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jeudi 13 janvier 2011

Découvrez les secteurs qui vont rebondir en France en 2011

Voici le diagnostic des services économiques du Crédit Agricole, qui viennent de livrer leurs prévisions d'activité par secteur pour l'année 2011. 

La croissance française ne « brille pas », mais « se consolide », au diapason de la « convalescence » de l'économie mondiale. Tel est le diagnostic des services économiques du Crédit Agricole, qui viennent de livrer leurs prévisions d'activité par secteur pour l'année 2011. Les filières en croissance seront ainsi plus nombreuses qu'en 2010, mais la croissance sera moindre, la production restant par ailleurs très en dessous de ses niveaux d'avant-crise. En 2011, la principale bonne nouvelle pourrait venir du BTP, qui, en 2010, était loin d'avoir pansé ses plaies. Le secteur retrouverait des couleurs, loin de la dégringolade de 2009 (7,8 % de l'activité en volume). Cette renaissance serait due au logement neuf, dont la progression est attendue à 14,6 % en 2011 (4,7 % en 2010). La pierre, valeur refuge par excellence, et des taux d'intérêts particulièrement bas favoriseront ce rebond. Ces prévisions rejoignent celles de l'Insee. L'institut prévoit pour 2011 le retour de l'investissement des ménages dans l'immobilier neuf après deux ans d'arrêt, ainsi que la progression des achats de biens d'équipement du logement (+ 6 % depuis le début 2010), qui soutient la consommation.
Les travaux publics reprendraient aussi, modestement, malgré les contraintes budgétaires pesant sur les finances publiques. Un regain probablement lié à la perspective de l'élection présidentielle de 2012...
Des situations contrastées
Le secteur de l'automobile réunit pour sa part des situations contrastées. Les ventes de véhicules particuliers devraient subir le contrecoup de l'arrêt de la prime à la casse (10 % en 2011). Elles seraient toutefois portées par un marché européen stable, soutenu par l'Allemagne. Par ailleurs, les utilitaires bénéficieraient de la reprise de l'investissement des entreprises.
Un secteur fait preuve d'une relative stabilité, celui de la pharmacie. Après 5 % en 2010, il progresserait de 4,5 % en valeur en 2011. La filière doit sa croissance à ses exportations, alors que le marché intérieur pâtit d'une pression sur les prix en lien avec le développement des médicaments génériques.
Il est difficile enfin de ne pas remarquer l'extraordinaire rebond de la construction navale, une variation liée aux aléas des carnets de commande. Alors que 2010 avait été marqué par la livraison des deux derniers paquebots en construction à Saint-Nazaire, de nouvelles commandes donneront de l'air au secteur en 2011.
À l'autre bout du spectre des prévisions, les reculs du textile, des chaussures et de l'habillement viennent rappeler que, hormis sur quelques marchés (le luxe, le textile technique), ces filières françaises semblent définitivement perdues. Sara Sampaio