TOUT EST DIT

TOUT EST DIT
ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

jeudi 5 novembre 2009

François Fillon : "Le bilan se fera à la fin du quinquennat"

Dans un entretien au Monde, le premier ministre dresse le bilan des réformes accomplies depuis deux ans. Il plaide pour un grand emprunt compris entre 20 et 30 milliards d'euros, recadre la secrétaire d'Etat aux sports et nie que Matignon soit un enfer. Extraits. Retrouvez l'intégralité de cette interview à 10 h 45.
Quel doit être selon vous le montant de l'emprunt ?

Il ne faut pas que la crédibilité française diverge de celle de l'Allemagne. Le montant sera fonction des priorités d'avenir qui seront retenues et de notre capacité d'emprunt supplémentaire. Sur ce sujet, le Trésor évoque un ordre de grandeur de 20 à 30 milliards en première analyse.

Lorsque vous dites à propos de Rama Yade qu'il faudra tirer les conséquences de son attitude le moment venu, pensez-vous à son limogeage ?

Lorsque l'on est secrétaire d'Etat, on est sous l'autorité d'un ministre. C'est contraignant, mais c'est la règle du jeu. On ne peut pas être au gouvernement et en opposition avec la ligne du gouvernement. Les membres du gouvernement sont porteurs de l'intérêt général, pas seulement des intérêts qui s'expriment auprès de leur ministère.

La démarche des sénateurs emmenés par Raffarin est-elle légitime ?

La méthode est contestable. Le débat sur la taxe professionnelle est difficile. Beaucoup de ceux qui demandent le report de la réforme n'ont pas trouvé la force dans le passé de l'engager. Il y a des marges de négociation au Sénat, mais le gouvernement a posé deux lignes rouges : la suppression de la taxe professionnelle devra être opérationnelle en 2010 et le barème d'imposition sera national, pour ne pas remettre en cause l'avantage donné aux entreprises.

Pourriez-vous engager votre responsabilité sur le texte ?

La question ne se pose pas, mais il y a des lignes rouges qui engagent notre responsabilité.

Comment expliquer à mi-quinquennat que le président de la République soit si bas dans les sondages ?

Il faut regarder cela sur la durée. Hier le président américain perd deux élections partielles, nous, nous les avons gagnées. Le président de la République a engagé un train de réformes sans précédent, le plus important depuis 1958. Il n'est pas anormal qu'il y ait des interrogations, des critiques. C'est une telle rupture ! In fine, les critiques disparaissent lorsque les réformes sont mises en œuvre. Regardez l'université, les régimes spéciaux, le revenu de solidarité active et même le travail du dimanche, qui oserait aujourd'hui revenir en arrière ? Le bilan se fera à la fin du quinquennat, mais nous avons fait la démonstration que nous avons pu dégripper les moteurs du changement sans remettre en cause le modèle social et culturel français.

Sur le cas Chirac, à titre personnel, un ancien président de la République devant les tribunaux, qu'en pensez-vous ?

Cela ne me fait pas plaisir mais je ne m'exprime pas, parce que je considère que toute expression du chef du gouvernement sur ce sujet est contraire à la séparation des pouvoirs et sujette à interprétation.
Propos recueillis par Françoise Fressoz, Sophie Landrin et Arnaud Leparmentier

0 commentaires: