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lundi 17 janvier 2011

Pour le patron de la BCE, la France n'a pas fait assez de réformes

Invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro dimanche soir, Jean-Claude Trichet a estimé que la France n'avait pas fait assez de réformes structurelles, précisant que le pays pourrait, en réformant, relever sa croissance. 
 Leçon d'économie de Jean-Claude Trichet à la France. Invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro dimanche soir, le Président de la Banque centrale européenne a estimé que la France, comme les autres pays de la zone euro, n'avait pas fait assez de réformes structurelles, précisant que le pays pourrait, en réformant,  relever sa croissance potentielle comme tous ses partenaires de la zone euro.

"Naturellement, la France n'a pas fait assez de réformes structurelles. Elle a un potentiel de croissance qui pourrait être largement supérieur, c'est le cas d'ailleurs dans notre analyse de tous les pays de la zone euro", a-t-il dit lors duGrand Jury.  De quelles réformes s'agirait-il ? Le patron de la BCE a cité une plus grande ouverture à la concurrence internationale et une plus grande flexibilité du marché du travail associée à un meilleur soutien des travailleurs perdant leur emploi.  "La France se distingue très souvent parce qu'elle est très réticente vis-à-vis de l'ouverture la plus grande possible à la compétition dans le domaine des services par exemple", a dit Jean-Claude Trichet.

Evoquant le marché du travail, il a cité l'exemple du Danemark, "un pays dans lequel il y a une beaucoup plus grande flexibilité du marché du travail que chez nous, et en même temps une politique extrêmement efficace, extrêmement active de soutien à ceux qui sont dans la difficulté parce qu'ils ont perdu leur emploi". Interrogé sur la récente remise en cause des 35 heures par des responsables politiques français de gauche comme de droite, il a répondu: "La plus grande flexibilité dans ce domaine est évidemment nécessaire, je ne me prononce sur le point de savoir si elle est déjà atteinte ou pas."
Hausse des taux de la BCE si nécessaire

Sur le plan monétaire, alors que l'inflation menace de nouveau la zone euro, malgré une croissance plus que mitigée, qui limite la création d'emplois, le président de la Banque centrale européenne a assuré que son institution n'hésiterait pas à relever ses taux s'il le fallait,  car il y allait de la crédibilité de la politique monétaire européenne. Au risque d'hypothéquer encore plus une reprise rapide du dynamisme économique européen, déjà passablement affaibli par les plans de rigueur en série imposés en Grèce, en Irlande et en Espagne. "Si nous assurons la stabilité des prix et si nous sommes crédibles, nous aurons des taux d'intérêts moins élevés", a relevé M. Trichet. La BCE a replacé l'inflation au centre de ses préoccupations depuis que la hausse des prix en zone euro a franchi la barre des 2% par an, qui sert d'objectif de moyen terme à la banque centrale.

Jean-Claude Trichet a par ailleurs minimisé les divergences existant entre la situation économique de l'Allemagne et celle du reste de la zone euro, en soulignant que le dynamisme allemand actuel n'était qu'un "rééquilibrage" après des années pendant lesquelles ce pays était "l'homme malade de l'Europe". Quand au fonds destiné à secourir les pays de la zone euro en difficulté, M. Trichet a réitéré que ce fonds devait "être amélioré, en quantité et en qualité". Sur ce dernier point, il a précisé que ce fonds devrait être "aussi flexible que possible dans ses interventions".

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