Il est aujourd'hui encore trop tôt pour dire si le secteur privé doit participer davantage à l'aide financière à la Grèce, a déclaré mercredi le ministre de l'Economie, François Baroin.
Le gouvernement grec a annoncé dimanche qu'il n'atteindrait pas ses objectifs économiques cette année et a fixé à 8,5% du produit intérieur brut son nouvel objectif de déficit en 2011.
La "troïka" (Union européenne, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne) pourrait lui réclamer prochainement de nouvelles mesures d'austérité en échange d'un soutien supplémentaire.
"Il faudra peut-être regarder, en fonction de ce qui s'est passé depuis trois mois, le degré d'implication du privé", a dit François Baroin sur RTL avant d'ajouter qu'il était "prématuré" de répondre à cette question.
"Ça fait partie des questions que nous, ministres des Finances, avons posées aux experts pour qu'ils les posent eux-mêmes au gouvernement grec", a-t-il ajouté. (Marc Angrand, édité par Sophie Louet)
mercredi 5 octobre 2011
Baroin juge prématuré d'impliquer davantage le privé pour la Grèce
Grèce : les réunions européennes se suivent, la confusion s'accroît
Dans l'attente du rapport des experts de la troika, les ministres ont encore reporté leur décision sur l'aide grecque. Alors même qu'il faut déjà négocier un plan bis pour tenir compte des changements économiques de l'été.Lire la suite ici.
L’Allemagne doit sortir de l’euro ou accepter une union de transferts financiers
Alors que la Grèce est au bord de la faillite et du défaut de paiement, et que les rendements des emprunts d’État espagnols et italiens à dix ans se rapprochent aujourd’hui dangereusement des 6%, l’euro connaît un moment de vérité. Lire la suite
mardi 4 octobre 2011
Les nouvelles exigences des créanciers se heurtent à la rue
La veille à Luxembourg, la zone euro avait reporté du 13 octobre à la mi-novembre toute décision sur le versement d'une prochaine tranche du prêt international dont Athènes a un besoin vital pour éviter la faillite, en réclamant des mesures nouvelles d'économies pour 2013 et 2014, et des privatisations supplémentaires. Ce report a fait plonger mardi les places boursières mondiales, l'indice de la Bourse d'Athènes a chuté de 6,28% pour s'établir à 730,33 points, son plus bas niveau depuis 18 ans.
Dans ce contexte négatif qui ravive les craintes sur un défaut de la Grèce, le Premier ministre Georges Papandréou s'est entretenu mardi soir au téléphone avec la chancelière allemande Angela Merkel des dernières évolutions sur la Grèce et l'Europe.
De son côté, le ministre grec des Finances Evangélos Vénizelos a répondu mardi aux médias, après son retour de Luxembourg, que de nouvelles économies ne seraient "pas nécessaires", "à condition que les mesures déjà annoncées soient appliquées".
Il a relativisé le report de la décision sur le versement du prêt, jugeant que la Grèce pouvait tenir jusqu'à la mi-novembre, et assuré que les efforts déjà effectués par les Grecs ont été jugés "impressionnants et ont changé le climat".
Selon la presse grecque, les mesures nouvelles demandées par les créanciers (UE, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) portent sur une accélération de la réforme du marché du travail pour abaisser les coûts du travail et relancer l'activité en Grèce, où l'économie est totalement asphyxiée par trois ans de récession, dont presque deux d'extrême austérité.
La troïka aurait demandé un abaissement du salaire minimum (750 euros) et une révision des conventions collectives qui régissent les salaires dans les entreprises privées.
Cette mesure touchant le privé interviendrait après l'abaissement général du traitement des fonctionnaires et des retraites appliqué en 2010 à la demande des créanciers, et le relèvement de nombreuses taxes et de nombreux impôts.
Le grand quotidien grec Ta Néa évoquait la "torture chinoise de la goutte d'eau" utilisée par la troïka sur la Grèce avant de débloquer les huit milliards d'euros initialement promis en août, en application de l'échéancier du prêt international de 110 milliards sur trois ans accordé en mai 2010, dont la Grèce a reçu 65 milliards à ce jour.
Même si aucune manifestation d'envergure n'a eu lieu depuis la rentrée, les actions de protestation sporadiques contre l'austérité, auxquelles se mêlent étudiants et lycéens opposés à la réforme de l'enseignement supérieur, se multiplient.
Quelque dizaines des 200 manifestants du syndicat communiste Pame qui ont occupé mardi le ministère grec du Travail ont réussi à pénétrer à l'intérieur du bureau du ministre Georges Koutroumanis pour protester contre tout abaissement du salaire minimum.
Ailleurs dans Athènes, des blocages se poursuivent devant les ministères, où les inspecteurs de la troïka sont censés avoir des rendez-vous pour terminer leur audit des comptes publics.
Mercredi doit avoir lieu la première grève de 24 heures depuis la rentrée à l'appel du syndicat du public, l'Adedy, touchant essentiellement les fonctionnaires et les employés des entreprises publiques qui protestent contre la mise en chômage technique de 30.000 salariés d'ici à la fin de l'année.
Le 19 octobre, l'Adedy et la centrale du privé, la GSEE, prévoient une grève générale de 24 heures.
La Grèce refuse de nouvelles mesures de rigueur
La zone euro réclame plus d'efforts au pays de Papandréou. Au risque de provoquer un rejet.
Toujours plus d'efforts. C'est ce que demandent les ministres des Finances de la zone euro à la Grèce. Échaudés par les récents chiffres qui montrent un accroissement du déficit public à 8,5 % du PIB alors qu'on attendait un redressement à 7,4 %, les grands argentiers réclament des "mesures d'économie supplémentaires" pour 2013 et 2014. Réponse excédée d'Évangélos Vénizélos, ministre grec des Finances : "De nouvelles mesures ne sont pas nécessaires à condition que les mesures déjà annoncées s'appliquent. La Grèce est un pays avec des difficultés structurelles, mais elle n'est pas le bouc émissaire de la zone euro. Nous avons la capacité d'aller de l'avant, malgré un profonde récession."
Parallèlement, les médias grecs rapportent un nouveau sujet de friction probable entre la Grèce et la "Troïka" des bailleurs de fonds du pays (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international). De retour à Athènes pour effectuer un audit sur les comptes grecs, les experts de la Troika auraient demandé au ministre de l'Emploi de réviser les conventions collectives du privé en vue d'abaisser le salaire minimum de 750 euros actuellement. Une éventualité rejetée par le Premier ministre : "Nous soutenons les travailleurs et nous les protégeons en respectant les conventions collectives. On ne va pas se transformer en Inde", aurait répliqué Georges Papandréou."Un défaut de la Grèce sera évité"
En attendant, les partenaires d'Athènes ne vont pas se presser pour débloquer la sixième tranche d'aide de 8 milliards d'euros promise au titre du premier plan de sauvetage de la Grèce. "Il y a trop de zones grises dans les plans de redressement du pays", explique un proche du dossier, en citant les imprécisions sur le programme de privatisations et sur le sort des fonctionnaires en surnombre.
La Grèce pouvant payer ses factures jusqu'à la deuxième semaine de novembre, les grands argentiers se donnent jusqu'à la fin d'octobre pour éclaircir ces zones d'ombres. Et au passage pour s'entendre entre eux sur la suite des évènements. "Un défaut de la Grèce sera évité", a tenté de rassurer le chef de file de la zone euro. "Personne n'envisage une sortie de la Grèce de la zone euro". Problème : le ministre des Finances suédois est d'un avis différent : "Il y a un risque évident à ce stade que les finances grecques déraillent", lâche Anders Borg.
C'est dans ce cadre que Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, a fait part de ses craintes au plan social et politique en Grèce. "Je ne voudrais pas que la crise qui est la nôtre se transforme en un front de refus social, puis en un refus de notre modèle économique. Il faut être attentif non seulement aux réflexes des marchés, mais aussi à ceux qui souffrent matériellement et mentalement, et qui ne voient pas de vrais progrès pointer à l'horizon." Et de conclure : "J'ai deux soucis : la consolidation budgétaire mais aussi le respect qu'il faut avoir pour le citoyen grec."
Inquiétude sur le plan grec : report du versement de 8 milliards et révision de la participation du privé
Cameron : "il faut éteindre le feu"
Pour la Grande-Bretagne, le premier Ministre David Cameron a déjà fait connaître la position de son gouvernement. Il appelle ses partenaires à agir vite, à renforcer le Fonds européen de stabilité financières (FESF) ainsi que les banques et demande plus d’implication de la part du Fonds monétaire international (FMI). “Il faut éteindre le feu“, a-t-il lancé au micro de la BBC. Le chef du gouvernement britannique estime aussi que “le problème grec doit être résolu d'une façon ou d'une autre et l'être très rapidement".
Plus circonspect, le ministre suédois des Finances, a exprimé ses doutes sur la capacité d’Athènes à redresser la situation. Selon Anders Borg, il y aurait un risque “évident“ que son programme d’austérité budgétaire “ne soit pas sur la bonne voie“. Sans avoir vu le rapport de des chargés de mission de la troïka , il prévoit qu’il y aura un “risque élevé“ que le Budget grec “déraille“ et préconise une recapitalisation des banques.
Paris ne s’est pas encore exprimée sur le sujet. Le président Français avait réaffirmé son soutien à la Grèce, un “membre de la famille“ européenne, vendredi, lors de sa rencontre avec le premier ministre Papandreou. Il doit rencontrer Christine Lagarde , directrice du FMI à l’Elysée vendredi, puis, le Angela Merkel lendemain, à Berlin.
Participation privée à revoir
Lundi, Jean-Claude Juncker qui préside la réunion des ministres des Finances des dix-sept Etats partageant la monnaie unique, avait indiqué que la participation des créanciers privés devait être revue pour tenir compte de la situation dégradée de l'économie et des marchés européens. "En ce qui concerne la participation du secteur privé, nous devons prendre en compte que des changements sont intervenus depuis les décisions prises le 21 juillet et nous envisageons des révisions techniques", a-t-il indiqué après une réunion de l'Eurogroupe qui a duré plus de sept heures.
L'accord intervenu le 21 juillet dernier entre les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne prévoit une participation des banques et assureurs européens à hauteur de 50 milliards d'euros environ dans le cadre d'un plan d'aide total de 159 milliards d'euros.
Cette participation doit notamment prendre la forme d'un échange d'obligations grecques actuelles contre de nouvelles assorties d'une décote de 21%. Selon plusieurs sources, Athènes peine cependant à réunir les 90% de participation minimum des créanciers privés exposés à sa dette souveraine qu'elle demandait pour accepter le plan.
La détérioration des conditions de marché ces dernières semaines a par ailleurs renchéri le coût des garanties offertes par les Etats de la zone euro, jetant un doute sur la mise en oeuvre du programme dans sa forme actuelle.
Décision en novembre
La décision lundi de différer la décision sur le versement de la prochaine tranche d'aide financière à la Grèce risque de renforcer les craintes des marchés financiers déjà fortement secoués depuis cet été. D'autant plus que les ministres, s'ils ont salué les efforts grecs, ont aussi appelé Athènes à s'entendre avec les inspecteurs européens et du Fonds monétaire international sur des mesures additionnelles permettant de combler tout dérapage pour les années 2013 et 2014.
"Nous avons accueilli positivement les mesures supplémentaires prises en Grèce", a dit Jean-Claude Juncker. "Nous appelons également le gouvernement grec à se mettre d'accord avec la troïka afin que des consultations supplémentaires remplissent un quelconque vide (budgétaire) d'ici 2014", a-t-il ajouté.
Il a précisé que la "troïka" fournirait un nouveau rapport du programme grec d'ici le 13 novembre, date à laquelle les ministres seront appelés à se pencher sur le déboursement de huit milliards d'euros aux autorités grecques. Dimanche, la Grèce avait annoncé qu'elle manquerait les objectifs de déficit qui lui ont été assignés par ses bailleurs de fonds internationaux pour 2011 et 2012.
Démultiplication du FESF
L'autre plat de résistance de la réunion à Luxembourg - la démultiplication de la puissance de tir du fonds de soutien à la zone euro (FESF) - devra lui aussi attendre, même si le président de l'Eurogroupe a fait part d'une volonté commune sur ce point entre les pays de la monnaie unique.
"Nous partageons le point de vue selon lequel nous devons améliorer l'efficacité du FESF (...) Nous y travaillons", a dit Jean-Claude Juncker.
La zone euro tente de trouver une manière d'utiliser plus efficacement les 440 milliards d'euros dont dispose le FESF afin de démontrer aux marchés financiers qu'il dispose d'une taille suffisante pour stabiliser les rendements des emprunts espagnols et italiens - une tâche assurée actuellement par la Banque centrale européenne.
Cette idée a fait son chemin en Europe après les appels en ce sens du secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner à la mi-septembre, et le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer s'y est dit ouvert lundi.
Même si le sujet n'a pas été directement évoqué lors de la réunion, la situation de la banque Dexia s'est invité dans les couloirs en raison de son exposition à la Grèce et après la décision de l'agence de notation Moody's de placer sa note sous surveillance négative. Ce mardi, des rumeurs de démantèlement plombent l’établissement franco-belge.
Pourquoi Sarkozy doit être candidat
Hervé Gattegno, rédacteur en chef au "Point", intervient sur les ondes de RMC du lundi au vendredi à 8 h 20 pour sa chronique politique "Le parti pris".
Vous voulez revenir sur la question qui agite l'UMP et qui est posée ouvertement depuis la défaite de la droite au Sénat : Nicolas Sarkozy est-il forcément le meilleur candidat pour son camp ? Vous y répondez à votre façon : Sarkozy n'a pas le choix : il doit se représenter. Pourquoi ?
Vous pouvez quand même admettre que la question se pose : un sondage paru hier dans Libération montrait que 68 % des Français pensent qu'il sera battu s'il est candidat...
Raison de plus pour lui interdire de se défiler. Depuis son élection, Nicolas Sarkozy a perdu tous les scrutins intermédiaires et sa popularité a énormément chuté. Il a modifié certains points de sa politique, mais, globalement, il n'a pas tiré de conséquences de ces désaveux - il n'a même pas changé de Premier ministre. C'est la logique d'un système dans lequel le président n'est responsable que devant le peuple. Eh bien, pour aller au bout de cette logique, il doit permettre à ceux qui veulent le chasser de voter contre lui ; et aux autres de le soutenir. D'ailleurs, les sondages montrent que, tout affaibli et impopulaire qu'il soit, il y a toujours une majorité (relative) qui souhaite que N. Sarkozy soit candidat - peut-être pour avoir le plaisir de voter contre lui...
Vous ne pensez pas qu'il pourrait être trop déconsidéré, par exemple à cause des "affaires" ?
Les "affaires" peuvent être un handicap, mais sûrement pas un motif d'autocensure - rappelez-vous de Jacques Chirac : il a fait campagne en 2002 dans un grand bruit de casseroles et il a été réélu. Non, la seule chose qui peut empêcher le président de solliciter un deuxième mandat, c'est la maladie - ou la mort. Un scandale, s'il était très grave, ne lui interdirait pas d'être candidat, mais ça pourrait - théoriquement - lui interdire de rester... président ! La Constitution prévoit la possibilité d'une destitution en cas de "manquement incompatible avec l'exercice de son mandat". On en est très loin pour Nicolas Sarkozy. Donc, là aussi, ce sera aux électeurs de juger.
Est-ce qu'on a raison de dire, comme l'hebdomadaire Marianne, que N. Sarkozy est devenu un "boulet" pour son propre camp ?
C'est une position insolente et un peu perverse : c'est normal que les adversaires de Nicolas Sarkozy veuillent attiser les zizanies au sein de l'UMP. Ce qui est clair, c'est que dans l'électorat de droite ni Alain Juppé ni François Fillon ne peuvent rivaliser avec lui. D'ailleurs, on ne voit pas bien comment ils seraient de meilleurs candidats que lui puisqu'ils sont associés à sa politique et qu'ils n'ont pas le quart de son charisme. Puisque Nicolas Sarkozy est condamné à être candidat, Juppé et Fillon sont condamnés à le soutenir. Et puis pour 2017, la question est déjà réglée : il y aura des primaires, comme au PS. Et tout le monde pourra choisir.
Mimiso le 04/10/2011 à 14:45
Le Président "a fait le job"
On ne peut que lui reprocher d'avoir "fait le job" et en ces temps de crises, il l'a fait plutôt bien... En face en 2007 on avait Mme Royal, où en serait-on aujourd'hui ? Je n'ose y songer ! "Il a fait le job" avec des erreurs certes mais avec le courage de faire des réformes si difficiles qu'aucun homme politique n'avait osé faire depuis ces trente dernières années.
"Il a fait le job" alors rien que pour cela, je lui redonne un ticket, il reste tant à faire !
eurotunnel le 04/10/2011 à 14:44
Vive Sarkozy
Heureusement, depuis 2007 nous avons eu Sarkozy, et non Ségolène ni Bayrou, pour défendre la France dans un terrible contexte international. Sans doute a-t-il, au début de son mandat, commis quelques erreurs d'image, à commencer par l'arrêt au Fouquet's quand tous les journalistes attendaient de le voir se diriger vers l'Élysée. Mais on ne gouverne pas avec de l'image. Tout le monde sait que l'actuel régime de retraite, dans un pays où l'on gagne trois mois de vie tous les ans, n'est pas tenable et que, droite ou gauche au pouvoir, il faudra bien augmenter la durée du travail. Alors pourquoi ces manifestations délirantes ? Sarkozy a le courage de se représenter, les citoyens raisonnables voteront pour lui, il sera réélu.
Pégase le 04/10/2011 à 11:55
Pauvre France
Monsieur Sarkozy a peut-être perdu des batailles mais pas la guerre. Les affaires viennent à point, comme par hasard et sortent de ne je sais où mais sans aucune preuve, je pense que jusqu'ici, il n'a pas été jugé "coupable" et le pire, c'est qu'il est encore craint malgré tout ce qu'il subit. Les sondages le disent perdant, ses adversaires se réjouissent de cette défaite prématurée mais notre Président n'a pas dit son dernier mot et ceux et celles qui l'apprécient en tant que tel, le feront savoir au moment venu. Je n'arrête pas de dire : souvenons-nous Jospin et Ségolène Royal, les "chouchous des Français" ! A vrai dire, si j'étais à sa place, je laisserai le pouvoir à ceux et celles qui n'ont pas cessé de le salir car lui, seul, sait à quel point, c'est compliqué de gouverner cette grande dame, la France, de nos jours et que tôt ou tard les erreurs de ses successeurs qui promettent "la lune" avec tant de "naïveté électoraliste" exposeront les Français à se diviser davantage, créant des inégalités en privilégiant encore plus l'assistanat.
La crise grecque continue d'affoler les marchés
«Avec les coupes budgétaires massives qui tombent à un moment de fort ralentissement économique, les chances de stimuler la croissance pour tenir les objectifs de réduction du déficit sont encore plus maigres», notait un analyste de Capital Spreads cité par l'Agence France Presse. Et celui-ci de brandir à nouveau le spectre d'un défaut de paiement de la Grèce.
Défaut de paiement qui était lundi sur la bouche de toutes les places boursières mondiales. À Tokyo, en recul de 1,8 %, comme à Hongkong, en chute de 4,3 % et New York orientée à la baisse, malgré le rebond inattendu des dépenses de construction aux États-Unis. Même chose en Europe, où Paris limitait la casse en perdant 1,85 % en clôture après avoir perdu jusqu'à 3 % dans la matinée. Madrid reculait de 2,2 %, de même que Francfort et Milan de 1,3 %.
Le premier ministre Georges Papandréou, qui fête très symboliquement le deuxième anniversaire de son arrivée au pouvoir, est coincé de tous les côtés. L'avant-projet de budget 2012, déposé lundi au Parlement, aligne des chiffres en berne. La récession, estimée à plus de 5,5 % cette année, et le taux de chômage, à plus de 16 %, contraignent Athènes à revoir ses prévisions. Le pays table sur une reprise de la croissance en 2013 seulement et la dette nationale devrait, toujours selon le prébudget, « passer à 172,7 % du PIB à 371,920 milliards contre 161,8 % prévu pour fin 2011 (356,520 milliards d'euros)».
Privatisations accélérées
Pour atteindre ses objectifs, Georges Papandréou n'a pas d'autre choix que d'accélérer la mise en œuvre de ses promesses et de réduire les dépenses publiques. Ainsi, la mise au chômage technique de 30.000 employés du secteur public, actée dimanche sousla pression des émissaires de la troïka, devrait rapporter quelque 300 millions d'euros d'ici à la fin de l'année. Les salaires de ces salariés du public seront diminués de 40 % sur l'année et ils seront licenciés par la suite, alors que les plus de 60 ans bénéficieront d'un départ en préretraite. Dès 2012, quelque 150.000 autres fonctionnaires devraient suivre cette mise en réserve.Pour l'agence Moody's, qui a dégradé le mois dernier la note des principales banques grecques, seul le renforcement du Fonds d'aide européen (FESF) est susceptible d'accélérer une restructuration de la dette grecque et une recapitalisation des établissements financiers du pays.
Pour tenter de sauver au moins le dernier trimestre de l'année, Athènes entend donner un coup de fouet aux dossiers des privatisations avec lesquelles la Grèce espère réaliser 4 milliards d'économies d'ici à la fin 2011. En charge du dossier depuis deux mois, Costas Mitropolos, administrateur délégué de la Caisse de valorisation du patrimoine public, est très confiant. «Le problème est que l'État n'est pas un bon gestionnaire, il faut donc accélérer le processus », assure-t-il avant de commencer un roadshow dans le monde entier pour convaincre les investisseurs de miser sur le pays. « Il y a déjà un grand intérêt des entreprises européennes mais pas seulement. Au final, nous donnerons plus à celui qui fait la meilleure proposition. Peu importe qu'il soit originaire de Chine, d'Inde, de Corée ou d'Australie », assure-t-il.
Mais, dès demain, les salariés des entreprises à privatiser vont se mettre en grève générale. Les transports urbains, maritimes, aériens, les écoles et les administrations seront paralysés. C'est cette situation que de nombreux économistes à l'étranger jugent trop inextricable pour qu'Athènes évite le défaut de paiement.
Ces derniers jours, le petit monde des scientifiques s’interrogeait. Hoffmann, prix Nobel de médecine ? La balance penchait souvent vers le oui. La bonne nouvelle a donc comblé les initiés plus qu’elle ne les a étonnés. Il est vrai que Jules Hoffmann est depuis longtemps une référence chez les biologistes et que son palmarès international tient plus du dépliant que de la carte de visite.
Le prix qu’il recevra à Stockholm souligne la place décisive des laboratoires universitaires strasbourgeois dans l’essor de cette ville qui a très peu d’industries. Il salue aussi les mérites d’une méthode de travail fondée sur une connivence avouée entre le CNRS et l’université. Le clivage qui en d’autres villes sépare enseignement et recherche n’existe pas à Strasbourg. Les chercheurs du CNRS ont derrière eux des décennies de travaux en commun avec leurs collègues universitaires, qu’il s’agisse d’échanges de thésards ou de publications préparées sous un double sceau. Ce fonctionnement transversal, qui a déjà fait ses preuves quand Jean-Marie Lehn a reçu le Nobel de chimie en 1987, confirme son immense intérêt avec les équipes pluridisciplinaires groupées autour de Jules Hoffmann.
Cette récompense a d’autant plus de vertus qu’elle contrarie une vague de pessimisme général. La France hésite et l’Alsace doute. En pleine polémique sur le trou d’ozone, le gaz de schiste ou le nucléaire, la notion même de progrès scientifique est contestée. Il faut au moins le prestige d’un prix Nobel de médecine pour contredire le défaitisme ambiant et admettre que les travaux de Hoffmann, Beutler et Steinman ont substantiellement fait avancer notre compréhension des déficiences immunitaires.
Les conséquences de ce prix Nobel seront visibles localement. Strasbourg va gagner plusieurs places dans le palmarès des meilleures universités du monde, le fameux « classement de Shanghai » qui n’a pas que des vertus mais qui est un bon instrument de communication.
L’Alsace doit mille fois remercier Jules Hoffmann et les chercheurs de l’Institut de biologie moléculaire et cellulaire. Un prix Nobel suscite des retombées bien au-delà du lauréat. Cette distinction intellectuelle est aussi un sésame. La nouvelle université de Strasbourg, qui depuis sa réunification en 2009 rassemble en une même instance les sciences humaines, le droit et les sciences dites exactes, dispose d’un atout supplémentaire pour faire valoir ses mérites sans qu’on la suspecte de vantardise. En ces temps de vaches maigres, c’est forcément bon à prendre.
Vient un moment où il faut savoir renoncer aux dérives de l’autoflagellation et être fier de ce qu’on sait faire. Ce prix Nobel arrive à point nommé. Un juste prix !
L’iPhone 5 déclenche le grand tam-tam mondial
Un véritable baptême du feu pour le nouveau directeur général, Tim Cook, qui remplace Steve Jobs depuis bientôt un mois en raison de problèmes de santé. Après la présentation de l’iPhone 4s, qui ne serait autre qu’un iPhone 4 survitaminé (qui intègre le processeur iOS 5), les yeux devraient être surtout rivés sur l’iPhone 5 dont la version 32 Gb serait vendue 639,99 $...
Dans les usines de Foxconn à Shenzhen (Chine), la fabrication du dernier modèle d’Apple est en marche. Près de 22 millions de modèles seront fabriqués sur une période de trois mois, selon les derniers chiffres qui circulent.Depuis des mois, les rumeurs les plus folles circulent sur les sites spécialisés : écran 3D, clavier hologramme… Tout le monde a le droit de rêver ! Quelques révélations crédibles ont toutefois filtré ces derniers mois.
L’iPhone est le smartphone le plus vendu dans le monde, avec plus de 128 millions de modèles écoulés depuis sa première commercialisation, en 2007. Mardi soir, Steve Jobs devrait être présent lors de la présentation, sans doute l’ultime tour de piste pour le mythique fondateur d’Apple.
Ecran 4 pouces
Côté design, le nouvel iPhone 5 fait peau neuve. Plus grand, plus léger, plus fin et plus incurvé, le nouveau smartphone de la marque à la pomme disposera d’un écran de 4 pouces (10,2 cm). Celui-ci devrait toutefois afficher la même résolution graphique que l’iPhone 4 (960 x 640 pixels). Dès la sortie, le nouveau smartphone d’Apple sera décliné en deux coloris : noir et blanc.Processeur iOS 5
L’iPhone 5 sera équipé du nouveau processeur A5, à l’image de son grand frère l’iPad 2. L’appareil est boosté par une mémoire vive de 1 Go. Autres nouveautés, la capacité maximale de stockage devrait passer à 64 Go, soit le double de celle de l’iPhone 4. Concernant la 4G, il s’agit plutôt d’une 3G améliorée.Caméra 8 mégapixels
L’appareil photo intégré va être amélioré. Un nouveau capteur de 8 mégapixels devrait équiper l’Iphone 5. Des photos en plus haute résolution mais également des vidéos en full HD 1080P.Reconnaissance vocale
La grande nouveauté, c’est la nouvelle forme de reconnaissance vocale. Il sera dorénavant possible de jongler avec toutes les fonctionnalités du smartphone : enregistrer un rendez-vous, rechercher un restaurant sur une carte, saisir un mail ou encore un SMS…Depuis plusieurs mois, une série de « révélations » ont filtré sur le Web. Une véritable économie de la rumeur qui profite à Apple.
Une fuite contrôlée par un ingénieur d’Apple
Le 22 juillet dernier, la photo d’une assiette de sushis, sur le site Flickr, a déclenché le buzz planétaire. Le cliché était posté par Anton D’Auria, un ingénieur d’Apple, avec une résolution de 2.526 x 4.364 pixels, donc pas avec un iPhone comme il le prétendait, mais nécessairement avec un capteur de 8 mégapixels : celui qui devrait équiper le prochain iPhone 5 ! La photographie a fait le tour du monde, avant d’être retirée du site Internet. Le teasing parfait !
Un iPhone 5 accidentellement égaré
L’histoire se répète pour Apple. Un ingénieur de la firme à la pomme aurait oublié en juillet dernier un prototype de l’iPhone 5 dans un bar mexicain de San Francisco, selon le site américain Cent. Immédiatement, Apple aurait retrouvé la trace de l’appareil dans un immeuble de San Francisco grâce à la géolocalisation. Malgré la perquisition, l’homme niera avoir eu l’objet entre les mains. L’appareil aurait été revendu 200 $ (140 €) sur le site de petites annonces Craiglist.
Les fabricants de housses dans les starting-blocks
En Asie, les sous-traitants s’activent depuis plusieurs semaines. Les usines de Foxconn à Shenzhen (Chine), où sont assemblés les iPhone, ne sont pas totalement étanches aux fuites. Un prototype d’iPhone 5 aurait ainsi été dérobé la semaine dernière, affirme le blog MIC Gadget. Le fabricant Case-Mate a publié sur son site Internet, durant quelques heures, des photos de ces futures coques pour iPhone 5, qui « semblaient authentiques », a confié un ingénieur Apple au New York Times.
Grèce: qui aide qui?
En 2008, Sarkozy et Merkel promettaient de « moraliser le capitalisme ». Début 2009, après avoir touché des centaines de milliards de dollars au titre du sauvetage du système financier, les banques françaises et allemandes s’empressaient de les prêter. A la Hongrie, à la Grèce, à l’Italie, à des pays à risque.
Dus au risque, les taux d’intérêt élevés de ces prêts étaient garants de bénéfices rapides. Quant au risque encouru, le calcul des banques était clair: «les européens ne vont pas les laisser tomber, ils vont payer à leur place».
Octobre 2011, voilà qui est fait. Après la France, c’est à une large majorité que le Bundestag a voté le nouveau plain d’aide à la Grèce. Les voilà, les milliards pour rembourser les banques, françaises et allemandes, détentrices de 41% de la dette grecque!
Et demain? Un plan d’aide au Portugal dont 48% de la dette est aux mains des banques françaises et allemandes? Et à l’Espagne, dont les mêmes banques détiennent aussi presque la moitié? Sans parler de l’Italie, dont plus de la moitié de la dette est en mains françaises, de banques pour qui, comme BNP-Paribas, les besoins en liquidités sont criants…
C’est un immense transfert interne de richesses qui en cours, de la poche des salariés qui paient des impôts et sont en droit de bénéficier des prestations publiques vers les coffres des banques.
Ce sont des milliards d’argent public soustraits aux budgets de l’Allemagne et de la France qui, sous forme d’aide à la Grèce aujourd’hui, aux autres demain, sont reversés aux banques, allemandes et françaises.
Et pas qu’aux banques car, parmi ses créanciers figurent en très bonne position le complexe militaro-industriel français dont la Grèce est le 3ème client ou Siemens.
La multinationale allemande -qui a graissé la patte des deux grands partis grecs- a vendu au pays un système antimissiles, un système de digitalisation des centres de téléphonie, un autre, de sécurité dit C41 -qui n’a jamais fonctionné- à l’occasion des Jeux Olympiques de 2004 et du matériel pour les chemins de fer.
Elle exige des liquidités en retour. Tout comme Thyssen, autre créancier de la Grèce, qui lui a vendu -pour cinq milliards d’euros- des sous-marins… qui penchent dangereusement à gauche !
Le prix de ce sauvetage pour la population grecque est connu. Alors que le principal propriétaire foncier du pays, l’église orthodoxe, est exemptée d’impôts, ce sont les retraites de plus de 1200 euros qui sont amputées de 20% ! Ce sont les salaires qui sont réduits, ce sont 30'000 fonctionnaires qu’on licencie, c’est la TVA qu’on augmente. Pour rembourser les banques!
Dans ce contexte, le plan de financement de la Grèce n’est pas la solution, mais bien le problème. Car la solution, comme pour l’Argentine en 2001 ou l’Equateur cinq ans plus tard réside dans le refus de payer la dette.
Et dans la bataille pour l’expropriation des banques et la création d’un service public du crédit.
Tout est possible, même un sursaut
A la veille du sommet européen du 18 octobre et du G20 en novembre, les principes fondateurs de l'Europe sont en plein changement. La crise a le mérite de faire avancer l'Union, mais le temps presse pour que ce soit dans le bon sens.
L’Europe est en train de changer. La crise financière actuelle aura eu le mérite de révéler les faiblesses du logiciel et l’aura fait avancer au moins aussi vite ces derniers mois que dans les années 1980 et au début des années 1990 sous l’impulsion de la troïka de l’époque, Mitterrand, Kohl et Delors.
Un à un, les dogmes fondateurs de Maastricht ont explosé. L’euro n’est plus sacro-saint. Il est désormais permis d’envisager d’en sortir, temporairement ou définitivement. La Banque centrale européenne l’a certes soutenu tout en bridant l’inflation. Mais Jean-Claude Trichet n’a pas hésité à s’affranchir de l’orthodoxie en rachetant des milliards de dettes souveraines d’États en difficulté.
Pire, demain son indépendance pourrait être remise en question. On évoque en effet depuis plusieurs mois la création d’une structure européenne de gouvernance économique. Notre président, Herman Van Rompuy, est à la manoeuvre sur ce dossier, poussé du côté français, et devrait faire des propositions lors du prochain sommet européen dans deux semaines.
Pendant ce temps, la Commission de José Manuel Barroso, jadis emblème de l’idéal fédéraliste, brille par son absence dans cette crise. Les décisions se prennent sans elle, même si Barroso tente de reprendre la main en s’appropriant le dossier des eurobonds ou encore celui de la transformation du FESF en Fonds monétaire européen. L’hypothèse d’un nouveau traité, d’une fédération d’États-nations ou celle d’une Europe à deux ou trois vitesses sont sérieusement évoquées, même par les plus "européistes".
L’intergouvernementalité est de retour. Les chefs d’État sont directement aux manettes du vaisseau européen avec, à leur tête, le tandem fondateur franco-allemand. Hélas, celui-ci fonctionne mal, on l’a vu ces derniers mois. Sa vision est tantôt communicante, tantôt comptable, rarement historique. L’opportunité de réinventer l’Europe est pourtant là. C’est même une ardente obligation, si l’on veut éviter que le G20 de novembre soit celui du désastre.
Opinion
Pour Joseph Stiglitz, la BCE se trompe
lundi 3 octobre 2011
C’est vrai, comparée à la France, l’Allemagne collectionne les bons points de la classe économique: un excédent commercial record, un déficit budgétaire en dessous du seuil de Maastricht, 169 000 chômeurs en moins en août... pour ne citer que quelques exemples. Vus de Paris, et notamment de l’Élysée, ces résultats sont le fruit d’une politique de réformes menée depuis une décennie: l’«agenda 2010» lancé par l’ancien chancelier Schröder et concrétisé par Angela Merkel. Avec, il faut le souligner, des travers qui aujourd’hui font douter de cette «économie sociale de marché rhénane», longtemps le point fort de l’Allemagne: pratiquement pas de salaire minimum, beaucoup de travail précaire payé au lance-pierres (voir ci-dessous) et un système de santé qui s’étiole encore plus vite que dans l’Hexagone.
Mais en ces temps de crise et de turbulences financières, le tandem France-Allemagne ne peut que rester rivé à la locomotive allemande. Avec un besoin urgent de réformes car, à côté du «bon» exemple allemand en existe un autre vraiment catastrophique: celui de la Grèce incapable de se moderniser.
Encore faut-il expliquer ces indispensables réformes, et non en assénant des demi-vérités dans l’espoir de faire passer une potion amère. Ainsi, justifier le nouvel âge du départ à la retraite (62 ans) en citant 67 ans pour l’Allemagne est faux. Sans entrer dans la complexité de l’assurance-vieillesse allemande avec ses diverses «complémentaires», l’âge légal du régime de base (équivalent de la CNAV) reste encore établi à 65 ans. À partir de 2012, cet âge augmentera d’un mois par année de naissance pour les générations 1947 à 1958, puis de deux mois pour les générations 1958 à 1964. Le seuil des 67 ans ne sera atteint qu’à partir de 2031 et, en principe, toujours pour 35 années de cotisations (bientôt 42 en France). En réalité, en raison de faibles décotes, l’âge moyen du départ en retraite se situe à 63 ans.
Reste une autre grande et indispensable réforme pudiquement passée sous silence, surtout en période électorale où il ne faut pas s’aliéner les élus locaux: celle de l’État. Bien que l’Allemagne soit une fédération avec de multiples ministères dans les Länder, ses dépenses publiques restent inférieures à celles de la France. Chez nous, elles accaparent près de 60% du PIB depuis le «centre» parisien jusqu’aux 36 000 mairies en passant par les régions, les départements, les communautés de communes, tout un « millefeuille » avec son décorum hérité de l’Ancien Régime.
Or, réformer signifie aussi et d’abord dépenser moins, pas seulement en supprimant des postes de fonctionnaires vite remplacés par des agents territoriaux. Et réduire les charges. Déjà, les prélèvements obligatoires (taxes, impôts, cotisations sociales...) dépassent les 49% en France contre 42,5% chez nos voisins. Une différence de plus de six points qui, ajoutée au traditionnel dynamisme des entreprises d’outre-Rhin, explique beaucoup...
Grèce: le déficit budgétaire ramené à 8,5% du PIB en 2011
Le déficit budgétaire de la Grèce sera ramené à 8,5% du PIB en 2011 contre 10,5% en 2010, selon le projet de budget 2012 examiné en conseil des ministres dimanche soir, a indiqué le gouvernement dans un communiqué dimanche.
Ce chiffre ne parvient pas à atteindre l'objectif fixé initialement dans la loi pluriannuelle votée fin juin, qui était de 7,4% du PIB, mais il est sensiblement meilleur que la projection de déficit faite début septembre par la troïka des créanciers du pays, avant l'introduction de nouvelles mesures d'austérité par le gouvernement grec.
Grèce: les fonctionnaires vont trinquer mais l'objectif ne sera pas atteint
La Grèce a confirmé dimanche qu'elle n'atteindrait pas l'objectif de réduction du déficit public fixé en juin pour 2011, mais a redressé la barre par rapport au dérapage constaté en septembre par ses créanciers, après l'introduction de nouvelles mesures d'austérité.
Le projet de budget 2012 contenant les nouveaux objectifs, qui sera déposé au parlement lundi, a été adopté dimanche soir lors d'un conseil des ministres extraordinaire présidé par le Premier ministre Georges Papandreou, au cours duquel a été fixé le délicat plan de réduction du secteur public exigé par les créanciers internationaux de la Grèce.
Selon le projet de budget, en 2011, le déficit public de la Grèce sera ramené à 8,5% du PIB contre 10,5% en 2010.
Ce déficit reste supérieur à l'objectif de 7,4% du PIB fixé initialement dans la loi pluriannuelle votée en juin, mais il est sensiblement meilleur que la projection faite début septembre par la troïka des créanciers d'Athènes qui s'établissait alors aux alentours de 9,5% du PIB, selon la presse.
La copie du gouvernement grec et ses projections financières seront examinées lundi par les ministres des Finances de l'Eurogroupe à Luxembourg et mardi par ceux de l'Union européenne, qui doivent décider s'ils versent ou non la prochaine tranche d'aide de 8 milliards d'euros, vitale pour le pays en difficulté.
Dès la fin août, le gouvernement avait prévenu qu'il ne tiendrait pas son objectif de réduction du déficit en raison notamment de l'aggravation de la récession.
Les responsables de la troïka (UE-FMI-BCE) chargés d'inspecter les finances publiques du pays et l'assainissement des comptes avaient alors quitté Athènes en demandant l'introduction de nouvelles mesures correctrices afin de réduire les dépenses et d'augmenter les recettes publiques.
"Les mesures d'austérité supplémentaires annoncées pour 2011 et 2012 équivalent à 6,6 milliards d'euros", a précisé le ministère des Finances dans un communiqué dimanche.
Parmi celles-ci figurent l'introduction d'une nouvelle taxe sur l'immobilier prélevée sur les factures d'électricité, l'abaissement des pensions de retraite supérieures à 1200 euros par mois, l'abaissement du seuil d'imposition sur le revenu à 5000 euros annuel. La TVA sur la restauration est passée de 13 à 23% en septembre.
Les fonctionnaires au premier rang
La principale difficulté porte sur la mise en chômage technique de quelque 30 000 salariés du secteur public via la création d'une "réserve de main d'oeuvre" où ils seront affectés pendant un an avec des salaires ramenés à 60% de leur rémunération de base. Au bout d'un an certains seront licenciés.
Le choix se fera sur critères d'âge, les personnes ayant plus de 60 ans devant être inscrites d'office au programme.
Le mécanisme de réserve de main d'oeuvre dans sa version finale est le plus "indolore socialement parlant" qu'il était possible d'adopter, a indiqué le porte-parole du gouvernement Ilias Mossialos dans un communiqué.
En 2012, le gouvernement grec table sur une poursuite de la réduction des déficits publics, en fixant un objectif de 6,8% du PIB au lieu de 6,5% prévu en juin, soit 14,65 milliards d'euros.
La Grèce devrait ainsi dégager l'an prochain pour la première fois un excédent primaire de 3,2 milliards d'euros de ses finances publiques, hors service de la dette.
Selon le journal Kathimerini, la mission de la troïka, qui est revenue à Athènes jeudi dernier après une absence de près d'un mois, pourrait continuer jusqu'au vendredi 7 octobre.
Le silence de l'Elysée
Cet homme fidèle en amitié est passé à l’offensive. Dès la fin de son audition par la police, il est allé s’expliquer au 20 Heures de France 2 sur l’origine de ses appels controversés à Thierry Gaubert. Décidé à ne pas "rester immobile", Brice Hortefeux, touché, tente de rebondir. Passé le moment de colère des premiers jours, le chef de l’État lui aurait fait passer ces dernières heures quelques conseils : "Brice doit se défendre et répondre aux attaques!" Au final, les deux hommes devraient se revoir mardi matin lors du petit déjeuner hebdomadaire de la majorité.Takieddine : "Je veux voir Sarkozy un quart d’heure"
Cet "homme de l’ombre", silencieux depuis dix-sept ans, parle depuis une semaine tous les jours ou presque. "Je donne à Nicolas Sarkozy quarante-huit heures pour lever le secret-défense. Je veux le voir un quart d’heure, en tête à tête, d’ici mercredi", assure Takieddine au JDD, engagé dans un bras de fer avec la présidence, dont nul ne connaît l’issue. Jusqu’où ira Takieddine, l’homme des millions de l’Arabie saoudite, qui fréquentait Thierry Gaubert, Jean-François Copé, Brice Hortefeux et Nicolas Bazire? "Il y a comme un sanglier blessé au milieu du champ de maïs", décrypte un avocat du dossier, médusé par l’ampleur du "grand déballage" auquel se sont livrées devant les policiers deux femmes en instance de divorce, Mme Takieddine et Mme Gaubert. Une chose est sûre, Nicolas Sarkozy devra faire avec le poison des affaires, invitées obligées de chaque élection présidentielle depuis 1969. Pour l’heure, le chef de l’État fait le gros dos. Ce n’est pas encore Waterloo. Mais les hommes du Président, sous la mitraille qui s’annonce, vont devoir former le carré. Et serrer les rangs.
Lagardère et Dumontet rachètent les Folies Bergères
Les temple des "petites femmes de Paris"
Agée de 86 ans, l’ancienne propriétaire, Hélène Martini cède le cabaret dans lequel elle fut elle-même danseuse. Les Folies Bergères qui a été l’une des plus célèbres revues parisiennes depuis la fin du 19e siècle et le temple des "petites femmes de Paris", a présenté Mistinguett, Raimu, Maurice Chevalier en tête d’affiche.
Il a été dirigé de 1918 à 1966 par Paul Derval, qui y a fait venir Joséphine Baker en 1936 et qui pendant près de 50 ans, y a créé des revues dont le nom devait absolument contenir 13 lettres et le mot "folie" au singulier ou au pluriel.
Une marque de lingerie et de cosmétiques
Avec cette acquisition, le groupe Lagardère réussit enfin à s’inviter dans le monde du spectacle vivant, après plusieurs tentatives avortées parmi lesquelles, celle du rachat du théâtre Edouard VII à son propriétaire Bernard Murat, qui a refusé les propositions de Lagardère après pourtant plusieurs mois de négociations, et l’échec des discussions avec Johnny Hallyday à l’été 2010, dont le groupe voulait devenir le producteur exclusif.
Jean-Marc Dumontet qui, comme producteur de Nicolas Canteloup était déjà incontournable à Europe 1, renforce aussi sa position dans le groupe en l’aidant à mettre la main sur une prestigieuse salle de spectacles parisienne. Les associés qui récupèrent aussi la propriété d’une marque connue dans le monde entier, exploitée dans le domaine de la lingerie, des cosmétiques et des spectacles, pourraient programmer une revue pendant les périodes d’été.
Jean-Louis Borloo renonce à se présenter à la présidentielle en 2012
Jean-Louis Borloo, président du Parti radical et leader de l'Alliance des centres, a annoncé dimanche 2 octobre sur TF1 qu'il ne serait pas candidat à la présidentielle, expliquant que sa candidature "apporterait plus de confusion".
Il a affirmé qu'il voulait s'exprimer devant les Français "sans fioritures et le cœur complètement ouvert". Il a expliqué que depuis son départ du gouvernement en novembre dernier, il s'était mis "à travailler", "à bâtir un projet pour les différentes échéances présidentielle et législatives". "Mon projet est prêt, je m'y suis préparé méthodiquement pendant 9 mois", a poursuivi le président du parti radical.
"CLIMAT DÉLÉTÈRE"
Mais, a-t-il expliqué, "la vérité c'est que les centres n'ont jamais été aussi éclatés, en compétition même entre eux. Je veux d'ailleurs bien en prendre ma part de responsabilité". "Nous sommes dans une crise économique et sociale d'une extrême gravité. Dans ces périodes-là, la perte de repères, la peur, le désarroi amènent vers les extrêmes, où que cela soit en France ou en Europe. Et puis, le climat délétère, le climat des affaires, très franchement me paraît accentuer ce risque", a-t-il poursuivi.
"C'est plus facile d'être candidat, de venir sur les plateaux, d'être au milieu du jeu. Je crois que c'est plus responsable de prendre la position que je prends", a-t-il ajouté en promettant qu'il serait "présent aux prochaines échéances" et "défendrait la création de cet univers centriste pour les échéances à venir".
S'agissant d'un soutien à Nicolas Sarkozy pour la présidentielle, il est resté flou : "Je ne suis plus à l'UMP, je ne sais pas qui sera le candidat de l'UMP et on se prononcera en fonction de la vision, des projets, des programmes, en temps utile". M. Borloo a affirmé en outre qu'il n'avait "pas eu l'occasion de dire" au chef de l'Etat sa décision et qu'il "l'appellerait en temps utile".

















