TOUT EST DIT

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dimanche 26 août 2012

Hollande utilise l'histoire pour vanter son action

A l'occasion de son discours pour la commémoration de la Libération de Paris, en 1944, le chef de l'Etat a notamment évoqué la situation de la Syrie.

Il ne voulait pas être le seul à être absent des écrans radars médiatiques ce week-end. La bataille pour la présidence de l'UMP est engagée à droite, entre François Fillon et Jean-François Copé, les amis de Nicolas Sarkozy sont réunis à Nice, les socialistes et tout le gouvernement se retrouvent à La Rochelle… François Hollande ne pouvait pas en rester là. Alors le président de la République a saisi l'occasion de la cérémonie de commémoration de la Libération de Paris en 1944 pour prononcer un premier discours de rentrée, quelques minutes, d'ailleurs, avant que le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ne s'exprime de son côté en Charente-Maritime.
Dans l'entourage du président, on avait promis une «parabole» invoquant l'histoire pour éclairer la rentrée. Dans une intervention d'une vingtaine de minutes, après avoir rendu hommage aux Compagnons de la Libération (ils ne sont plus que 25 et à partir du 16 novembre la direction de l'Ordre de la Libération sera transférée au conseil des «cinq villes compagnons») le chef de l'Etat a essayé de lier histoire et actualité. «Je recevais ce matin le premier ministre grec et il me disait sa fierté d'être reçu en France le jour de la commémoration de la libération de Paris», a-t-il observé entre deux bourrasques de vent.

La «souveraineté de la France» de nouveau menacé

Sans chercher à remettre en cause les clichés de l'imaginaire national, François Hollande a repris l'idée que le combat français pour la liberté guiderait le monde entier. «Ce combat a toujours servi de référence au monde», a-t-il assuré. «Encore aujourd'hui, c'est vers Paris que des résistants, des opprimés, des rebelles se tournent quand ils se lèvent pour renverser un tyran. Je pense en cet instant au peuple syrien, opprimé par un régime qui n'est plus animé que par la peur de disparaître», a-t-il poursuivi. «La France a pris et prendra les initiatives nécessaires en faveur de la révolution syrienne». C'est une réponse à ceux qui ont accusé François Hollande de tarder à agir. Un «mauvais angle d'attaque», juge-t-on d'ailleurs à l'Elysée. Sur les questions internationales, on revendique une forme de continuité.
L'autre parallèle entre la France de 1944 et celle de 2012 concerne le «redressement» de la France. «Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale l'effort fut d'autant plus librement consenti qu'il fut justement partagé», a asséné François Hollande en évoquant un peu plus tard les «nouvelles menaces» qui pèsent sur la «souveraineté de la France»: «elles sont économiques, financières, commerciales», a-t-il énuméré. Autres leçons de l'histoire, François Hollande a mentionné le combat contre l'antisémitisme et la xénophobie, et la place de l'enseignement de l'histoire à l'école.
Pour conclure, le président a enrôlé une dernière fois l'histoire pour justifier son action. Il a même repris un de ses slogans de campagne: «le rêve français». «Il devait bien mobiliser tous ceux qui se battaient pour la libération de Paris», a assuré François Hollande. Alors que sa popularité est en berne, le président de la République ne veut rater aucune occasion d'éclairer son action sous le jour le meilleur.

"Hollande utilise l'histoire pour vanter son action"
Si l'histoire est là (mais pas écrite par lui) où est l'action?

"Les sanglots longs des violons de l'automne bercent mon coeur d'une langueur monotone"
Pourvu que ça dure !







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