TOUT EST DIT

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vendredi 25 décembre 2009

Quand le monde parlera chinois

Afin d'accroître son influence et de rassurer le reste du monde sur ses ambitions de développement pacifique, la Chine a multiplié ces dernières années l'installation d'"instituts Confucius" sur les cinq continents. Ils sont débordés par leur propre succès !
À quelques centaines de mètres de la Porte de la Victoire ("Deshengmen") qui marquait autrefois l'entrée Nord de Pékin - à l'endroit même où s'arrêtaient jadis les caravanes des "barbares étrangers" - se dresse un élégant immeuble de cinq étages en briques grises, aux huisseries laquées de rouge. C'est là que se trouve le siège des instituts Confucius. La modernité des installations ne laisse aucun doute sur l'importance des moyens mis à disposition de cette tête de pont de la diplomatie culturelle chinoise. La présidente des instituts Confucius n'est autre que Mme Liu Yandong, une belle et énergique femme de 64 ans, proche du président chinois, entrée au Bureau politique en 2007, vice-présidente du Sénat (CCPCC - Chinese Communist Party Central Committee) et chargée des questions d'éducation parmi les cinq très influents conseillers d'État.

Sur le modèle de l'Alliance française

"Ces instituts Confucius sont une plate-forme de coopération et d'échanges avec les experts, mais aussi le grand public des pays étrangers, auquel nous voulons présenter l'histoire et la réalité de la Chine d'aujourd'hui", explique dans un style très ouvert la directrice générale, Mme Xu Lin. Très réputée dans le domaine de l'éducation, cette femme de 55 ans a été accueillie en novembre parmi les quelque deux cents conseillers du Premier ministre chinois. Opération de propagande ? L'accusation a fusé en Australie en 2007 de la bouche du professeur Jocelyn Chey, qui avait été dans les années 1990 consul général à Hongkong. "Certains pays nous critiquent, redoutent un impérialisme chinois, mais nous nous sommes inspirés du modèle de l'Alliance française qui va bien au-delà de l'enseignement de la langue et présente aussi le cinéma, la littérature et les arts français... Tout comme le British Council, nous traduisons des manuels et notre budget est deux fois moins important que celui du Goethe-Institut allemand", explique Mme Xu Lin. "Notre mission est d'encourager les jeunes à apprendre le chinois. On renforce ainsi les amitiés, les échanges et cela aidera à créer un futur meilleur pour l'humanité", déclarait en novembre Mme Liu Yandong, en accueillant un millier de boursiers étrangers. "Aujourd'hui, les Chinois souffrent de se sentir incompris. Ils ont réalisé que le fait qu'ils parlent des langues étrangères ne suffisait plus. Il faut que la communication passe dans les deux sens", explique un diplomate chinois.

Une tradition qui prône la paix et l'harmonie

Le choix de Confucius pour patronner ce projet permet de désamorcer les critiques idéologiques. Confucius n'a-t-il pas été conspué pendant la Révolution culturelle ? En réhabilitant le vieux sage, le gouvernement chinois se démarque des excès de la révolution communiste et se replace dans une tradition de 2.500 ans qui prône la paix et l'harmonie. Ce message, poussé par les succès économiques de la Chine, fait des émules. Lorsque le premier institut Confucius a ouvert en 2004, la Chine prévoyait d'en inaugurer 100 avant 2010. Or, ce sont plus de 282 "centres Confucius" qui se sont implantés depuis dans 88 pays, toujours en partenariat avec une université ou une région, sans parler des 272 "classes Confucius" destinées aux écoliers du primaire et du secondaire.

En France, treize instituts Confucius ont ouvert ces dernières années, deux sont en projet (à La Réunion et à Bordeaux) et les premières "classes Confucius" démarrent. Le dispositif est pratiquement le même en Allemagne ou en Corée du Sud, mais le Royaume-Uni en accueille déjà le double et aux États-Unis le développement est carrément fulgurant (près de 60 instituts Confucius). 230.000 étudiants étrangers dans le monde suivent cette année une formation dans un centre Confucius et plus de 500.000 ont été formés depuis 2004. Le problème de Mme Xu Lin est aujourd'hui de répondre à la demande... "J'ai 300 demandes d'ouverture en attente... Jamais, nous n'aurions imaginé, voilà cinq ans, qu'il y aurait un tel engouement pour l'apprentissage du chinois. Aujourd'hui, plus de 40 millions d'étrangers apprennent notre langue (dont 36 millions d'origine chinoise). Tous les jours, je reçois de nouvelles requêtes pour ouvrir un institut, mais je veux maintenir la qualité de l'enseignement et il me faut encore trouver des financements !"...
L'EUROPE EST DÉJÀ TIERMONDISÉE PAR LA CHINE, MÉFIONS NOUS.

Benoît XVI appelle à l'accueil des immigrés et au respect des droits de l'homme

Le pape Benoît XVI a donné, vendredi 25 décembre, la bénédiction de Noël urbi et orbi ("à la ville et au monde") au balcon de la basilique Saint-Pierre, appelant notamment à "l'accueil" des immigrés. "Face à l'exode de ceux qui émigrent de leur terre et qui sont poussés au loin par la faim, par l'intolérance ou par la dégradation environnementale, l'Eglise est une présence qui appelle à l'accueil", a-t-il déclaré.
Benoît XVI a par ailleurs affirmé que la société est actuellement "profondément marquée par une grave crise économique, mais d'abord encore morale, et par les douloureuses blessures de guerres et de conflits". Il a aussi exprimé sa solidarité avec "ceux qui sont frappés par les calamités naturelles et par la pauvreté, également dans les sociétés opulentes". Le pape a fait un tour de toutes les crises que connaît la planète en partant de la Terre sainte. Il a une fois de plus appelé à "abandonner toute logique de violence et de vengeance" et à "s'engager" avec "vigueur" et "générosité" sur "le chemin d'une coexistence pacifique".

"RESPECT DES DROITS DE L'HOMME"

Benoît XVI a aussi évoqué la difficile situation du "petit troupeau de chrétiens" qui vit en Irak et dans la région. En Asie, il s'est attaché particulièrement au Sri Lanka, à la Corée et aux Philippines. En Afrique, il a notamment "imploré la fin de toutes les exactions en République démocratique du Congo" et invité au "respect des droits" de l'homme et au "dialogue" en Guinée et au Niger. A l'Europe et l'Amérique du Nord, le pape a demandé de "dépasser la mentalité égoïste et techniciste" et "à respecter les personnes les plus faibles, à commencer par celles qui ne sont pas encore nées". En Amérique latine, il a appelé au "respect des droits inaliénables de toute personne".

Par l'intermédiaire des télévisions du monde entier, Benoît XVI a ensuite souhaité une heureuse fête de Noël à tous les peuples et à toutes les nations en 65 langues, de l'italien au swahili, du russe à l'araméen, de l'allemand au mongol.

COMBIEN Y A T'IL D'IMMIGRÉS ET DE SDF AU VATICAN ?

jeudi 24 décembre 2009

Champagne : la bulle éclate, les prix baissent

Casser les prix en période de crise. Dans le domaine du champagne, la chose est assez rare. Et pourtant depuis quelques semaines, les hypermarchés rivalisent de produits d'appel avec des bulles aux étiquettes souvent méconnues proposées à moins de 10 euros. Carrefour affiche ainsi dans le métro parisien des publicités pour écouler un stock de 450 000 champagne Hubert de Claminger à 8,90 euros. Le site Internet de Leclerc fait la promotion d'un champagne brut Leo Deviroy à 8,95 euros. Même Nicolas propose des premiers prix à 15,90 euros.
"La grande distribution retrouve le goût du champagne, même si ce type d'opération se solde à la fois par un effort du producteur et une marge très faible pour la grande distribution", constate Daniel Lorson du comité interprofessionnel du vin de Champagne.

Il y a encore dix-huit mois, les premiers prix s'établissaient à 12-13 euros, constate-t-il. Après une phase de montée en gamme où rien n'était assez cher - on a même vu, en mars 2008, Perrier-Jouët commercialiser des caisses de douze bouteilles Belle Epoque By & For à 50 000 euros l'unité -, le marché français redescend. Au point où les tout petits prix représentent 10 % des ventes aujourd'hui, contre moins de 1 % en volume en 2008, selon M. Lorson.

La bulle champenoise a donc éclaté avec la crise. Ce phénomène, qui semble conjoncturel, va permettre de tester le champagne comme produit d'appel. La plupart de ces mini-prix sont des marques auxiliaires. Même les distributeurs ne bradent pas leurs propres marques. Ces "petits champagnes" proviennent de stocks plus anciens que d'ordinaire et sont donc d'une meilleure qualité qu'habituellement. Les promotions, sur Internet, des champagnes réputés et chers font également florès.

Pour Jérôme Philippon, président du directoire de Bollinger, "ces prix extrêmement bas sont le résultat d'une pression sur la trésorerie, mais s'expliquent aussi par le fait qu'il existe des stocks importants. Contrairement à l'an passé, la distribution n'hésite plus à vendre du champagne pour égayer les fêtes, avec le sentiment que la crise est passée".

Paul-François Vranken, PDG du groupe Vranken-Pommery, y voit "le résultat d'un trou d'air, d'un déstockage des grands opérateurs internationaux". Toutes les grandes marques de champagne jurent, la main sur le coeur, qu'elles n'ont pas participé à cette grande braderie. Même par sous-marques interposées. "Il est hors de question de baisser nos prix pour faire du volume", affirme Christophe Navarre, président de Moët Hennessy.

Après une année historique en 2007 (avec 338 millions de bouteilles vendues), un tassement en 2008 (avec 322 millions de bouteilles vendues), l'année 2009 a bel et bien fait figure d'horribilis millésime du champagne. Sur les dix premiers mois de l'année, les ventes ont chuté. Si la France, qui représente 56 % du marché n'a que légèrement souffert (avec -2 % des ventes en volumes), l'international, qui représente 44 % du marché, a violemment dégringolé de 27 % dans l'Union européenne et de 31 % dans les autres pays. Cette baisse, démarrée avec la crise de Lehman Brothers en septembre 2008, a été amplifiée par la chute de la livre et du dollar, les principaux marchés d'exportations du champagne étant traditionnellement le Royaume-Uni, les Etats-Unis, puis l'Allemagne et la Belgique.

Toutefois, les signaux de reprise semblent se faire jour en fin d'année. "Nous sommes en pleine préparation du rebond, affirme Christophe Navarre. En cette période tourmentée, nous gardons le cap." Les premiers sondages sur le mois de novembre réalisés par le comité interprofessionnel des vins de Champagne laissent espérer un retour à la croissance. "On vit normalement la fin d'année, en étant surbooké par des commandes de dernière minute", affirme M. Vranken. Il est persuadé que la mauvaise passe du secteur provenait d'une crise des expéditions, mais pas de la consommation. Pour preuve, les dernières statistiques de Nielsen affirment que la consommation de champagne a augmenté depuis janvier dans le monde entier. Signe que les consommateurs avaient aussi un peu de stock dans leurs caves.

De son côté, M. Philipon se dit "surpris par la force de la reprise dans les marchés développés". Après une baisse de 5 % en 2008, le marché pourrait, dans le meilleur des cas, terminer l'année sur une baisse de 11 % à 12 %. Avant que les prix ne repartent à la hausse, d'ici quatre à cinq mois.
Nicole Vulser

Le rachat de Volvo par le chinois Geely suscite interrogations et scepticisme

Depuis plusieurs années, Geely, le repreneur chinois de Volvo – l'opération a été officialisée mercredi 23 décembre –, tente de percer à l'extérieur de ses frontières. Au point de projeter de réaliser, d'ici à 2015, les deux tiers de son chiffre d'affaires hors de Chine, contre un peu plus de 10 % actuellement. Cette ambition est contrecarrée par des problèmes de qualité: aux Etats-Unis, ses voitures ne parviennent pas à satisfaire aux normes de sécurité. En Russie, son Freedom Cruiser a, en 2008, été baptisé la "voiture de la mort" en raison de ses performances désastreuses lors d'un crash test.
Avec 245 000 immatriculations en Chine sur les onze premiers mois de 2009, Geely est non seulement plus petit que sa proie, mais ne se place qu'au 11e rang des constructeurs chinois, loin derrière le numéro un, SAIC (Shanghai Automotive Industry Corporation), qui vend dix fois plus de véhicules.

"Geely cède du terrain sur le marché chinois, estime un spécialiste du secteur. C'est la voiture des campagnes, elle ne bénéficie pas de la même image de marque que les constructeurs chinois BYD – un champion de la technologie – et Chery. Pour l'image de Volvo en Chine, ce n'est pas idéal. Cette reprise suscite beaucoup de scepticisme dans les milieux de l'automobile en Chine. On a l'impression que LiShufu réalise un rêve." Le patron de Geely, 46 ans, a pour lui sa ténacité : dans le Zhejiang, province au sud de Shanghaï et berceau de l'entreprise privée en Chine, Li Shufu crée, à 21 ans, sans avoir fait d'études, un atelier de fabrication de composants pour frigidaires. Il monte une usine, mais les autorités la ferment pour privilégier les groupes publics. En 1994, il se lance dans les motocyclettes et reprend un fabricant en faillite. L'entrepreneur se met alors en tête de fabriquer des voitures. Après plusieurs ratages, il s'allie avec un petit constructeur du Sichuan qui dispose d'une licence.

PRÉSENCE DE GOLDMAN SACHS

En 2001, juste avant l'entrée de la Chine à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), les voitures Geely sont homologuées par Pékin. M.Li et sa marque se sont taillé une place dans une industrie dominée par les groupes d'Etat associés aux grandes marques étrangères. Or le boom du marché chinois en 2009 et la concurrence à laquelle se livrent les indépendants ont suscité une mini-bulle à Hongkong, où Geely et BYD sont cotées: leur titre a été multiplié par cinq depuis début 2009.

"Le gouvernement chinois a prévenu, fin 2008, qu'il fallait consolider l'industrie automobile et ne garder que dix constructeurs majeurs. Aucun des trois premiers indépendants ne veut rester sur le carreau, analyse André Loesekrug-Pietri, associé-gérant de CEL, fonds d'investissement européen consacré à la Chine. [L'homme d'affaires américain] Warren Buffett a investi en 2008 dans BYD, et a fait des émules. Les fonds chinois CDH et Bohai sont entrés au capital de Chery. Et Goldman Sachs a investi pour 250 millions de dollars en obligations convertibles dans Geely. La présence d'un tel investisseur international est un atout pour leur stratégie d'expansion, ça crée un lien culturel, qui a beaucoup compté dans le mariage Lenovo-IBM par exemple. Geely semble avoir une approche graduelle, et on peut espérer qu'il préserve les équipes. Mais ce sont deux sociétés avec des cultures très différentes." Avant d'acquérir la marque suédoise, M.Li s'est fait la main en prenant, en 2007, 23 % du britannique Manganese Bronze, avec qui il fabrique, en coentreprise, des taxis londoniens. Mille exemplaires sont sortis des chaînes de montage de Shanghaï cette année. Avec Volvo, il change d'échelle…
Brice Pedroletti

Le PDG de General Motors poussé vers la sortie

General Motors a annoncé, mardi 1er décembre, la démission de son président directeur général Fritz Henderson. Ed Whitacre, président de General Motors, assurera l'intérim à la direction générale, mais le groupe a déclaré qu'il se mettait immédiatement en quête d'un remplaçant pour Fritz Henderson, qui avait été placé à la tête des opérations de GM en mars.
La démission de M. Henderson a été annoncée dans la foulée d'une réunion du conseil d'administration de GM. "Le conseil a décidé – et Fritz a accepté – que, au vu de la situation actuelle de GM, il était temps de faire des changements", a déclaré Chris Preuss, un porte-parole de General Motors. Il a ajouté que la Maison Blanche avait été avertie du départ de Fritz Henderson, tout en assurant que les autorités fédérales n'avaient pris aucune part à cette décision. Depuis le sauvetage de General Motors par Washington, le Trésor américain est le principal actionnaire du constructeur.

CONFLITS

Fritz Henderson avait été promu à la tête de GM le 29 mars, lorsque son prédécesseur Rick Wagoner avait abandonné ses fonctions à la demande de l'administration Obama en pleine tourmente, juste avant la faillite du groupe devenu un symbole des excès du secteur automobile américain. Depuis, il s'est opposé à plusieurs reprises à M. Whitacre. Début novembre, Ed Whitacre avait indiqué dans une interview au Wall Street Journal que les prévisions données par la direction de GM, menée par M. Henderson, le rendaient "un peu nerveux".

Le revirement sur le dossier d'Opel, la filiale européenne que GM a finalement décidé de ne pas vendre après des années de négociations avec le canadien Magna, avait également eu lieu à l'issue d'un conseil d'administration que le quotidien financier qualifie de "houleux". Avant de prendre les rênes de GM, M. Henderson était directeur de l'exploitation du groupe. Il a aussi occupé les fonctions de vice-président et de directeur financier.

Michael Schumacher

Il a déja perdu son titre de plus jeune champion de formule 1 de tous les temps. La saison prochaine, il tentera, reprenant du service pour Mercedes à quarante et un ans, d'en devenir le plus vieux. Un défi complètement fou, au dire des spécialistes de ce sport, où la jeunesse et ses réflexes constituent un incontestable atout. Auréolé de ses sept titres mondiaux, encore un de ses records, l'intrépide pilote allemand n'en pouvait visiblement plus d'animer les courses de karting pour les touristes désoeuvrés de Floride ou les joueurs fatigués de Las Vegas, ni de jouer au milliardaire préretraité sur les verts pâturages helvétiques. Cette année, il avait failli retrouver un volant dans l'écurie Ferrari, théâtre de ses anciens exploits, pour remplacer Felipe Massa, gravement blessé pendant une séance de qualifications. Une douleur aux cervicales, héritée d'une mauvaise chute lors d'une course à moto - autre adjuvant essayé pour se désintoxiquer de la F1 -l'obligea, la mort dans l'âme, à renoncer. Même s'il ne gagnait rien, on imagine son plaisir de pouvoir réentendre, pratiquement à chaque Grand Prix, ce qu'avait dit un célèbre commentateur britannique lors de sa dernière prestation à Monaco : « Il y a sept anciens vainqueurs sur la ligne de départ, dont cinq s'appellent Michael Schumacher. »

La nouvelle géographie de la croissance mondiale en 2010

· En Chine, l'objectif officiel de 8 % de hausse de l'activité sera probablement dépassé · Le Brésil et l'Inde voient leur reprise se consolider · Selon les économistes, les Etats-Unis ne devraient connaître qu'une croissance modérée
Les bonnes nouvelles s'accumulent chez les économistes qui révisent à la hausse leurs perspectives de croissance. En Chine, les prévisions font état d'une hausse du produit intérieur brut qui dépassera l'objectif de 8 % du gouvernement pour l'année prochaine. Certains experts avancent déjà 12 %. La croissance de l'Inde atteindra quant à elle de 7,5 % à 8 % pour l'année budgétaire 2009-2010, a indiqué, hier, le ministre indien des Finances, Pranab Mukherjee, contre 6,7 % l'année précédente. Au Brésil, l'activité économique repart de l'avant. Les prévisions font état de 5 % de hausse du PIB l'an prochain. Face à ces augures favorables, le président Lula a annoncé, hier, une revalorisation du salaire minimum ainsi que des pensions de retraite. Partout, la croissance repart. Même aux Etats-Unis, qui sortiront de leur plus grave récession de l'après-guerre. Cependant, les pronostics sont plus mesurés pour la première puissance économique mondiale, dont la croissance ne sera pas du même ordre que dans les pays émergents. La fin du plan de relance ainsi que la persistance d'un chômage élevé et de surcapacités de production limiteront le rebond. Dans ce contexte, les pays émergents devraient prendre, en partie, le relais des Etats-Unis comme locomotive de la croissance mondiale.

ATTENTION LA CROISSANCE DE LA CHINE EST FICTIVE, ON EN PAIERA LE PRIX TRÈS BIENTÔT.

Volvo Cars va passer sous pavillon chinois au premier trimestre 2010

Le chinois Geely Automobile va s'offrir la marque suédoise Volvo, mise en vente par Ford. Il s'agit de la plus grande acquisition effectuée par un constructeur chinois à l'étranger. L'opération, qui sera signée au premier trimestre, permettra à Geely, très peu présent hors de ses frontières, d'effectuer un saut technologique considérable.
Depuis hier, la Chine a pris pied dans le petit monde du haut de gamme automobile mondial. La marque Volvo passera bien aux mains du constructeur chinois Geely Automobile Holdings lors du premier trimestre 2010, a confirmé hier le groupe Ford, qui cherchait un acquéreur depuis un an. Moins de trois mois après avoir désigné la firme de Hangzhou comme son interlocuteur exclusif pour l'achat de sa marque suédoise (sans rapport avec le groupe AB Volvo, fabricant de camions et engins de travaux publics), Ford a souligné hier que tous les sujets de fond avaient fait l'objet d'un accord entre les deux parties, ouvrant la voie à une ratification dans quelques semaines. Le montant de la vente n'a pas été divulgué, mais on évoque un prix d'environ 1,8 milliard de dollars. Soit 3 fois moins que la somme déboursée par Ford en 1999 pour reprendre la firme de Göteborg, qui comptait alors une gamme beaucoup plus restreinte.

Un véritable joyau

Un coup magistral qui va permettre à Geely d'effectuer un saut technologique considérable, comme rarement en font les constructeurs. Geely, qui n'a décroché qu'en 2000 sa licence officielle pour construire des voitures, est quasiment absent de la scène internationale. Il signe là la plus grande acquisition d'un constructeur occidental par un groupe chinois. Le shanghaïen SAIC s'est certes payé les restes de MG Rover, son confrère de Pékin BAIC vient de se ruer sur certaines licences de Saab, et Tengzhong est en passe d'acquérir l'américain Hummer. Mais tout cela n'a rien à voir avec la surface et la valeur intrinsèque de Volvo. Réputée pour sa technologie et ses trouvailles en matière de sécurité active et passive, la firme de Göteborg, qui avait jadis échappé à Renault à l'époque de Louis Schweitzer, reste un véritable joyau, malgré ses pertes récentes liées à la crise du secteur (- 135 millions de dollars au troisième trimestre).
Avec sa gamme de dix modèles principaux, le suédois est solidement implanté aux Etats-Unis et monte en cadence en Chine. Rien à voir avec son compatriote Saab, confiné à deux modèles vieillissants et qui vend 4 fois moins de voitures que lui.

Plusieurs questions de fond restent cependant sans réponse. Pourquoi diable Ford, en moins grande difficulté financière que GM ou Chrysler (il est même sorti du rouge récemment), a-t-il laissé filer sa filiale suédoise et ses précieux brevets, au risque de créer un concurrent redoutable dans quelques années ? Les Chinois n'ont jamais fait mystère de leur volonté d'exporter à moyen terme leurs véhicules. De plus, les véhicules de Ford et de Volvo partagent de nombreux organes et technologies, à commencer par les équipements de sécurité. Pourquoi une marque comme Volvo, qui vaut moins de 2 milliards de dollars, n'a pas intéressé un constructeur occidental comme PSA, qui a bien du mal à s'imposer dans le haut de gamme avec ses Peugeot 607 et Citroën C6 ? Enfin, que vont devenir les actifs industriels de Volvo et ses 20.000 employés ? L'accord d'hier ne le dit pas, même si Geely s'est précédemment engagé à laisser en place les usines, les accords sociaux et les concessionnaires. Volvo compte principalement deux usines en Suède, un site en Belgique et un autre plus récent en Chine.

Pas plus de style qu'une Lada

Face à la passivité de ses homologues européens ou japonais, Li Shufu, le président-fondateur de Geely, doit rire sous cape. D'extraction très modeste, cet ingénieur en mécanique qui s'est intéressé d'abord aux réfrigérateurs et aux motos n'a pas encore réussi à s'imposer dans l'automobile. Davantage connues pour leurs très bas prix (5.000 à 6.000 dollars) que pour leur obscur blason, les Geely n'ont pas plus de style ni d'atouts que les plus ennuyeuses Lada en Russie. Présentes dans les campagnes, elles ont plus de mal à se frayer une place dans les avenues de Pékin ou de Shanghai.

A la manière de l'indien Tata Motors, qui s'est offert simultanément Jaguar et Land Rover (également acquis auprès de Ford), il lui faudra prendre garde à maintenir une « muraille de Chine » entre ses marques Geely et Volvo, au risque de couler définitivement sa perle européenne.
DENIS FAINSILBER, Les Echos

APRÈS SAAB, LA CHINE S'EMPARE DE VOLVO.
L'EUROPE EST-ELLE INCAPABLE DE CONSERVER LES FLEURONS DE SES SECTEURS DE QUALITÉ ?

Quelques événements du 24 DÉCEMBRE

24 décembre 1156
Mort de Pierre de Cluny, surnommé le Vénérable, un des plus célèbres généraux de l'ordre de Cluny. Il y donna un asile au fameux Abélard, qui trouva en lui un ami et un père. On a de Pierre le Vénérable plusieurs ouvrages curieux et intéressants. Moins éloquent que saint Bernard, mais d'un caractère plus doux et d'un esprit plus juste, il dédendit son ordre contre les écrits de ce père, qui reprochait aux religieux de Cluny de violer dans certains points la règle de saint Benoît, par exemple de porter des culottes. Saint Bernard fuc victorieusement réfuté par Pierre le Vénérable.

24 décembre 1525
Mort de Vasco de Gama. C'est ce navigateur célèbre qu'Emmanuel le Grand, roi du Portugal, fit partir en 1497, avec une flotte, pour suivre le projet qui avait échoué tant de fois de s'ouvrir une route aux Indes orientales par l'océan : cette entreprise était regardée comme téméraire et impraticable, parce qu'elle était nouvelle.
Gama et ceux qui eurent la hardiesse de s'embarquer avec lui, passèrent pour des insensés qui se sacrifiaient de gaieté de coeur. Ce n'était qu'un cri dans la ville contre le roi. Tout Lisbonne vit partir avec indignation et avec larmes ces aventuriers, et les pleura comme morts ; cependant l'entreprise réussit, et fut le premier fondement du commerce que l'Europe fit ensuite avec les Indes. Vasco de Gama fit trois voyages par mer dans l'Inde. Au premier il doubla le cap de Bonne Espérance, mais il revint sans avoir eu de grands succès. Il partit pour le seconde en 1502, et revint avec treize vaisseaux chargés de richesses. Il repartit en 1524, nommé vice-roi des Indes par le roi Jean III. Il établit son siège à Cochin, où il mourut.
Emmanuel l'avait nommé amiral des mers des Indes, Perse et Arabie, et ce titre a été conservé à ses descendants ; il fut créé grand de Portugal, il fut honoré du dom pour lui et pour sa postérité.

24 décembre 1695
Mort du père Thomassin, de l'Oratoire, né en Provence, homme d'une érudition profonde, qui a beaucoup écrit sur la discipline ecclésiastique, et sur les études tant ecclésiastiques que profanes. Il fit le premier des conférences sur les pères, sur les conciles et sur l'histoire. Le pape Innocent XI voulut l'attirer à Rome : le cardinal Casanata, bibliothécaire de ce pontife, en fit parler au roi par l'archevêque de Paris. La réponse fut qu'«un tel sujet ne devait pas sortir du royaume ».

24 décembre 1770
Choiseul tombe en disgrâce, après le complot fomenté par l'abbé Terray, le duc d'Aiguillon et le chancelier Maupeou. Le prétexte invoqué pour justifier cette disgrâce est l'appui que Choiseul a donné au Parlement.

24 décembre 1794
Abrogation par la Convention de la loi du maximum : les prix, fixés jusqu'alors par l'administration, seront dorénavant soumis aux lois du marchés.

24 décembre 1800
Attentat du 5 nivôse, rue Saint-Nicaise, causant la mort de quatre personnes, et en blessant treize autres. A huit heures du soir, le premier consul se rendait à l'Opéra avec un piquet de sa garde, pour assister à la première représentation de l'Oratorio d'Haydn. Arrivé à la rue Saint-Nicaise, en face de celle de Malte, une mauvaise charrette, attelée d'un petit cheval, et gardée par un enfant, complice innocent des plus grands criminels, se trouvait placée de manière à embarrasser le passage. Elle contenait un baril de poudre cerclé en fer et renfermant quantité de balles. A ce baril tenait un canon de fusil solidement fixé, garni de sa batterie, mais ayant la crosse coupée. Les premiers gardes de Bonaparte font ranger cette charrette ; mais à peine passés, on la remet dans sa première position, les gardes qui suivent la font de nouveau retirer. Le cocher, quoiqu'allant extrêmement vite, eut l'adresse de l'éviter. Quelques secondes après que le consul fût passé, une explosion terrible casse les glaces de sa voiture, blesse le cheval du dernier homme du piquet de sa garde, ébranle les maisons environnantes, au nombre de quarante-six, brise toutes les vitres du quartier, tue et blesse plusieurs personnes qui passaient, et des propriétaires de maisons voisines. La détonation est entendue dans tout Paris. Une bande de roue de la charrette est jetée par-dessus les toits, dans la cour du second consul Cambacérès. Un moment après, Bonaparte fait arrêter sa voiture, demande ce que c'était. Il manquait un grenadier à cheval de sa garde ; il fait courir à l'endroit de l'explosion, le cheval seul avait été blessé. Le premier consul envoie dire à madame Bonaparte qui le suivait, de retourner aux Tuileries : elle était avec sa fille et madame Murat dans sa voiture, sur la place du Carrousel, quand le coup partit. Les glaces de sa voiture furent brisées, ses chevaux effrayés s'arrêtèrent ; mais elle ordonna aussitô:t de poursuivre, afin de partager les périls de son époux. Sa sollicitude fut bientôt calmée, à la rencontre des gardes qui venaient la rassurer sur les jours du premier consul. On n'arrêtera jamais l'un des responsables : Limoëlan. Les autres, des conspirateurs royalistes, Saint-Réjant, La Haye, Joyaux et Carbon, seront arrêtés, jugés puis guillotinés. Les coupables seront arrêtés, jugés par le tribunal criminel de la Seine et guillotinés en 1802. Cet attentat accélèrera la mise en place du Consulat à vie, puis de l'Empire.

Burqa : bas les masques !

La proposition de loi UMP sur la burqa nous ramène à deux conceptions rivales de la liberté.

«Il est interdit d'interdire !» La France n'a jamais fait sienne cette philosophie de la liberté. À cette exclamation généreuse, mais qui a évidemment ses limites, elle préfère une formule ambiguë et terrible que l'on doit à Saint-Just, «l'archange de la Terreur» : «Pas de liberté pour les ennemis de la liberté !»

La proposition de loi UMP sur la burqa nous ramène à ces deux conceptions rivales et promet de redoutables envolées le mois prochain au Parlement. On va tout entendre, et son contraire. Et à l'étranger, il se trouvera bien des commentateurs sarcas­tiques pour dire ou écrire qu'une nouvelle fois la France bride les libertés au nom de la liberté. On peut même imaginer que des femmes en burqa défilent devant le Palais Bourbon pour défendre leur conception de la liberté, qui consiste à vivre prisonnière.

Ce qui paraît certain, c'est que les partisans du «il est interdit d'interdire» vont devoir travailler leur argumentaire. Que vont-ils dire ? Que chacun, en démocratie, est libre de se vêtir comme il le souhaite. Soit, mais les femmes qui ne voient la vie qu'à travers le grillage d'une burqa l'ont-elles souhaité ? On sait bien que non. Pour une femme voilée de la tête aux pieds qui explique que c'est un choix de vie librement assumé, combien sont obligées de porter cet accoutrement effrayant ? D'autres assureront que le phénomène va disparaître, puisque les valeurs de la République sont suffisamment attirantes et remarquables pour que ces femmes, d'elles-mêmes, dans quelques années, décident de retirer leur voile. L'argument vaut ce qu'il vaut, mais il est permis d'avoir des doutes sur le caractère provisoire de cette «mode», si tant est qu'on puisse employer le mot. D'autres, enfin, affirmeront qu'on ne fait pas une loi pour si peu de personnes. Pourquoi mobiliser députés et sénateurs pour 1 900 cas répertoriés en France ? On peut répondre que l'important, c'est la tendance, et qu'il y a cinq ans la burqa n'existait pas en France. Sans loi, où en serons-nous dans cinq ans ? Nul ne peut le dire, mais les Français ont la désagréable impression que l'intégrisme musulman est sur une pente ascendante plutôt que descendante.

Ce n'est sans doute pas de gaieté de cœur que les députés vont légiférer sur la façon de se vêtir en France. Ils ne seront pas obligés de se justifier en prononçant la sentence menaçante de Saint-Just. Ce dernier avait parfois des phrases moins guerrières. Comme celle-ci : «Dans les sociétés vraiment libres, les femmes sont libres et adorées.»
RAS LE BOL DE VOIR CES CAFARDS DANS LES RUES DE CLICHY !!!

mercredi 23 décembre 2009

De coup d'éclat en coup de colère, le débat sur la burqa divise la majorité

Les activités parlementaires devaient être suspendues, mercredi 23 décembre, pour les fêtes de fin d'année. Avant que les portes du Palais-Bourbon se referment, le président du groupe UMP, Jean-François Copé, s'est réservé un dernier effet de surprise. Il a annoncé le dépôt, dès la première quinzaine de janvier 2010, d'une proposition de loi visant à interdire le port de la burqa "dans l'espace public".
Effet garanti, car la mission parlementaire sur la pratique du voile intégral, qui regroupe des représentants de toutes les forces politiques, travaille encore. Elle ne doit rendre son rapport qu'à la fin du mois de janvier. Sans attendre ses conclusions, M. Copé précipite donc le mouvement et décide d'accélérer le calendrier législatif, même si, en tout état de cause, le texte ne pourra pas être examiné avant les élections régionales du mois de mars.

CAVALIER SEUL

Ce cavalier seul du président du groupe UMP a été désapprouvé par le président de l'Assemblée nationale. Bernard Accoyer a jugé l'initiative "prématurée". "Sur une telle question de société, mettant en jeu les principes fondamentaux de notre République, la recherche prioritaire d'un large consensus s'impose", a-t- il rappelé dans un communiqué, visiblement irrité par ce coup d'éclat.

"Chacun est dans son rôle, mais, je vais vous dire, cela ne m'empêchera pas de dormir", s'est contenté de commenter M. Copé. De fait, le président du groupe UMP a préempté ce débat depuis que, à l'initiative du député (PCF) du Rhône, André Gerin, la question du port du voile intégral sur le territoire français a été soulevée.

Le jour même où la mission parlementaire était installée, début juillet, Jean-François Copé prenait position pour "une loi d'interdiction précédée d'une phase de dialogue, d'explications et d'avertissements". Parallèlement, il mettait en place son propre groupe de travail, coprésidé par Nicole Ameline et François Baroin.

A présent, il prend une nouvelle fois de court la représentation parlementaire en déposant un texte de loi portant la seule signature de l'UMP. Celui-ci, se fondant sur "des motifs d'ordre public et de sécurité", devrait stipuler qu'aucune personne, hors circonstances exceptionnelles, ne peut évoluer dans l'espace public le visage entièrement recouvert. Une formule qui ne porte pas exclusivement sur le voile intégral, afin de ne pas s'exposer à un risque d'inconstitutionnalité, mais l'inclut de fait.

M. Copé a annoncé simultanément le dépôt d'une proposition de résolution – qui n'a pas de valeur normative – appelant au respect des principes républicains et des droits des femmes. "Il va de soi que, si la mission apportait des éléments complémentaires à notre proposition de loi, nous les étudierions", a ajouté M. Copé lors de son point de presse.

"LE CONTRAIRE DE LA REVALORISATION DU PARLEMENT"

Réagissant à cette annonce, André Vallini (PS, Isère), jugeait ce "coup médiatique choquant". "C'est le contraire de ce qu'on appelle la revalorisation du Parlement, s'indignait l'ancien président de la commission d'enquête sur les dysfonctionnements de la justice à Outreau. C'est faire peu de cas du travail d'une mission parlementaire et se comporter de façon hégémonique."

M. Copé ne fait pas que prendre de vitesse la mission parlementaire. Par la même occasion, il brûle la politesse à l'UMP, qui devait également, au cours du mois de janvier, faire part de sa position officielle auprès de la mission.

Le secrétaire général du parti présidentiel, Xavier Bertrand, s'était jusqu'à présent montré plutôt réservé à l'idée d'une loi. Tout en soulignant qu'"il faut vraiment attendre les conclusions de la mission", il penche dorénavant pour "un ensemble cohérent : la loi, la résolution, la circulaire, la pédagogie".

Le débat n'est pas clos pour autant, y compris au sein du groupe UMP, même si, selon Christian Jacob, proche de M. Copé, "90 % du groupe sont aujourd'hui sur cette position". Toutefois, mardi matin, malgré les précautions préalables dont s'était entouré le président du groupe afin d'"éviter les amalgames", le tour pris par la discussion a provoqué un coup de colère de Nora Berra.

La secrétaire d'Etat aux aînés a claqué la porte de la salle Colbert, où se réunit à huis clos le groupe majoritaire, après avoir entendu Pascal Clément (UMP, Loire), déclarer que, "le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ce ne sera plus la France". La secrétaire d'Etat a jugé ces propos "insupportables".

Si un tel geste de la part d'un membre du gouvernement est rarissime, l'entourage de Mme Berra assure qu'il s'agit d'"une décision réfléchie". "Nora Berra ne veut pas qu'il y ait des amalgames entre la burqa, l'immigration, les mosquées. Le danger, ce sont les amalgames. C'est comme le coup de la casquette à l'envers [en référence aux propos tenus par Nadine Morano]", estime un membre de son cabinet.

"MADAME MERRA, VERRA, JE NE SAIS MÊME PAS SON NOM..."

D'autres membres du gouvernement ont également pris leurs distances. Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de la prospective, dit attendre "un débat d'un autre niveau", tandis que Martin Hirsch, Haut Commissaire aux solidarités, estime qu'"il y a des bornes à ne pas franchir".

M. Clément a démenti les propos qui lui étaient reprochés. "J'ai toujours été favorable aux lieux de culte, quels qu'ils soient. S'agissant des minarets, j'ai dit qu'il s'agissait d'un problème d'urbanisme. Je refuse qu'on m'associe à Le Pen. Quant à Mme Merra, Verra, je ne sais même pas son nom... on me dit que c'est le sujet qui l'a agacée", a déclaré l'ancien ministre de la justice à la sortie de l'Hémicycle.

"Je voulais en effet donner un signal fort", a expliqué l'intéressée, mercredi, sur Europe 1. L'échange a été "intéressant jusqu'au point où un député a en effet tenu ce genre de propos qui, pour moi, allait à l'encontre de la règle et du fondement de la laïcité", a-t-elle poursuivi. "Quand on entend ce genre de propos, on a une image passéiste de la France qui nous renvoie à une certaine tranche de la population." Et "ce débat [sur l'identité] trouve plus que jamais sa nécessité", a ajouté Mme Berra.

Dans un communiqué diffusé un peu plus tard, M. Clément reprochait à "Mme Berra, qui n'a jamais été députée", de "chercher la publicité sur le dos d'un ami politique".
Patrick Roger

Elections régionales : "Il faut avoir envie", lance M. Sarkozy à ses troupes

En langage d'entreprise, cela s'appelle un séminaire de motivation. La majeure partie des têtes de liste de la majorité pour les élections régionales s'est retrouvée à huis clos, mardi 22 décembre, dans un salon de l'Elysée, à un peu plus de trois mois du scrutin, prévu les 14 et 21mars. Ne manquaient à l'appel que Thierry Mariani (Provence-Alpes-Côte d'Azur), Christophe Béchu (Pays de la Loire), Laurent Hénart (Lorraine) et Alain Marleix (Auvergne), qui s'était fait remplacer par le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, initialement pressenti pour être candidat dans cette région.
Sagement assis en demi-cercle, avec toasts et boissons, les candidats ont écouté un Nicolas Sarkozy aux accents de campagne leur rappeler qu'il n'est pas question de baisser les bras, même si les sondages font grise mine. "Il faut y aller à fond", a affirmé le président de la République, flanqué d'Hervé Morin, le président du Nouveau Centre, parti allié de l'UMP, et de Xavier Bertrand, le secrétaire général de la formation présidentielle.

"Il a remonté les troupes et nous a dit qu'il fallait avoir envie", raconte une tête de liste. "La motivation est la première chose que veulent les électeurs", a martelé M. Sarkozy, qui considère que son volontarisme a été une des clés de son succès lors de la présidentielle 2007.

"ON NE M'ENFERMERA PAS !"

Le chef de l'Etat a ensuite appelé ses têtes d'affiche à ne pas mener une campagne strictement locale. "Il nous a dit : “De toute façon, si vous n'intégrez pas la dimension nationale, elle vous rattrapera”", raconte un participant. Il a affirmé qu'il s'impliquerait personnellement dans la campagne : "On ne m'enfermera pas !"

"Il nous a fait du coaching. Il a été très “punchy”. Il nous a expliqué que l'action du gouvernement devait être le socle de la campagne. En même temps, il nous a demandé d'avoir un projet régional le plus enthousiasmant possible", raconte une autre tête de liste.

Cette réunion à l'Elysée avait été décidée après le conseil national de l'UMP d'Aubervilliers, fin novembre. Nicolas Sarkozy, déjà, y avait prononcé un discours de défense de son bilan, devant toutes les têtes de liste. "Mais il n'avait pu voir tout le monde, faute de temps", explique son conseiller Franck Louvrier.

Mardi il s'est donc adressé à tout le monde dénonçant "la folie fiscale des régions socialistes" et appelant les candidats de la majorité à vanter ses réformes. "Il nous a dit de rappeler que la France résiste mieux à la crise que les autres pays, de parler du plan de relance, de la suppression de la taxe professionnelle, de la baisse des droits de succession, de la baisse de la TVA dans la restauration, du service minimum."

M. Sarkozy a aussi insisté sur l'importance de la dynamique du premier tour, alors que ses troupes s'inquiètent de l'absence de réserve de voix entre les deux tours. Il n'a pas évoqué la possibilité de triangulaires avec le Front national, redoutée par certains.

"Il a rappelé que l'opposition part divisée, et qu'elle n'arrivera pas à vraiment se réconcilier avant le second tour", poursuit un participant. Le président a aussi appelé au renouvellement des listes. "C'est le seul moyen de surprendre, face à des sortants", a-t-il expliqué alors que vingt régions métropolitaines sur vingt-deux sont dirigées par l'opposition.

AGENDA FLOU

A la suite de cette rencontre à l'Elysée, les cadres de l'UMP se sont réunis en comité exécutif. Pour balayer les grands thèmes de campagne. "La fiscalité, mais aussi l'emploi, la sécurité dans les transports, la vidéoprotection, la réforme territoriale… Même si rien n'est encore arrêté", confie un participant.

On est loin des thématiques de l'immigration et de l'identité nationale que le chef de l'Etat avait mises en avant cet automne et qui heurtent certains candidats. Le dispositif sera dévoilé fin janvier, lors d'un nouveau conseil national de l'UMP, où seront présentées les listes complètes.

Dès janvier, M. Bertrand se déplacera dans chaque région et prévoit d'y rester trente-six heures. Le premier ministre, François Fillon, devrait aussi participer à de nombreux meetings. L'agenda de M. Sarkozy reste plus flou. Le 8 décembre, il a rencontré des militants UMP à huis clos, en Alsace. En janvier, il est attendu en Corse. Les deux seules régions encore détenues par la droite, dont la perte serait considérée comme un fiasco.
Pierre Jaxel-Truer, avec Béatrice Jérôme

Quelques événements du 23 DÉCEMBRE

23 décembre 1420
Lit de justice où le dauphin est déshérité. Jean sans Peur, duc de Bourgogne, avait fait assassiner en 1407 son cousin le duc d'Orléans. Ce meurtre fut vengé par un autre meurtre. Le dauphin, fils de Charles VI, ayant attiré le duc de Bourgogne dans une entrevue, le fit ou le laissa du moins assassiner en sa présence. Le fils du duc assassiné joignit son ressentiment à celui d'Isabelle de Bavière, devenue une marâtre implacable pour le dauphin, qui lui avait enlevé des trésors amassés au dépens du peuple. Tous deux appellent Henri V, roi d'Angleterre, à leur secours. Isabelle lui donne sa fille en mariage, et la France pour dot, avec le titre de régent jusqu'à la mort du roi. Henri vint s'établir à Paris, où il régna sans contradiction. Le duc de Bourgogne fit demander solennellement justice aux deux rois du meurtre de son père. Il fut convoqué une assemblée de tout ce qui restait de grands, à laquelle assista le premier président du parlement de Paris, et quelques députés de son corps.
C'est dans ce fameux lit de justice, tenu en présence de Henri V, roi d'Angleterre, que Charles VI nomma son très-aimé fils Henri, héritier et régent du royaume ; au lieu de parler de son propre fils, seul et unique héritier de la couronne, il ne le nommait que Charles, soi-disant dauphin. Malgré cette condamnation, le dauphin régna par la suite sous le nom de Charles VII.

23 décembre 1482
Traité d'Arras, conclu entre l'empereur Maximilien d'Autriche et Louis XI. Par ce traité, la France acquiert le duché de Bourgogne et la Picardie.

23 décembre 1588
Henri III fait assassiner le duc de Guise aux états de Blois. Le duc reçut plusieurs avis qu'on en voulait à sa vie. La veille du jour de sa mort, il trouva en dînant, sous sa serviette, un billet qui lui marquait que son dernier moment approchait. Il dit seulement : « Il n'oserait », et acheva de dîner tranquillement. Néanmoins l'après-dîner, sur des avis réitérés, il tint conseil avec le cardinal de Guise, son frère, et l'archevêque de Lyon, sur le parti qu'il devait prendre. Le cardinal fut d'avis qu'il s'en allât à Paris ; mais l'archevêque lui ayant représenté que s'il abandonnait les états, tous ses amis perdraient courage, et qu'il ne retrouverait jamais une si belle occasion d'établir son autorité, il se résolut à tout hasarder. Le lendemain, il alla chez le roi : il fut un peu surpris de voir la garde renforcée, les cent-suisses rangés sur les degrés. Dès qu'il fut entré dans la première salle, on ferma la porte. Il ne laissa pas de faire bonne mine, salua tous ceux du conseil avec ses grâces ordinaires ; et dans le temps qu'il voulait entre dans le cabinet, il fut percé de plusieurs coups de poignard, sans pouvoir mettre l'épée à la main, et expira en disant : « Mon Dieu, ayez pitié de moi ! » Dès qu'il fut mort, le roi descendit dans la chambre de la reine mère qui était malade, et lui dit ce qui venait d'être fait. « Je ne sais, lui dit-elle, si vous en avez bien prévu les suites. »

23 décembre 1787
Mort de Louise-Marie de France, fille de Louis XV, et tante de Louis XVI.

mardi 22 décembre 2009

PME : 23 500 entreprises accompagnées par Oseo en 2009

Au 15 décembre, 7.500 PME ont reçu une aide pour financer leurs projets d'investissement, 16.000 autres ont bénéficié de 3,5 milliards d'euros de prêts bancaires garantis pour renforcer leur trésorerie.

La banque publique Oséo a accompagné 23.500 entreprises cette année dans le cadre du plan de relance, a annoncé le gouvernement français. Le ministre de la Relance, Patrick Devedjian, et le directeur général délégué d'Oséo, Joël Darnaud, ont présenté un bilan de l'action de la "banque des PME" à l'issue d'une visite d'un atelier de fabrication de chocolat dans les Hauts-de-Seine.

Au 15 décembre, 7.500 PME avaient été accompagnées par Oséo pour financer leurs projets d'investissement avec 1,3 milliard d'euros de prêts en partenariat avec les banques et 1,2 milliard d'euros de prêts bancaires garantis. Seize mille autres ont bénéficié de 3,5 milliards d'euros de prêts bancaires garantis pour renforcer leur trésorerie.

Oséo a également présenté les résultats d'une étude auprès de 5.556 entreprises accompagnées entre fin 2008 et juin 2009 qui montre que 50% d'entre elles ont été sauvées de la faillite par les mesures de soutien à la trésorerie, ce qui a permis de sauvegarder 30.000 emplois sur ces six mois. "La prolongation en 2010 des mesures du plan de relance mises en oeuvre par Oséo, sur un rythme progressivement moins important, va permettre de soutenir les entreprises à la trésorerie fragile en attendant les effets de la reprise", a souligné Patrick Devedjian. "Nous restons mobilisés aux côtés des entreprises qui rencontrent des difficultés conjoncturelles mais aussi, et c'est très important, aux côtés de celles qui souhaitent investir pour préparer la reprise", a dit pour sa part Joël Darnaud.

Ségolène Royal, cauchemar du Parti socialiste


Ségolène Royal n'est plus Ségolène Royal. Deux ans et demi après sa défaite, la candidate à la présidentielle de 2007 a changé de statut. Non seulement elle n'a plus les faveurs de l'opinion, mais une majorité de Français désapprouvent désormais ses choix, son discours, sa stratégie. Elle ne passe plus, loin de là, pour la meilleure opposante à Nicolas Sarkozy, pire, elle est perçue comme un handicap pour l'opposition. Réalisée en décembre pour Canal+, une enquête BVA (1) montre que, pour trois Français sur quatre, Ségolène Royal est « plutôt un handicap » pour le Parti socialiste. Les deux tiers des sympathisants de gauche le pensent et 70 % des seuls sympathisants du PS. C'est surtout son positionnement, en fort décalage avec la formation de la rue de Solférino, quoique non en rupture avec elle, qui est sanctionné. Ainsi, 60 % des sympathisants de gauche et 62 % des Français interrogés pensent que la présidente de la région Poitou-Charentes devrait « soutenir les positions de son parti ».

Plus préoccupant encore : si elle apparaît comme un mauvais service rendu au PS, la stratégie de Ségolène Royal est aussi perçue comme jouant en sa défaveur. Sa cote de popularité est tombée à des niveaux qu'elle n'avait pas connus depuis de nombreuses années. Dans le baromètre politique de décembre TNS Sofres - Logica pour « Le Figaro Magazine » (2), seuls 28 % des Français disent souhaiter lui voir jouer un rôle dans les mois et les années à venir. Deux points seulement devant François Hollande et 10 points derrière la première secrétaire, Martine Aubry. Son fonctionnement très personnel et le privilège donné au temps court, celui du coup médiatique, sur le temps long, celui de la réflexion politique, ont lassé au-delà de ses plus fidèles soutiens. Sa glissade dans l'opinion a fini par persuader de nombreux ténors socialistes que Ségolène Royal ne constitue plus ni une menace pour eux-mêmes ni une chance pour 2012. Ceux qui, au PS, la croient politiquement finie sous-estiment la puissance de ses ressorts et surestiment leur propre capacité à rassembler les galaxies de la gauche. La « femme debout » a un genou à terre, mais elle peut tout à fait se relever.

Trois solides constats plaident en ce sens. Le premier est assez contre-intuitif : c'est le socle de crédibilité sur lequel peut encore s'appuyer Ségolène Royal. Avoir affronté Nicolas Sarkozy au deuxième tour et avoir réalisé un score plus qu'honorable continue de la qualifier pour la fonction auprès d'une part de l'électorat. Selon BVA, 39 % des sympathisants de gauche pensent qu'elle ferait « un bon président », à égalité avec Martine Aubry (40 %), derrière Dominique Strauss-Kahn et Bertrand Delanoë mais loin devant tous les autres.

Le deuxième constat est celui de son positionnement particulier, voire unique, à l'épicentre de trois univers de la gauche, ceux que l'institut Viavoice identifie comme la « gauche antisystème écologiste », la « gauche anticonsumériste » et la « gauche sociale-libérale ». Pour François Miquet-Marty, directeur général adjoint de Viavoice, « personne d'autre ne pourra parler dans les mois à venir à toutes ces familles à la fois ». Rester sur ses thèmes de prédilection, la famille, l'éducation et l'écologie, lui permet de renforcer cette position, potentiellement plus rassembleuse que celle d'une Martine Aubry (« gauche interventionniste ») ou d'un DSK (« gauche sociale-libérale »).

Au service de cette situation politique, Ségolène Royal, dispose d'une intuition intacte de ce qui monte de la société. Exemples : elle a été l'un des rares dirigeants politiques à se saisir de la question du stress au travail, juste avant que n'éclate la polémique autour des suicides en série à France Télécom, la première à identifier l'impopularité de la taxe carbone… Ce serait un tort de négliger ce lien particulier avec une « France d'en bas » si prompte à se détourner de la politique. Même s'il ne croit plus guère dans les chances de celle dont il a été très proche, le sénateur François Rebsamen observe : « On verra si notre prochain candidat fait autant de voix qu'elle dans les quartiers populaires… » Enterrer politiquement l'ancienne présidentiable socialiste serait d'autant plus prématuré qu'elle a déjà montré sa capacité de rebond. En septembre 2005, elle plafonnait à 30 % d'opinions favorables dans les sondages, à peu près son niveau actuel.

Le troisième élément est ce que son ancien directeur de campagne, Jean-Louis Bianco, appelle une « ténacité indestructible ». C'est cela qui inquiète le plus ses concurrents au PS : peut-elle conduire une Ségolène Royal qui donne de plus en plus de marques d'indépendance à se présenter en 2012, au besoin en s'affranchissant des primaires ? François Rebsamen doute qu'elle fasse cavalier seul : « Elle ne finira pas sa carrière politique en dehors du parti. » Mais tous ne partagent pas cet avis. Pour Pierre Moscovici, animateur des Ateliers du changement du PS, « il faut absolument internaliser Ségolène Royal », sous peine de la voir faire cavalier seul. Une peur souvent inavouée mais largement partagée au PS, car elle ressuscite le « cauchemar » de 2002, celui d'une double candidature dans la famille socialiste et radical-socialiste, synonyme d'absence au deuxième tour. « Si elle voit qu'elle n'a aucune chance aux primaires, ce qui est probable, ou si elle pense que le processus n'est pas sérieux, ce qui est possible, elle est capable de partir sous sa propre bannière, même pour faire 10 % », résume un hiérarque du parti. C'est l'un des grands enjeux internes des régio-nales : la perte d'une ou plusieurs régions (Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Ile-de-France pour citer les plus « fragiles ») et un large succès de Ségolène Royal en Poitou-Charentes la relanceraient pour 2012. Avec ou sans le PS.


JEAN-FRANCIS PÉCRESSE

La justice américaine refuse d'abandonner les poursuites contre Polanski

La justice américaine a refusé lundi d'abandonner des poursuites lancées contre le cinéaste franco-polonais Roman Polanski pour une affaire de détournement de mineure remontant à 1977. Une Cour d'appel californienne a rejeté la demande d'abandon des poursuites déposée au début du mois par les avocats du cinéaste, actuellement assigné à résidence en Suisse après avoir été arrêté le 26 septembre. Les Etats-Unis réclament à Berne son extradition.
Le 10 décembre, l'avocat Chad Hummel avait dénoncé devant les trois juges de la cour d'appel du second district de Californie de graves erreurs de procédure au moment des faits, commises selon lui par le juge chargé de l'affaire à l'époque, Laurence Rittenband, décédé depuis.






L'AMÉRIQUE POUSSE SA PUDIBONDERIE JUSQU'AU VICE, LES AMÉRICAINS SONT DES HYPOCRITES, ON Y RECENSE PLUS DE PERVERS SEXUELS QUE PARTOUT AILLEURS DANS LE MONDE, ET ELLE VEUT LAVER LE LINGE ÉTRANGER PLUS BLANC QUE LE SIEN !!
QUELLE OUTRECUIDANCE QUE CETTE NATION DE PARVENUS !!

Sarkozy a "l'indignation bling bling" (PS)

Aurélie Filippetti (PS) a estimé aujourd'hui que Nicolas Sarkozy avait "l'indignation bling bling" lui reprochant de jouer "les chefs de gare" pour les passagers de l'Eurostar qui vont "faire leurs courses de Noël à Londres", sans se soucier des usagers du RER A touchés par la grève. "Je ne comprends pas pourquoi tout d'un coup il joue les chefs de gare en ce qui concerne l'Eurostar", a déclaré la députée de Moselle sur i-Télé.

La veille, le chef de l'Etat avait demandé la reprise dès mardi du trafic ferroviaire entre la France et la Grande-Bretagne après les incidents du week-end qui ont bloqué quelque 2.000 passagers.

"C'est effectivement la France que défend et qu'aime Nicolas Sarkozy. Il y a les gens qui ont les moyens d'aller faire leurs courses de Noël à Londres" et puis les usagers du RER en Ile-de-France qui "depuis deux semaines voyagent dans des conditions déplorables". Le président de la République "a l'indignation bling bling" et "ça, ça suffit", a-t-elle asséné, reprochant au gouvernement d'avoir choisi "la stratégie du pourrissement" dans le conflit social sur la ligne de RER A.

SI CETTE CONNE N'A QUE ÇA À DIRE QU'ELLE FERME SON CLAQUE MERDE SOCIALISTE !!

QUAND UN MEDIA POUSSE À LA DÉLATION !!!

Quelques événements du 22 DÉCEMBRE

22 décembre 641
Prise d'Alexandrie, en Egypte, par les Musulmans. Au XIXe siècle, l'incendie de la fameuse bibliothèque des Ptolémées par Omar lors de cette prise fut contestée.

22 décembre 1522
Les Turcs, commandés par Soliman II, enlèvent l'île de Rhodes aux chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, appelés depuis chevaliers de Malte.

22 décembre 1528
François Ier déclare la guerre à l'empereur Charles Quint. Cette guerre prendra fin en 1529 avec la Paix des Dames.

22 décembre1895
Première radiographie
Le physicien allemand Wilhelm Konrad Röntgen qui a fait la découverte des rayons X le 8 novembre, effectue la première radiographie sur la main de sa femme. La radiologie sera enseignée dans la plupart des facultés de médecine européennes à partir de 1897. Mais les radiologues ne connaissaient pas les risques de la radiodermite et ne se protégeaient pas contre les rayons.

22 décembre 1989
Nicolae Ceausescu fuit la Roumanie
Le dictateur roumain surnommé "le génie des Carpates" quitte précipitamment la Roumanie devant la vague révolutionnaire qui déferle sur son pays depuis moins d'une semaine. Au même moment les "révolutionnaires" s'emparent de la télévision roumaine. Le 16, les habitants de Timisoara s'étaient soulevés contre l'arrestation du pasteur Lazlo Toekes défenseur des droits des minorités hongroises. Le 21 une manifestation d'ouvriers a conspué le régime dictatorial devant le siège du PC à Bucarest. Les époux Ceausescu seront vite arrêtés sur le chemin de l'aéroport de Pitesti et fusillés après un simulacre de procès le 26. Nicolae et Elena seront reconnus coupables de génocide et de détournement de fonds. Les évènements de Roumanie seront les premiers à être intégralement retransmis par la télévision.

lundi 21 décembre 2009

«La grève a coûté 5 millions d'euros à la RATP»

Alors que les grévistes en sont à leur 13e jour de grève, Pierre Mongin, le PDG de la RATP, déplore les conséquences de ce mouvement social.
La reprise du trafic semble proche sur le RER A. Les rangs des grévistes qui entament ce mardi leur 13e journée consécutive de mouvement commencent à s'éclaircir. Un conducteur est venu travailler samedi, huit dimanche et vingt lundi. Pierre Mongin s'estime donc conforté dans sa stratégie : le PDG de la RATP a fait, très tôt, d'importantes concessions mais il refuse depuis d'aller plus loin.

LE FIGARO. - La grève dure depuis 13 jours sur le RER A. Croyez-vous à une sortie prochaine du conflit ?

Pierre MONGIN. - Oui. Nous sommes actuellement en phase d'appel à la reprise du travail. Le trafic a démarré lundi matin à 6 heures et non à 7 h 30 grâce au retour des premiers grévistes. La grève est toujours l'expression d'un rapport de force et cette fois-ci les salariés n'ont pas assez mesuré notre détermination. Je pense que le trafic va reprendre progressivement.

Vous n'irez pas donc pas au-delà des propositions que vous avez déjà faites aux grévistes...

Nous nous sommes engagés à une écoute renforcée de nos salariés. Nous allons mettre en place des tableaux de service qui intègrent les observations faites sur le terrain. Nous avons avancé à début 2010 les réunions de négociation sur le déroulement des carrières initialement prévues fin 2010. Et nous avons annoncé une prime supplémentaire de 80 euros par mois si les conducteurs atteignent les objectifs que nous fixe le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif). Nous ne pouvons aller plus loin car cela nous exposerait à un dérapage des salaires insoutenable en cette période de crise : cette année, notre résultat opérationnel devrait diminuer de moitié du fait de la baisse du trafic et de la baisse des ventes de pass Navigo. Une hausse de 80 euros de la prime est loin d'être négligeable. C'est aussi une manière d'associer les conducteurs aux résultats de la RATP. C'est un changement de culture qui me tient à cœur : nous nous orientons vers une prise en compte plus importante de nos résultats dans les salaires.

Ces propositions ont été faites il y a une semaine. Pourquoi le conflit s'est-il enlisé ?

Nous sommes dans une période préélectorale à la RATP puisque les représentants du personnel seront désignés fin 2010. Le nouveau seuil de 10% pour qu'un syndicat soit représentatif donne à ces élections un enjeu de survie pour certaines organisations. Du coup, notre dialogue a souffert de réticences des syndicats à expliquer ces avancées sur le terrain par peur d'être soupçonnés de faiblesse et d'en subir les conséquences électorales.

Pensez-vous qu'il s'agisse d'une grève de nantis ?

Non. Ce mouvement est avant tout l'expression des difficultés d'exploitation de cette ligne sur laquelle nous avons de plus en plus de journées à un million de voyageurs. Cette ligne qui était adaptée lors de sa création ne l'est plus. Pour y remédier, j'ai décidé l'an dernier d'augmenter de 10% le trafic sur le tronçon central pour mieux desservir la branche de Cergy-Pontoise. L'intervalle entre deux trains est de deux minutes aux heures de pointe et de trois minutes trente le reste de la journée. Nous n'avons plus «d'heures creuses» pour ajuster le trafic : le moindre grain de sable dans l'exploitation a des répercussions sur l'ensemble de la journée. Nous comprenons ce que ressentent nos conducteurs et nous les aidons. La ligne A du RER fait l'objet d'un plan sans précédent. Nous avons engagé 1 milliard d'euros de dépenses : 930 millions d'euros sont consacrés à l'achat de trains à deux étages qui arriveront en 2011 et le reste à des dépenses d'infrastructures. Cet effort est inédit, d'autant plus que le Stif n'y contribue qu'à hauteur de 30%, alors qu'il finance 50% des nouveaux Transiliens.

Cette grève illustre-t-elle les avancées de la loi sur le service garanti ?

Oui, c'est la première fois que nous assurons au RER notre objectif d'un train sur deux en heure de pointe inscrit au contrat Stif. Cela a été rendu possible grâce à l'implication de 80 salariés volontaires. Je conviens volontiers que le service a été insuffisant pour nos clients, mais le RER A ne s'est jamais arrêté et nous avons donné la priorité à la sauvegarde des déplacements professionnels en Île-de-France.

Allez-vous rembourser les usagers lésés ?

En ayant rempli notre obligation de service garanti, nous ne sommes pas tenus de le faire. Nous allons y réfléchir, mais le conflit nous a déjà coûté très cher. J'évalue à ce jour à 5 millions d'euros le coût de cette grève.

CE CONFLIT EST ABSOLUMENT IGNOBLE, LES EMPLOYÉS DE LA RATP SONT DES AGENTS DE L'ETAT, ILS BÉNÉFICIENT D'AVANTAGES EXTRAVAGANTS, IL NE FAUT RIEN LEUR CÉDER DE PLUS.

Pourquoi Copenhague ne vous passionne pas?

DEBAT - C'est la question qui se pose depuis douze jours qu'a commencé le sommet sur le climat...
Le sujet ne fait que peu d’adeptes sur les sites d’informations. Parmi les articles les plus lus de 20minutes.fr, nulle trace de Copenhague. Idem sur le nouvelobs.com, où le podium était occupé ce week-end par les perturbations engendrées par la neige, Susan Boyle et l’idée d’un député UMP de «nationaliser» l’Internet. Sur lemonde.fr, même tonalité. Aucun sujet sur Copenhague ne figurait ni dans les articles les plus commentés ni dans les articles plus envoyés. Pas non plus de présence du sommet parmi les articles les plus consultés du site du Parisien.

Pourquoi Copenhague ne vous a pas passionné? Vous êtes nombreux à nous l'avoir dit dans les commentaires. Dépité, Grib répond par exemple ceci: «Les français ne vivent que pour le foot et pour Johnny... voilà les vraies valeurs des Français, des drogués, des alcooliques, des tricheurs dont ils font leurs dieux... Les Français sont de petits égoïstes qui ne s'intéressent qu'aux sujets de bas étages... alors l'avenir de l'Homme (et donc de leurs enfants, ce qu'ils semblent oublier bien vite) en quoi ça les concerne?»

De son côté, Vie «trouve indécent de pleurer les ours polaires quand des mères africaines n'ont même pas de lait pour leur bébé. Je me suis intéressé au sommet de Rome mais les médias n'en ont pas parlé.»

«On ne s'intéresse pas à Copenhague parce que c'était évident que les intérêts à court terme allaient prendre le dessus sur les intérêts long terme de la planète», estime quant à lui Supergreen. Ne Confondons Pas ajoute: «Ce n'est pas le sommet de Copenhague ou l'écologie qui ne nous intéressent pas... Ce sont les hommes politiques et leurs mensonges qui nous saturent!»

Quelques événements du 21 DÉCEMBRE

21 décembre 1641
Mort de Sully. Maximilien de Béthune, baron de Rosny, duc de Sully, l'ami de Henri IV, le restaurateur des finances, était né au ch&acric;teau de Rosny, en 1560. Il signala d'abord sa valeur à la bataille de Coutras, à celle d'Arques, et surtout à celle d'Ivry, où il partagea les fatigues et la gloire de son maître. Aussi bon politique qu'excellent guerrier, il fut employé avec succès dans plusieurs ambassades, en Italie et en Angleterre. Devenu surintendant des finances en 1598, son administration tint en quelque sorte du miracle.
Avant lui on levait 150 millions sur le peuple, pour en faire entrer 30 dans le trésor royal. Sully mit un si bel ordre dans les affaires de son maître, qu'avec 35 millions de revenu, il acquitta 200 millions de dettes en dix ans, et mit en réserve 30 millions d'argent comptant dans les coffres du roi.
Les courtisans et les maîtresses de Henri IV, dont l'avidité s'irritait de son austère économie, avaient souvent travaillé à le desservir dans l'esprit de son maître, et y avaient quelquefois réussi ; mais un mot d'explication entre le roi et son ministre, avait toujours dissipé le nuage et resserré plus fortement les noeuds de leur intimité, à la grande confusion des courtisans. On se rappelle ce fameux éclaircissement terminé par ces belles paroles du monarque : « Relevez-vous, Sully, ils croiront que je vous pardonne. »
Ce ministre qui résistait si fortement à l'avidité des courtisans, ne ménageait pas davantage les passions de son maître. Henri IV ayant eu la faiblesse de faire une promesse de mariage à la marquise de Verneuil, Sully, à qui le prince la montra, eut le courage de la déchirer devant lui. « Ventre saint gris, dit le roi en colère, vous êtes donc fou ? », ce à quoi Sully répondit : « Oui, sire, et plût à Dieu que je fusse le seul en France ! »

21 décembre 1721
Mort du peintre français Antoine Watteau, né en 1684.

21 décembre 1782
Mort de l'abbé de Reyrac. La pureté de ses moeurs et la douce onction de ses paroles, faisaient aimer la religion qu'il annonçait. Sa ligure respirait la sérénité de la bonne conscience, et on ne pouvait l'approcher sans participer à ce calme heureux d'une âme juste dont il jouissait. « La vertu, disait-il, fait le plus doux charme du talent. Ce ne sont ni les livres, ni les succès qui rendent heureux les gens de lettres, mais bien la retraite, la modération de l'âme, la vie simple et l'amitié. » Il était cher à ses amis, par une aménité de caractère, une honnêteté et une politesse réunies en lui à la sensibilité du coeur. Son Hymne au soleil, poème charmant, écrit en prose poétique, avec une harmonie et une élégance qui approchent celles de Fénélon, est le principal fondement de sa réputation. Ses Poésies sacrées sont d'un style bien moins poétique, et, quoiqu'en vers, font bien moins de plaisir que sa prose.

21 décembre 1879
Naissance de Staline. Il s'appelait véritablement Iossif Djougachvili et vit le jour à Goti, en Géorgie, où son père gagnait maigrement sa vie en exerçant la profession de cordonnier et consacrait le plus gros de ses revenus à la consommation de la vodka. La mère de Iossif, qui l'aimait beaucoup et le surnommait tendrement « Sosso », le fit entrer au séminaire de Tiflis, espérant ardemment faire de son fils un pope. Mais ce dernier n'était point doué pour la théologie orthodoxe, et quitta le séminaire dès 1899, « emportant avec lui, nous dit l'un de ses contemporains, une hostilité rentrée, mais forcenée, contre l'école, contre la bourgeoisie, contre tout ce qui existait dans le pays et incarnait le tsarisme. Une haine contre toute autorité ».

«Arrêtez ce débat, Monsieur le Président !»

SOS racisme lance une pétition pour réclamer l'abandon du débat sur l'identité nationale lancé par le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale Eric Besson, et prévu pour courir jusqu'au 4 février. En voici le texte:

«Depuis le 2 novembre 2009, la France a été entraînée, malgré elle, dans les tourments d’un débat sur l’identité nationale. De nombreuses voix s’étaient pourtant élevées pour avertir que le lien posé d’emblée entre l’immigration et l’identité nationale était de nature à libérer une parole au «mieux» stigmatisante, au pire raciste.

Malheureusement, ces prédictions apparaissent aujourd’hui se situer bien en-deçà d’une réalité inquiétante et nauséabonde. En effet, depuis plusieurs semaines, les débats sur l’identité nationale sont apparus comme des espaces de libération d’une parole raciste, prompte à remettre en cause, de façon insidieuse ou explicite, la légitimité de la présence sur le sol national de catégories entières de la population.

Un nombre substantiel de réunions nous font honte tant les propos qui y sont tenus heurtent nos consciences de républicains et de démocrates, attachés aux valeurs du vivre ensemble. Propos violents envers les immigrés et leurs enfants, vision caricaturale des «jeunes de banlieue», obsession autour de la figure du musulman comme euphémisation d’un racisme anti-arabe qui n’ose plus s’exprimer en ces termes: voilà quelles semblent être les principales réflexions qui émergent des réunions tenues sur le territoire.

Pire, des responsables politiques de premier plan ont cédé au tropisme de la stigmatisation. Ainsi, il y a quelques jours, une Ministre de la République, Nadine Morano, livrait en creux sa vision du musulman, essentialisé dans la position de celui qui refuse de s’intégrer à la Nation, fût-il français.

La technique consistant, face aux tollés soulevés par de tels propos, à expliquer que ces derniers ont été mal compris ne doit pas faire illusion. La preuve n’est plus à faire que le débat sur l’identité nationale, bien loin de renforcer l’adhésion aux valeurs de la République, est un facteur de haine et de désunion, là où notre pays devrait s’atteler à cultiver le vivre ensemble. Un vivre ensemble trop fragile pour qu’il soit affaibli à travers un débat qui, posé en ces termes, ne pouvait finalement rien produire d’autre.

Face à cette réalité qu’il est inutile de vouloir camoufler, il est tout aussi inutile de sortir la carte du «peuple dont l’expression est légitime». Car, dans notre pays comme dans toutes les grandes démocraties, le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. À cet égard, les propos racistes tenus dans des réunions organisées par les préfectures sont d’autant plus graves que l’Etat vient apposer sa légitimité à l’expression de pensées qui n’ont pas lieu d’être dans l’espace public.

C’est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le Président de la République, de mettre un terme à ces réunions, sans quoi la République française que vous représentez aura fait le choix de laisser se tenir en son sein et avec son assentiment un débat de nature à briser durablement les fondements de notre vivre ensemble.»

La pétition «arrêtez ce débat» est à signer en ligne ici.
Les premiers signataires:

Ameziane ABDAT, président de l'association Zy Va; Isabelle ADJANI, comédienne; Pierre AIDENBAUM, maire du 3ème arrondissement de Paris; Jean-François AMADIEU, professeur Université Paris 1; Pouria AMIRSHAHI, secrétaire national du PS chargé des droits de l’homme; Nathalie ANDRE, réalisatrice; Mouloud AOUNIT, co-président du MRAP; Pierre ARDITI, comédien; Gérard ASCHIERI, secrétaire général de la FSU; Eliane ASSASSI, sénatrice de Seine-Saint-Denis (PCF); David ASSOULINE, sénateur de Paris (PS); Yvan ATTAL, comédien; Martine AUBRY, première secrétaire du Parti Socialiste, maire de Lille; Clémentine AUTAIN, co-secrétaire de la fondation Copernic; Josiane BALASKO, cinéaste; Massira BARADJI porte parole de la FIDL; Claude BARTOLONE, président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis; Pierre-Louis BASSE journaliste - écrivain; Eric BASSET, producteur; Djamel BEN SALAH, cinéaste; BENABAR chanteur; Ghaleb BENCHEIKH, théologien; Jean BENGUIGUI, comédien; Yamina BENGUIGUI, réalisatrice - adjointe au Maire de Paris; Jean-Luc BENNAHMIAS, député européen, vice-président du Modem; Pierre BERGE, président de la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent; Charles BERLING, comédien - réalisateur; Jean-Louis BIANCO, député et président du Conseil général des Alpes de Haute-Provence; Martine BILLARD, députée, porte parole du Parti de Gauche; Jane BIRKIN comédienne; Nicole BORVO COHEN-SEAT, sénatrice de Paris (PCF); Farid BOUDJELLAL, dessinateur; Ali BOUGHERABA, humoriste; Michel BOUJENAH, humoriste; Pascal BREITH président du Paris Foot Gay; Marie-George BUFFET, secrétaire national du Parti Communiste, députée, ancienne ministre; Dominique BURDOT, éditeur; CALI, chanteur; Gwénaële CALVES, Professeur Université de Cergy-Pontoise; Jean-Christophe CAMBADELIS, député de Paris (PS) ; CARTOUCHE, humoriste; Philippe CASTEL, porte-parole de l’Inter-LGBT; Christian CHARRIERE BOURNAZEL, bâtonnier de l'Ordre des avocats du barreau de Paris; Noëlle CHATELET, écrivain, universitaire; Pascal CHERKI, maire du 14e arrondissement de Paris; Daniel COHN-BENDIT, député européen; Eric COQUEREL, secrétaire national du PG; Geneviève DE FONTENAY, présidente du Comité Miss France; Jerôme DEGUEY, musicien- compositeur ; Magloire DELCROS-VARAUD, acteur; Karima DELLI, députée européen; Laurianne DENIAUD, présidente du MJS; Jean-François DEREC; Harlem DESIR député européen; Manu DI BANGO, chanteur; Marc DOLEZ Député du Nord (PG) Boris DOLIVET, cinéaste, co-scénariste des Lascars; Philippe DOUCET, maire d'Argenteuil Mohammed DRIDI Ancien Champion du Monde de Kickboxing; Jean-Pierre DUBOIS, président de la Ligue des droits de l'Homme; Cécile DUFLOT, secrétaire nationale des Verts, porte-parole d’Europe-Ecologie; Laurent FABIUS, ancien Premier Ministre, député; Eric FASSIN Sociologue - ENS Michel FEHER philosophe - Président de Cette France-là; Dan FRANCK, écrivain; Elodie FRENCK comédienne; Laurent GIOVANNONI Secrétaire général de la Cimade; Daniel GOLDBERGDéputé de Seine-Saint-Denis (PS), Romain GOUPIL, comédien; Raphael HADDAD, ancien Président de l’UEJF; Marek HALTER, écrivain; Clara HALTER, plasticienne; Pierre HENRI, président de France Terre d'Asile; Anne HIDALGO, première adjointe au maire de Paris; Catherine HIEGEL, sociétaire de la Comédie française; François HOLLANDE, député, président du Conseil général de Corrèze; Robert HUE, sénateur, président du MUP; Lionel JOSPIN, ancien Premier ministre; Esther KAMATARI, ancien mannequin; Tcheky KARYO, comédien; Taïg KHRIS, champion du monde de roller; Thomas KIRSZBAUM, sociologue - IEP- ENS Cachan; Jean-François KLEIN, historien INALCO; Nicolas KLOTZ, cinéaste; Patrick KLUGMAN, avocat au Barreau de Paris, conseiller de Paris; Richard KOLINKA, musicien; LAAM, chanteuse; Valérie LANG, comédienne; Jack LANG, député du Pas-de-Calais (PS), ancien ministre; Jacques LE GOFF, historien; LE KAFEAR, La Brigade- artiste; Alain LE VERN, président du conseil régional de Haute-Normandie, Corinne LEPAGE, députée européen; Serge LE PERON, cinéaste; Nolwenn LEROY, chanteuse, Claude LEROY, entraîneur; Nikita LESPINAS, comédienne; Bernard-Henri LEVY, Ecrivain; Vincent LINDON, comédien; Philippe LIORET, cinéaste; Patrick LOZES, président du CRAN; Benoit MAGIMEL comédien; Jacky MAMOU, président du Collectif Urgence Darfour; Stéphane MAUGENDRE, président du GISTI; Pierre MAUROY, ancien Premier ministre; Sandrine MAZETIER, députée; Jean-Luc MELENCHON, député européen, président du Parti de Gauche; André MIQUEL, historien; Jean-Pierre MOCKY, cinéaste; Marie-José MONDZAIN philosophe; Mathilde MONNIER, chorégraphe; Alain MONOD, avocat au conseil; Bernard MONTIEL, animateur - comédien; Laurent MULLER, éditeur; Vincent PEILLON député européen; Patrick PELLOUX, président de l'Amuf; Elisabeth PERCEVAL, cinéaste; Sébastien PIETRASANTA, maire d'Asnières; Denis PODALYDES, cinéaste; Jean-Baptiste PREVOST, président de l’UNEF; Franck PUPUNAT, secrétaire national du PG et fondateur d'Utopia; Firmine RICHARD, comédienne; Pierre ROSANVALLON historien; Elisabeth ROUDINESCO, psychanalyste; Daniel SABBAGH universitaire; Richard SANCHEZ, membre du CN du PCF, président de Fier-e-s Révolutionnaires; marjane SATRAPI, Dessinatrice; Arielle SCHWAB, présidente de l’UEJF; Mohamed SIFAOUI, journaliste; Yves SIMON, écrivain et compositeur; Danielle SIMONNET, secrétaire nationale du PG; SMAïN, humoriste; Dominique SOPO, président de SOS Racisme; Benjamin STORA, historien; Fodé SYLLA, membre du Conseil Economique et Social; Benoit THIEULIN, La Netsquad; Samuel THOMAS, président de la Fédération des maisons des potes, Stéphane TROUSSEL, vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis; Manuel VALLS, député- Maire d'Evry; Dominique VOYNET, Sénatrice - Maire de Montreuil; Lambert WILSON, comédien; Medhi YAZI-ROMAN, conseiller municipal à Pantin; Baki YOUSSOUFOU, président de la Confédération Etudiante, Malik ZIDI, comédien.

JE SUIS POUR CE DÉBAT.