TOUT EST DIT

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dimanche 15 novembre 2009

Obama et Medvedev lancent un avertissement à l'Iran

"Le temps commence à manquer en ce qui concerne l'approche diplomatique". Barack Obama s'est fait presque menaçant, dimanche, après une réunion avec son homologue russe Dmitri Medvedev, en marge du du Forum de coopération Asie-Pacifique (Apec), à Singapour. "Malheureusement, jusqu'ici au moins, l'Iran ne semble pas en mesure de dire oui à ce qui, de l'avis général, constitue une approche créative et constructive", a estimé le président américain.

Le président russe a lui aussi déploré la lenteur des discussions et a évoqué le recours à d'autres moyens, si les pourparlers restent stériles. M. Medvedev avait averti récemment, dans une interview à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, que de nouvelles sanctions contre Téhéran ne pouvaient être exclues s'il n'y avait pas d'avancées sur le dossier du nucléaire iranien.

L'AIEA propose que 75% de l'uranium iranien faiblement enrichi soient transférés à l'étranger pour être transformés en combustible nucléaire à des fins civiles, ce qui réduirait la marge de manoeuvre de Téhéran dans le domaine militaire. Dans un entretien publié dimanche par le quotidien israélien Yediot Ahronot, Bernard Kouchner, chef de la diplomatie française, estime quant à lui que l'Iran a d'ores et déjà rejeté cette offre. "Notre objectif est clair: un programme nucléaire transparent plutôt qu'un programme qui suscite les craintes", a-t-il expliqué. "Dans les faits, la réponse a déjà été donnée et elle est négative(...). Nous attendons. Ce n'est pas bon et c'est très dangereux".

Les deux présidents se sont également dits confiants pour aboutir à un nouveau traité de réduction des armements nucléaires. Le traité acutel, START, arrive à expiration le 5 décembre. Les chefs d'Etat des deux grandes puissances nucléaires ont expliqué que plusieurs points politiques et techniques devaient encore être tranchés.

Les coulisses du Dictionnaire de l'Académie française

Reportage au cœur du service qui travaille pourles académiciens à la rédaction du prestigieux ouvrage.

Ambiance studieuse, calme, et cette impression d'entrer sur la pointe des pieds dans un atelier de haute couture où des petites mains s'affaireraient. Sauf qu'ici on ne fabrique pas des robes rares, mais c'est tout comme : on prépare le Dictionnaire de l'Académie française ; les mots sont définis avec la même lenteur et exigence artisanales : ainsi la huitième édition a-t-elle nécessité cinquante-sept années de gestation. Le premier dictionnaire a été publié en 1694 : l'Académie s'acquittait ainsi de la mission définie dans ses statuts originels qui est de fixer les règles de la langue française pour la rendre plus pure et plus claire. La neuvième édition du dictionnaire, en cours depuis 1992, s'arrête à la lettre «P» (1). Il faudra donc attendre encore pour connaître les définitions des termes commençant par «R» et suivants. Les immortels ont l'éternité devant eux. Sous la Coupole, il est plus difficile d'élire un mot qu'un nouveau membre.

Quai de Conti, dans des bureaux de l'Institut de France, loin des fastes de la Coupole, dix personnes sont plongées dans les livres, elles échangent des notes, vérifient une étymologie, c'est «le service du Dictionnaire» : il est composé d'agrégés de lettres classiques ou modernes, de grammairiens, de lexicographes, de philosophes et d'historiens, la plupart sont détachés de l'Éducation nationale. Leur travail quotidien consiste à préparer la séance hebdoma­daire du jeudi matin, celle qui va décider - ou non - d'adopter une définition ou un sens nouveau. Une chose saute aux yeux : ces hommes et ces femmes illustreraient bien le mot «vocation».

Celle de ces dix érudits a partie liée avec le travail et la discrétion. Jouant un rôle considérable, ils n'apparaissent nulle part. «Sans eux, je ne sais pas comment nous y arriverions. J'ai de l'admiration pour tous les membres de ce service. C'est un rouage essentiel de l'Académie française, le cœur du système. Ils travaillent pour la gloire de la langue française !» affirme Hélène Carrère d'Encausse, le secrétaire perpétuel. Le sérieux de leur travail n'exclut pas la passion.

Avant d'être présenté à ladite commission, chaque mot, chaque sens est disséqué par le service. Le processus est long. «Nous remontons aux sources de l'usage, dit Patrick Vannier, l'un des dix spécialistes : c'est un important travail de vérification, nous ne nous fions qu'à l'autorité de la chose écrite pour retrouver où le mot a été imprimé pour la première fois, dans quel sens premier…» Le système de lecture croisée qu'ils ont mis en place permet qu'au moins trois ou quatre personnes apportent leur regard.

Ni «pin's» ni «bravitude»

Ici, contrairement au Larousse ou au Petit Robert qui admettent chaque année pas moins de 400 termes nouveaux, un mot met du temps à se faire adopter. Le seul critère qui prédomine, c'est le bon usage d'une langue commune à plusieurs centaines de millions de francophones à travers le monde. Le Dictionnaire de l'Académie française est l'ouvrage de référence. Pas question d'être tendance à tout prix, de courir après les néologismes quand un terme existe déjà pour désigner la même chose ou la même idée. On a beau faire dans la haute couture, on ne succombera pas à la mode. Maurice Druon ne disait-il pas «le langage subit des modes saisonnières. Des expressions nées de la dernière pluie s'en iront avec la sécheresse suivante» ? Si «bravitude» est entré dans le Larousse, ce néologisme usé après un semestre ne sera évidemment pas admis Quai de Conti. Vous n'y trouverez pas non plus «pin's» - on a oublié à quel point l'objet avait envahi les années 1980, puis a pratiquement disparu. Par expérience, les dix permanents, comme les immortels, cherchent à deviner ce que sera «l'espérance de vie» d'un mot, selon l'expression d'Agnès Oster. «Pour qu'il ait une chance d'être retenu, il faut qu'il ait fait ses preuves dans la durée», explique-t-elle. Une dizaine d'années - au moins - est nécessaire, parfois plus. Pour toutes ces raisons, le dictionnaire de l'Académie recense 35 000 termes environ, quand le Petit Robert affiche fièrement sur sa couverture 60 000 mots et 300 000 sens.

Une fois le travail de préparation effectué, c'est au tour des douze académiciens de la commission du dictionnaire de débattre du sort des mots. Deux ou trois personnes du «service» sont également présentes à la séance. «Les débats sont animés et passionnants, il faut souvent plusieurs tours pour qu'un mot soit désigné», souligne Hélène Carrère d'Encausse.

Le duc de Castries a rapporté au sujet des séances du dictionnaire l'anecdote suivante. Alors qu'on travaillait au mot «mitrailleuse», le maréchal Joffre fut tiré de sa sieste et prié d'apporter au sujet sa science de militaire : «C'est une sorte de fusil qui fait pan, pan, pan», se borna-t-il à dire, avant de refermer les paupières.

3 000 à 3 500 courriers par an

Aujourd'hui, le groupe est plus dynamique. La commission démarre à 9 h 30, tous les jeudis matin. Une heure environ est consacrée aux nombreuses terminologies envoyées par les ministères. L'objectif est de trouver des équivalents français aux vocables anglais largement usités dans de nombreux domaines d'activité. Les recommandations des douze sont ensuite inscrites au Journal officiel. Le «service», qui prépare également cette partie pour les publications techniques officielles, doit s'intéresser aux secteurs les plus variés : le bâtiment, la chimie, le nucléaire, la haute technologie… «C'est un moment extraordinaire, les termes sont parfois accompagnés de dessins explicatifs. On en apprend des choses !» raconte, en souriant, Hélène Carrère d'Encausse. L'Académie tire profit de ces débats pour nourrir son ouvrage et l'élargir à la culture technique et scientifique.

À 10 h 30, c'est la «pause Romilly», du nom de l'helléniste Jacqueline de Romilly qui a institué le rituel : un petit quart d'heure de relâche, de bavardages et de café. «C'est particulièrement nécessaire après la séance de termes techniques…», explique le secrétaire perpétuel.

Reprise des débats à 10 h 45, pile. On n'admet pas de retard. Le reste de la matinée est consacrée au dictionnaire, et rien qu'au dictionnaire. Les académiciens peuvent passer deux heures sur une définition. Généralement, l'accord se fait aisément. En cas de divergences, on vote et le terme est adopté, comme une loi au Parlement. On emporte aussi chez soi des «devoirs de vacances», les deux heures d'échanges suffisent rarement. Une fois le travail terminé, la compagnie s'en va déjeuner et, souvent, les discussions se poursuivent autour d'une bonne table, celle de l'Académie.

Une autre partie du travail de ce service du dictionnaire mérite d'être racontée tant elle est étonnante. «Nous recevons 3 000 à 3 500 courriers par an qui nous interrogent sur la langue française. Ce qui est amusant, c'est le nombre d'élèves qui nous envoient leurs devoirs de français à faire !» révèle Agnès Oster. «Beaucoup de personnes nous proposent des néologismes. Signe des temps, certaines se renseignent pour savoir si, éventuellement, elles pourraient toucher des droits d'auteur au cas où l'on accepterait ce mot…», ajoute Patrick Vannier. Tous deux sont tout de même heureux de constater que de nombreuses demandes émanent de l'étranger. Et, surtout, ils parlent «de découvertes, d'émerveillements, et d'étonnements». «On est loin d'être une institution sclérosée», disent-ils.

Derrière ce travail de bénédictin, en apparence technique et réservé aux seuls puristes, se cache un véritable enjeu politique. Hélène Carrère d'Encausse en est consciente, comme ses confrères. L'Académie se trouve au cœur de la plupart des débats actuels : l'identité nationale, la réforme de l'orthographe, la domination de Google, la langue des brevets européens… Sur toutes ces questions, la compagnie - avec parfois le concours du service du dictionnaire - sait qu'elle a son mot à dire, et une position à prendre. D'ailleurs, elle ne va pas s'en priver à l'occasion de sa séance publique annuelle de rentrée, le 3 décembre prochain. «La langue est notre socle commun», tient à affirmer le secrétaire perpétuel.

(1) Le Dictionnaire de l'Académie française est disponible dans une version mise à jour jusqu'au mot «plébéien» sur le site Internet www.academie-francaise.fr. Il existe une édition de poche en deux volumes coédités par Fayard et L'Imprimerie nationale (volume 1 : de A à Enzyme, 1200 pages, 35 € ; volume 2 : de Eocène à Mappemonde, 1244 pages, 30 €). Un troisième tome, jusqu'à la lettre «r» sera mis sous presse à la fin de l'année 2010. Un cédérom est également en vente.

Distribution d'argent : le coup de pub dégénère

Un coup de pub organisé par une société internet qui voulait distribuer de l'argent près de la Tour Eiffel de Paris a dégénéré à la suite de l'annulation de l'événement. Ce qui a engendré la colère de milliers de personnes massées sur les lieux.

Déçus par l'annulation, de nombreux jeunes ont violemment protesté. Un véhicule a été vandalisé, des projectiles lancés contre des policiers et un photographe roué de coups. La police a procédé à une dizaine d'interpellations et neuf personnes ont été placées en garde à vue.
Le ministère de l'Intérieur a annoncé qu'il allait porter plainte contre l'organisateur, qui n'avait pas reçu l'aval des autorités.
Selon la Préfecture de police, jusqu'à 7.000 personnes étaient présentes sur les lieux vers 12h30, au plus fort de l'événement.
La société de droit belge Rentabiliweb avait décidé de distribuer 40.000 euros environ. A grand renfort de publicités sur internet et dans les médias, le groupe avait annoncé dès octobre qu'il prévoyait de répartir cette somme dans cinq mille bourses contenant chacune un tract et un billet de banque d'une valeur comprise entre 5 et 500 euros.
Des centaines de personnes, dont beaucoup de jeunes, faisaient déjà le pied de grue dès 6h place Joffre (Paris VIIe), lieu prévu de l'événement, à quelques mètres de la Tour Eiffel. Malgré le froid et la pluie, elles avaient fait le déplacement en famille ou entre amis et venaient en majorité de la banlieue parisienne.
« Nous voulons l'oseille, la tune », a lancé Mounir, 18 ans, arrivé vers 7h d'Aubervilliers avec « cinq potes ». « Je ne crois plus au Père Noël mais un petit billet de 100 euros ne ferait pas de mal », a renchéri Françoise, la cinquantaine, au chômage depuis un an.

« C'est des enfoirés, ils se sont moqué
de nous. C'est scandaleux ! »

Seule une cinquantaine d'agents de sécurité avait été engagée. Des barrières métalliques avaient été installées, mais ont été aussitôt enjambées par la foule, créant de légères bousculades.
Dès 11h, la décision était prise d'annuler l'opération. « Suite à des troubles majeurs à la circulation dans le secteur Champ de Mars et d'importants mouvements de foule, la Préfecture de police de Paris a demandé à l'organisateur (...) de ne pas procéder à la distribution d'argent », a expliqué la Préfecture de police.
Le président de Rentabiliweb Jean-Baptiste Descroix-Vernier, a annoncé qu'il « reversera l'intégralité de la somme qui était prévue (dans le cadre du budget publicitaire, ndlr) au Secours populaire ».
« C'est des enfoirés, ils se sont moqué de nous. C'est scandaleux ! », ne décolérait pas Abdel, la trentaine, venu des Yvelines.
De son côté, Gérard, un Parisien d'une quarantaine d'années, « (se) demande si finalement ce n'était pas un canular ». « Ce qui est sûr, c'est qu'ils se sont fait une grosse pub ».
Vers 15h les derniers badauds s'étaient dispersés dans le calme.
La maire UMP du VIIe Rachida Dati a condamné une « provocation irresponsable et inacceptable » et a « demandé au maire de Paris de prendre ses responsabilités et de porter plainte contre la société organisatrice, responsable de ces débordements de violence inacceptables ».
Le coup de pub de la société internet empruntait aux nouveaux courants de marketing alternatifs en vogue tels que la « guérilla marketing » ou le « street marketing ».

Le ministère de l'Intérieur va porter plainte

«On est en manque d'argent», expliquait Mounir, interrogé par l'AFP. «Ce serait scandaleux s'ils ne le distribuaient pas, ça fout la rage s'il n'y pas de billets». «S'ils annulent, on casse tout» mettait en garde un autre jeune homme présent sur les lieux, au micro de France Info. «Tous les crève-la-faim sont réunis ici, si je vois quelqu'un avec un billet, je ne pourrai pas m'empêcher de l'agresser», révélait, avant l'annulation, un autre passant.

Le ministère de l'Intérieur a anoncé son intention de «déposer plainte» contre l'organisateur, selon la Préfecture de Police (PP) de Paris. La maire UMP du 7e arrondissement de Paris, Rachida Dati, a demandé de son côté au maire de la capitale, Bertrand Delanoë, de «porter plainte». Le maire de Paris s'est dit «surpris de cette demande,» puisqu'à Paris, «la sanction des troubles à l'ordre public relève du préfet de police» a-t-il rappelé.

Pour piloter cette distribution d'argent controversée, Rentabiliweb avait fait appel à trois agences de communication et à Stéphane Boukris. Un jeune diplômé d'une école de commerce habitué des polémiques. En mars dernier, il avait provoqué un tollé parmi les parents d'élèves et les enseignants en lançant l'éphémère Faismesdevoirs.com, qui proposait aux élèves de faire leur travail à leur place moyennant une rétribution minimum de 5 euros… et jusqu'à 80 euros pour un exposé complexe. Mailorama.fr, le site que devait promouvoir cette action, compte plus d'un million d'inscrits et est spécialisé dans le «cash back» (remboursement d'argent). L' activité consiste à rétribuer les internautes qui effectuent des achats en ligne chez ses partenaires, en leur reversant une petite partie de la somme déboursée.

Quelques événements du 15 NOVEMBRE

15 novembre 1315
Combat de Morgarten, célèbre par la victoire des Suisses sur les Autrichiens, dont ils avaient secoué le joug.

15 novembre 1492
Christophe Colomb signale dans son journal l'usage du tabac par les Indiens.

15 novembre 1591
Arrestation et pendaison du premier président Barnabé Brisson, qui avait rendu quelques jours plus tôt un jugement intolérable aux yeux de la Ligue. Il avait en effet osé absoudre Brigard, procureur du roi à l'Hôtel de Ville, qui était accusé de correspondre avec les royalistes assiégeant Paris affamé. Les ligueurs catholiques ne veulent pas voir la ville livrée au huguenot Henri de Navarre. L'indulgence de Brisson étant confondue avec une trahison, le conseil des Dix le fait arrêter Brisson ainsi que deux de ses conseillers. Ils sont tous trois conduits au Petit Châtelet, et sont condamnés à mort. La Ligue fait exposer les corps des suppliciés sur la place de Grève. Mais les Parisiens n'accepteront pas la cruauté de la Ligue et se retourneront contre elle.

15 novembre 1715
Signature du Traité d'Anvers, dit aussi de la Barrière. Il découle d'un précédent traité signé en 1713 et du traité d'Utrecht. L'empereur Charles VI, régnant sur les Pays-Bas espagnols doit accepte que les Provinces-Unies tiennent garnison dans huit places fortes pour prévenir toute agression française. Le traité d'Utrecht, signé, d'une part par la France et l'Espagne, d'autre part par l'Angleterre, la Hollande, le Portugal, la Prusse et la Savoie, avait quant à lui mis fin à la guerre de succession d'Espagne.

15 novembre 1730
Mort de François Gacon, poète satirique. Il était de ceux dont Voltaire a dit : « Ayant la rage et non l'art de médire. »

15 novembre 1787
Mort de Christophe Gluck, un des plus célèbres compositeurs allemands, auteur des opéras d'Orphée? d'Iphigénie en Aulide, d'Iphigénie en Tauride, d'Alceste, d'Armide. La représentation de ses opéras en France fit naître la fameuse querelle des gluckistes et des piccinistes.

15 novembre 1796
Victoire de Bonaparte sur les Autrichiens à Arcole.

15 novembre 1811
Promulgation d'un décret renforçant le monopole universitaire en limitant le rôle des institutions privées, religieuses en particulier. Ce décret complète la loi du 10 mai 1806 qui avait fondé l'université de France. Celle-ci, en plus de l'enseignement, a pour fonction de « diriger les opinions politiques et morales. » A sa tête se trouve un grand maître, placé sous l'autorité directe de l'Empereur, lequel nomme lui-même tous les professeurs.

15 novembre 1818
Depuis le 27 novembre, un congrès ayant pour but la redéfinition des rapports entre les alliés et la France réunit les délégués d'Angleterre, de Prusse, d'Autriche, de Russie et de France. L'Angleterre veut maintenir la Quadruple-Alliance sans la France tandis que le tsar veut faire de l'alliance la base de l'équilibre européen. Un compromis est trouvé ce jour : la Quadruple-Alliance est maintenue et la France associée dans la sauvegarde de l'ordre monarchique.

15 novembre 1862
A la répétition générale de la Muette de Portici, les vêtements de la danseuse de l'Opéra, Emma Livry, prennent feu. Emma Livry ne mourra que huit mois plus tard, le 26 juillet 1863, après d'atroces souffrances.

15 novembre 1922
Le sultanat est aboli en Turquie.

Royal veut reprendre la main sur son courant

L'ex-candidate à la présidentielle s'est invitée samedi aux premières rencontres à Dijon du rassemblement «social, écologique et démocrate». Elle a tancé sévèrement Vincent Peillon, son ancien lieutenant, qui ne l'avait pas invité.

«C'est un avertissement. Il a commis une faute politique et un dérapage verbal qui ne doit pas se reproduire». Ségolène Royal, qui s'est invitée samedi au rassemblement «social, écologique et démocrate», organisé par Vincent Peillon, a taclé sévèrement son ex-lieutenant. La veille, l'ex-candidate à la présidentielle avait décidé de participer coûte que coûte au rassemblement du courant qui l'avait soutenue lors du congrès du PS, désormais dirigé par Vincent Peillon. Son ex-lieutenant, qui ne l'avait pas invitée, avait alors estimé que la venue de la présidente de Poitou-Charente, en tant que présidentiable, n'était «pas désirée» et avait parlé de « coup médiatique » sur Europe 1.

«Je ne comprends pas que Vincent Peillon auquel j'ai accordé toute ma confiance et une place éminente dans l'organisation de ce mouvement puisse aujourd'hui déraper verbalement», a-t-elle rétorqué. «Je n'ai pas fait 25 ans de vie politique pour me refréner ou pour être l'otage ou être instrumentalisée, c'est-à-dire qu'on utilise mon nom, ma capacité de mobilisation des militants et ensuite qu'on utilise tout cela pour des rapports de force », a dénoncé Ségolène Royal. «Que tout le monde revienne dans le troupeau au sens positif du terme car on a besoin d'être chaleureux entre nous.»

«Je reviens travailler dans mon courant»

«Chaque fois que j'estimerai ma présence nécessaire, je viendrai parmi les miens au milieu du travail qui est fait et au contact des militants.», a-t-elle insisté. «Tout naturellement, je reviens travailler dans mon courant » a-t-elle lancé. « A tous ceux qui ont lancé une campagne sur ma solitude, qu'ils sachent bien que les seuls qui sont les experts ès solitude, ce sont les militants et les électeurs ».

Arrivée à la mi-journée à Dijon, la présidente socialiste du Conseil régional de Poitou-Charentes a été accueillie par le sénateur-maire de la ville François Rebsamen, son fidèle lieutenant Jean-Louis Bianco ainsi que le député socialiste Gaétan Gorce. Accueillie par de nombreux applaudissements de militants et des drapeaux de la présidentielle 2007, elle s'est dit «très joyeuse» d'être présente à Dijon «car nous sommes tous dans la même famille politique».

Royal trouble-fête ?

Interrogé sur cet «avertissement» par quelques journalistes, Vincent Peillon n'a pas caché son agacement, estimant que «Mme Royal est venue faire à Dijon une conférence de presse» et parlant «de méthodes un peu déplacées et assez ridicules».

Ce rassemblement, initié à Marseille fin août, est l'esquisse d'un dialogue avec Robert Hue, ex-numéro un du Parti communiste français, Marielle de Sarnez et Jean-Luc Bennahmias, vice-présidents du MoDem, ainsi que des Verts.

La présence de Ségolène Royal n'a pas été du goût de tout le monde. Ainsi, François de Rugy, député Verts, a trouvé «cela incorrect et de l'irrespect. Ca pollue le débat important sur l'école». Pour Jean-Luc Bennahmias, «elle a accéléré les tempos, elle va plus vite que la musique». «Elle est là, c'est bien, elle n'est pas là, c'est pareil. Je suis venu pour Vincent Peillon», a lâché le mécène Pierre Bergé, qui était présent et finance désormais le courant.

Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem, n'a pas commenté la venue de Ségolène Royal, mais la réunion elle-même. «Pour gagner, il faudra mobiliser toutes les forces disponibles. Tous les républicains, tous les démocrates, quelle que soit leur préférence de parti, leur histoire, doivent peu à peu être rendus compatibles les uns avec les autres». Le leader d'Europe Ecologie Daniel Cohn-Bendit, par vidéo interposée, a jugé qu'on «construisait des passerelles», évoquant cette «capacité de dialogue et de «confrontation». «Nous avançons à petits pas», a-t-il commenté. Un site internet a été créé à l'issue de la rencontre, où cinq propositions, «priorités» sur l'école, ont été définies en commun et seront débattues.

TOUTES LES OCCASIONS SONT BONNES POUR CETTE FEMME QUI FAIT DE PLUS EN PLUS DANS LE POPULISME ET LA DÉMAGOGIE, FAISANT FI DE TOUTES LES CONVENTIONS, MANQUE DE RESPECT À SES "AMIS"
FAIT TOUT À L'ESBROUFFE, ELLE SE DÉMARQUE DE PLUS EN PLUS, QU'ELLE CONTINUE ÇA FAIT RIRE.

IL FAUT INVENTER UNE AUTRE VOIE

LE philosophe Michel Serres vient de publier un petit recueil de réflexions, intitulé Temps des crises (Ed. Le Pommier), dans lequel il invite à prendre du recul par rapport aux événements depuis la faillite de Lehman Brothers. Pour le professeur de Stanford, il faut impérativement changer d'état pour sortir de la crise car la condition humaine a évolué beaucoup plus vite que la société.

samedi 14 novembre 2009

A MÉDITER

Propos attribués à un acteur de série TV US

Vrai ou faux, on ne saura jamais......mais il y a du bon sens....

Fier d’être Blanc (Par Michael Richards)
Pourquoi les blancs sont-ils racistes, contrairement aux autres races ? Michael Richards, comédien dans la série Seinfeld, a dû se défendre en cour pour des propos jugés racistes lors d’un épisode de la série :

"Il y a des africains américains, des mexicains américains, des asiatiques américains, des arabes américains etc. Et il y a les américains"."Vous me croisez dans la rue et vous vous moquez de moi. Vous m’appelez : ‘' Whiteboy, Cracker, Honkey, Whitey, Caveman‘’ … et c’est correct, mais quand je vous appelle ‘"Nigger, Kike, Towel head, Camel Jockey, Gook, Chink ‘’… Vous me traitez de raciste".
- "Vous dites que les Blancs commettent beaucoup de violences contre vous… alors pourquoi les ghettos sont-ils les endroits les plus dangereux pour vivre ? " "Vous avez le ‘’United Negro College Fund’’, le ’Martin Luther King Day’’, le ‘’Black History Month’’, le ‘’Cesar Chavez Day’’, le ‘’Yom Hashoah’’, le ’Ma’uled Al-Nabi’’, le ‘’NAACP’’, vous avez le ‘’Bet (Black entertainment TV)’’... Si nous avions le ‘’Wet (White entertainment TV)’’, on serait des Racistes. Si nous avions un ‘’White Pride day’’, nous serions des Racistes, si nous avions un ‘’White History Month’’, on serait des Racistes. "Si nous avions une Organisation pour faire avancer la cause des Blancs…nous serions Racistes. Mais il y a une ‘’Hispanic Chamber of Commerce’’, une ‘’Black Chamber of Commerce’’, et la ‘’Plain Chambre de Commerce’’. On se demande qui paie pour tout ça ?" "Une femme Blanche ne peut participer au ‘’MissBlack American Pageant’’, mais les femmes de toutes races peuvent participer au ‘’Miss America Pageant’’"."Si un Fond Collégial offrait des bourses seulement aux étudiants Blancs, nous serions racistes. Il y a plus de 60 ‘’Black Colleges’’ aux Etats-Unis, mais s’il y avait des ‘’White Colleges’’, nous serions des racistes. Dans le ‘’Million Man March’’, vous marchiez pour votre race et vos droits. Si les Blancs marchaient pour leur Race et leurs Droits…Ils seraient des Racistes". "Vous êtes fiers d’être Noirs, Bruns, Jaunes, Rouges… Et vous n’avez pas peur de vous affirmer. Mais quand on parle de la fierté d’être Blancs, vous nous traitez de Racistes".
- Vous nous volez nos voitures, vous nous tirez dessus… mais quand un Officier de Police Blanc tire sur un Noir membre d’un Gang de Rue, ou qu’il tabasse un revendeur de drogue de race Noire, qui échappe à la Justice et qui représente un danger pour la société… vous le traitez de Raciste".Je suis Fier… mais vous me traitez de Raciste. "Pourquoi est-ce que seuls les blancs peuvent être racistes ? "

LCI - La chronique de Jean-Marc Sylvestre du 12 novembre 2009

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Pas facile pour Obama d'être commandant en chef

A l'aise sur la scène internationale comme sur les questions de politique intérieure, le président des Etats-Unis Barack Obama semble avoir plus de mal à appréhender les questions militaires.
La guerre et les tragédies rendent la vie difficile au président Obama. Amaigri, il admet sauter des repas et fait chaque jour l'apprentissage des défis d'une présidence en temps de guerre. Réforme du système de santé, loi sur le climat, mesures pour mettre fin à la récession... voilà de simples exercices intellectuels comparés à la lourde responsabilité d'être commandant en chef. Il y a deux semaines, Obama s'est rendu à la base de Dover, dans l'Etat du Delaware, pour assister, en pleine nuit, à l'arrivée d'un avion transportant les corps de soldats américains tombés au combat. Il a rencontré les familles des victimes. Puis, la semaine dernière, après la fusillade de Fort Hood, il a fait sa première visite en tant que président au Walter Reed Army Medical Center - l'établissement qui accueille les soldats blessés. Le 10 novembre, il s'est rendu sur la base de Fort Hood, au Texas, pour prendre la parole. Il a vu d'autres familles, d'autres soldats blessés. Et le deuil, omniprésent.

Le lendemain, le président a déposé une gerbe sur la tombe du soldat inconnu, au cimetière national d'Arlington, et a parlé aux familles venues se recueillir sur les tombes de leurs proches, morts en Irak ou en Afghanistan. Il est ensuite rentré à la Maison-Blanche pour assister à un nouveau conseil de guerre et décider de l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan. "Vu de l'extérieur, j'ai l'impression qu'Obama commence à prendre conscience de ce que cela signifie d'être un président en temps de guerre", souligne Eliot Cohen, ancien fonctionnaire de l'administration Bush. "Depuis la mi-septembre, la Maison-Blanche cherche à mettre l'accent sur son rôle de commandant en chef", estime, pour sa part, Peter Feaver, professeur de sciences politiques à l'université Duke, qui a travaillé pour les administrations Clinton et Bush. Il souligne que les nouveaux présidents ont souvent des difficultés avec cet aspect de leur mandat. "Le rôle de commandant en chef nécessite une implication totale, et pas seulement intellectuelle, souligne Peter Feaver. C'est très dur émotionnellement. Il n'est pas facile d'ordonner à des femmes et des hommes de risquer leurs vies. Il faut beaucoup de courage moral et de stabilité émotionnelle. Cela n'a rien à voir avec la stratégie politique."

On a souvent comparé le charisme politique d'Obama à celui de John F. Kennedy mais, jusqu'à présent, son mandat ressemble plus à celui du successeur de Kennedy, Lyndon G. Johnson : un agenda national ambitieux doublé d'une guerre de plus en plus épineuse. Pour compliquer encore plus la situation, l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan pourrait métamorphoser les ennemis jurés de ses politiques nationales en alliés de taille pour vendre sa guerre à des Américains désormais sceptiques. "S'il prend cette décision, l'Afghanistan deviendra véritablement SA guerre, et il enverra d'autres jeunes hommes et jeunes femmes à la mort. Il le savait peut-être déjà avant, mais je pense qu'il commence à le ressentir au plus profond de lui-même", affirme Eliot Cohen. Selon certains de ses détracteurs, Obama ne comprend pas le langage de la guerre et parle plus souvent de sacrifice que de victoire militaire.

Au cours des derniers jours, le président américain a eu tout le loisir de manier le genre de rhétorique qui convient à un dirigeant en temps de guerre. A Fort Hood, son discours était truffé de références au courage, à la bravoure et à la combativité. Obama est maintenant en train d'élaborer une nouvelle stratégie en considérant quatre options différentes. "Il redouble d'efforts pour régler le problème, et il fait preuve d'un degré de scepticisme et d'analyse qui semblaient manquer à son prédécesseur", affirme Richard Kohn, professeur d'histoire militaire à l'université de Caroline du Nord. Faux, réplique Eliot Cohen. Obama hésite. Quoi qu'il fasse, Obama essuiera les critiques de ceux qui croient détenir la solution. Les faucons diront qu'il fait trop de compromis et qu'il n'a pas le cran d'aller jusqu'au bout, et les partisans de la paix, qu'il les abandonne après avoir fait campagne contre la guerre. Mais même ceux qui ne sont pas d'accord avec les politiques du président ne pourront que reconnaître qu'il réfléchit bien avant de prendre une décision, qu'il lit attentivement les documents qu'on lui soumet et qu'il étudie les leçons de l'histoire.

POLITIZAP DU 7 AU 14 NOVEMBRE

EPHÉMÉRIDE

14 novembre 565
Mort de l'empereur Justinien Ier. C'est lui qui réunit en corps toutes les lois romaines, qui fit composer le Digeste et les Institutes. Sous son règne, Bélisaire remporta de grandes victoires contre les Perses et les Vandales en Afrique, et mourut dans l'exil. Justinien a fait bâtir à Constantinople Sainte-Sophie, convertie en mosquée par les mahométans.

14 novembre 1307
Guillaume Tell abat la pomme. Dans la petite ville d'Althorf, en Suisse, le représentant autrichien, le bailli Hermann Gessler, se signalait par des actes de véritable tyrannie. Il avait eu, par exemple, l'étrange idée de faire accrocher un de ses chapeaux au sommet d'un grand mât érigé sur la Place Publique, et d'obliger tous les Suisses qui traversaient la place à le saluer. Guillaume Tell, ayant refusé cette humiliation, fut aussitôt arrêté et, le sachant habile archer, le bailli exigea de le voir tirer sur une pomme placée sur la tête de son fils. Guillame Tell eut beau supplier, Gessler demeura inflexible.
Tell sortit vainqueur de l'épreuve, mais le bailli vit qu'il avait une seconde flèche cachée sous ses vêtements et lui en demanda la raison. Guillaume Tell répondit : « Je te la destinais si j'avais eu le malheur de tuer mon enfant ! » Fou de rage, Gessler le fit arrêter et conduire au château fort de Kusnacht. Pour être certain que ses ordres soient bien suivis, il voulut accompagner lui-même son prisonnier. Mais, pour atteindre Kusnacht, il faut traverser le lac ; or une tempête formidable se leva. L'embarcation était prête à chavirer lorsqu'on s'avisa que Guillaume Tellétait le seul capable de sauver la situation. On le détacha et il réussit, en effet, à faire accoster la barque. Il sauta à terre avec agilité, à un endroit nommé encore le Saut de Tell, repoussa la barque du pied et tira une flèche pour tuer Gessler. Ce fut, dit-on, le signal d'un soulèvement général et d'une guerre contre la Maison d'Autriche. Ce récit est, bien sûr, légendaire. Aucune chronique du XIVe siècle n'en fait mention, et ce n'est qu'au XVe siècle que les historiens commencèrent à en parler. En réalité, les trois grands libérateurs de la Suisse se nomment Melchtal, Stauffacher et Vathesfurst, mais on a préféré inventer un personnage unique et légendaire qui pourrait servir de symbole. Tell est un surnom qui vient du vieil allemand et qui signifie le fou, l'exalté. Quant à l'épisode de la pomme, il est tiré d'une légende danoise.

14 novembre 1636
Louis XIII et son armée reprennent la ville de Corbie aux Espagnols. La ville avait été conquise par les Espagnols en juillet 1636. Fin septembre, Louis XIII prend la direction de Corbie, décidé à reprendre la ville, et l'assiège durant six semaines.

14 novembre 1647
Le roi d'Angleterre Charles Ier est repris et emprisonné.

14 novembre 1716
Mort de Leibnitz. Il était né à Leipsick en 1646. Il cultiva la poésie, l'éloquence, l'histoire, la jurisprudence, le droit public, la théologie, la philosophie, les mathématiques : ce vaste génie fut le savant le plus universel de l'Europe.

14 novembre 1840
Naissance de Claude Monet, qui sera en 1874 à l'origine du mouvement impressionniste.

14 novembre 1881
Création du ministère Gambetta. Le 9 novembre, Jules Ferry avait fait ratifier le traité du Bardo - protectorat français en Tunisie - signé en mai. Mais face à une gauche républicaine opposée à ce protectorat, Jules Ferry avait dû démissionner le lendemain. Devant ce désaveu, Jules Grévy, Président de la République, fut contraint de faire appel au vainqueur des élections législatives venant de se dérouler, Léon Gambetta.

Pour Peillon, la présence de Royal "perturbe un peu" le sens de sa réunion

Vincent Peillon s'est dit "surpris" d'apprendre que Ségolène Royal venait ce samedi à Dijon, à ses 1ères rencontres du rassemblement de "socialistes, écologistes et démocrates" et trouve "dommage de venir un peu perturber le sens de ce qu'on essaie de construire".

L'eurodéputé a affirmé: "Je trouve cela dommage quand on ne s'inscrit précisément pas dans un travail de fond, de respect des autres, de travail en commun, de venir un peu perturber le sens de ce qu'on essaie de construire qui est fragile".

"Ca nous coûte très cher et cela empêche de faire les choses dont on a besoin, cette réflexion ouverte sur la société des gens qui ne veulent pas se laisser instrumentaliser dans des ambitions individuelles qui sont concurrentes", juge Vincent Peillon qui ne voulait pas de présidentiables à cette réunion sur l'éducation.

"Il s'agissait de demander à ceux qui ont une volonté personnelle de pouvoir de se mettre à côté -c'est pourquoi j'ai fait savoir à François Bayrou qui aurait souhaité venir qu'il ne fallait pas qu'il vienne. C'est pour cela que je n'ai pas invité Ségolène Royal", assure Vincent Peillon.

"C'est une surprise. Elle était très absente. Elle n'avait pas été à Marseille. Elle n'a pas été dans la préparation de ce travail", assure également l'eurodéputé socialiste.

"Je le découvre et elle ne m'a pas joint", a-t-il affirmé.

"J'ai fait très attention pour faire ce rassemblement qui est quelque chose de nouveau et pour associer à ce rassemblement, mouvement syndical, associatif. Il faut travailler sur le fond, montrer que soi-même, on ne cherche pas à instrumentaliser".

"C'est maintenant le rassemblement et plus l'Espoir à gauche", son courant qui avait soutenu Mme Royal au Congrès de Reims, observe-t-il également.

HALLUCINANT DE BÊTISE.

Ségolène Royal ou l'invitée gênante

A Dijon, ce samedi, l'opposition au sarkozysme devait réfléchir sur l'éducation. C'était compter sans la présence inattendue de Ségolène Royal, qui monopolise toutes les attentions - y compris celle de notre envoyée spéciale en Bourgogne.

Cela s'annonce comme la blague de la journée: féliciter les journalistes d'être venus si nombreux pour suivre les premières rencontres du Rassemblement sur l'éducation organisées par Vincent Peillon. Et répondre à leurs questions sur la présence surprise - mauvaise surprise, à voir l'air pincé du député européen - de Ségolène Royal, par des pirouettes sur l'état de l'école.

Ce samedi, à Dijon, cinq tables rondes de bonne tenue sont organisées sur l'éducation. Avec la fine fleur des experts en la matière, et des sujets classiques mais cruciaux, de l'hétérogénéité des élèves aux violences scolaires, sans omettre les nouvelles missions des enseignants. Mais le "putsch" de Ségolène Royal, qui a annoncé vendredi en fin d'après midi son intention de participer aux rencontres, oblitère en grande partie toutes les questions de fond. François Peillon a beau insister sur la nécessité de "rassembler toutes les forces de gauche dans un mouvement unitaire avec nos amis du Modem pour lutter contre le sarkozysme", et insister sur l'importance de cette "religion civile qui s'appelle l'école", son projet a du plomb dans l'aile.

A ses côtés, François Rebsamen, maire de Dijon et puissance invitante, dissimule mal sa gêne derrière les marques d'amitié. "Dijon a une tradition d'accueil, elle est donc la bienvenue, même si elle s'est invitée". Une minute avant, pourtant, il déclarait: "Tous les socialistes qui viennent assister au débat sont invités". Invitée, pas invitée, une chose rest sûre: elle arrive. Dans les salles de conférences du Palais des Congrès, les débats ont commencé. Les rangs sont clairsemés. La tension est palpable dans l'entrée du grand hall. Ségolène Royal est attendue vers midi et quart. Tout le monde ne pense qu'à ça: c'est l'heure de la récré.

MADAME SE PERMET DES CHOSES TELLEMENT FOLLES QUE JE CONTINUE DE ME QUESTIONNER SUR SA SANTÉ MENTALE.

L’UE un peu raide au développement

Réunis vendredi à Bruxelles pour discuter de l’enveloppe allouée à la lutte contre le réchauffement climatique dans les pays du Sud, les Vingt-Sept se sont montré avares. Et refusent d’avancer un chiffre.

«Aucun pays ne veut payer pour Copenhague», lance Mikolaj Dowgielewicz, le ministre polonais des Affaires européennes. «Vous connaissez un Chinois qui veut payer ? Il n’y a que l’Union qui veut payer» pour lutter contre le changement climatique. En réalité, les deux jours du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement qui s’est achevé vendredi ont montré que désormais l’UE voulait payer le moins possible. La crise est passée par là. L’Union ne passera à la caisse et n’aidera les Etats les plus pauvres que si les autres pays riches en font autant. «Nous ne devons pas sombrer dans la naïveté. Ce que nous faisons n’est pas un chèque en blanc. Nous n’agirons que si, en face, il y a des engagements», a tenté de justifier le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

«poker». Le leadership européen dans cette affaire a pris un sérieux coup. «C’est un résultat calamiteux pour le climat», se sont désolés les Verts européens. Pourtant, l’UE assure depuis des mois qu’elle prendra «une juste part» au financement de la lutte climatique. La Commission a chiffré à 100 milliards d’euros par an, entre 2013 et 2020, l’aide mondiale que devraient recevoir les pays en développement pour adapter leur économie en réduisant leurs émissions de CO2. La part des financements publics étant estimée entre 22 et 50 milliards d’euros. Le reste provenant de leur propre budget, de financements privés et du marché des quotas de carbone. Quant à l’Union, elle devrait s’acquitter, selon Bruxelles, d’une facture comprise entre 2 et 15 milliards d’euros par an.

La présidence suédoise de l’Union, très active dans cette affaire, a rédigé un projet de conclusions reprenant ces estimations. Pour Stockholm, soutenu par le Danemark et le Royaume-Uni, la Belgique et les Pays-Bas, l’absence de chiffres obérerait sérieusement les chances d’un succès au sommet de Copenhague. Mais, dès jeudi soir, la majorité des Etats membres s’est prononcée contre tout chiffrage de l’aide européenne. «La chancelière allemande, Angela Merkel, a clairement dit qu’elle ne voulait pas de chiffre», raconte un diplomate d’un petit pays. Le ton est sans appel. Elle reçoit immédiatement le soutien de l’Italie, Silvio Berlusconi ayant toujours douté de la réalité du changement climatique, et, surprise… de la France. Officiellement, pour une question de tactique : ce serait une erreur, fait-on valoir côté français, de mettre les cartes sur la table dès le début de la négociation internationale. «C’est surtout une stratégie de joueurs de poker qui espèrent ainsi payer le moins possible», se confie la coprésidente des eurodéputés verts, l’Allemande Rebecca Harms.

L’autre gros point de désaccord a porté sur la répartition du fardeau entre les pays européens, ce qui explique aussi l’absence de chiffrage. L’Union défend l’idée d’un partage du financement se basant principalement sur les émissions de CO2, tempéré par un critère prenant en compte la richesse. Et pour cause. La Commission s’est livrée à une étude sur les différentes possibilités de répartition, en prenant comme hypothèse une contribution de l’UE de 10 milliards d’euros. Résultats : la participation de la France serait de 209 millions d’euros pour une clé de répartition 25% PIB (richesse) et 75% émissions de CO2 alors qu’elle serait de 474 millions sur la seule base du PIB. Celle de l’Allemagne passerait de 312 millions à 607 millions. Inacceptable pour les pays de l’Est, emmenés par la Pologne, dépendant du charbon.

«réalistes». Le projet de conclusions ne tranchait pas cette délicate question. Il se contentait de préciser que l’Union veillera à ce qu’il n’y ait pas une charge disproportionnée pour les moins riches, renvoyant à l’après-Copenhague les modalités du partage interne. Cette rédaction a fait bondir les pays de l’Est qui, depuis le départ, réclament de savoir, «bien avant Copenhague», à quelle sauce ils seront mangés. «Nous ne sommes pas encore prêts», a reconnu le Premier ministre suédois Frederik Reinfeldt. Une manière diplomatique de dire que le blocage est total.

Les négociations bilatérales, menées vendredi matin entre la présidence de l’UE et les pays récalcitrants, n’ont pas permis de trouver un compromis. Au final, aucun chiffre sur l’effort financier européen à l’égard des plus pauvres ne figure dans les conclusions, et la répartition interne est renvoyée à un groupe de travail. «Nous sommes devenus des réalistes, a reconnu Merkel. Maintenant, on parle de se mettre d’accord sur un cadre politique» à Copenhague…

De grandes quantité d'eau sur la Lune

Des quantités "importantes" d'eau gelée ont été découvertes sur la Lune, a annoncé vendredi la Nasa, soulignant le caractère "majeur" de cette découverte aux retombées potentiellement exceptionnelles.
Lors de la mission effectuée le 9 octobre, la Nasa a envoyé la sonde LCROSS s'écraser dans un cratère, appelé Cabeus, près du pôle sud de la Lune, afin d'étudier les projections de matériaux ayant résulté de l'impact. C'est de cette manière que l'eau a été découverte. "Nous avons trouvé de l'eau et pas seulement un petit peu, mais des quantités importantes", a dit lors d'une conférence de presse Anthony Colaprete, le responsable scientifique de la mission LCROSS (Lunar CRater Observation and Sensing Satellite) qui a permis cette trouvaille.

Dans un cratère "de 20 à 30 mètres, nous avons trouvé l'équivalent d'au moins une dizaine de seaux de 7,5 litres chacun", a-t-il ajouté, notant qu'il s'agissait seulement des premiers résultats. Un autre membre de l'équipe, Gregory Deloy, de l'Université de Californie (ouest), a jugé cette découverte "extraordinaire" et "majeure". "C'est exaltant, (car) cela montre une nouvelle image de la Lune", a-t-il ajouté.
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Michael Wargo, responsable scientifique lunaire de la Nasa, a de son côté mis en avant les perspectives qu'offraient cette découverte. "Nous levons le voile des mystères de notre plus proche voisin et du même coup du système solaire", a-t-il dit, remarquant que la Lune détenait "de nombreux secrets". Cette découverte "fait avancer notre compréhension" de la Lune et du système solaire, a-t-il renchéri.

Le déclin de l'éloquence, un danger pour la République!

L'éloquence est l'antithèse du storytelling. Selon Philippe Bilger, l'un a progressivement pris le pas sur l'autre, et la République ne s'en porte pas mieux.

L’éloquence est-elle morte ? C’est une véritable question.
Cela fait longtemps qu’elle mérite d’être formulée tant les diverses instances où l’éloquence était susceptible de s’exprimer - politique, pédagogique et judiciaire notamment - n’offrent plus de quoi satisfaire l’oreille et le goût. Pour tenter de comprendre les raisons de ce délitement, on ne pourra guère échapper à la nostalgie culturelle et à un discours plutôt pessimiste sur l’évolution de nos pratiques.

Toutefois, je désire me garder du « déclinisme » si le déclin me semble incontestable.
Ce sujet m’est venu à la suite de la lecture du Figaro littéraire qui d’une part considérait qu’on était passé « de l’art du discours à la formule » et d’autre part citait François Sureau, écrivain et avocat, déclarant que « la dictature de l’émotion a tué l’éloquence ». J’ai la faiblesse de penser que d’autres approches pourraient ne pas être inutiles. Celle que je vais proposer mêlera régressions et avancées, mais dont la conséquence a été la même : un amoindrissement de la qualité de l’oralité, voire un naufrage de celle-ci.

D’abord, nous ne sommes plus baignés dans le climat bienfaisant des humanités même si je ne méconnais pas les charmes indiscutables de la modernité qui suscite d’autres rapports avec le réel et avec les mots. Je regrette que pour le moins il n’y ait plus, ou guère, une juxtaposition riche et stimulante entre les langues dites mortes (latin et grec) et les processus de connaissance d’aujourd’hui. Cet appauvrissement, contre lequel, à mon grand regret, ce pouvoir de droite ne s’est pas plus battu que les gouvernements de gauche - comme si l’ombre tutélaire de François Mitterrand pourvoyait à tout sur ce plan -, a été aggravé par le fait que la littérature, les grandes oeuvres du passé, qui enseignent en même temps qu’elles séduisent et font vivre, ne sont plus notre nourriture quotidienne. Ce n’est pas tant que les humanités soient ignorées des générations mûres, pour rester élégant, mais qu’elles n’irriguent plus suffisamment au quotidien le poids des mots. L’éloquence est clairement orpheline de constructions, de structures et de rythmes laissés en déshérence : donc l’éloquence est dépouillée de ce qui lui permettait d’être.

Cet effacement de ce qui donnait au langage parlé sa beauté et son architecture s’est trouvé légitimé par la tendance de notre société non plus seulement à privilégier le choc publicitaire au détriment de l’harmonie classique mais à traiter l’éloquence comme une survivance bêtement conventionnelle. L’ornement qu’elle représente, venant s’ajouter sur des mots qu’on espère chargés de sens, tombe dans l’oubli que nos moeurs actuelles croient devoir infliger à ce qu’elles n’ont plus la finesse d’appréhender. L’éloquence meurt aussi parce qu’on estime non seulement qu’elle n’a plus aucune importance mais que sa disparition est progressiste. Les esprits secs et les sensibilités contemporaines aspirent à une pauvreté de la forme qui les rassure et ne les engage pas dans des labyrinthes grammaticaux et une profusion de vocabulaire qu’ils ne parviendraient pas à maîtriser.

S’arrêter là serait méconnaître ce qu’il y a de profond dans le surgissement ou non de l’éloquence authentique. Probablement, si l’affirmation de la parole, le culte du langage, l’esthétique de l’argumentation sont à ce point devenus secondaires, c’est d’une part parce que la plupart se glorifient d’une absence qui ne les prive pas, d’autre part par faiblesse, par une sorte d’impuissance. Il y a dans l’éloquence bien plus que l’expression achevée d’une parole, aussi et surtout l’expression forte d’une personnalité. Je parle bien donc je me sens bien. Les mots et le pouvoir que suscite leur agencement réussi sont accordés au pouvoir que le langage donne à un être qui le maîtrise. La faiblesse de caractère, l’enfouissement peureux dans l’ombre des autres sont contradictoires avec l’immense audace de croire qu’on peut convaincre et même subvertir par ce qu’on va proférer.

On perçoit mieux alors pourquoi les discours d’aujourd’hui, à l’exception de quelques morceaux d’éloquence qui semblent comme déphasés, décalés dans un monde d’urgence et d’action, paraissent pétris de cette « langue de bois » qui ne dit rien parce qu’on refuse obstinément de lui donner un contenu autre que le fade qu’elle enferme. Le but est de créer l’illusion : on bouge les lèvres mais au fond rien ne sort qui va troubler, émouvoir, défier ou convaincre. La « langue de bois » est maîtresse dans le monde politique parce que la seule manière de la briser serait de proclamer sa liberté et que cette dernière est interdite qui romprait les alliances et les connivences.

Aussi, ce qui maintenant tient lieu de parole libérée, c’est le propos qui ne vise pas d’autre finalité que d’offrir ce qu’il est, dans sa spontanéité et son imprévisibilité, à ceux qui l’écoutent. Certes, plus rien de commun avec l’éloquence traditionnelle qui distingue l’ornement de l’essentiel, qui adore le voile posé sur le fond et qui se laisse parfois admirer comme si elle avait vocation à prendre toute la lumière. L’orateur qui subjugue, l’avocat qui convainc, l’enseignant qui transmet ou l’intellectuel qui dénonce, en définitive, ne disposent que d’une arme indestructible qui est eux-mêmes. La personne donne sa force à l’idée, et pas l’inverse. Un flux de vie, une pulsion d’existence, un mouvement puissant de création vous gouvernent en même temps que vous vous flattez de les gouverner.

D’un côté, donc, une éloquence néantisée pour engendrer des poncifs qui n’imposeront aucun effort ni à celui qui les prononce ni à ceux qui les écoutent. Une langue de bois pour des êtres encartés à tous points de vue.
De l’autre, une éloquence qui, charnelle, tangible, dominatrice ou de partage, ne s’inscrit dans l’espace que dans la mesure où l’orateur lui-même s’y inscrit.

Après ces développements qui prétendent laisser l’éloquence moribonde au bord de notre chemin, j’ai cependant dans ma mémoire, avec Barack Obama notamment ou sur le plan judiciaire avec des avocats prestigieux comme Me Thierry Lévy, Me Henri Leclerc, Me Paul Lombard, Me Jean-Louis Pelletier et Me Georges Kiejman par exemple, des fragments de parole pure au sein desquels, après avoir tordu le cou à l’éloquence classique, s’est réfugié le talent.

Ma question demeure.

Retrouvez les articles de Philippe Bilger sur son blog

Pour Grazia, Moscovici joue la farce du couple présidentiel

Auto-Plus teste les voitures, Que-Choisir les produits de grande consommation, Grazia a trouvé son credo. Le nouveau magazine du groupe Mondadori a choisi de tester les prétendants à la magistrature suprême. Ainsi, le journal a envoyé l'une de ses journalistes jouer les First-Lady, en tout bien tout honneur, auprès d'un Pïerre Moscovici visiblement ravi de jouer les prétendants.
Dans les années 1980, les politiques aimaient aller pousser la chansonnette sur les plateaux télés sur fond de paillettes, dans les années 1990, le temps était plutôt aux émissions politiques présentées par de charmantes journalistes qui finirent souvent par épouser leurs invités.
Avec Carla, Sarkozy a ouvert une nouvelle ère de la communication politique. C’est désormais un couple présidentiel que l’on porte au pouvoir. C'est en tout cas, la couleuvre que l'on veut nous faire gober.
De fait, le PS se plie à ces nouvelles règles du jeu et ses dérivés médiatiques convaincu que la reconquête autorise tous les abandons. Pierre Moscovici en donne un exemple dans la dernière livraison du magazine Grazia, le nouveau féminin du groupe Mondadori.

« Dans son livre-programme sorti le 29 octobre, Moscovici fait son coming-out présidentiel », et comme le député du Doubs est célibataire, « pour savoir s’il a vraiment la carrure, notre journaliste s’est imaginée en apprentie première dame ». Pour faire simple, pendant que Auto-Plus teste les bagnoles, Que-Choisir l'électro-ménager, Grazia a mandaté l’une de ses envoyées très spéciale histoire de tester le prétendant présidentiel.
Pourquoi Mosco ? Grazia a procédé par élimination : « Manuel Valls ? Trop impulsif. Montebourg ? Trop blacklisté. Strauss-Kahn ? Trop…convoité. Reste donc Pierre Moscovici » que le magazine compare à un « Laurent Fabius jeune ». Prometteur !

A gauche, le mieux habillé c'est moi !
La première rencontre a lieu à Montbéliard, Moscovici attaque cash : « Je vous emmène voir le Gland ». On comprend tout de suite mieux pourquoi Mosco a longtemps fait partie de l’écurie de DSK. Le Gland est une petite rivière non loin de Montbéliard, où Mosco commence sa tournée à la rencontre des vrais gens sur le terrain. Serrage de pognes, inaugurations diverses, la première Dame n’apprécie guère. Pas plus que Moscovici qui avoue se livrer à l’exercice par pur électoralisme : « Il faut faire l’effort de venir avant les élections pour qu’on ne me dise pas que je viens pendant les élections ». La ficelle est vieille comme le monde politique et personne n’est dupe.

Madame, mais aussi Monsieur semblent plus à leur aise dans « leur » appartement de Saint-Germain-des-Prés où nos deux tourtereaux posent tel un couple modèle devant une bibliothèque qui fait la part belle aux biographies de personnages qui ont marqué l'Histoire. Moscovici s'y voit déjà si l'on en juge par certaines de ses remarques. Si l'universitaire lit Péguy, le politique s'habille comme Obama et estime que : « A gauche, le mieux habillé, c'est moi !». Tout un programme.

Curieusement, alors que sur son blog, Pierre Moscovici recense tous les articles qui lui sont dédiés dans la presse, jamais l’affligeante farce à laquelle il s’est livré pour Grazia n’est signalée.

Les "Drôles de dames" de retour à la télé

La chaîne américaine ABC s'apprête à commander le pilote d'une version modernisée de la série des années 70, Drôles de dames, indique Variety. Pilotée par Josh Friedman, en charge de l'adaptation au petit écran de Terminator avec Les chroniques de Sarah Connor, la série proposera une nouvelle génération de détectives privées tout en multipliant les hommages à la version originale.

Leonard Goldberg, producteur de la première série aux côtés d'Aaron Spelling, et Drew Barrymore qui fut l'une des drôles de dames au cinéma (Charlie et ses drôles de dames en 2000 et Charlie's Angels 2 : Les anges se déchaînent, 2003), seront attachés au projet en tant que producteurs exécutifs.

Le pilote d'ABC représente la troisième tentative pour faire revenir au petit écran cette série culte des années 70. Aaron Spelling avait proposé, sans succès, un retour en 1988 à la FOX. Le dernier essai remonte à 2004 lorsque Carlton Cuse, le producteur et scénariste de Lost, avait soumis un nouveau script à ABC.

La chaîne américaine avait connu une popularité retentissante entre 1976 et 1891 en lançant cette série (Charlie's Angels, en version originale) où les rôles principaux étaient tenus par des femmes. Drôles de dames suivait trois détectives privées, Jill Munroe, Kelly Garrett et Sabrina Duncan, oeuvrant pour le compte de Charlie Townsend, un homme riche et mystérieux, jamais montré à l'écran. Leur seul contact avec leur patron passait par le biais du téléphone ou par John Bosley. Le drama était revenu au coeur de l'actualité l'été dernier avec le décès, le 25 juin, de son actrice emblématique Farrah Fawcett. L'actrice campait Jill Monroe, aux côtés de Jaclyn Smith (Kelly Garrett) et Kate Jackson (Sabrina Duncan).

Le succès récent de la version modernisée de V, lancée le 3 novembre dernier devant 13,9 millions de téléspectateurs, a dû convaincre ABC de remettre au goût du jour une autre série emblématique du petit écran. Le network n'est pas le seul à adopter cette politique. Après le retour de K 2000, Super Jaimie ou Le prisonnier (à partir du 15 novembre prochain sur AMC), plusieurs remakes de fictions cultes sont actuellement en chantier dont Hawaii police d'Etat, Les rues de San Francisco ou Le Saint.

Les députés adoptent l'imposition des indemnités versées aux accidentés du travail

Les députés ont adopté ce vendredi un amendement UMP qui vise à soumettre à l'impôt sur le revenu les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale aux victimes d'accidents du travail et de maladies professionnelles.
Les députés français ont entériné ce vendredi un amendement UMP qui vise à soumettre à l'impôt sur le revenu les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale aux victimes d'accidents du travail et de maladies professionnelles.

L'amendement, dont l'initiative revient à Jean-François Copé, président du groupe UMP, a été adopté par 57 voix contre 25. Il était examiné dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances pour 2010 sur lequel les députés se prononceront mardi prochain. Le Sénat l'examinera à son tour à partir du 19 novembre.

Un sous-amendement de l'élue UMP Marie-Anne Montchamp a été également entériné qui limite la part de fiscalisation à 50% du revenu. Une fiscalisation, est-il précisé, qui s'appliquera à partir de 2011 sur les indemnités versées en 2010.

Un geste "d'équité fiscale" pour l'UMP

Pour Jean-François Copé, cette mesure, soutenue par le ministère de l'Economie, est un geste "d'équité fiscale", les arrêts de maladie étant déjà soumis à l'impôt sur le revenu de même que les indemnités de congé maternité et les indemnités de chômage.

Le chef de file des députés UMP a précisé que les salariés en incapacité permanente de travail, en invalidité, et qui touchent donc une rente, et non plus des indemnités journalières, ne seront pas fiscalisés.

Les indemnités journalières pour accident du travail garantissent au salarié 60% de son revenu (plafonné) pendant les 28 premiers jours d'arrêt. Même si elles n'étaient pas jusqu'à présent soumises à l'impôt sur le revenu, elles étaient en revanche soumises à la CRDS et à la CSG.

Vives réactions

Cette mesure, dont le gain est estimé à 150 millions d'euros, est vivement critiquée par plusieurs associations notamment la Fédération nationale des accidentés de la vie, par les syndicats, et par plusieurs élus de la majorité.

Le Medef s'y est également opposé en octobre, considérant que ces indemnités sont une "prestation à caractère indemnitaire financée par un régime d'assurance", qu'elles n'ont donc "pas une nature de revenu," et qu'"il n'est pas justifié qu'elles soient dans l'assiette du revenu imposable".

"Fiscaliser les accidents du travail en dit long sur l'esprit qui vous anime", a déclaré ce vendredi Henri Emmanuelli (PS). "C'est une provocation stupide, c'est une provocation intolérable".

Au nom du groupe du Nouveau Centre (NC), Philippe Vigier a souligné que cette allocation était "le plus souvent versée à des salariés parmi les moins favorisés". "C'est un mauvais signal. Il ne faut pas aller dans cette voie", a-t-il dit.

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE), saisi par le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer (UMP), hostile à cet amendement, avait également rendu le 13 octobre un avis négatif, estimant notamment que le projet mériterait une "étude d'impact".

Réforme du lycée : le projet du gouvernement

Le projet de réforme du lycée auquel le gouvernement met la dernière main prévoit une plus forte autonomie des établissements, des troncs communs en première pour les différentes séries et l'introduction de nouvelles spécialités en terminale.

La réforme du lycée entre dans la dernière ligne droite. Annoncée dans ses grandes lignes le 13 octobre dernier par Nicolas Sarkozy, elle fait actuellement l'objet de négociations entre le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, et les syndicats d'enseignants. Le texte final sera présenté en décembre, pour une application à la rentrée 2010 pour les classes de seconde. " Les Echos " dévoilent le projet de la rue de Grenelle.
Une seconde avec des options reconfigurées

Aujourd'hui, les élèves disposent de trois heures hebdomadaire " d'enseignement de détermination " : langue vivante 2, sciences économiques et sociales, langues anciennes, arts plastiques... Avec la réforme, la langue vivante 2 serait intégrée au tronc commun et les lycéens devraient opter pour deux " enseignements d'exploration " de 1h30 chacun, facilitant l'orientation. Si les contenus de ces enseignements restent encore à définir, ce changement aurait des conséquences non négligeables : certaines matières, enseignées jusqu'ici en " enseignement de détermination ", verraient mécaniquement leurs heures divisées par deux, passant de trois heures à 1h30. L'Association des professeurs de sciences économiques et sociales a dénoncé le projet du ministère, qui réduit selon elle l'enseignement de l'économie au rang de simple "accessoire".
Une première plus généraliste, une terminale plus spécialisée

Dans la future classe de première, environ 60 % des enseignements seraient dispensés en tronc commun. Les élèves de série scientifique, littéraire et économique seraient ainsi regroupés pour suivre leurs cours de français, de langues vivantes, d'histoire-géographie, d'éducation civique, d'EPS et l'accompagnement personnalisé. De quoi faciliter " l'acquisition d'une culture commune ", selon le ministère, mais aussi de rationaliser les classes, et de rendre la première moins spécialisée, et donc plus propice aux réorientations. La filière littéraire sera centrée sur l'apprentissage des langues, mais pas seulement. Un enseignement des " grands enjeux du monde contemporain " y sera introduit, tandis qu'un nouveau programme d'histoire géographie, plus " tourné vers la préparation à l'enseignement supérieur, sera mis en place en classe terminale ". L'année du Bac serait, elle, plus spécialisée, avec la mise en place de nouvelles spécialités : " informatique et société du numérique " en S ; sciences sociales, économie approfondie ou mathématiques appliquées en ES ; mathématiques appliquées, grands enjeux du monde contemporain, langues vivantes et langues anciennes et arts en L.
Une orientation réversible

Des stages passerelles d'une durée de deux semaines permettront aux élèves de première qui le souhaitent de changer de voie ou de série. Ils seront accordés sur décision du conseil de classe et assurés par des enseignants volontaires. Un tutorat sera assuré par des enseignants ou conseillers principaux d'éducation volontaires, afin d'accompagner l'élève tout au long de son parcours.
Deux heures d'accompagnement personnalisé

Deux heures d'accompagnement personnalisé seront dévolues à l'ensemble des élèves. Intégrée dans l'emploi du temps, cette plage horaire sera encadrée par les enseignants, qui recevront " dès 2010 une formation spécifique à l'utilisation de ce nouveau temps pédagogique ". Comme l'a confirmé jeudi Luc Chatel, l'utilisation de ces heures sera laissée au libre arbitre du conseil pédagogique de l'établissement. Celui-ci en définira notamment le contenu (soutien scolaire, perfectionnement, apprentissage de méthode de travail, aide à l'orientation)... Surtout, cette autonomie accrue des établissements devrait être étendue à l'ensemble des heures effectuées en groupe (modules, travaux personnels encadrés... ). Un texte réglementaire devrait ainsi venir préciser le rôle du conseil pédagogique, afin de lui donner plus de pouvoirs en la matière. De nouvelles marges de manoeuvres saluées par l'Unsa-SE et le Sgen CFDT, mais dénoncée par le Snes-FSU (majoritaire), qui veut un cadrage national du ministère. Autre inconnue : quelles disciplines verront leurs horaires diminuer ? Pour l'heure, la rue de Grenelle avance avec prudence, désireuse de ne pas heurter de front les lobby disciplinaires. Réponse au début du mois de décembre.
Maxime Amiot

Un site de rencontres réservé aux beaux sème la déprime chez les Anglais

INSOLITE - Mais pour les Français, ce n'est pas forcément beaucoup mieux...
C’est la désolation outre-manche. Les Britanniques «sont parmi les plus moches du monde», résume l’agence Reuters. Mais pourquoi tant de déprime? A cause d’un site de rencontres sur Internet, BeautifulPeople.com. Le concept de ce site est de sélectionner ses membres, selon leur beauté. Concrètement, ils sont cooptés par les membres déjà présents sur le site, qui votent en fonction d’une photo. Sur le Post, Thibaut explique ainsi qu’il faut attendre «au minimum 48 heures» avant de savoir si on est sélectionné.

Ce sera son cas. Le jeune homme n’aura pas connu l’humiliation subie par 88% des hommes britanniques et 85% de leurs concitoyennes qui se sont vu refuser l’accès au site. Le président du site, un Anglais, se désole dans les colonnes du Telegraph: «Les Anglais se soucient peu de leur apparence.»

Même pas les plus moches

Un peu plus, tout de même que les Allemands. Ce qui ne parvient pas à consoler le journaliste du Telegraph: «Mais est-ce une si bonne chose d’avoir perdu la bataille de la fadeur face à l’Allemagne? Dans mon esprit ça veut dire qu’on arrive même pas à être les meilleurs sur le manque d’attraction, comme pour tant de choses nous sommes inférieurs, même pour être moches», ironise-t-il.

Mais pas de quoi pavoiser pour nous Français. Seuls 20% de nos hommes et 35% de nos femmes parviennent à passer la difficile sélection du site Internet. Ceux qui s’en sortent le mieux, ce sont les Suédois, avec 65% des hommes qui sont parmi les élus du site, suivis des Brésiliens (45%). Pour les femmes, les Norvégiennes surclassent tout le monde, avec un taux de réussite de 76%. Loin devant les Anglaises.

Chypre coupée en deux par l'ultime mur d'Europe #

Depuis l'intervention de l'armée turque, en 1974, des barbelés tranchent l'île méditerranéenne de part en part, séparant les communautés grecque et turque.

Traverser le check point Charlie à Nicosie a toujours été un moment particulièrement intense, chargé d'émotions. Ce n'est qu'en traversant cette zone tampon, irréelle, figée comme un décor de cinéma, que l'on comprend que le temps s'est arrêté, en 1974, avec l'irruption des troupes turques dans le tiers nord de l'île, en riposte à un coup d'État orchestré, depuis Athènes, par la dictature des colonels grecs.

Les troupes turques débarquèrent entre le 19 et 24 juillet de cette année maudite par les Chypriotes grecs (82 % de la population) et bénie par les Chypriotes turcs (18 %). Pour la minorité, la présence des troupes turques était synonyme de salut, dix ans après les heurts sanglants de Noël 1963.

Barbelés et sacs de sables

Depuis lors, la limite de l'avancée turque est marquée par un mur de barbelés long de 180 km, qui traverse de part en part l'île et sa capitale. Et 200 000 Chypriotes grecs, soit un tiers de cette communauté, sont devenus des réfugiés dans leur propre pays.

Jusqu'en 2004, le check point Charlie, gardé par les Casques bleus de l'Onu, était le seul point de passage entre le Nord turc et le Sud grec. Les impacts de balles sur les murs rappellent la violence des combats. Les sacs de sable sur les balcons, les somptueuses maisons chypriotes aux alcôves vénitiennes défoncées par les tirs de mortier, les fils de fer barbelés qui encerclent le moindre signe de vie entretiennent la douleur et l'aigreur chez les Chypriotes grecs.

Ces dernières années, plusieurs autres points de passage ont été ouverts dans et autour de Nicosie, à mesure que reprenaient les négociations visant à la réunification de l'île. « On n'aurait jamais dû les ouvrir. Ils ne servent qu'à aider économiquement (les Chypriotes turcs), alors que nos villages sont toujours occupés par des étrangers. Si je veux aller là-bas, il faut que je signe un papier, cela équivaudrait à reconnaître leur État, il n'en est pas question », grogne Antonis, un étudiant de 25 ans.

Le président chypriote grec, Dimitris Christophias, et le chef de l'État turc autoproclamé du Nord, Mehmet Ali Talat, se voient chaque semaine depuis l'été 2008. Mais les négociations entre ces deux hommes de gauche avancent au pas de la tortue, tant le passé est lourd et la méfiance grande.

Pas aussi forts que les Berlinois

La journaliste chypriote turque Sevgül Uludag, elle, veut avant tout une réconciliation : « C'est le fond de l'histoire, la réunification c'est la forme. » Pour elle, le mur de Berlin est tombé car il divisait un même peuple, qui ne s'était pas entre-tué : « Ici, ce sont deux peuples différents, des Chypriotes grecs orthodoxes et des Chypriotes turcs musulmans qui se sont massacrés, cela sera plus long. »

Comme en écho, Elpida, avocate chypriote grecque, regrette que les Chypriotes ne soient pas « aussi forts que les Berlinois pour faire tomber ce mur », mais, confie-t-elle, « avec tous ces passages ouverts, ce n'est plus un vrai mur. »

Kalachnikov, 90 ans de vie et de morts


Son engin de mort s'est déjà vendu à 100 millions d'exemplaires. A 90 ans, son inventeur n'a qu'un souci, la contrefaçon.
Kalachnikov, combien de morts ? La question n'empêche pas l'inventeur du célèbre fusil d'assaut de dormir. Bon pied bon oeil - mieux portant en tout cas que ceux qui ont essuyé les rafales de sa célèbre « kalach » - Mikhaïl fêtera mardi ses 90 ans.

La « kalach », ou AK 47, facile d'utilisation, fiable et robuste, est l'arme la plus utilisée dans les zones de combat, adorée des guerilleros et massacreurs de tout poil. Elle se décline en de multiples modèles, en usage dans 55 pays.

Toujours actif, Mikhaïl. Il est toujours constructeur en chef des kalachnikovs fabriquées à l'usine Ijmach d'Ijevsk (à 1 300 km à l'est de Moscou), consultant de Rosoboronexport (entreprise publique russe chargée des exportations d'armements), président de l'association russe des armuriers. « Et je participe à des expositions d'armes à l'étranger », ajoute-t-il.

Un homme simple, Mikhaïl. « Tout doit être simple. Sous cette devise, j'ai travaillé toute ma vie et créé des armes pour défendre les frontières de ma patrie ». Il vit depuis des années dans un modeste appartement à Ijevsk. Les millions de kalachnikovs en circulation dans le monde ne lui ont presque rien rapporté, car les inventions dans le domaine militaire ne sont pas brevetées en Russie.

Un souci, Mikhaïl ? Oui : la contrefaçon. « La moitié des 100 millions de Kalachnikov (dans le monde) sont fabriquées sans licence, sans brevet ou sans accord international », indique le directeur général de Rosoboronexport, Anatoli Issaïkine. « C'est le cas de plus de 15 pays, notamment la Bulgarie, Roumanie, Chine et l'Egypte. Même aux Etats-Unis, on produit ces armes, alors que ce pays n'a jamais obtenu de licence ».

Et la morale dans tout ça, Mikhaïl ? « Ce n'est pas agréable pour moi de voir que toutes sortes de criminels tirent avec mes armes. J'ai créé des armes dans le but de défendre notre société ». Trop gentil, Mikhaïl !