie politique française. Il faut dépasser ce combat bloc contre bloc", a déclaré François Bayrou, qui se veut toujours une alternative entre la gauche et la droite. Le chef de file des centristes, habitué à être la cible des attaques et autres railleries, reste stoïque et s'isole une fois de plus des débats. "Ce genre de bagarre, de guerre des sondages, moi je n'y participe pas", a-t-il déclaré sur France 3. Même réponse en ce qui concerne les querelles internes : "les polémiques à l'intérieur des partis, il y en a suffisamment, je n'y participerai pas". Et aux régionales alors, le MoDem y participera-t-il ? "Bon ! Il va falloir se battre…", avoue-t-il.
Damien Bouhours

dimanche 7 février 2010

Un siècle après, le whisky de sir Ernest retrouvé dans les glaces polaires

Cinq caisses de whisky et de cognac ayant appartenu à l'explorateur Ernest Shackleton ont été retrouvées dans les glaces de l'Antarctique après y avoir séjourné plus d'un siècle, ont annoncé vendredi les membres d'une expédition néo-zélandaise.

«A notre plus grand étonnement, nous avons trouvé cinq caisses, trois contenant visiblement du whisky et deux du cognac», a indiqué Al Fastier, de l'organisation New Zealand Antarctic Heritage Trust.

«Les caisses de brandy, dont l'une porte la marque Chas Mackinlay & Co et l'autre The Hunter Valley Distillery Limited Allandale, sont une sacrée découverte», a-t-il dit très enthousiaste.

Al Fastier est persuadé qu'il y a encore des bouteilles intactes dans les caisses, «car on peut entendre un bruit de liquide à l'intérieur lorsqu'on les remue».

Sir Ernest décide le roi Edouard VII

Explorateur anglo-irlandais, Ernest Shackleton était parti à la conquête du pôle Sud depuis le Cap Royds entre 1907 et 1909. A court de vivres, l'expédition s'était arrêtée à 160 km de son objectif. Le parcours accompli constituait cependant un exploit, qui valut à l'explorateur d'être anobli à son retour par le roi Edouard VII. Ernest Shackleton s'est aussi forgé une solide réputation de meneur d'hommes en ramenant tous les membres d'une expédition qu'il avait montée en 1912 pour tenter une traversée de la mer de Weddell à la mer de Ross, via le pôle Sud. L'abandon de son navire, prisonnier, puis broyé par les glaces, l'avait obligé à une «évasion» dans l'immensité glacée pour retrouver la civilisation. Il est mort en 1921 d'une crise cardiaque, en Géorgie du Sud où il est enterré.

«Un don du ciel», n'est-il pas ?

Richard Paterson, maître distillateur dans la compagnie écossaise Whyte and Mackay à Glasgow, qui a fourni le whisky pour Shackleton, ne s'est pas encore remis d'une telle nouvelle. «C'est un don du ciel pour tous les amateurs de whisky !» s'est-il exclamé. La recette du Mackinlay a disparu depuis bien longtemps et l'analyse du whisky retrouvé dans les glaces devrait permettre d'en retrouver l'exacte composition, et donc de le reproduire. «Nous attendons cela avec impatience». En revanche, le goûter ne sera sans doute pas une priorité par Mister Paterson. Tout amateur le sait, un bon whisky se boit sans... glace !

Ahmadinejad ordonne à ses services de commencer à enrichir de l'uranium

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a ordonné, dimanche 7 février, à l'organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) de commencer les travaux en vue de produire du combustible nucléaire enrichi à 20 % pour un réacteur de recherche de Téhéran. Dans un discours retransmis à la télévision, il a toutefois ajouté que "la porte était toujours ouverte" à une "interaction", cherchant apparemment à ne pas exclure définitivement un accord de coopération avec la communauté internationale.
"J'avais dit : donnons [aux grandes puissances] deux à trois mois [pour conclure un accord d'échange d'uranium], s'ils ne sont pas d'accord nous commencerons nous-même" à produire de l'uranium hautement enrichi, a déclaré M. Ahmadinejad en inaugurant une exposition consacrée à la technologie laser. "Maintenant, Dr Salehi, commencez à produire de l'uranium [enrichi] à 20 % avec nos centrifugeuses", a-t-il ajouté en s'adressant au chef de l'OIEA présent dans la salle à ses côtés.

LES OCCIDENTAUX TRÈS PRÉOCCUPÉS

La réaction américaine n'a pas tardé. Dimanche à la mi-journée, le secrétaire à la défense américain, Robert Gates, a appelé la communauté internationale à "faire front commun pour faire pression sur le gouvernement iranien". Le ministère des affaires étrangères britannique a fait part, par la voie d'une de ses porte-paroles, de sa "profonde préoccupation. Cela violerait de manière délibérée cinq résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU".

Et le directeur de l'OIEA a immédiatement minimisé les propos du président. "Le président nous a dit d'être prêts à produire de l'uranium enrichi à 20 % si [les Six] n'acceptent pas un échange", a expliqué Ali Akbar Salehi à l'agence de presse iranienne Fars. "Pour le moment, il y a un certain optimisme dans les discussions, car certains pays font des propositions raisonnables, mais il ne reste plus beaucoup de temps", a-t-il ajouté. Si les Six "font des propositions avec des conditions déraisonnables, nous lancerons la phase d'enrichissement", a ajouté M. Salehi.

Mardi dernier, M. Ahmadinejad avait annoncé que l'Iran était disposé à envoyer son uranium enrichi à 3,5 % à l'étranger pour qu'il soit transformé en combustible enrichi à 20 % pour le réacteur médical de Téhéran. Trois jours plus tard, le ministre des affaires étrangères iranien, Manouchehr Mottaki, avait estimé qu'un accord sur le traitement à l'étranger de l'uranium iranien faiblement enrichi n'était "pas trop lointain", des déclarations qui avaient laissé sceptiques les occidentaux, notamment le secrétaire à la défense américain, Robert Gates.

Une liste "d'ouverture" pour l'UMP en Île de France

"Plus de la moitié des personnes qui figurent sur nos listes n'étaient pas candidates en 2004" : lors de la présentation de la liste UMP-NC pour les régionales en Île de France, Valérie Pécresse, la tête de liste, a insisté sur le fort renouvellement de cette liste, qui compte plusieurs personnalités "d'ouverture".
En ce qui concerne la liste parisienne, une seule conseillère sortante figure dans le premier tiers éligible, Brigitte Kuster, note le président de la fédération UMP de la capitale, le maire du XVe Philippe Goujon. "La liste est rajeunie et la moyenne d'âge des deux têtes de listes départementales a mon âge, 42 ans", a affirmé Mme Pécresse.

"HUIT FAMILLES POLITIQUES"

Outre des membres de l'UMP et du Nouveau centre, la liste compte également plusieurs personnalités d'ouverture, dont deux proches de Dominique Strauss Kahn : Véronique Bensaid, ancienne conseillère parlementaire de l'actuel président du FMI, et Linda Uzan, élue PS à Sarcelles (Val-d'Oise).

Se présenteront également sous les couleurs de la majorité cinq représentants du MoDem ; le parti radical est représenté par Yves Jégo, tête de liste en Seine-et-Marne. La Gauche moderne de Jean-Marie Bockel, le Parti chrétien-démocrate de Christine Boutin comptent également des candidats. "C'est une liste d'ouverture, qui rassemble huit familles politiques", a estimé Valérie Pécresse. "La composition de nos listes est emblématique de notre volonté de mettre en valeur la diversité", a poursuivi Mme Pécresse, soulignant qu'il y avait "dix fois plus de candidats issus de la diversité cette année qu'en 2004".

Mme Pécresse a également estimé que sa liste (209 candidats, y compris elle-même) avait "pris un temps d'avance dans l'union", étant rassemblée avant le premier tour, alors que ses deux principaux adversaires, le président sortant Jean-Paul Huchon (PS) et Cécile Duflot pour Europe Ecologie, partent "désunis".

En Île de France, comme dans plusieurs autres régions, le bouclage des listes s'était avéré complexe pour l'UMP. Plusieurs voix s'étaient faites entendre au sein de la majorité pour critiquer une trop grande place faite à des candidats d'ouverture ou appartenant aux cabinets ministériels, au détriment des militants "de terrain".

Bertrand: "Le chelem d'Aubry n'aura pas lieu"

Pour les élections régionales, le chef de file de l'UMP prévoit de "bonnes surprises" pour la majorité...
Il a fustigé la "très grande arrogance de Martine Aubry" et son espoir d'une "France toute rose". Invité du Grand rendez-vous Europe1/Le Parisien, le secrétaire général de l'UMP a voulu se montrer optimiste. Il y aura "des bonnes surprises pour la majorité présidentielle", a promis Xavier Bertrand. "Le grand chelem de Martine Aubry n'aura pas lieu", prédit-il alors que les premiers sondages donnent la gauche en position de force.
Interrogé sur l'absence de réserves de voix pour le second tour avec une telle stratégie, le chef de file de l'UMP a fait valoir que "l'enjeu (était) un enjeu de mobilisation", en insistant sur la nécessité de mobiliser au second tour les abstentionnistes. "Comment faire croire que le PS et ses alliés, qui ne sont pas d'accord au 1er tour, le seraient au deuxième tour?", a-t-il demandé.

"La légitimité en politique, c'est d'être élu"

Interrogé sur ce que représentait pour lui l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, dont la popularité augmente, Xavier Bertrand a répondu: "C'est un adhérent du Mouvement populaire [..] "La légitimité première en politique, c'est l'élection. La légitimité, c'est quand vous vous présentez et que vous êtes élu", a-t-il poursuivi, soulignant implicitement que l'ancien Premier ministre n'a encore jamais fait face à une élection.

Qu'ont-ils fait de leurs 20 ans?

Les éditions Au Diable Vauvert proposent une nouvelle collection biographique "à 20 ans", centrée sur la jeunesse des grands écrivains. Les premiers titres portent sur Flaubert, Proust et Vian. L'idée est simple: faire connaissance avec les grands noms de la littérature à un âge où ils n'étaient encore personne, et comprendre comment ils sont devenus ce qu'ils sont.
Qui étaient nos grands écrivains, nos classiques, quand ils avaient 20 ans? Des jeunes gens bien sages, la raie sur le côté, les lunettes sur le nez, le sourire rare? Avec cette nouvelle collection, Au Diable Vauvert veut nous prouver le contraire. On fait ainsi connaissance de Gustave avant qu'il ne soit Flaubert, un garçon turbulent qui se fait renvoyer du lycée six mois avant le bac parce qu'il est trop insolent, un garçon qui rêve de devenir un bandit en Corse, un garçon qui a une aventure avec une femme de quinze ans de plus que lui. Comme le fait valoir Louis-Paul Astraud, auteur et directeur de la collection, "pour qu'ils deviennent de grands classiques, il fallait d'abord qu'ils soient des originaux."

Une formule qui se vérifie chez Marcel Proust. Comment fait ce petit-fils d'un agent de change juif, de santé fragile, de surcroît homosexuel, pour pénétrer les salons mondains les plus fermés de Paris? C'est que le garçon a un humour, un sens de la répartie, une finesse d'esprit et une volonté de s'imposer, qui impressionnent tous ceux qu'il rencontre. Loin de l'image d'un esthète touché par la grâce de l'écriture, on découvre, dans le livre rédigé par Jean-Pascal Mahieu, un garçon plein de doutes, touchant parfois de naïveté, qui fait de l'entrisme en usant et abusant de compliments, mais qui écrit sans relâche pour trouver son propre style.

C'est aussi un nouveau visage de Boris Vian qui apparaît dans l'ouvrage de Claudine Plas: on se souvient de l'écrivain-poète engagé contre la guerre, notamment grâce à sa chanson Le Déserteur. Le jeune Boris, lui, semble plutôt dépassé par les événements de 1940, juste au moment de ses vingt ans. Il comprend certes avec une grande lucidité l'enchaînement des actions qui ont conduit au désastre militaire mais n'en perçoit pas l'importance morale. Il est furieux contre ces adultes qui lui gâchent sa jeunesse en se faisant la guerre, et devient ainsi représentatif d'une grande partie de sa génération. La prise de conscience de cet enjeu moral, précipité par l'assassinat de son père en 1944, est le combat de sa jeunesse.

De nouveaux titres sont promis par cette collection instructive et divertissante, sur la jeunesse de Duras, Colette, Genet ou Hemingway, avec cette même question: "Et eux, qu'est-ce que leurs vingt ans ont fait d'eux?"

Gustave Flauvert à 20 ans, Louis-Paul Astraud
Boris Vian à 20 ans, Claudine Plas
Marcel Proust à 20 ans, Jean-Pascal Mahieu


Les braqueurs de la Poste portaient la burqa

Les deux braqueurs qui se sont attaqués hier matin à la Poste d'Athis-Mons (Essonne) ne sont pas vraiment passés inaperçus. Au lieu des habituelles cagoules et autres écharpes, ils ont choisi d'opérer vêtus de la burqa et chaussés de baskets.

Un butin d'environ 4 500 euros

Il était environ 10 h 30 lorsque les deux hommes ont fait irruption dans le bureau, situé dans le quartier sensible du Noyer-Renard et où patientaient une vingtaine de clients.
En menaçant le personnel avec une arme de poing, ils sont parvenus à se faire remettre une somme d'environ 4500 euros. Dix minutes plus tard, ils ressortaient et prenaient la fuite à pied en direction du parking voisin.

En fait il semble que le guichetier croyant être face à deux femmes, a ouvert le sas de l'établissement. Une fois à l'intérieur, les deux hommes ont relevé le voile et ont braqué les employés et les clients. L'enquête a été confiée à l'antenne d'Evry de la police judiciaire.

Le débat sur le port de la burqa relancé

Ce premier braquage à la burqa va-t-il relancer le débat sur le port du voile islamique intégral dans les espaces publics ? Parmi les partisans de l'interdiction, Jean-François Copé, chef de file des députés UMP à l'Assemblée. Le député-maire de Meaux justifiait son projet de loi en avançant des arguments de sécurité. le port de la burqa rend selon lui par exemple les système de vidéo surveillance inopérants.

Ce braquage intervient en tout cas dix jours après la fin des travaux de la mission parlementaire sur le voie intégral. La mission s'est prononcée pour une résolution -- un texte sans pouvoir contraignant -- contre le port de ce signe de l'islam radical et intégriste.

A la suite de cette préconisation, François Fillon a demandé au Conseil d'Etat de lui soumettre, en vue d'un projet de loi, ses solutions juridiques «permettant de parvenir à une interdiction du voile intégral», «la plus large et effective possible».

ILS ONT LE SENS DE L'HUMOUR AU MOINS !!

samedi 6 février 2010

Vers un intéressement collectif pour les fonctionnaires ?

Le gouvernement s'apprêterait à proposer aux syndicats de fonctionnaires un projet d'"intéressement collectif", selon des informations révélées par Le Figaro.
"Un accord cadre sera décliné par ministère et transposé dans les fonctions publiques hospitalière et territoriale. Il prévoit le versement d'une prime aux services ayant fait le plus preuve d''effort collectif' ou de 'performance collective'", écrit le quotidien. Selon le journal, les critères devraient concerner "l'amélioration du service rendu aux usagers, la maîtrise des coûts, l'amélioration des conditions de travail (baisse du nombre d'accidents…) ou l'environnement (économies d'eau, d'énergie…)".

Autre projet : le "grade à accès fonctionnel", genre de parachute dorée pour les fonctionnaires. Il serait réservé aux fonctionnaires ayant occupé plusieurs années des postes à haute responsabilité et leur permettrait de conserver jusqu'à la fin de leur carrière une rémunération plus élevée que ceux qui n'ont jamais accédé à ces responsabilités.

L’angoisse gagne les marchés boursiers

Les espoirs des gérants, qui, fin 2009, misaient sur une remontée spectaculaire des marchés boursiers, seraient-ils en train de s'évanouir ? Une chose est sûre, la nervosité est plus que palpable sur les marchés financiers. En Asie comme en Europe ou aux Etats-Unis, les places boursières ont ainsi entamé le mois de février sur des reculs significatifs. En cinq séances, entre le 1er et le 5 février, le CAC 40 à Paris a cédé 4,70 %, le Footsie de Londres 2,46 %, tandis que l'Ibex à Madrid a perdu 7,71 % sur la période. Aux Etats-Unis ou à Tokyo, les baisses des indices ont été moins spectaculaires (- 0,55 % pour le Dow Jones et - 1,38 % pour le Nikkei) mais la tendance est là: les investisseurs ont à nouveau peur.
La faute à qui ? Aux déficits publics colossaux de la Grèce, de l'Espagne, du Portugal ou de l'Italie, surnommés d'une façon pas très sympathique les "pays du Club Med" de l'Europe, ou, plus méchamment, encore les "PIGS" (cochons) ? Au risque d'un éclatement de la zone euro lié aux difficultés de ces pays ? A la situation de l'emploi américain qui peine à se redresser ? Ou à la prise de conscience que l'économie mondiale est encore loin d'avoir surmonté toutes ses difficultés ? Sans doute un mélange de tout cela. "Les inquiétudes sur la dynamique de croissance pour 2010-2011 préoccupaient déjà les marchés. Ces derniers jours, les questions budgétaires des deux côtés de l'Atlantique ont été un élément déclencheur. Surtout en Europe, où l'accord de la Commission sur le budget grec a été perçu davantage comme un accord politique qu'économique", résume Philippe Waechter, responsable de la recherche chez Natixis AM.

Après celle de la Grèce, la situation budgétaire de l'Espagne et du Portugal ont également été jugées préoccupantes par les marchés. Et ces craintes ont été l'étincelle qui a fait vaciller les marchés en Europe à partir de jeudi 4 février. La dégradation des comptes publics, en créant des tensions sur le marché de la dette, a particulièrement affecté les cours des sociétés qui ont beaucoup emprunté. Ces dernières pourraient en effet être parmi les principales victimes de ces turbulences en ayant de plus en plus de mal à se refinancer. Le titre du groupe de BTP espagnol Ferrovial, dont le cours a plongé de plus de 11 % sur la seule séance de jeudi à Madrid, en fait partie.

Les valeurs bancaires ont aussi subi sévèrement ce mouvement de panique. En Italie, les cours d'Intesa Sanpaolo ou d'UniCredit ont perdu plus de 4 % en fin de semaine. En Espagne, le cours de la banque Santander a lui dégringolé de près de 10 % jeudi, le marché ignorant totalement les résultats annuels pourtant solides publiés le même jour par l'établissement.

Outre-Atlantique aussi, les investisseurs ne sont pas franchement rassurés. Si les Etats-Unis se sont toujours plus ou moins accommodés d'un déficit public colossal, le discours du président Barack Obama, faisant savoir que des mesures de soutien à l'économie étaient encore nécessaires, a démontré, à qui l'ignorait encore, que la situation du pays n'est pas encore totalement satisfaisante.

Les derniers chiffres de l'emploi ont illustré la convalescence difficile de la première économie mondiale. Les investisseurs ont ainsi appris, jeudi, que les inscriptions hebdomadaires au chômage étaient remontées à 480 000, contre 455 000 attendues. Et vendredi, le ministère du travail a fait état de nouvelles destructions d'emplois (20000) en janvier, alors que les investisseurs espéraient que l'économie serait à même d'en créer à nouveau.
Une consolation, toutefois, le taux de chômage a reculé à fin janvier, passant de 10 % à 9,7 %. Une baisse paradoxale qui peut s'expliquer par le fait que les Américains sont moins nombreux à cumuler désormais deux emplois. En prenant acte de cette reprise globalement mollassonne, les marchés ont sanctionné les valeurs cycliques, plus sensibles à la conjoncture économique, sur toutes les places boursières: industrie, automobile, sidérurgie… Les seules bonnes surprises de ces derniers jours sont venues de l'Asie et du secteur du luxe. Dans la foulée d'autres grands noms du luxe mondial, les français LVMH et Hermès ont annoncé jeudi et vendredi des ventes en hausse au quatrième trimestre, laissant entendre que le gros de la crise pourrait être passé pour le secteur. L'appétit grandissant des Chinois pour les produits haut de gamme étant l'une des principales raisons de cette embellie.
Claire Gatinois

vendredi 5 février 2010

L'Etat va-t-il brader le patrimoine historique français?

Le projet de loi permettant de céder les monuments nationaux aux collectivités territoriales peut laisser craindre un démantèlement du patrimoine. Etat des lieux, après la censure du texte par le Conseil constitutionnel.

Le Mont-Saint-Michel vendu à un émirat. Le drapeau russe flottant sur Notre-Dame de Paris. Le domaine royal de Saint-Cloud annexé par des cow-boys texans... On n'est pas passé loin du cauchemar ! Certes, personne n'aurait sans doute osé aller jusque-là. Pourtant, tous ces scénarios catastrophe auraient été légalement possibles si les parlementaires n'avaient amendé, au dernier moment, un abracadabrant projet de loi concocté par Matignon. Et finalement retoqué par le Conseil constitutionnel.

Etait-ce vraiment une bonne idée d'imaginer, à l'heure des soldes d'hiver, brader les monuments nationaux pour soulager les caisses de l'Etat dans un pays où, chaque année, des millions de Français se ruent aux Journées du patrimoine ? Sans doute pas. Or rien ne prouve, malgré le tollé, que François Fillon y ait renoncé. Bien au contraire !

L'affaire a éclaté en novembre 2009, lorsque députés et sénateurs ont découvert que le gouvernement avait glissé, dans le projet de loi de finances 2010, l'article 52, stipulant qu'un monument national pouvait être transféré par l'Etat à une collectivité territoriale. Gratuitement et n'importe quand. Cela avec le simple accord d'un préfet. Pis, selon ce texte initial, ladite collectivité pouvait même, si cela lui chantait, vendre ensuite au prix qu'elle souhaitait ce bâtiment à un opérateur privé. Indignation générale. Au point que Jean-Jacques Aillagon lui-même, ancien ministre de la Culture de Jacques Chirac et président de l'établissement public de Versailles, monta au créneau contre sa tutelle.

Quel paradoxe ! A l'heure où Nicolas Sarkozy s'apprête à créer sa "Maison de l'Histoire" et où Eric Besson prétend lancer les Français sur les traces de leur identité nationale, jamais, depuis Malraux, le statut des lieux de mémoire n'a été si malmené. L'Etat brade ses biens à tout-va. Et les établissements culturels publics, comme Versailles ou le Louvre, sont plus que jamais soumis aux lois de la rentabilité touristique. "Une dysneylandisation !" tonnent les plus critiques.

Le dossier apparaît d'autant plus explosif qu'il est aussi très politique. Désavoué par Matignon, Frédéric Mitterrand, attaché à la pérennité du patrimoine national, n'aimerait pas rester dans l'Histoire comme le fossoyeur des lois Malraux. Même si, jusqu'ici, son silence fut assourdissant, il n'a pas ménagé sa peine en coulisses pour faire amender, avec l'aide des sénateurs, ce fameux article 52. Et son interview laisse à penser qu'il est bien décidé à se battre.

Quels monuments garder, lesquels transférer ?

Reste à savoir quelle est sa marge de manoeuvre, quand beaucoup affirment qu'il lui a été imposé, par exemple, de céder le domaine royal de Saint-Cloud au département des Hauts-de-Seine, fief de Jean Sarkozy et de Patrick Devedjian, qui lorgnent depuis longtemps sur cette propriété d'exception.

Sur le fond du dossier, la question centrale est simple : comment continuer à entretenir d'innombrables monuments nationaux quand l'Etat n'a plus les moyens d'assumer seul cette charge ? Faute d'argent, nombre d'églises sont fermées au public - voire détruites - car elles menacent ruine. Sans parler du Panthéon, qui s'effondre ! La tentation est donc grande de lever les garde-fous, afin de se débarrasser de bâtiments publics, même emblématiques, comme ce fut le cas pour l'hôtel de la Marine, à Paris. Mais cela fait-il une politique culturelle ? Evidemment non, surtout quand les réponses à apporter sont complexes.

"On ne peut refuser, par principe, le transfert de certains bâtiments, reconnaît Jacques Legendre, président de la commission culturelle du Sénat. Les régions sont souvent plus aptes que l'Etat à gérer sur place les monuments." De fait, les collectivités possèdent déjà un patrimoine historique très important, avec, par exemple, la responsabilité de chefs-d'oeuvre aussi prestigieux que la saline royale d'Arc-et-Senans (Doubs), classée au Patrimoine mondial de l'Unesco, ou le théâtre antique d'Orange (Vaucluse). Mais quels monuments garder ? Lesquels transférer ? Comment s'assurer que ceux qui partiront ne seront pas revendus dans des conditions opaques par des élus indélicats ? "Il faut se mettre autour d'une table et discuter", insiste le député Nicolas Perruchot (Nouveau Centre). Car le patrimoine peut aussi, parfois, rapporter gros. Une étude du ministère de la Culture a prouvé que 1 euro investi en dégage 20, à terme, si l'on prend en compte les effets induits en matière de tourisme ou d'emploi.

L'avenir est au partenariat public-privé

Il n'est donc pas certain que l'Etat fasse toujours une affaire en cédant gracieusement ses biens, comme l'explique Isabelle Lemesle, la présidente du Centre des monuments nationaux (CMN) : "Si nous perdons le Mont-Saint-Michel ou les remparts de Carcassonne (voir page 95), qui va compenser le manque à gagner ?" Car au CMN, les lieux rentables servent à financer l'entretien des autres. Or, sauf exception, les collectivités ne sont attirées que par ce qui rapporte, comme par exemple le château du Haut-Koenigsbourg, en Alsace (voir ci-contre). Tous les spécialistes en sont persuadés : l'avenir est au partenariat public-privé. Et l'exemple de la prochaine réhabilitation de l'hôpital Richaud, à Versailles, en lieu de vie quotidienne le prouve.

Jusqu'où les Français sont-ils prêts à payer ?

Mais le meilleur filon à explorer reste encore le portefeuille des Français. "Ils n'ont jamais autant donné qu'en 2009", se félicite Frédéric Néraud, directeur de la Fondation du patrimoine, qui, grâce à des collectes, essentiellement dans les zones rurales, permet, avec le soutien conjugué de l'Etat, d'aider à restaurer des bâtiments auxquels les Français sont attachés. "Beaucoup sont prêts à payer pour sauver leur église, un moulin, un château, ajoute Frédéric Néraud. On le voit sur le terrain : en période de crise, les gens sont en quête de racines, d'identité. Et contrairement à une idée reçue, le patrimoine est une question très moderne, qui transcende les clivages habituels." Reste à savoir jusqu'où les Français sont prêts à aller pour sauver leur passé collectif. Et humaniser leur avenir.

En 2012, DSK l'emporterait sur Sarkozy

C'est un sondage CSA pour l'hebdomadaire «Marianne» qui l'affirme...
La campagne pour la présidentielle de 2012 n’a pas encore commencé que déjà un sondage CSA pour l'hebdomadaire Marianne donne Dominique Strauss-Kahn vainqueur face à Nicolas Sarkozy au second tour.Un tel duel serait à l'avantage de l'actuel directeur du FMI, qui l'emporterait par 52% contre 48%. En revanche, si l’actuel président de la République devait être opposé à Martine Aubry, il gagnerait à 52% des suffrages exprimés, contre 48% pour la première secrétaire du PS.


Nicolas Sarkozy en tête au premier tour

Au premier tour, Nicolas Sarkozy arrive en tête, quel que soit le candidat du PS: 32% si c'est Martine Aubry, 29% si c'est Dominique Strauss-Kahn. L’un et l’autre se hisseraient respectivement à 19% pour la première secrétaire et 22% pour le directeur du FMI.

Ce sondage retient l'hypothèse d'une candidature de Dominique de Villepin, qui obtiendrait 10% des suffrages quel que soit le candidat PS. Le président du MoDem François Bayrou recueillerait 12% si Martine Aubry était en lice, 10% si DSK représentait le PS.

Olivier Besancenot à 5 ou 6%

Pour les Verts, Cécile Duflot obtiendrait 8% dans l'hypothèse Aubry, 9% dans l'hypothèse DSK. Dans les deux cas, Marine Le Pen (FN) est créditée de 9%, Marie-George Buffet (PCF) de 3% et Nathalie Arthaud (LO) de 1%.

Le score d'Olivier Besancenot varie quant à lui d'un point: il obtiendrait 7% en cas de candidature Strauss-Kahn, 6% en cas de candidature Aubry.
B.D. avec agence

IL MÈNERAIT LA MÊME POLITIQUE QUE SARKOZY, LES FRANÇAIS SONT TELLEMENT CONS QU'ILS PENSENT ENCORE QU'IL EST DE GAUCHE !!!!

Pete Townshend

Le guitariste des Who s'est bâti une légende en démolissant son instrument sur scène à la fin de ses concerts, mais lui, il semble indestructible. A soixante-quatre ans, l'auteur de « I Can't Explain » et de plus de cent autres chansons du groupe fondé en 1964 à Londres se produira dimanche avec ses partenaires pour animer la mi-temps lors de la finale du Superbowl de football américain à Miami. L'ancien de Woodstock et des festivals de l'île de Wight, que ses parents, eux-mêmes rockers acharnés, mirent à la guitare électrique à douze ans, a perdu sa tignasse et modère ses célèbres moulinets du bras, mais la puissance de ses solos, inscrite un temps au « Guinness des records », continue d'atteindre des sommets. Le pionnier du synthétiseur ne les entend cependant qu'à moitié, car les décibels ont fini par entraver son audition. Ce timide complexé par sa haute taille et son appendice nasal proéminent, qui l'ont fait comparer à « un nez sur un bâton » par le chanteur du groupe Roger Daltrey, affirme se retrouver dans un état second dès qu'il monte sur scène, une énergie longtemps dopée par l'alcool et la drogue. Au soulagement de ses fans, ses excès n'auront pas suffi à donner satisfaction à celui qui, dans son tube « My Generation », clamait « J'espère mourir avant d'être vieux », une formule dont les punks ont fait leur slogan.

Frédéric Mitterrand: "On ne transformera pas l'Arc de triomphe en parc Astérix"

Après la censure du projet de loi permettant de céder les monuments nationaux aux collectivités territoriales par le Conseil constitutionnel, le ministre de la Culture sort de son silence dans L'Express. Pour lui, l'objectif essentiel reste la valorisation du patrimoine, mais il ne laissera pas faire n'importe quoi.

Il semble que vous ayez été peu concerné par l'élaboration de l'article 52, très contesté, sur la cession des monuments nationaux aux collectivités locales.

Je suis surpris que vous disiez cela. J'ai été, au contraire, très présent. J'ai rapidement fait savoir aux parlementaires ma position, qui est très simple. Le patrimoine est un ensemble vivant : il doit être mis en valeur et l'Etat n'est pas toujours le mieux placé pour le faire. Il doit conserver les éléments les plus emblématiques, ceux qui sont essentiels à la valorisation de l'histoire de la nation. Mais il n'est pas question de transformer l'Arc de triomphe en parc Astérix ! Dans bien des cas, les collectivités territoriales, lorsqu'elles présentent un projet qui garantit la pérennité du patrimoine, sont mieux à même d'en assurer la mise en valeur. Le souhait de valoriser ce secteur me semble légitime quand il s'agit de créer des emplois ou d'améliorer la vie économique. Au ministère de la Culture de veiller à ce que ces transferts se fassent dans la transparence et dans le respect du patrimoine commun.

Tout cela va à rebours de ce que prévoyait initialement l'article 52, conçu à Matignon, qui se passait de l'avis de votre ministère !

Ne vous méprenez pas sur les intentions du gouvernement. Le Premier ministre a souhaité donner la possibilité et la liberté aux collectivités locales qui le souhaitent de prendre la responsabilité d'un monument qui est partie intégrante de l'identité d'une région, d'un département ou d'une commune. Rien n'est automatique, tout doit se faire en concertation. L'Etat pourra dire non lorsque les projets ne sont pas au niveau. Mais les élus locaux qui, depuis vingt ans, ont souhaité valoriser la richesse de leur patrimoine l'ont fait de façon responsable.

Que va-t-il se passer maintenant ?

Je souhaite que l'on continue de discuter dans le cadre parlementaire. Et si, comme cela ne va pas tarder, un nouveau projet de loi est présenté, j'espère obtenir un texte conforme aux grands axes que je vous ai exposés, qui ont été approuvés par le gouvernement, et avec lesquels de plus en plus de députés et sénateurs semblent d'accord. Ma méthode n'est pas une méthode people, comme le sous-entendent certains journaux. Je vais à la rencontre des Français dialoguer dans le calme. Mon autre principe est de me rendre sur le terrain pour juger par moi-même.

Selon quels critères les transferts doivent-ils être opérés ?

Chaque cas doit être étudié par les services du ministère, qui s'entourera de tous les avis nécessaires, et je consulterai également les organisations syndicales chargées de défendre les agents travaillant dans ces monuments.

L'Etat a-t-il encore les moyens d'entretenir son patrimoine ?

Oui, à condition qu'il le fasse avec rigueur sans méconnaître une gestion économique moderne. On dispose chaque année de 400 millions d'euros pour le patrimoine et le plan de relance a bénéficié également à mon ministère. On peut trouver des solutions économiques pour certains bâtiments, qui n'ont plus vocation à se trouver dans le périmètre de l'Etat. Nous avons un patrimoine énorme en France, et pas seulement à la Culture, mais aussi à la Défense, à la Justice ou à l'Agriculture : des tribunaux, des casernes, des châteaux...

L'Etat doit-il céder ses monuments gratuitement ?

S'il n'a pas les moyens d'entretenir tel ou tel bâtiment non "stratégique" et si une collectivité locale propose de s'en charger avec un vrai projet culturel, pourquoi pas ? A condition que ce bien reste dans le domaine public.

jeudi 4 février 2010

PRÉSIDENTIELLE 2012 - DSK pourrait "se reposer la question dans certaines circonstances"

"La croissance est de retour, plus vite et plus forte que prévu, mais la crise n'est pas terminée." C'est le constat du directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn. Le socialiste évoque sur RTL plusieurs raisons. D'abord, "le chômage", qui "est encore là". "Dans beaucoup de pays industrialisés, il va continuer à augmenter, pas en Asie, où les choses vont plus vite, mais aux États-Unis et en Europe. (...) Il ne faut donc pas que les États mettent un terme à leurs plans de soutien de l'activité. Les gouvernements doivent désormais recentrer ces stimulus sur l'emploi", prévient Dominique Strauss-Kahn.

Selon lui, ces mesures de soutien sont des mesures de court terme. Sur le moyen terme et le long terme, il faut mettre en place des programmes de réduction des déficits publics. "Il faut que les gouvernements annoncent comment, au cours des années qui viennent, ils vont réduire leur dette", ajoute-t-il, évoquant également "la situation très sérieuse" que connaît aujourd'hui la Grèce.

Le pays, qui a brutalement revu à la hausse, en octobre, ses statistiques de déficit pour 2009, révélant l'état catastrophique de ses finances publiques, a été mis sous surveillance étroite mercredi par la Commission européenne. "L'État grec n'est pas au bord de la banqueroute", tente de rassurer Dominique Strauss-Kahn, qui précise : "La zone euro n'est pas fragilisée. C'est la première épreuve que la zone euro traverse, mais elle l'a traversera. J'ai plutôt confiance."

Revenant sur le terrain de la politique française, Dominique Strauss-Kahn, désigné leader politique le plus aimé des Français dans le dernier sondage Ipsos- Le Point paru en janvier et souvent interrogé sur son désir de se présenter à l'élection présidentielle, affirme qu'à ce jour, il a "l'intention" de faire son mandat, mais qu'il pourrait "se reposer cette question dans certaines circonstances". "Aujourd'hui, la question ne se pose pour aucun des autres candidats potentiels à l'élection présidentielle. Il n'y a aucune raison qu'elle se pose à moi. Donc, je comprends qu'on se pose cette question (mais) vous comprenez que je n'y apporte pas de réponse aujourd'hui", a-t-il insisté. Son mandat à la tête du FMI court jusqu'en novembre 2012, année de l'élection présidentielle en France. Or certains socialistes, Martine Aubry, première secrétaire, en tête, souhaitent voir les primaires organisées "entre mai et la fin de l'année" 2011.

Le radar "vitesse moyenne" : l’arme fatale est pour demain

Une nouvelle génération de radar verra le jour l’an prochain en France, complémentaire des radars fixes ou embarqués. Cet appareil permettra de contrôler la vitesse non pas à l’instant T mais en moyenne sur un itinéraire de plusieurs kilomètres.
La déléguée interministérielle à la Sécurité routière, Michèle Merli, précise que ce dispositif, en cours d’homologation,
aura vocation à être installé dans des zones accidentogènes, pas forcément sur l’autoroute. Mais plutôt dans des tunnels,
sur des ponts, axes secondaires, etc. C’est le Centre d’études techniques de l’équipement (Cete), basé à Aix, qui a mis au point le prototype. Son nom de code ? Scalp…

"Scalp", c’est une arme fatale. Ce n’est pas le nom d’un célèbre Peau-rouge ou celle
d’une historique chevauchée. C’est le
nom de code, résolument guerrier, d’un prototype de radar, dit de "vitesse moyenne", appelé aussi radar de "tronçon". Avec cette nouvelle boîte à PV, aucune tête ne dépassera. La conduite sera d’une rigueur automatique : ce nouvel appareil, que le gouvernement envisage de déployer d’ici 2011, mesurera à quelle vitesse vous avez roulé entre deux points. Imparable.

Le but ? Améliorer la sécurité routière et « gagner des vies. Chaque année, 1 000 peuvent être épargnées », répète Michèle Merli, déléguée interministérielle à la Sécurité routière. « Le dispositif fera perdre des points mais nous fera gagner des vies ! Nous en avons gagné 12 000 en quelques années et on a évité 100 000 blessés. » Elle défend « l’équité de la sanction car avec ce système les grands excès de vitesse sont verbalisés ». Royaume-Uni, Autriche, République Tchèque, Italie, Pays-Bas, Allemagne, Australie et Norvège testent ce dispositif. Des radars "tronçon" sont déjà expérimentés depuis 2003 en France sur l'A10 au nord d'Orléans. Le principe : au moins deux caméras sont installées sur deux ponts distants de 10 à 20 km - sans bretelle de sortie - détectant les véhicules et indiquant sur un panneau lumineux aux automobilistes qu'ils roulent trop vite. C’est la version pédagogique. Elle sera conservée mais « il y aura aussi la version répressive.

Ce radar aura vocation à être installé dans des tunnels ou des ouvrages d’art (ponts, passerelles…) "accidentogènes". Ce ne sera pas un système dédié aux autoroutes mais plutôt aux routes et au réseau secondaire. » Michèle Merli précise que les implantations seront décidées en concertation menée par les préfets avec les collectivités. Ce radar "tronçon", en voie d’homologation, a été mis au point avec le Centre d'études techniques de l'équipement (Cete) Méditerranée, basé à Aix-en-Provence. Le ministère des Transports a confirmé ce projet à la suite d’une question écrite du député UMP du Val d'Oise, Georges Mothron, au Journal officiel. « C’est moins dangereux que les radars classiques : il n'incite pas les automobilistes roulant à des vitesses excessives à ralentir de manière brusque à l'approche des radars automatiques ». Pas de redoutables "stop and go". « Cela semble moins piégeux », souligne Laurent Hécquet, directeur général de 40 millions d’automobilistes. « La vitesse n’est pas la première cause d’accident contrairement à la somnolence et le non respect des distances de sécurité. Ce système stressera davantage les automobilistes surtout sur autoroutes qui n’enregistrent que 5 % des tués ».

Deux failles juridiques
Rémy Josseaume est président de la commission juridique de l’association nationale "40 millions d’automobilistes" qui fédère
26 automobile clubs et 360 000 adhérents. « La problématique est double. Premièrement, la législation n’est pas adaptée », affirme l’auteur de plusieurs livres de références sur le sujet. « Aujourd’hui, elle permet de sanctionner une vitesse à un endroit précis. Mais pas une vitesse continue dans le temps. » Il faudra donc modifier la législation si l’on veut utiliser ces radars "tronçon".

Deuxièmement, toujours selon le juriste, sur une portion de route de 20 km par exemple, que se passe-t-il si l’on change de conducteur ? « Qui est responsable de quoi ? » D’autre part, pour Rémy Josseaume « la multiplication des radars ne repose sur rien. L’administration pense qu’elle envoie ainsi un signal pédagogique fort ; que plus de radars, c’est moins d’infractions. Si c’était le cas, on le verrait depuis 2003… C’est l’inverse qui se produit. »

Selon les spécialistes de 40 millions d’automobilistes, actuellement 8 à 9 millions de PV sont distribués chaque année par les radars, fixes et mobiles. Ce chiffre sera porté à 25 millions de PV / an quand l’ensemble des 5 000 radars seront installés. Si l’on ajoute les 15 millions de PV qui sanctionnent les autres infractions au Code de la route, on atteint 40 millions de PV par an. « Cela signifie que statistiquement chacun des 40 millions de conducteurs français aura au moins reçu un procès-verbal dans l’année… »

Rémy Josseaume ajoute 2010 et 2011 seront révélatrices : le maillage de radars automatiques en France sera complet. Il a été imaginé principalement pour réduire les grosses infractions. Aujourd’hui, ceux qui perdent leur permis sont en majorité des gens qui ont commis des petites infractions leur coûtant 1 ou 2 points. « Le dispositif touche donc les plus petits. » l

L’association a lancé un appel à témoins en octobre en vue d’une action collective contre l'État auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme. Pour elle, le commissaire de police, qui reçoit les réclamations à propos de PV, n'a pas à juger de la pertinence du dossier. C'est au juge de proximité de le faire. Dix dossiers seront déposés courant mars.


Olivier SCHLAMA

Apple devient numéro 2 des mobiles en France

Grâce à son très prisé iPhone, la firme à la pomme a conquis 20% du marché français en valeur. Elle supplante Nokia et donne du fil à retordre à Samsung, le champion des portables dans l'Hexagone.

Un raz de marée. Les ventes d'iPhone ont pulvérisé tous les records en France l'an dernier. La demande est si forte pour les différentes variantes du téléphone mobile d'Apple (les modèles 3G et 3GS avec une capacité de stockage de 16 ou 32 Go) qu'il s'en est vendu environ 2 millions pour l'année 2009 dans l'Hexagone, un record en Europe. Résultat, Apple s'est hissé à la deuxième place du marché français, en valeur entre Samsung et Nokia. Pourtant, l'entreprise de Cupertino se hisse juste à la cinquième place en volume.

Cette explosion s'explique par la décision de l'autorité de la concurrence de casser l'exclusivité de la vente des iPhone par Orange. Du coup, au printemps, SFR, Bouygues Telecom et les autres distributeurs se sont engouffrés dans la brèche. Grâce à cette bouffée d'air, les ventes de mobiles en France «ont légèrement progressé, entre 0,2% et 0,4% en volume, à 23,6 millions d'exemplaires en France», explique Matthieu Cortesse du cabinet d'études GfK. Alors que, dans le même temps, le marché mondial a reculé de 10%.

Tous les fabricants se frottent les mains : la hausse du marché français, en valeur, est encore plus soutenue. «Autour de 4% à 5%, à plus de 2 milliards d'euros», estime Denis Morel, le directeur des mobiles de LG en France qui a enregistré une hausse de ses livraisons de près de 50%. Samsung, le numéro un du marché français et deuxième mondial, a également enregistré une progression. «Nous avons flirté avec la barre des 10 millions d'unités vendues, grâce au PlayerOne et toute la gamme Player», assure David Eberlé, directeur des mobiles chez Samsung France. Mais le champion dans l'Hexagone a souffert de la concurrence du smartphone d'Apple.

Simplicité et subventions

La raison du succès est simple à expliquer. Apple a pris la moitié du marché français des 3,6 millions de smartphones, conçus pour l'Internet mobile et plus coûteux que les simples portables. «Ce segment du marché a presque doublé en 2009. Il devrait croître de près de 80% cette année», avance Matthieu Cortesse. La simplicité d'usage de l'iPhone est pour beaucoup dans son succès. Ses subventions, autour de 310 euros, également. «Ce montant est supérieur à celui accordé aux autres smartphones», dénoncent ses concurrents. De ce fait, Nokia, le numéro un mondial, malgré une bonne demande pour son mobile intelligent N97 et d'autres modèles de sa gamme, doit se contenter de la deuxième place du marché français des smartphones et de la troisième position des mobiles en France. Enfin, Research in Motion a augmenté le poids du BlackBerry grâce à des offres bloquées en faveur des jeunes, lancées par les opérateurs.

La concurrence s'aiguise

Les perspectives pour les smartphones excitent les industriels. Samsung, qui s'est contenté d'un maigre 5% des ventes des mobiles intelligents l'an dernier, espère en écouler «4 millions en France en 2010». Le sud-coréen veut proposer une large gamme, équipée du système d'exploitation Android de Google, Windows Mobile de Microsoft ou de son propre logiciel Bada. Sony Ericsson, qui a cédé du terrain, espère se relancer grâce à «Vivaz» et d'autres concurrents de l'iPhone. Enfin, Nokia vient de proposer un service gratuit de cartographie pour les smartphones, «face à Google», explique François Bornibus, directeur général de Nokia en France. Chacun fourbit ses armes pour prendre sa revanche en 2010. Et le marché attend l'arrivée du Nexus One de Google.

Mais le mobile d'Apple ne semble pas prêt de flancher… même s'il a subi un léger déclin de sa part de marché aux États-Unis fin 2009.

Les 80 propositions de Merkel et Sarkozy

Paris et Berlin affichent leur ambition dans six domaines principaux de coopération. La France soutiendra notamment l'Allemagne pour l'obtention d'un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU.

Pour leur feuille de route commune, peaufinée depuis plusieurs mois, laborieusement parfois, Paris et Berlin ont affiché leur ambition d'aboutir à des mesures, quatre-vingts au total, qui ne se limitent pas à des symboles, moins encore à des «gadgets». La dimension symbolique ne sera toutefois pas absente, ce jeudi matin à l'Élysée, puisque les deux gouvernements au grand complet se réuniront sous la houlette de Nicolas Sarkozy et d'Angela Merkel dans le salon Murat, cadre du rituel Conseil des ministres du mercredi matin. À l'avenir néanmoins, cet aréopage conjoint, dont c'est jeudi la douzième rencontre, ne comptera finalement pas le fameux «ministre franco-allemand», idée un peu hâtivement lancée par Paris et que Berlin a rejeté pour des raisons politiques et institutionnelles. En revanche, les deux secrétaires d'État aux Affaires européennes se présenteront, une fois par an, devant le Conseil des ministres conjoint et pourront participer, au cas par cas, aux réunions de cabinet du partenaire.

Voilà pour les symboles. La déclaration que les deux dirigeants présenteront jeudi matin se veut, quant à elle, un «agenda ambitieux et concret», selon l'Élysée, destiné à relancer les relations franco-allemandes au cours des dix années à venir. Le projet initial remonte à un dîner, fin octobre, entre le président de la République et la chancelière. Des pistes d'intérêts communs ont alors été lancées. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en ont reparlé le 9 novembre à Berlin lors de la commémoration de la chute du Mur et deux jours plus tard, à Paris, lors de l'anniversaire de l'Armistice. Les deux ministres, Pierre Lellouche et Werner Hoyer se sont ensuite mis au travail : leur boîte à idées, plus ou moins facilement remplie, sur fond de convergences face à la crise mais aussi de différences d'approche «culturelles» concernant la politique économique, a fini par contenir quarante mesures. Le document a été solennellement présenté le mois dernier aux deux têtes de l'exécutif de chaque côté du Rhin. Cette première liste de projets a ensuite été «moulinée» puis élargie au cours d'un travail interministériel à nouveau validé au sommet.
Meilleure gouvernance

Le résultat, dévoilé ce jeudi matin, consistera en un long document de quatre-vingts propositions dans six grands domaines de coopération : l'économie, les finances et l'emploi ; l'environnement et l'énergie ; l'innovation, la recherche et l'éducation ; la politique étrangère, la sécurité et la défense ; le rapprochement des sociétés civiles ; la dimension institutionnelle. Dans le domaine économique, le maître mot, décliné en une série d'initiatives, visera à développer la «convergence» des analyses et des politiques, notamment sur la question cruciale du déficit budgétaire (3 % du PIB en Allemagne contre près de 8 % en France), sur laquelle les deux pays affichent des priorités discordantes.

Paris et Berlin entendent aussi renforcer leurs efforts pour une meilleure gouvernance au sein du G20 et du FMI et approfondir le dialogue entre les entreprises et les partenaires sociaux des deux côtés du Rhin. Pour les énergies renouvelables, des projets communs seront développés au sud de la Méditerranée (plan solaire). En éducation, l'ambition est de multiplier par vingt d'ici à 2020 les doctorants dans le cadre de l'université franco-allemande ; les instituts de recherches, tels Max-Planck et le CNRS, renforceront leurs liens.

En politique étrangère, Paris soutiendra Berlin pour l'obtention d'un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. La coopération policière et la lutte contre le trafic de drogue seront développées, de même que la coordination des politiques en matière migratoire. Les échanges de jeunes, dans le cadre de l'Ofaj, recevront une nouvelle impulsion, un volontariat civique franco-allemand sera mis en place, etc. Une profusion d'initiatives que l'on s'efforçait aussi, mercredi à l'Élysée, de replacer dans le cadre européen. Dans nombre de domaines, comme l'intégration des politiques énergétiques, le duo franco-allemand ne pourra faire bande à part au sein des Vingt-Sept.

FERRAN ADRIA – Le meilleur chef au monde dépose ses couteaux

Le chef catalan Ferran Adria, élu plusieurs fois meilleur cuisinier au monde, va fermer pendant deux ans son célèbre restaurant El Bulli. Pourquoi ? Lassé d'être le chef de file de la très controversée cuisine moléculaire, il a besoin de renouveau
Ferran Adria Acosta (AFP) est né en 1962 en Catalogne (Espagne). A l'âge de 20 ans, la cuisine le rattrape lorsqu'il finance ses études de commerces en faisant des pizzas l'été à Ibiza. En 1983, il commence son apprentissage au restaurant El Bulli à la plage de Montjoi, près de Rosas dans la province de Gérone. L'année suivante, il devient chef de l'établissement avec le chef Christian Lutaud. Après des années passées à maîtriser la cuisine catalane, Ferran Adria se lance au début des années 1990 dans une aventure qui va révolutionner le monde de la gastronomie : la cuisine moléculaire.

Le pape de la cuisine moléculaire
Le chef catalan revisite l'art de la cuisine en y alliant des nouvelles technologies et de nouvelles textures, notamment grâce à l'usage d'additifs ou d'azote liquide. Ses spécialités, le caviar d'huile d'olive au jus d'anchois, la nougatine aux algues ou encore les moules sphériques au bacon, ont de quoi surprendre, c'est d'ailleurs cela qui plaît aux gastronomes et aux critiques. Le très sélect magazine culinaire britannique Restaurant consacre El Bulli "meilleur restaurant au monde" en 2002, 2006, 2007 et 2008. Le chef obtient également trois étoiles au Michelin, de quoi attirer les touristes de la bonne chère. Mais le cuisinier catalan sait faire patienter les convives. Il affine pendant 6 mois dans un atelier de Barcelone les recettes qu'il servira le reste de l'année. El Bulli n'est en effet ouvert que la moitié de l'année à seulement 8.000 invités, sélectionnés parmi 2 millions d'aspirants leveurs de fourchette. Certains affirment joindre des lettres de motivation à leur demande pour avoir l'honneur de débourser 200 euros afin de déguster une série d'une vingtaine de plats.

Le chef fait une pause
Présent à la conférence de haute gastronomie Madrid Fusion, le cuisinier âgé de 47 ans a annoncé qu'il s'accordera une pause de 2 ans. "On ne servira pas de repas à El Bulli en 2012 et 2013. Mais El Bulli ne ferme pas", a-t-il expliqué. Cet arrêt brutal ne sonne pour autant pas la fin de sa carrière, bien qu'il y ait pensé, mais une quête de renouveau. "Ce ne seront pas deux années sabbatiques, j'ai besoin de temps pour décider comment sera l'année 2014. Nous voulons marquer cette année 2014 et je sais que quand je reviendrai, ce ne sera pas pareil", souligne le chef catalan, visiblement épuisé par les 15 heures quotidiennes de travail. "C'est comme si on demandait à Galliano d'aller à l'usine", ironise-t-il.

Le cuisinier ne fait pourtant pas l'unanimité
Le meilleur chef au monde ne se sentirait-il pas plutôt menacé ? Des critiques se sont élevées ces dernières années contre le pape de la cuisine d'avant-garde. Son collègue catalan, Santi Santamaria, lui a récemment reproché de "remplir les assiettes de gélifiants et d'émulsifiants de laboratoire" présentant un "problème pour la santé publique". Ferran Adria révoque pourtant que sa décision ait une quelconque relation avec ces attaques : "On nous critique en permanence. Et on critiquera aussi cette décision de ne pas ouvrir pendant deux ans."
En attendant qui pour prendre la relève ? Le chef britannique Heston Blumenthal, passé lui aussi maître dans l'art de l'expérimentation culinaire, pourrait récupérer la première place laissée vacante par le génie catalan