TOUT EST DIT

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dimanche 25 septembre 2011

Ça balance pas mal à Paris

Quand un intime et un ancien conseiller sont mis en examen pour services rendus dans un éventuel financement occulte de la campagne d'Edouard Balladur ; quand un ami-de-trente-ans est menacé par une enquête parce que soupçonné d'avoir violé le secret professionnel, nous sommes loin, très loin, de la « fable » que Nicolas Sarkozy feignait de voir dans le volet politico-financier de l'enquête Karachi. C'est une bombe politique qui est lâchée. Quand bien même il y aurait un emballement et une curiosité dans l'agenda judiciaire - un juge, Van Ruymbeke, qui accélère ses investigations à la veille de la présidentielle -, on atteint un moment de vérité sur la République « irréprochable » promise par Nicolas Sarkozy. Ne lésinant pas sur les moyens, les juges ciblent le premier cercle d'un président qui a toujours clamé qu'il était immunisé contre les affaires et qui, à l'époque des contrats d'armement visés, faisait tout sauf de la figuration : bras droit de Balladur, ministre du Budget, forcément pas démuni d'informations. S'il est vrai que son rôle dans Karachi n'est pas défini, au moins peut-on dire, à ce stade, qu'il est rattrapé politiquement par l'affaire et éclaboussé médiatiquement. Quant à la vraie-fausse polémique sur l'Elysée accusé d'avoir accès au dossier judiciaire, ou sur Brice Hortefeux pincé au téléphone avec l'ex-épouse d'un porteur de billets qui « balance beaucoup », elle est somme toute marginale. Le pouvoir est tenu informé en temps réel des affaires sensibles, tous les pouvoirs s'échinent à mettre des bâtons dans les roues de la justice, le secret de l'instruction est régulièrement bafoué par la droite, la gauche et la presse.

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