mercredi 28 septembre 2011
Les syndicats enseignants sont responsables de la paupérisation des professeurs
Le triomphe de la gauche aux sénatoriales cache son divorce avec le peuple
Le triomphe de la gauche aux sénatoriales cache son divorce avec le peuple.
Tout dépend cependant de la façon dont vous définissez le peuple...
Mais ces minorités ne s'inscrivent-elles pas elles-aussi dans le peuple ?
Aujourd'hui, le peuple ne se tourne-t-il pas de toute façon vers le Front national ?
La chasse aux riches est ouverte
En Europe on cumule les erreurs. C’est ce qu’explique Frédéric Leroux gérant de la société de gestion Carmignac. Avec la mise en œuvre de plans de rigueur budgétaire qui creuseront encore plus les déficits et gonfleront le poids des dettes en réduisant les recettes fiscales, l’Europe a opté pour la voie japonaise. Cette voie est suicidaire fait-il remarquer… Il ne faut pas émettre des Eurobonds mais des EuroBunds, recommande Michel Didier de COE Rexecode. Sept pays de la zone Euro présentent des dettes d’une qualité très proche : l’Allemagne, la France, les Pays Bas, la Belgique, l’Autriche, la Finlande et le Luxembourg. La fusion des dettes les mieux cotées constituerait un marché de la dette de près de 5000 Md€ qui serait le deuxième marché obligataire du monde après celui des Etats Unis. Bouée pour la Grèce, béquille pour l’euro
Alors, le pire deviendrait certain
François Fillon accuse la gauche de "fouler aux pieds" la présomption d'innocence
François Fillon a accusé la gauche de "fouler aux pieds" la présomption d'innocence dans le dossier Karachi et dénoncé un climat de suspicion qui mine selon lui les institutions républicaines, mardi 27 septembre, lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
M. Fillon répondait à une question du chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, sur le basculement du Sénat à gauche et sur la politique du gouvernement. Mais il s'est emporté en évoquant une précédente question posée par Noël Mamère (EELV), sur Karachi, à laquelle il avait laissé répondre le garde des Sceaux Michel Mercier. François Fillon s'est dit "scandalisé" par les "amalgames émanant d'un élu de la République qui ose accuser des membres de la majorité et du gouvernement d'avoir du sang sur les mains".
Mamère : "Certains responsables ont sans doute... par lemondefr
Affaire Karachi : Fillon répond à Mamère par lemondefr
Sous le désespoir, le rire
Ersi Georgiadou connaît bien les Allemands. Elle enseigne leur langue aux Grecs. Ce qui est moins facile qu’à une époque. Cette année, les élèves n’avaient pas de manuel à la rentrée. Ils ont reçu un CD et doivent désormais imprimer les premiers chapitres chez eux ou se procurer les photocopies. Ersi Georgiadou se prend la tête à deux mains et se met à rire. Là aussi, un acte de désespoir.
La sorcière à tuer
Elle doit vivre avec l’idée que, désormais, aux yeux du monde – des Allemands – les Grecs passent pour des voleurs et des tire-au-flanc. Et que la frange de la population qui s’est vraiment rendu coupable de vols a également volé l’avenir du pays. "On ne sait pas ce qui nous attend d’une semaine sur l’autre", soupire Ersi Georgiadou. "Les gens ne pensent qu’au lendemain. On ne parle plus que de survie". Mercredi, c’est le jour de la paie, et l’enseignante ne sait toujours pas quel pourcentage de son salaire elle touchera.D’un côté, un gouvernement incompétent qui panique et brasse de l’air sans stratégie, comme le pensent la plupart des gens ; de l’autre, des voleurs et des fraudeurs, à qui on n’a demandé pour l’heure aucun compte. Ersi Georgiadou se reprend à rire, nous parle de l’île de Zakynthos, où un habitant sur cinq s‘est déclaré aveugle, ce qui serait surprenant d’un point de vue médical, à moins que ce ne soit lié à cette lucrative allocation versée aux non-voyants. Le gouvernement vient d’envoyer des ophtalmologues sur l’île pour en avoir le cœur net. Ersi Georgiadou avoue qu’elle a commencé à stocker des vivres. De l’huile, du riz, du miel. "Mais j’essaie de rester positive". Un jour ou l’autre, les choses finiront bien par se tasser. "Dans dix, quinze ans peut-être ? Vous ne pensez pas ?"
Il faut que les choses bougent. Certains partent, les autres crient leur colère de tous leurs poumons, d’autres encore se tuent. Le suicide a toujours été tabou dans cette société où l’Eglise orthodoxe exerce une emprise totale. Les chiffres officiels du suicide n’ont jamais été fidèles à la réalité : la honte empêche les familles d’avouer que l’un des leurs s’est donné la mort. "Nous, les Grecs, on n’est pas des gens dépressifs. On est bruyants et extravertis. On n’a jamais eu beaucoup de suicides", assure le psychologue Aris Violatzis. "Aujourd’hui, on enregistre la plus forte progression mondiale".
Souvent, l’élément déclencheur est la situation sociale ou économique, analyse le thérapeute. Selon lui, c’est donc au gouvernement d’agir. "Ces gens-là ne veulent pas mourir. Ils veulent tuer leur douleur. C’est là que commence la responsabilité de l’Etat". Il a également un message à l’adresse des Européens : "La diabolisation de la Grèce défie le bon sens. Les Européens paniquent et se disent : on n’a qu’à brûler une sorcière pour purifier le reste d’entre nous. Mais est-ce vraiment la petite Grèce et ses dix millions d’habitants qui ont provoqué ce cataclysme financier ? C’est une chasse aux sorcières".
L'époque se prête à la comédie
D’autres préfèrent reconnaître les torts du pays. Comme Costas Bakouris, de Transparency International, ancien entrepreneur à succès. "Individuellement, nous sommes très talentueux. Mais collectivement, nous sommes une vraie catastrophe", lâche-t-il au sujet des Grecs. "Nous devons revoir nos valeurs". Le tableau n’est pas complètement noir pour autant. Le tourisme explose, les exportations sont en hausse de plus de 10%. Et, en 2010, la corruption a reculé pour la première fois en Grèce.Certains refusent de croire même à cette lueur d’espoir. "C’est une question de dignité", avance Thanos Tzimeros. L’homme a fait ce qu’il devait faire. Il a écrit une lettre à Angela Merkel, cette chancelière allemande que tant de médias grecs s’emploient à diaboliser. Ce courrier est un réquisitoire contre la Grèce – doublé d’un appel à l’aide. Il y est question de "transactions obscènes", d’une "illégalité orgiaque", et naturellement du "premier violateur des lois", c’est-à-dire l’Etat grec lui-même. Thanos Tzimeros souhaite que les Européens ne donnent plus un seul centime à son pays aussi longtemps que les observateurs de l’UE n’auront pas constaté l’observance de la totalité des promesses de réformes. Les Allemands devraient également être chargés de ces contrôles. Thanos Tzimeros veut aujourd’hui fonder un nouveau parti.
Où trouver de l’humour en enfer ? Quand le coupable est ligoté à la roue et que l’on fait tirer les cordes, millimètre par millimètre, jusqu’au grand craquement qui annoncera la rupture des membres ? "Précisément là !", assure l’auteur et metteur en scène Michalis Repas. Ah bon ? L’époque se prête-t-elle donc à la comédie ? La réponse fuse comme une balle : "A merveille".
"A merveille", confirme Thanasis Papathanasiou, son coauteur. Tous deux sont des metteurs en scène de théâtre et de cinéma reconnus, et ont écrit une pièce qui porte un nom allemand, "Raus" [Dehors !]. Elle parle du gérant d’une maison de passes qui fait passer son établissement pour un institut culturel auprès de l’Union européenne, et d’un inspecteur allemand dépêché à Athènes pour vérifier que l’argent a été employé à bon escient.Pourquoi un Allemand ? "Ce sont de tels modèles de rigueur", répond l’un. "Et ils font formidablement peur", poursuit l’autre. "Raus" est joué depuis déjà plus d’un an.
Tous deux ne se contentent pas de faire rire ; ce sont deux auteurs politisés qui tentent également, dans leurs comédies, de s’attarder sur ce nouveau spécimen parti à la conquête du monde et qu’ils ont baptisé "l’homme cupide". Lequel finit par se dévorer lui-même. Michalis Repas et Thanasis Papathanasiou sont des Européens convaincus et n’éprouvent aucune gêne à traiter le sujet de ces Allemands aujourd’hui si décriés en Grèce. Leur nouvelle pièce est une adaptation d’une farce anti-nazie d’Ernst Lubitsch, Jeux dangereux [To be or not to be].
Merkel veut "une Grèce forte"
La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé ce mardi vouloir "une Grèce forte dans la zone euro", lors d'un point presse commun avec le Premier ministre grec Georges Papandréou, mais répété que l'avis des bailleurs du pays serait incontournable pour les futures aides.
"Nous voulons une Grèce forte dans la zone euro", a dit Mme Merkel, en assurant que l'Allemagne était "prête à fournir toute l'assistance nécessaire" pour aider Athènes sur la voie des réformes.
Mme Merkel a toutefois fait savoir que l'avis de la "troïka", c'est-à-dire des envoyés de l'Union européenne, du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE), serait décisif pour débloquer les prochains versements de l'aide promise à la Grèce.
"Nous suivons l'avis de la troïka", a-t-elle dit à la chancellerie avant un dîner de travail avec le Premier ministre grec. Le retour des chefs de mission de la "troïka" des bailleurs de fonds à Athènes aura lieu mercredi ou jeudi, avait annoncé un peu plus tôt le chef de file de la zone euro, Jean-Claude Juncker.
mardi 27 septembre 2011
La retraite à 67ans, vite!
Une Europe d’exclusion
Le 1er janvier prochain, Copenhague prendra la présidence tournante de l’UE. Deux gros dossiers attendent le gouvernement de gauche récemment élu : l’euro et Schengen, symboles d’une UE qui ne sait plus rassembler.
Lorsqu’à la mi-janvier le nouveau Premier ministre danois, la sociale-démocrate Helle Thorning-Schmidt, se lèvera dans l’hémicycle du Parlement européen pour présenter la présidence danoise de l’UE, ce sera peut-être le début d’une rude partie pour elle. La zone euro et l’espace Schengen, deux des principaux projets politiques de l’UE, traversent en effet une grave crise. Et, même si le Danemark n’est un acteur important dans aucun des deux [il n’est pas membre de la zone euro], ces dossiers influeront largement sur la présidence et sur la place du pays dans l’UE.
Déjà, nous sommes impliqués dans la réforme de Schengen. Pour faire plaisir au Parti du peuple danois [extrême droite], le Premier ministre sortant, le libéral Lars Løkke Rasmussen, a accepté un renforcement des contrôles douaniers aux frontières du Danemark, provoquant ainsi les pays voisins et les institutions européennes.
Le Danemark plusieurs fois épinglé en privé
Le 16 septembre, la Commission européenne a enfin proposé d’exiger l’autorisation de Bruxelles avant tout rétablissement provisoire des contrôles aux frontières par un pays. Initialement prévu à l’ordre du jour de la Commission le mardi précédent, le projet s’est retrouvé comme par magie reporté au lendemain des élections législatives danoises.Plutôt que de se demander s’il s’agissait là d’une initiative intelligente ou bien d’une ruse, mieux vaut constater à quel point la Commission redoute les débats nationaux sur ces questions. Il est également intéressant d’observer le double jeu dans la présentation du projet de réforme de Schengen. D’un côté, on précise que les contrôles douaniers danois ne sont pas à l’origine du projet de la Commission, puisqu’il s’agit de contrôler l’immigration illégale ; de l’autre, le commissaire chargé de ces dossiers, la Suédoise Cecilia Malmström, a plusieurs fois épinglé en privé le Danemark comme exemple d’une "dangereuse tendance" à un retour des frontières intérieures de l’UE.
Ce double jeu illustre deux défis pour la présidence de l’UE de Helle Thorning. D’une part, même si la bataille aux frontières vise davantage l’immigration illégale en Europe du Sud, elle est inexorablement associée au Danemark dans le débat sur la politique européenne ; d’autre part, le climat de l’UE est globalement très délétère au moment où le Danemark s’apprête à reprendre les rênes de l’Europe, pour la première fois depuis 2002, pendant la période faste de l’élargissement vers l’Est. A l’époque, il s’agissait surtout de voir comment l’UE pouvait intégrer dans un maximum de domaines autant de pays membres que possible.
Une renégociation difficile des traités
Avec les crises au sein de l’espace Schengen et de la zone euro, on s’interroge plutôt aujourd’hui sur les conditions nécessaires à l’exclusion d’un pays. Mais le projet renferme aussi une nouveauté : un pays qui n’assure pas la sécurité des frontières extérieures de l’UE doit pouvoir être provisoirement exclu de l’espace Schengen.Au sein de la Commission, cette disposition est qualifiée de “clause grecque”. Elle pourrait en principe frapper également l’Italie ou d’autres, mais elle vise surtout le système d’immigration défaillant de la Grèce. Et la boucle est ainsi bouclée avec l’autre séisme politique du moment, la crise de la dette dans la zone euro. La Grèce est devenue le symbole même d’un chaos administratif et d’un endettement de plus en plus en plus lourd à porter pour l’Allemagne et les autres pays riches de la zone euro.
Lorsque le président français et la chancelière allemande ont assuré, le 14 septembre, qu’ils n’avaient pas l’intention d’exclure la Grèce de la zone euro, leur déclaration a eu l’effet presque inverse de celui escompté. Car, tout de même, le fait que Sarkozy et Merkel ressentent le besoin de le préciser était impensable il y a quelques années.
Ce n’est qu’avec le traité de Lisbonne, en décembre 2009, que l’UE s’est dotée de règles autorisant explicitement un pays à sortir de l’UE. On ne peut cependant en être exclu – pas plus que de la zone euro – à moins que l’Allemagne, les Pays-Bas ou d’autres ne souhaitent une refonte complète des règles fondamentales. Dans ce cas, la présidence danoise pourrait se voir chargée d’une nouvelle et difficile renégociation des traités de la communauté.
Aux Impôts à Athènes : « Trop tard, tout est asséché ! »
Les impôts en Grèce : aïe, aïe, le casse-tête ! Entre fraude et évasion fiscale, on ne compte plus les milliards perdus dans la nature. Pour avoir un aperçu de l'ampleur, nous avons passé une matinée avec la sous-directrice d'un centre des Impôts, à Athènes. Et rencontré sur le terrain des inspecteurs « mal à l'aise ». Instructif.
« Mais comment veux-tu que je paie 600 € d'un coup ? Tu vas faire quoi ? Me mettre en prison ? » L'homme, belles bacchantes balkaniques, brandit une feuille jaunie, griffonnée de chiffres. Il défend son bout de gras avec ardeur. « Tssst, tsst, ça peut s'arranger, tente de le calmer la fonctionnaire. Du moment qu'il te reste à manger, c'est l'essentiel non ? » Le contribuable glapit : « Eh, pouvoir dormir aussi ! »On entre et on sort de son bureau comme dans un moulin. Et on négocie directement, dans un tutoiement délicieusement oriental. Les collaborateurs de Konstantina n'hésitent pas : « Si tu veux un arrangement, va voir la boss. Sa porte est toujours ouverte. »
Elle admet qu'il lui reste un peu de marge de manoeuvre. « Ici, on met de l'huile pour que la machine roule encore. » Dans un coin de la pièce, il y a des sacs postaux et même un chariot de supermarché, tous remplis de déclarations d'impôts. Mais on se dit que tout ça ne sera pas suffisant pour combler la dette du pays.
Les impôts ! Aïe, aïe, le casse-tête de la crise grecque. Sujet tabou ! Qui fait grincer des dents, cloue les becs et déclenche même des orages. « On est au bout, se tracasse Konstantina. Les salaires baissent, la pression fiscale augmente sans cesse. Et la collecte est de plus en plus difficile. Ce ne sont pas les gens du peuple qui font le plus de problème. Ce sont les ' grands ', autrement plus futés et à même de résister. »
Nous voilà au coeur de la machine infernale. La fraude fiscale. Évaluée à 15 milliards d'euros. « Notre système est une vraie passoire, bouillonne l'économiste Iannis Varoufakis. C'est devenu un sport national de ne pas payer les taxes. Et on peut parler dans certains cas d'immunité fiscale facilitée par la loi. »
« Les "grands" posent problème »
Yourgos Kordalos est inspecteur dans un service juridique des Impôts, à Athènes. Il fait la chasse aux fraudeurs. Il dit son « malaise » quand il faut arracher 50 € mensuels à un petit contribuable étranglé. Mais il raconte aussi « les 31 milliards d'arriérés » que l'État est incapable d'encaisser « parce que les entreprises ont fermé ou sont parties ailleurs ».
Il décrit les recours interminables devant les tribunaux : « L'évasion fiscale, ici, se fait au grand jour. Une firme doit 1 million d'euros au fisc. Elle fait opposition. Procédure pénale. On examine le dossier; ça dure des années; et encore opposition. Pendant ce temps-là, l'argent est parti. »
Il ouvre les bras en signe d'impuissance. « On a un énorme déficit de données sur les grandes fortunes. Normalement, en quelques clics d'ordinateur, on devrait y arriver. Mais non, il faut faire la demande à 150 services différents pour obtenir des informations. Il n'y a pas de véritable volonté politique de secouer tout ça. »
Toutefois, depuis le début 2011, un site gouvernemental affiche la liste de 6 000 entreprises qui doivent au fisc plus de 150 000 €. Et la chasse aux signes extérieurs de richesses (piscines, appartements, voitures...) est autorisée. « Mais faut les moyens pour traquer tout ça, rouspète Yourgos. On est deux dans le service et on passe notre temps au tribunal ! »
Ce système de « clientélisme, de corruption, de fraude » peut-il encore être réformé ? « Oui, rétorque l'économiste Iannis Varoufakis. Mais cette réforme arrivera trop tard. Tout est asséché. Tout ce qu'il y avait à drainer chez les salariés l'a été. Et ceux qui ont l'argent l'ont placé à l'étranger. Même si Dieu descendait en Grèce pour collecter les impôts, il n'aurait plus rien à extraire. »Dans le bureau de la sous-directrice du centre des Impôts de Galatsi, le rythme des visites n'a pas baissé. Entre deux dossiers, Konstantina se laisse aller à quelques confidences. « J'ai un garçon de 30 ans et deux filles de 23 et 22 ans. Deux n'ont pas de travail, malgré les diplômes. Qu'est-ce que je leur dis ? À une époque, j'étais du bon côté pour négocier avec le parti, dont j'étais proche (la droite était au pouvoir, N.D.L.R.). Je n'ai pas abusé. Je ne suis pas intervenue. J'ai préféré donner la possibilité à mes enfants d'arriver par leurs propres moyens plutôt que de recourir au clientélisme. Je le regrette. Je me sens coupable. » Dans la Grèce épuisée, il va être long le chemin pour changer les mentalités !
Quand les économistes plaident pour effacer la dette de la Grèce
Il faut permettre à la Grèce d'effacer la moitié de sa dette et dans le même temps apporter un soutien supplémentaire aux banques qui l'ont financée, estiment, mardi 27 septembre, dans une tribune, des conseillers politiques français et allemands. Les décisions prises le 21 juillet dernier pour maîtriser la crise de la dette grecque ne sont pas suffisantes, juge dans le Financial Times Deutschland"sages" économiques allemands, un conseiller au gouvernement français et un responsable de la revue économique du Fonds monétaire international (FMI). "Les créanciers devraient renoncer environ à la moitié de la valeur nominale de leurs obligations grecques, écrivent-ils. Alors il serait possible pour la Grèce de ramener son endettement à un niveau viable par ses propres moyens." un groupe comprenant un comité de
"En outre, les banques détenant de larges montants d'obligations souveraines grecques ont besoin d'un soutien particulier", lit-on dans la tribune. "Ceci est particulièrement vrai pour les banques grecques." Les actions des banques grecques ont chuté lundi de plus de 6 %, à un plus bas de dix-neuf ans, après des informations de presse signalant une décote plus importante que prévu sur la dette d'Athènes, et malgré le démenti du gouvernement grec.
L'INTÉRÊT DE L'ALLEMAGNE
"En tant que nation exportatrice, nous avons particulièrement besoin d'une monnaie commune stable. La croissance à venir et de nombreux emplois en dépendent, ici même en Allemagne", affirme mardi au quotidien populaire Bild le ministre de l'économie, Philipp Rösler, du parti libéral FDP, qui compte de nombreux opposants au sauvetage de la Grèce. Les entreprises sont sur la même longueur d'onde. "Un effondrement de la zone euro sera bien plus coûteux que son sauvetage", a ainsi mis en garde le patron du groupe Bosch, Franz Fehrenbach, l'un des plus grands groupes allemands, dans le Handelsblatt. "Cela entraînerait une grave crise économique et des conséquences incalculables sur les marché financiers", ajoute-t-il.
Lors d'une rencontre mardi à Berlin avec la chancelière allemande, Angela Merkel, le premier ministre grec, George Papandréou, s'est voulu rassurant. "Je peux vous garantir que la Grèce va remplir tous ses engagements", a-t-il promis à la conférence annuelle de la Fédération allemande des industriels (BDI). Le chef de gouvernement a invité les Allemands à cesser leurs "critiques permanentes" contre son pays et à mesurer l'effort politique "surhumain" d'Athènes et "les sacrifices" consentis par les Grecs.
La Grèce respectera ses engagements dans le cadre du plan de sauvetage financier élaboré par l'Union européenne et le Fonds monétaire international, a répété, mardi, George Papandréou, lors de son intervention devant des chefs d'entreprise à Berlin. "Je vous promets que nous, les Grecs, allons bientôt retrouver le chemin de la croissance et de la prospérité après cette période douloureuse", a-t-il ajouté.
NOUVELLE TRANCHE D'AIDE
Les députés grecs devraient entre-temps approuver dans la journée une taxe immobilière impopulaire, une nouvelle mesure d'austérité censée ouvrir la voie au retour des inspecteurs de la "troïka" — FMI, Union et Banque centrale européennes — chargés d'évaluer si Athènes pourra recevoir la prochaine tranche du plan d'aide décidé en mai 2010 et ainsi échapper à la faillite.
Cette sixième tranche sera versée "à temps, courant octobre", a assuré mardi le ministre des finances grec à Athènes. "C'est ridicule de dire que la Grèce ou un pays d'Europe va faire faillite", a critiqué Evangelos Venizélos à son retour de Washington, où il a participé aux réunions du FMI et du G20. Un accord "a été trouvé" entre la Grèce et la troïka de ses créanciers "sur le budget 2011 et 2012" a-t-il précisé. "Nous devons nous entendre sur 2013 et 2014", a-t-il ajouté, précisant que les représentants de cette troïka allaient venir "cette semaine" à Athènes.
Karachi : Nicolas Sarkozy estime qu'on veut le «salir»
Au cours du petit-déjeuner de la majorité, le chef de l'État a réfuté toute volonté de «manoeuvres en coulisses» au Sénat.
«À chaque élection, on trouve quelque chose, s'est agacé Nicolas Sarkozy devant ses troupes. Une fois, c'est mon possible divorce, une autre fois, c'est l'affaire Clearstream… Cette fois, on sort un truc d'il y a seize ans ! Tout le monde sait que je n'ai rien à voir là-dedans. D'autant plus que j'avait été réservé sur ces contrats quand j'étais ministre du Budget. Tout cela est infâme. C'est toujours les mêmes (le juge Van Ruymbeke, NDLR), comme par hasard. C'est toujours la même volonté de nuire.» Le président a rappelé qu'«en 35 ans de vie politique», il n'avait jamais été impliqué dans une seule affaire: «Ce n'est pas un hasard», a t il martelé, en appelant les responsables de la majorité à se montrer «combatifs».
«Méfiez-vous des prévisionnistes»
Au cours de cette réunion hebdomadaire, jugée plus «sombre» que d'habitude par des participants, Nicolas Sarkozy est revenu aussi sur la défaite de la droite aux sénatoriales. Il a fustigé l'indiscipline des dissidents, et estimé que les divisions avaient coûté à la majorité présidentielle quelque sept sièges. Le président a réfuté toute velléité de «manoeuvres en coulisses» pour garder la présidence du Sénat. «On sera battu mais dans la dignité», a-t-il avancé, devant le président du Sénat Gérard Larcher qui a dit en substance la même chose. «Quand une victoire est nette, il n'est pas question de la contester, a ajouté Sarkozy, qui refuse tout «tripatouillage».Le chef de l'État a appelé à l'unité, estimant que la division entre l'UMP et le centre était suicidaire. «La division nous tue», a t il lâché. Fillon est lui aussi monté au créneau sur ce thème: «Il faut se serrer les coudes, a-t-il lancé. La presse a essayé de m'opposer une nouvelle fois à Jean-François (Copé, NDLR), c'est faux». Le premier ministre a toutefois estimé qu'il fallait peut-être attendre un peu avant de réintégrer les dissidents. Lundi soir sur TF1, Jean François Copé avait estimé qu'il était «logique» de réintégrer Pierre Charon, élu sénateur de Paris après avoir présenté une liste dissidente, au sein de l'UMP.
Enfin, Sarkozy a redit que le temps de la campagne présidentielle n'était pas arrivé, et qu'il était tout entier concentré sur la crise: «La crise est systémique, la crise de confiance l'est devenue, la réponse à cette crise doit donc être systémique aussi. C'est là-dessus que se jouera la présidentielle.» Le chef de l'Etat a terminé par une mise en garde, alors que le moral de ses troupes est au plus bas : «Méfiez-vous des prévisionnistes. Rappelez-vous Giscard (battu en 1981, alors qu'il était donné vainqueur, NDLR). Les Français détestent ceux qui se comportent comme s'ils avaient déjà gagné.»
Ce n’est pas la moindre des vertus des démocraties. Par nature, le pouvoir politique y est préparé à encaisser toutes sortes de défaites électorales.
En France, depuis 1981, le rythme des alternances a habitué personnalités et institutions à accepter de passer la main avec philosophie en veillant à respecter un minimum de sérénité républicaine.
Le changement de majorité au Sénat aurait dû respecter ces règles de fair-play avec d’autant plus de naturel que cette belle maison a toujours été un havre de courtoisie et d’élégance. Au-delà de l’onctuosité de rigueur, l’élection du président de la Haute assemblée, samedi prochain, semble pourtant s’engager sur des bases très vulgaires.
Tout se passe comme si la droite ne parvenait pas à accepter une défaite dont la clarté n’est plus contestable. L’UMP — car il s’agit d’elle — continue d’espérer conserver dans les couloirs du palais du Luxembourg « le plateau » qu’elle a mathématiquement perdu dans les isoloirs de dimanche.
La personnalité du sortant, Gérard Larcher, n’est pas vraiment en cause : attachant, l’homme est sympathique, consensuel au-delà de sa famille politique, et il a bien servi l’institution. Il est naturel qu’il soit candidat à sa propre succession, fût-ce par dignité, ou pour prendre date… On a bien vu, au soir du scrutin, à quel point cette personnalité peu impressionnable était bouleversée par l’échec des siens, et en colère contre son propre parti et ses divisions.
Mais il est profondément choquant de voir ses proches manœuvrer en coulisse, sans aucun complexe, dans l’espoir de débaucher une demi-douzaine de voix à gauche pour le maintenir coûte que coûte à son poste. Trois voix de majorité ne signeraient-elles pas à leurs yeux une légitimité suffisante pour qu’il faille tripatouiller un arrangement de circonstance, forcément bancal ? Un tel bricolage dans l’urgence, toujours possible au Sénat où rien n’est vraiment rationnel — le valeureux Daniel Hoeffel, battu par Christian Poncelet en 1998, en fit la cruelle expérience — n’est souhaitable pour personne.
Une telle séquence donne une image bien peu ragoûtante de la politique dans une période critique où, précisément, elle souffre d’un déficit de considération. Elle abîme inutilement la crédibilité d’une assemblée au moment où la possibilité de l’alternance en son sein fait porter sur elle un autre regard.
La réputation du président de la République, qu’il faudrait à tout prix protéger de l’humiliation d’un Sénat perdu, mérite-t-elle de telles manœuvres d’arrière-garde ? Le chef de l’État aurait été bien inspiré de les faire cesser immédiatement. Muré dans un silence infantile, garde-t-il seulement suffisamment d’autorité pour prétendre faire respecter cette discipline de comportement qui l’engage plus qu’il ne le croit ? Sidérés, nous en sommes réduits à en douter.
Sarkozy a-t-il déjà perdu la présidentielle ?
Pourtant, dans l’entourage de Sarkozy, on y croit dur comme fer. « C’est lui le candidat et il est bon », martèle la députée UMP Valérie Rosso-Debord. Paradoxalement, c’est la crise qui pourrait offrir un nouveau mandat à Sarkozy. C’est en tout cas le pari de l’Elysée qui ne cesse d’insister sur la « crédibilité » du « capitaine » Sarkozy face à la supposée « irresponsabilité » du PS. Les difficultés économiques et financières et la peur d’un scénario à la grecque pourraient ainsi jeter les Français dans les bras du président sortant. De fait, sur ce terrain de la lutte contre les déficits, les études d’opinion montrent que le chef de l’Etat reste plus crédible que la gauche. « Bien sûr, ça ne va pas être un vote d’enthousiasme, soupire une élue UMP. Mais l’époque n’est pas à l’enthousiasme… »
Sarkozy fait aussi le pari qu’une fois désigné, le candidat socialiste sera davantage exposé aux critiques, ce qui devrait entraîner un rééquilibrage des forces. Le président sortant, a contrario, prendra soin de ne descendre dans l’arène de la campagne que le plus tard possible, pas avant février. D’ici là, officiellement, il « travaille », cependant que ses troupes mettent – discrètement – en place le dispositif de campagne.
La "bête de campagne" Sarkozy
A charge pendant ce temps pour le Premier ministre, François Fillon, de défendre le bilan du quinquennat et de garder les mains dans le cambouis, pendant que Sarkozy, lui, prend de la hauteur en se rendant en Libye ou à l’ONU. Mais parce que « l’international, ça compte, mais ça ne fait pas gagner », selon le mot d’un ministre, le chef de l’Etat continue parallèlement à sillonner le territoire chaque semaine. Samedi, il était à Nantes. Aujourd’hui, il est attendu dans l’Oise pour parler des biocarburants.Le temps de la campagne proprement dite viendra ensuite. Elle sera courte, intense et ne tournera qu’autour de deux ou trois thématiques simples. La majorité compte alors sur la « bête de campagne » Sarkozy pour arracher le morceau in extremis. Une façon de se rassurer à peu de frais ? En tout cas, même le PS s’en méfie : « Sarkozy sera bon en campagne puisqu’il ne sait faire que ça », prévient le député PS Bruno Le Roux (proche de Hollande). Il faudra que nous convainquions les Français que six mois de bonne campagne de Sarkozy, c’est l’assurance d’avoir cinq ans de mauvais Sarkozy. »
Au cœur de ce dispositif : Brice Hortefeux, pressenti pour diriger la campagne du futur candidat. En attendant, le député européen et vice-président de l’UMP a pris la tête de la nouvelle « cellule riposte » du parti présidentiel, une équipe d’une douzaine de ministres (Nadine Morano, Laurent Wauquiez, Thierry Mariani, Nora Berra) et d’élus (Eric Ciotti, Hervé Novelli, Axel Poniatowski, Edouard Courtial) chargée de valoriser le bilan du quinquennat et de répliquer à la gauche dans les médias. Elle se réunira désormais une fois par semaine, le mercredi. De ce point de vue, la mise en cause de Brice Hortefeux dans l’affaire Karachi constitue une très mauvaise nouvelle pour Nicolas Sarkozy.
L’intouchable fortune de l’Eglise
L'argent de l'Eglise reste un sujet tabou en Grèce. "Ses revenus sont imposables, mais il y a deux gros problèmes, prévient le professeur de sociologie religieuse à l'université égéenne de Rhodes Polikarpos Karamouzis. Il n'y a pas de système économique pour détailler ses revenus véritables et personne ne connaît l'étendue de ses propriétés, car il n'y a pas de cadastre."
Cette situation arrange aussi bien l'Eglise que l'Etat, "car les hommes politiques ne tiennent pas à se mettre à mal avec les autorités orthodoxes", explique Stéfanos Manos, un député indépendant, qui est l'un des rares hommes politiques à demander une séparation de l'Eglise et de l'Etat. "L'Eglise de Grèce est une église nationale, explique Polikarpos Karamouzis, cela signifie qu'il y a une connexion politique entre l'Eglise et l'Etat, qui lui a donné ses privilèges. Son rôle spirituel est étroitement lié à son rôle politique, entretenant une confusion entre les fidèles et les citoyens, qui est exploitée par les politiciens en quête de votes."
Popes et évèques sont payés par l'Etat
Les popes sont des relais d'opinion que les hommes politiques préfèrent ne pas froisser. En décembre 2010, le Saint Synode, regroupant treize évêques, a dénoncé, dans un texte distribué dans toutes les paroisses, la "troïka" – les représentants du Fonds monétaire international, de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne – comme une force d'"occupation étrangère".L'Eglise orthodoxe est un des éléments constitutifs de la nation grecque. La Constitution est écrite "au nom de la Trinité sainte consubstantielle et indivisible". Les prêtres bénissent les rentrées scolaires et les nouveaux gouvernements ; le catéchisme est enseigné dans les écoles publiques ; des gens de tout âge se signent quand ils passent devant une église.
C'est en mars 2010 que le gouvernement socialiste de Georges Papandréou a décidé d'imposer les églises à hauteur de 20 % sur les revenus commerciaux et entre 5 % et 10 % pour les dons déclarés. Les 10 000 popes et leurs évêques sont payés par l'Etat, ce qui représente un budget de 220 millions d'euros annuels.
L'ancien ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a essayé de réduire la participation de l'Etat, mais dès que ce genre d'informations filtraient, la volonté du gouvernement s'envolait. L'actuel ministre des finances, Evangélos Venizélos, très proche des milieux orthodoxes, n'a pas ce genre de velléités.
La richesse de l'Eglise, "un mythe"?
Les polémiques suscitées par l'exemption de cette nouvelle taxe immobilière ont poussé l'Eglise à sortir de sa réserve en publiant, vendredi 16 septembre, le montant de ses impôts. Sa direction des services économiques affirme avoir payé 2,5 millions d'euros d'impôts fonciers et de revenus en 2010. Elle indique au passage qu'elle possède trente propriétés à Athènes (dont six inoccupées) et quatorze à Salonique.Dès que l'Eglise est attaquée sur ses biens, ce qui est de plus en plus fréquent, l'archevêque d'Athènes, Hiéronymos, qui est la plus haute autorité orthodoxe en Grèce, réagit en expliquant que la richesse de l'Eglise est "un mythe". Il ne resterait que 4 % des biens qu'elle détenait avant la révolution grecque de 1821, mettant en avant les nombreuses confiscations de propriétés par l'Etat.
Les journaux ont publié des documents sur la fortune de l'Eglise orthodoxe. Selon Kathimerini (centre droit), ses biens s'élevaient à 700 millions d'euros en 2008. Stefanos Manos, ancien ministre de l'Economie, l'évalue à plus d'un milliard d'euros. Les 2,5 millions d'euros acquittés par l'Eglise semblent bien faibles au regard de ces montants non confirmés officiellement.
Mais il ne s'agit là que d'une partie des biens ecclésiastiques, gérés par les services centraux de l'Eglise. Cela ne concerne pas les paroisses, dont certaines sont très riches. Ni les propriétés directes des 80 évêchés grecs qui bénéficient d'une large autonomie. C'est sans compter non plus sur les biens des 450 monastères, dépendants de l'Eglise de Grèce ou non (comme ceux du Mont-Athos, qui ont un statut à part). Pour être complet, il faudrait ajouter les biens possédés en Grèce par les patriarcats orthodoxes de Constantinople, Jérusalem ou Alexandrie.
Le deuxième propriétaire foncier du pays
L'Eglise est le deuxième propriétaire foncier (derrière l'Etat grec), avec 130 000 hectares de terrains. "Il s'agit de forêts, de terrains non constructibles", explique Vassilis Meichanetsidis du service de communication de l'archevêché d'Athènes. Il s'agit aussi d'immeubles dans les quartiers chics d'Athènes ou dans les riches banlieues balnéaires au sud de la capitale.L'Eglise est actionnaire à hauteur de 1,5 % de la Banque nationale de Grèce, avec un représentant au conseil d'administration, l'évêque de Ioannina, Théoklitos, qui aurait touché selon le magazine financier Forbes 24 000 euros en 2008 en jetons de présence.
Même les terrains nus permettent les affaires. Les moines du riche monastère de Penteli, au nord d'Athènes, cherchent des investisseurs, à hauteur de 1 milliard d'euros, pour exploiter une partie de leur montagne pour la transformer en parc photovoltaïque et récupérer l'énergie solaire. C'est la nouvelle stratégie officielle de l'Eglise : rentabiliser ses biens pour en faire bénéficier ses organismes philanthropiques. L'Eglise a consacré plus de 100 millions d'euros en 2010 à ses activités charitables, qui se sont accrues avec la crise. "A Athènes, nous fournissons 10 000 à 12 000 plats quotidiens", explique Vassilis Meichanetsidis.
Mais la vocation philanthropique de l'Eglise orthodoxe est relativement récente et a connu des soubresauts. En 2010, elle a été obligée de mettre fin et de changer le nom de son association Solidarité pour cause de très mauvaise gestion.

















