TOUT EST DIT

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mardi 4 octobre 2011

La Grèce refuse de nouvelles mesures de rigueur

La zone euro réclame plus d'efforts au pays de Papandréou. Au risque de provoquer un rejet.

Toujours plus d'efforts. C'est ce que demandent les ministres des Finances de la zone euro à la Grèce. Échaudés par les récents chiffres qui montrent un accroissement du déficit public à 8,5 % du PIB alors qu'on attendait un redressement à 7,4 %, les grands argentiers réclament des "mesures d'économie supplémentaires" pour 2013 et 2014. Réponse excédée d'Évangélos Vénizélos, ministre grec des Finances : "De nouvelles mesures ne sont pas nécessaires à condition que les mesures déjà annoncées s'appliquent. La Grèce est un pays avec des difficultés structurelles, mais elle n'est pas le bouc émissaire de la zone euro. Nous avons la capacité d'aller de l'avant, malgré un profonde récession."
Parallèlement, les médias grecs rapportent un nouveau sujet de friction probable entre la Grèce et la "Troïka" des bailleurs de fonds du pays (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international). De retour à Athènes pour effectuer un audit sur les comptes grecs, les experts de la Troika auraient demandé au ministre de l'Emploi de réviser les conventions collectives du privé en vue d'abaisser le salaire minimum de 750 euros actuellement. Une éventualité rejetée par le Premier ministre : "Nous soutenons les travailleurs et nous les protégeons en respectant les conventions collectives. On ne va pas se transformer en Inde", aurait répliqué Georges Papandréou.
"Un défaut de la Grèce sera évité"
En attendant, les partenaires d'Athènes ne vont pas se presser pour débloquer la sixième tranche d'aide de 8 milliards d'euros promise au titre du premier plan de sauvetage de la Grèce. "Il y a trop de zones grises dans les plans de redressement du pays", explique un proche du dossier, en citant les imprécisions sur le programme de privatisations et sur le sort des fonctionnaires en surnombre.
La Grèce pouvant payer ses factures jusqu'à la deuxième semaine de novembre, les grands argentiers se donnent jusqu'à la fin d'octobre pour éclaircir ces zones d'ombres. Et au passage pour s'entendre entre eux sur la suite des évènements. "Un défaut de la Grèce sera évité", a tenté de rassurer le chef de file de la zone euro. "Personne n'envisage une sortie de la Grèce de la zone euro". Problème : le ministre des Finances suédois est d'un avis différent : "Il y a un risque évident à ce stade que les finances grecques déraillent", lâche Anders Borg.
C'est dans ce cadre que Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, a fait part de ses craintes au plan social et politique en Grèce. "Je ne voudrais pas que la crise qui est la nôtre se transforme en un front de refus social, puis en un refus de notre modèle économique. Il faut être attentif non seulement aux réflexes des marchés, mais aussi à ceux qui souffrent matériellement et mentalement, et qui ne voient pas de vrais progrès pointer à l'horizon." Et de conclure : "J'ai deux soucis : la consolidation budgétaire mais aussi le respect qu'il faut avoir pour le citoyen grec."

 

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