TOUT EST DIT

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samedi 10 octobre 2009

Mauvais service rendu à Obama

Faut-il supprimer le prix Nobel de la paix ? La question est posée après son attribution, vendredi, à Barack Obama. Cette décision, qui suinte le politiquement correct, est une fausse bonne idée.
Certes, cette récompense, contrairement aux Nobel scientifiques ou de littérature, ne couronne pas le fruit d'une longue recherche ou l'œuvre d'une vie. Elle est, en principe, destinée à une ou plusieurs personnalités contribuant au rapprochement des peuples, à la propagation des droits de l'homme et de la liberté.

Considérations qui s'appliquent sans doute au nouveau président américain. L'homme incarne la rupture, après l'ère Bush. Son verbe est pacifique : à l'endroit des musulmans (discours du Caire), en faveur du désarmement nucléaire (discours de Prague). Ses projets politiques sont empreints d'humanité : la réforme de la santé aux États-Unis. Ses ambitions internationales cultivent la réconciliation : en Irak, en Afghanistan, au Proche-Orient. Enfin, l'homme incarne la nouvelle Amérique, celle qui porte à sa tête un Noir, quarante ans après l'assassinat de Martin Luther King.

N'était-ce pas d'ailleurs le peuple américain lui-même qu'il convenait à ce titre de récompenser ? Lui a osé braver ses préjugés passés et présents pour élire un chef issu d'une de ses minorités. Lui a envoyé un signal concret, exemplaire, au reste du monde. Ce n'est pas si fréquent, même dans les démocraties les plus avancées.

Obama a de belles intentions, mais suffisent-elles à en faire un grand président ? Certainement pas. Il n'occupe sa fonction que depuis dix mois. Sa route s'annonce longue et semée d'embûches. Rien ne dit qu'il ne soit pas renvoyé à la fin de son mandat comme l'un de ses prédécesseurs démocrates, Jimmy Carter, Nobel de la paix lui aussi. Mais en 2002,vingt-deux ans après sa retraite de la Maison-Blanche.

Obama, lui, est en plein exercice. Si ce prix a encore une valeur, il ne peut que compliquer sa tâche, contraindre son action, l'exposer à tous les chantages. Et si le nouveau Prix Nobel devait dénouer l'imbroglio iranien par la force ? En politique, la fin justifie les moyens. Pour vaincre, les beaux principes, les grandes idées doivent souvent s'accommoder, en coulisses, d'un inavouable cynisme et de certains compromis.

L'Académie Nobel, qui a couronné Arafat en 1994 mais ignoré le Mahatma Gandhi, ne rend pas service vendredi à Barack Obama.
Yves Threard (le figaro)
Je me demande souvent de qui est fait ce jury qui decerne le prix Nobel, leur âge leur qualification....hein ?

La Pologne a ratifié le traité de Lisbonne

Le président polonais Lech Kaczynski a signé, samedi 10 octobre, à Varsovie le traité de Lisbonne, parachevant ainsi sa ratification par la Pologne. "Le changement de décision du peuple irlandais a fait que le traité a repris vie et qu'il n'y a plus d'obstacles pour le ratifier", a déclaré M. Kaczynski. "Aujourd'hui est une journée très importante pour l'histoire de la Pologne et de l'Union européenne", a-t-il ajouté.
La cérémonie au palais présidentiel à Varsovie a réuni notamment le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le président du Parlement européen Jerzy Buzek, ainsi que le premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE.

Après la large victoire du oui au référendum irlandais et la signature du document par le président Kaczynski, seule la République tchèque n'a pas achevé le processus de ratification du traité réformateur. Pour que le texte entre en vigueur, le chef de l'Etat tchèque, Vaclav Klaus, doit parapher le document déjà ratifié par voie parlementaire dans son pays. M. Klaus attend aussi le verdict de la Cour constitutionnelle tchèque, saisie d'un nouveau recours contre le texte par ses alliés politiques.

Adversaire déclaré du traité de Lisbonne, le président tchèque vient de plus de demander une dérogation pour son pays concernant la Charte des droits fondamentaux, pour empêcher toute restitution des biens des Allemands des Sudètes confisqués après la Seconde guerre mondiale.

Mis en cause dans une nouvelle polémique, Frédéric Mitterrand réplique

Il y a des semaines comme cela où rien ne va. Frédéric Mitterrand en sait quelque chose. Après la polémique sur son ouvrage La mauvaise Vie, le ministre de la culture est aux prises depuis vendredi avec un témoignage de moralité qu'il a apporté à deux hommes accusés de viol. Samedi, le ministre de la culture décide de contre-attaquer : Frédéric Mitterrand "se réserve le droit" d'aller devant la justice pour défendre "son honneur et sa réputation" explique-t-il dans une mise au point publiée samedi, après la divulgation du témoignage de moralité qu'il a apporté lors du procès de deux jeunes accusés de viol à la Réunion.
Vendredi, le Quotidien de la Réunion a révélé que le ministre de la culture était cité en tant que témoin de moralité dans un procès d'assises en appel qui se déroulera fin octobre à la Réunion où doivent comparaître trois hommes poursuivis pour le viol collectif d'une jeune fille de 16 ans. La révélation de ce témoignage intervient alors que le ministre, face à l'ampleur de la polémique sur son livre publié en 2005 déclenchée par le Front national, est venu s'expliquer jeudi dans le journal de 20 heures sur TF1.

M. Mitterrand avait apporté son témoignage à deux des accusés, dont l'un est son filleul, lors du premier procès devant la cour d'assises des mineurs de Saint-Denis-de-La-Réunion en mars dernier. Les trois hommes avaient été condamnés à des peines allant de 8 ans de prison à 15 ans de réclusion. Dans une interview au Journal du Dimanche samedi, le ministre a dit "ne plus supporter ces attaques". "C'est immonde ! (...) J'ai apporté mon témoignage sur la moralité d'une famille, celle de mon ancienne maquilleuse sur France 2". "Je suis indigné qu'on vienne me chercher sur cette affaire. Je le répète : c'est dégueulasse !", ajoute-t-il, jugeant que "ce qu'on (lui) fai(sait) était honteux".

A propos ce témoignage, le cabinet du ministre assure qu'"Il s'est engagé simplement personnellement à faciliter toute mesure de réinsertion de ces jeunes après leur condamnation", ajoutant que "M. Mitterrand réprouve les faits qui sont d'une extrême gravité. Il s'est porté témoin de moralité pour les parents qu'il connaît de longue date et non pour leurs enfants".

Dans sa lettre à en-tête de la Villa Médicis, M. Mitterrand précisait qu'"en tant que directeur de l'Académie de France à Rome", il "s'engageait personnellement à faciliter toute mesure de réinsertion". Il évoquait la possibilité de stages de formation à la Villa Médicis. Ces stages de formation sont non rémunérés, a souligné son cabinet. Interrogé sur le fait que cette lettre était à en-tête de la Villa Médicis, le cabinet du ministre a répondu qu'il s'agissait "de montrer qui vous êtes quand vous écrivez à un juge, sans plus". "La seule chose qu'on pourrait lui reprocher c'est quasiment un délit d'humanité", a-t-on ajouté. Dans cette lettre, M. Mitterrand écrivait en outre à propos des deux accusés: "Il sont assurément conscients de la gravité des faits qui leur sont reprochés".

NE POURRAIT-ON PAS LUI FOUTRE LA PAIX ? ET MIKAEL JACKSON ALORS, QU'A T-IL FAIT ?

Les sanctions contre les dépassements d'honoraires pourraient être durcies

Les dépassements d'honoraires abusifs sont dans le collimateur du ministère de la santé. Selon le quotidien La Tribune à paraître samedi 10 octobre, les médecins les pratiquant pourraient voir les sanctions à leur encontre alourdies.

Une source au ministère de la santé a confirmé à l'AFP qu'un décret était en préparation et qu'il pourrait être publié d'ici la fin de l'année, tout en précisant que son contenu devait encore faire l'objet d'une concertation. Il devrait reprendre pour l'essentiel les sanctions déjà prévues dans un décret de décembre 2008, au titre notamment des refus de soins (avec des sanctions financières pouvant atteindre près de 6 000 euros) et des dépassements abusifs.
Les dépassements d'honoraires, autorisés pour les médecins dits en "secteur 2", désignent les sommes non prises en compte dans le calcul du remboursement effectué par la Sécurité sociale. Selon La Tribune, les médecins qui récidiveraient dans la pratique des dépassements abusifs pourraient se voir retirer leur droit à pratiquer des dépassements pour une durée maximale de cinq ans, sur décision des directeurs des caisses d'assurance-maladie.

Un jour comme un autre

On cherche en vain le climat prérévolutionnaire ou l'insurrection populaire que promettaient avec délectation quelques irresponsables au printemps dernier.

Premier rendez-vous officiel d'une rentrée sociale qu'on nous annonçait à haut risque, le mouvement de protestation organisé hier par sept syndicats dans le cadre de la Journée mondiale en faveur du travail décent et contre la précarité est passé totalement inaperçu. Une poignée de manifestants ici ou là, un rassemblement symbolique devant le siège parisien du Medef, quelques opérations escargot sur les routes… On cherche en vain le climat prérévolutionnaire ou l'insurrection populaire que promettaient avec délectation quelques irresponsables au printemps dernier. À peu de chose près, hier fut un jour comme un autre. Et personne, à commencer par les salariés qui se cramponnent à leur emploi, ne s'en plaindra : les difficultés des entreprises sont suffisamment grandes pour qu'on ne les pénalise pas davantage avec des grèves ou des blocages dans les transports.

Malgré le flop de cette journée de mobilisation, la France ne se trouve, bien sûr, pas à l'abri d'une de ces poussées de fièvre sociale dont elle a le secret. Mais le pire n'est jamais certain. D'abord, parce que les manifestations à répétition du printemps dernier ont montré leurs limites. Les Français ont beau craindre pour leur avenir, ils savent que l'on n'arrête pas une crise de cette ampleur avec des défilés. Ensuite, parce qu'ils constatent que le gouvernement n'est pas resté les bras croisés. Parallèlement au plan de relance, de nombreuses mesures ont été prises en faveur des chômeurs, des familles modestes et des jeunes, donnant au passage satisfaction à un certain nombre de demandes des syndicats. À défaut de stopper la crise, ce dispositif a permis d'en atténuer le choc.

Enfin, et c'est peut-être le plus important, parce que les syndicats eux-mêmes se trouvent placés devant leurs responsabilités. Depuis le changement des règles sur la représentativité, qui leur impose d'atteindre 10 % des voix aux élections dans les entreprises pour exister, les voilà sommés de revoir leurs pra­tiques. De tourner le dos à la «gréviculture», à ces mouvements décidés entre soi dans les états-majors parisiens, pour redécouvrir la réalité du terrain dans les entreprises. Hier, il fallait se frotter les oreilles pour être sûr d'avoir bien entendu les principaux leaders demander à leurs troupes d'accepter que «l'action syndicale ne se traduise pas toujours par des manifestations» ou les appeler à trouver des formes plus originales de mobilisation. Si un renouveau du dialogue social s'installait dans le pays, la France n'aurait pas tout perdu avec la crise.

Frédéric Mitterrand: Hamon, Valls, Montebourg et le FN qui livrent aux chiens l'honneur d'un homme

Les quadras du PS ont accablé Frédéric Mitterrand dans la foulée du FN. Et si cette opération en préparait d'autres du même genre au sein du PS, quand viendra le temps des primaires?
Terrible journée que celle du 8 octobre 2009, passée à contempler les descendants de Jaurès, Blum, Mitterrand, les héritiers de Salengro et Bérégovoy, ces jeunes gens qui ont la bouche pleine du mot « Rénovation », se comporter comme une meute.

J'ai entendu Manuel Valls dire: "Cela n'a rien à voir avec sa vie privée ou avec sa vie sexuelle, là il s'agit d'une apologie de l'exploitation sexuelle, du tourisme sexuel", ce qui est un mensonge. Je me suis demandé ce qu'il en était vraiment. Manuel Valls a-t-il seulement lu le livre? Si non, c'est grave. Si oui, c'est encore plus grave, voire criminel.

J'ai entendu Razzy Hammady sur Europe 1 « assumer » de se livrer à la même campagne que le Front National, avec les mêmes armes, la même dialectique, la même cible, le même vomi et en tirer comme une sorte de fierté sur le thème: « je suis tout à fait à l'aise! », rappelant ainsi le triste souvenir de ces socialistes perdus qui assumèrent aussi, en leur temps, une proximité avec l'extrême droite sur fond de pacifisme. On sait où cela mena certains d'entre eux.

J'ai lu le communiqué d'Arnaud Montebourg: "il est impossible qu'un ministre représentant de la France puisse encourager la violation de ses propres engagements internationaux à lutter contre le tourisme sexuel. La révocation s'impose donc". Déception de constater que Montebourg a décidé de céder lui aussi aux facilités de l'amalgame, de la démagogie et du populisme. Montebourg se voulait la réincarnation de Mendès-France au 21e siècle, il a enfilé hier le costume qui sied à un Guy Mollet de Saône et Loire. On ne peut que souhaiter que cela soit provisoire.

Et ce matin, à nouveau Benoît Hamon qui, réagissant à l'intervention de Frédéric Mitterrand hier, estime que celui-ci est responsable de l'amalgame homosexualité-pédophilie. Hamon en pompier pyromane: le comble! Reconnaissons cependant un point à Hamon: oui, cette affaire laissera des traces, mais pas nécessairement comme il l'imagine. Hier, j'ai discuté avec beaucoup d'électeurs encore fidèles au PS et qui m'ont dit qu'ils feraient comme Georges Kiejman. Tant qu'Hamon portera la parole du parti de Jaurès, Blum, Mitterrand, pas question de lui donner une voix.

Cela étant, nous sommes au PS, donc ne soyons pas dupes de la double visée de l'affaire. Cette opération de la génération des quadras est en fait une opération iceberg. Pour le moment, il y a la partie visible émergente: attaquer Mitterrand l'homosexuel en le travestissant en apologue de la pédophilie, afin de flatter les bas instincts d'un électorat populaire chauffé à blanc par quinze ans d'ultra-médiatisation d'affaires du genre. Mais il existe aussi une partie immergée. Cette campagne est aussi destinée à préparer en interne les futures primaires socialistes. Nos jeunes quadras rénovateurs, auto-proclamés gardiens d'une inquisition morale à la sauce américaine version française, expliqueront sans doute, le moment venu, en public et en cachette, que le futur candidat socialiste à l'élection présidentielle devra être sentimentalement, sexuellement, hétérosexuellement, monogamiquement, moralement exemplaire. On se demande bien qui sera visé... Pour ma part, j'ai déjà deux noms en tête...

Cela dit, tirons la première conclusion de cette affaire. Une conclusion qui « bouclerait la boucle » en quelque sorte, où il s'agirait de reprendre du Mitterrand dans le texte pour défendre un Mitterrand.

Toutes les explications du monde ne justifieront pas que le Front national ait pu livrer aux chiens l'honneur d'un homme et qu'il se soit trouvé des socialistes pour s'en repaître au prix d'un double manquement aux lois fondamentales de notre république, celles qui protègent la liberté et la dignité de chacun d'entre nous.

PS; à tous les futurs mécontents, petit rappel: ceci est un blog, un espace personnel, j'y écris ce que je veux, selon mon humeur, affranchi des régles journalistiques traditionnelles.

J'aime ma boîte, moi non plus

C'est une drôle d'idée, par les temps qui courent, d'organiser une journée qui s'appelle : J'aime ma boîte !

- "Pourquoi les salariés n'auraient-ils pas le droit de dire qu'ils apprécient l'entreprise dans laquelle ils travaillent" ? Ben oui, quoi !

La blonde qui a eu cette idée s'appelle Sophie de Menton, elle préside un club de patrons crée par Yvon Gattaz, qui s'appelle ETHIC. Pour Sophie de Menton, je cite, "L'idée est simple : les manifestations sont en général négatives, contre les patrons ou le gouvernement. Là, il s'agit de rompre avec la lutte des classes, pour mieux intégrer les salariés et détendre les relations sociales"… Et toc ! C'est beau, hein, c'est bien dit !

Cette année, la grande Sophie a claqué la porte de la commission du Medef qui se penchait sur les salaires des patrons, mais on peut toujours l'entendre dans l'émission de radio "Les grandes gueules" – vous voyez le style.

- Et alors quel est le programme de cette journée J'aime ma boîte ?

Oh y'a plein de trucs chouettes, ça va vous plaire. On ne vous demande pas d'aller faire des mamours à votre patron. C'est décentralisé, hein, chacun fait comme il veut. Il y en a qui font un concours culinaire sucré/salé. D'autres organisent un repas galette-saucisse. Il y a une photo de groupe, tout à l'heure, avec 800 entrepreneurs portant un T-shirt "Mon entreprise, c'est moi"… Un vrai collector !

Notre secrétaire d'Etat au commerce, Hervé Novelli, inaugure en région parisienne un immeuble avec crèche, coiffure, et gymnastique. Les organisateurs suggèrent, si vous êtes en panne d'idée, de faire un concours du "bureau le mieux décoré", ou alors un atelier photo "qui est qui", pour connaître ses voisins… Vous voyez, la barre est mise assez haut.

- Vous vous moquez, Simon, mais l'ambiance au travail, c'est très important…

Bien sûr que c'est important (on le voit dans ce studio tous les matins), bien sûr qu'il y a un lien entre l'efficacité au boulot et l'épanouissement personnel. Et heureusement qu'il y a plein de gens qui aiment leur entreprise.

Si l'on en croit le sondage réalisé à cette l'occasion pour les joyeux lurons patronaux, 73% des salariés aiment leur boîte. Mais ce que ne disent pas les gentils organisateurs, c'est que dans le même sondage il y en a aussi 48% qui ne voient pas ou peu de perspective d'évolution de carrière, 50% qui se plaignent de ne pas être reconnu dans leur travail, et 58% qui se disent mal payés… Le côté "chouette on fait la fête" avec des langues de belle-mère pour détendre les relations sociales a des limites… quand la plupart des boîtes cherchent toujours plus de rendement avec moins de personnel.

Le lien entre l'efficacité au boulot et l'épanouissement personnel, je suis certain que les salariés de France Telecom le voient très bien - du moins ceux qui n'ont pas succombés à la "mode du suicide".

L'amour de l'entreprise existe d'évidence chez les Molex, les Conti, Caterpillar, Serta, Amora, New Fabris… toutes ces entreprises ou les salariés ont été "déboîtés", jetés comme des kleenex.

Parmi les sponsors de cette journée J'aime ma boîte, il y a aussi Pôle Emploi : une boîte en fusion. Il y a la BNP : J'aime mes bonus. Il ne manque que la Poste, version J'aime ma boîte… à lettres !

Sophie de Menton, il faut lui rendre justice, est appréciée pour son franc-parler, alors elle a reconnu que le Medef lui a dit : "On n'est pas là pour être aimés"… Effectivement, certain s'en étaient déjà aperçus…

Bon, il faut que je vous quitte : on m'a demandé d'instaurer des moments de bien-être qui n'existeraient pas… J'hésite entre galette-saucisse et le "bureau le mieux décoré"…

Youpi !

LE PHILOSOPHE S'EXPRIME.


"La planète Internet est devenue une immense foule lyncheuse" dénonce le philosophe Alain Finkielkraut.

vendredi 9 octobre 2009

Nobel : la presse américaine dénonce un prix "prématuré"

"Au réveil, je suis allé sur le site du New York Times, écrit Richard Kim, du site de gauche progressiste The Nation, et j'ai cru que j'étais en fait sur le site The Onion [un site satirique, ndlr]", à propos de l'attribution, vendredi 9 octobre, du prix Nobel de la paix à Barack Obama. "Je ferais mieux de refermer les yeux et de me réveiller dans la réalité", poursuit-il.
Pourtant, ce n'est pas un rêve. Barack Obama a bien été désigné par le comité Nobel, et "quiconque pense que ce prix est sans précédent, n'avait pas bien fait attention auparavant", défend Robert Naiman, de Common Dreams. Le site de gauche est un des rares à défendre ce prix récompensant les promesses et les efforts du président américain. Pour lui, c'est de la même manière que Desmond Tutu avait reçu, en 1984, le prix avant que l'apartheid ne soit totalement éradiqué d'Afrique du Sud. Ce prix l'avait justement aidé à accomplir cette tâche. "C'est ce que le comité Nobel essaie de faire pour Obama", conclut Robert Naiman.

Mais la voix de Common Dreams semble bien seule dans le concert de commentaires étonnés. Massimo Calabresi de l'hebdomadaire Time y voit une "accolade prématurée, d'ordinaire réservée à ceux qui ont atteint des résultats considérables et tangibles dans la poursuite de la paix". "Ces résultats considérables", l'ensemble de la presse américaine souligne que M. Obama ne les a pas encore accomplis. Pour Andrew Leonard, du site Internet Salon, "Barack Obama tente de construire un système de soins, de réparer la machine économique, de prévenir le réchauffement climatique sans oublier de sortir les troupes d'Irak et de trouver une solution au conflit afghan. S'il réussit tout cela, il méritera un prix. Mais certainement pas encore". Un chroniqueur de Slate, John Dickerson, note ironiquement qu'après avoir perdu les Jeux olympiques, vendredi 2 octobre, et avoir remporté le Nobel, vendredi 9, Barack Obama "devrait garder un créneau libre dans son agenda vendredi prochain, car apparemment tout peut arriver".

LES CONSERVATEUR TRÈS CRITIQUES

Les éditorialistes conservateurs vont plus loin dans leur critique de ce prix. Mark Halperin, qui tient le blog politique du Time, The Page, explique : "Les personnes critiques envers Barack Obama l'accusent depuis longtemps de se contenter de discourir (…). Cette incroyable décision de lui attribuer le Nobel simplement sur sa rhétorique va rendre plus furieux ses détracteurs qu'elle ne va contenter ses supporteurs."

En effet, Glen Greenwald, sur Salon, estime que le comité Nobel s'est "ridiculisé". Les éditorialistes du conservateur Weekly Standard s'en donnent à cœur joie, remerciant le Comité, qui leur épargne ainsi des difficultés pour trouver leurs blagues de la semaine. Plus sérieusement, l'un d'eux fait remarquer qu'au moment des nominations pour le Nobel Barack Obama n'était à la Maison Blanche que depuis onze jours. "En 2010, note Jennyfer Robin, de Commentarymagazine.com, le prix ira à Mahmoud Ahmadinejad pour avoir accepté de s'asseoir à la table des négociations."

Mickey Kaus, de Slate, avait bien un conseil à donner à Barack Obama : "Qu'il ne l'accepte pas ! Qu'il refuse poliment. Qu'il dise être honoré, mais qu'il n'a pas encore eu le temps d'accomplir les tâches qu'il souhaite. Résultat : il obtient tout de même la gloire venant de la récompense et fait un pas vers la résolution de son problème narcissique." Mais Barack Obama a déjà annoncé qu'il irait en personne recevoir son prix à Oslo.
Antonin Sabot

Barack Obama "étonné et touché" par le prix Nobel de la paix#

Lors d'une courte allocution prononcée devant la Maison Blanche, Barack Obama s'est dit "étonné" et "touché" par le prix Nobel qui lui a été décerné, vendredi 9 octobre. "Ce matin, en écoutant les nouvelles, ma fille est entrée et m'a dit : 'Papa, tu es Prix Nobel de la paix'", a-t-il déclaré.

"C'est une surprise, quelque chose qui me touche au plus profond de moi-même", a poursuivi le président américain, avec une certaine humilité. "Pour être honnête, je n'ai pas l'impression que je mérite de me retrouver en compagnie de tant de personnalités qui ont transformé leur époque et qui ont été récompensées par ce prix."


"Ce prix reflète le monde que les Américains et d'autres essaient de construire, à la hauteur des attentes de nos Pères fondateurs", a-t-il estimé, voyant dans ce prix "un appel à relever des défis", notamment sur les armes nucléaires et la question du changement climatique. "Ces défis peuvent être relevés à condition qu'ils ne soient pas portés par une seule personne", a-t-il prévenu.

"Voilà pourquoi mon gouvernement cherche à ouvrir une nouvelle ère ou l'ensemble des nations portent la responsabilité d'établir la paix. Toutes les nations ont la responsabilité de démontrer leurs intentions pacifiques", a-t-il expliqué.

Barack Obama a ainsi dit vouloir "redéfinir la manière dont nous nous percevons les uns les autres, favoriser le dialogue interculturel et interreligieux", qui doit être "basé sur le respect réciproque".

French 'boy sex' minister defiant

A French politician has refused to resign over comments that he enjoyed paying for "boys" in Thailand.

Frederic Mitterrand, 62, the culture minister, denied that passages of his book, The Bad Life, described sexual encounters with underage boys.

Interviewed on French TV, he condemned sex tourism and paedophilia, saying he had only paid for sex with men his age.

Mr Mitterrand, nephew of late President Francois Mitterrand, faced criticism from left and right in recent weeks.
His book was little-noticed when it was first published in 2005.

However it returned to the headlines after Mr Mitterrand made an impassioned defence of film director Roman Polanski, who was recently arrested in Switzerland on child sex charges.

Mr Mitterrand said the behaviour of the United States, in seeking his extradition, was callous and "horrifying".

His comments in support of Polanski led the right-wing National Front to lead the criticism of Mr Mitterrand over events in his past.

France's Socialist opposition has also been sharply critical of Mr Mitterrand.

'Not a crime'

Mr Mitterrand appeared on a French TV news programme on Thursday evening visibly angry and far from apologetic.

"I absolutely condemn sexual tourism [and] I condemn paedophilia in which I have never in any way participated," Mr Mitterrand said.
"All the people who accuse me of that type of thing should be ashamed."

People "should not confuse paedophilia and homosexuality", the culture minister insisted, describing his actions in Thailand as an error - "without a doubt" - but not a crime.

"Each time I was with people who were my age, or who were five years younger - there wasn't the slightest ambiguity - and who were consenting," he said.

Mr Mitterrand said he retained the confidence of current President Nicolas Sarkozy and that he had not offered to resign over the controversy.

He had committed what he thought was an "offence against... human dignity", but strongly denied any accusations of illegal sexual activities.

'Kind of a diva'

French political analyst Michel Gurfinkiel said Mr Mitterrand's description of sexual encounters in the book was clearly referring to young adults, rather than minors.

"He very clearly talks about young adults and not minors," Mr Gurfinkiel told the BBC's The World Today programme.

He added that should the "media storm" surrounding the story continue into the weekend Mr Mitterrand may well have to resign, but that his position may well be safe should coverage fade away.

"[Mitterrand] is seen as a kind of a diva, and a lot of people love to hate him for that," said Mr Gurfinkiel.

When Mr Mitterrand's book, described by his publishers as a novel based on autobiography, was written, it received literary praise and did not generate controversy.

When he was appointed to the French government in June 2009 Mr Sarkozy described his new minister as "talented and courageous".

Barack Obama Prix Nobel de la paix

Le prix Nobel de la paix 2009 a été attribué, vendredi 9 octobre au président américain, Barack Obama, "pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationales entre les peuples", a annoncé le jury du prix à Oslo. Le premier Afro-Américain élu à la Maison Blanche a lancé des appels en faveur d'un monde sans armes nucléaires et s'emploie à relancer le processus de paix israélo-palestinien, depuis son investiture en janvier dernier.
En septembre, Barack Obama avait présidé une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, qui avait entériné à l'unanimité une résolution, rédigée par les Etats-Unis, appelant les pays nucléarisés à démanteler leurs arsenaux. Obama est le troisième Américain membre du Parti démocrate à recevoir le Nobel de la paix depuis le début du XXIe siècle, après l'ancien président Jimmy Carter (2002) et l'ancien vice-président Al Gore (2007).

Il rejoint ainsi d'autres chefs d'Etat ou de gouvernement qui ont reçu cette distinction alors qu'ils étaient en exercice, le Russe Mikhaïl Gorbatchev en 1990, l'Israélien Yitzhak Rabin et le Palestinien Yasser Arafat en 1994. Parmi les deux cent cinq candidats au Nobel de la paix, figuraient notamment trente-trois organisations, des hommes politiques, des militants des droits des femmes, etc.

Si aucun favori ne semblait se dégager clairement, certains noms étaient plus souvent cités, tels l'opposant zimbabwéen, devenu premier ministre, Morgan Tsvangirai, le médecin congolais Denis Mukwege, qui soigne les femmes victimes de violences sexuelles liées à la guerre civile, le dissident chinois Hu-Jia, l'ancien chancelier allemand Helmut Kohl ou encore la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt. Le président américain ne figurait pas parmi les favoris.
MERDE ALORS !!! QU'A-T-IL FAIT DE CONCRET POUR MÉRITER CE TITRE ? RIEN ABSOLUMENT RIEN, JE NE COMPRENDS PAS LES MOTIVATIONS DE CEUX QUI SE SONT DÉCIDÉS A LUI ATTRIBUER CE PRIX.

Mitterrand "C'est une bombe à fragmentation pour l'Ump"

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jeudi 8 octobre 2009

Frédéric Mitterrand défend «son honneur»

«Je n'ai jamais eu l'intention de démissionner», a assuré le ministre de la Culture sur TF1, qui a reconnu avoir «fait une erreur, pas un crime», en ayant des relations tarifées avec des hommes - majeurs - en Asie.

Frédéric Mitterrand ne démissionnera pas. Interrogé jeudi soir durant le journal de TF1, le ministre de la Culture a souhaité répondre de manière «extrêmement claire» aux accusations dont il est l'objet. Evoquant le chapitre polémique de son livre, où le narrateur s'adonne à des relations tarifées avec des hommes en Asie, il a assuré n'avoir fait «en aucun cas l'apologie du tourisme sexuel». «Oui, j'ai eu des relations avec des garçons, on le sait, je ne m'en cache pas», a-t-il admis. Mais «l'amalgame auquel je suis confronté, d'une totale injustice, voudrait que ces garçons soient des mineurs», a-t-il argumenté. Or, ces relations étaient «à chaque fois avec des gens qui avaient mon âge ou cinq ans de moins, il n'y avait pas la moindre ambiguïté», a martelé Frédéric Mitterrand.

A Laurence Ferrari, qui lui demandait s'il se rendrait à l'Assemblée lors de l'examen d'une éventuelle proposition de loi sur le tourisme sexuel, Frédéric Mitterrand a assuré d'un ton solennel, qu'il condamnait «absolument le tourisme sexuel qui est une honte et la pédophilie à laquelle [il n'a] jamais participé».

«Un désir de vengeance» des socialistes

Le ministre de la Culture a également vivement répondu à ceux qui l'ont, depuis le début de la semaine, appelé à la démission. Il y a d'abord «des gens dont je comprends le ressentiment», a-t-il dit, citant nommément Marine Le Pen, qui a lancé la polémique en lisant des extraits de La Mauvaise vie lundi soir durant l'émission Mots croisés. Et il y a les autres, «y compris dans les rangs socialistes», animés par «un désir de rancune et de vengeance». «Je ne rajouterai pas l'indignité à l'injustice» en démissionnant, a expliqué Frédéric Mitterrand. Nicolas Sarkozy, qui l'a reçu jeudi matin, lui a ainsi témoigné «sa confiance, tout comme M. Fillon, qui a dit ensuite aux cadres de l'UMP qu'il avait commencé à m'apprécier quand il avait lu mon livre, il y a quatre ans.»

Disant sa douleur de se voir au centre de cette polémique, Frédéric Mitterrand a fait part à plusieurs reprises de sa vive émotion : «Je pense à mon honneur, ma famille, mes enfants, je pense à ma mère, je suis ému, ce sont des choses importantes». Le ministre a par ailleurs rappelé que son livre, «bien accueilli par la critique» lors de sa sortie, n'était pas «complètement autobiographique», même s'il s'agit d'une vie «qui ressemble beaucoup» à la sienne. C'est un récit où il y a beaucoup de violence, de force». «Il y a aussi des descriptions qui sont rudes, car on ne fait pas la bonne littérature avec de bons sentiments», a-t-il lancé.

«J'ai fait une faute contre l'idée de la dignité humaine»

Frédéric Mitterrand a toutefois reconnu qu'avoir payé pour ces relations sexuelles était une erreur. «Une erreur oui, un crime non, une faute même pas», a-t-il assené, «puisque j'étais chaque fois avec des gens qui avaient mon âge et qui étaient consentants». «Avec le temps, je pense que j'ai fait une faute contre l'idée de la dignité humaine, et je pense que d'une certaine manière, il faut se refuser absolument à ce genre d'échange», a-t-il poursuivi.

Le ministre a aussi admis qu'il avait peut-être réagi avec trop d'émotion à l'arrestation de Roman Polanski il y a bientôt deux semaines. Mais «le ministre de la Culture s'occupe des artistes et ne les abandonne pas», a-t-il une nouvelle fois justifié.

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Première à réagir à cette interview, Marine Le Pen a jugé que le ministre de la Culture, «plus encore qu'hier», devait démissionner. «M. Mitterrand a menti avec beaucoup d'impunité. On pouvait lui reconnaître une qualité de sincérité quand il parlait d'autobiographie [...] Mais quant à faire croire aux Français que les gosses dont il parle dans son livre sont des hommes de 40 ans, il rajoute l'indignité à l'indignité», a déclaré la vice-présidente du Front national.

Royal perd son Bergé

Le mécène et collectionneur prend ses distances avec l'ex-candidate à l'Elysée, qu'il avait soutenue ardemment. Son nouveau champion: Vincent Peillon.

C'est un lâchage de plus pour Ségolène Royal. Et c'est, sans doute, le plus embarrassant. L'un des rares mécènes à gauche, Pierre Bergé, qui a longtemps soutenu sans compter la candidate de 2007, prend le large. Le cofondateur de la maison de couture Yves Saint Laurent a beau affirmer officiellement le contraire - "Je ne déserte pas le camp Royal" - les faits sont là : Bergé lui a presque coupé, en un an, son financement.

En septembre 2008, il avait ainsi payé l'essentiel des dépenses de la Fête de la fraternité, de la location du Zénith de Paris aux honoraires du metteur en scène de Royal, en qui il voyait l'héritière de la geste mitterrandienne, la femme déterminée à marquer l'Histoire. Mais, en septembre 2009, il n'a pas voulu verser le moindre euro pour la seconde édition de la Fête de la fraternité. Résultat, Royal, qui n'avait pas les moyens de réserver le Zénith de Montpellier (coût: 15 000 euros), a dû réunir ses troupes dans un parc municipal !

C'est après le congrès de Reims que le tandem s'est désuni. Bergé est déçu par la guérilla que mène la présidente de la région Poitou-Charentes contre la direction du PS. Son amateurisme l'irrite. Au printemps dernier, l'homme d'affaires refuse de verser une aide substantielle qu'elle lui demande pour relancer son mouvement Désirs d'avenir. Il accepte seulement de prendre en charge la refonte du site Internet. Sauf que, en juillet, il découvre que le compagnon de Ségolène Royal a été chargé de mener ce travail (voir L'Express du 17 septembre 2009). Mécontent, il arrête tout.
Le 18 septembre arrive l'heure des explications. Bergé et Royal se donnent rendez-vous au bar de l'hôtel Montalembert, à Paris. A partir de ce moment-là, le divorce est enclenché. Mais en douceur. Bergé ne goûte guère les clashs. "Il ne lâche jamais personne; en la matière, il est inébranlable", note Malek Boutih, ancien président de SOS-Racisme. "C'est un homme extrêmement fidèle en amitié, même quand on a eu des désaccords politiques", renchérit Laurent Fabius, qui fut son protégé jusqu'au référendum sur la Constitution européenne, où Bergé batailla pour le oui.

Alors, pour faire taire les rumeurs, il s'affiche avec Royal au théâtre Dejazet, le 5 octobre, à Paris, lors d'une réunion de Désirs d'avenir autour de Bernard-Henri Lévy. Remercié pour sa "présence chaleureuse" par l'élue socialiste, Bergé est ovationné par la salle. Mais, in petto, il a tourné la page, sans la déchirer. "Il la laisse descendre elle-même les marches", explique un proche.

Et s'il paie ses bureaux boulevard Raspail - 8 000 euros mensuels pour 300 mètres carrés - il ne perd pas de vue qu'au printemps 2011, pour respecter la législation sur les comptes de campagne de la présidentielle, cette aide devra cesser. "Bergé reste un soutien et un adhérent important de Désirs d'avenir", persiste à croire le député maire de Laval, Guillaume Garot.

Encourager l'émergence d'un quadra non énarque

Dans la perspective des primaires, cette séparation est lourde de conséquences. Bien sûr, Royal conserve une capacité à nulle autre pareille à attirer les caméras et la foule, même avec moins de moyens. Mais voilà que Bergé s'éloigne d'elle pour mieux pousser un autre socialiste. Et pas n'importe lequel: l'eurodéputé Vincent Peillon, qui a déjà entrepris une OPA sur le courant de Royal, l'Espoir à gauche, dont il est désormais le principal animateur. "Je regrette que Ségolène ne se soit pas retirée avant le congrès en faveur de Vincent Peillon pour le poste de premier secrétaire, confie Pierre Bergé à L'Express. Il aurait pu être le candidat de consensus parfait."
Le mécène s'est visiblement découvert un nouveau champion. Il l'accompagne sur les plateaux télé, déjeune avec lui, s'assoit au premier rang de ses réunions politiques. Ne rate aucun rendez-vous. Le 14 novembre prochain, jour de son 79e anniversaire, il avait prévu d'aller écouter le parlementaire à Dijon - une table ronde finalement reportée et à laquelle, bien sûr, il se rendra.

Bergé, l'amoureux des lettres, le bibliophile, retrouve là un homme de l'écrit. Il a adoré son livre La Révolution française n'est pas terminée (Seuil). Dans une classe politique où les enfants de la télévision sont légion, il se réjouit d'encourager l'émergence d'un quadra non énarque, mais agrégé de philosophie, à qui il peut confier son goût pour les hégéliens anarchistes, comme Max Stirner.

Dans son élan, l'ancien complice d'Yves Saint Laurent oublie un peu vite que Peillon sait aussi être un redoutable homme d'appareil, dont la faible notoriété peut constituer un handicap pour 2012. "C'est au pied du mur qu'on voit le maçon", rétorque, sibyllin, Bergé, qui ajoute: "Le mur est encore loin d'être dressé." Déjà, il a versé 7 000 euros, en mai, pour aider l'Espoir à gauche. Et se dit prêt à user de son énergie et de son... carnet de chèques : "Si Peillon veut que je l'aide, on peut en parler, ça peut se faire", poursuit-il. Une écurie présidentielle est en germe, même si l'eurodéputé a déclaré ne pas vouloir se présenter aux primaires socialistes.

Bergé est-il en train de rebattre les cartes au sein du PS ? "C'est un homme qui a été compagnon de route de la gauche, mais ses choix n'ont pas la prétention d'être déterminants", nuance Laurent Fabius. Comme une collection d'habits en chasse une autre, l'ancien roi de la mode a souvent bondi d'un engagement politique à un autre, au gré de l'air du temps. Il a opté pour les présidents : il vote Valéry Giscard d'Estaing en 1981, ce qui ne l'empêche pas d'accompagner François Mitterrand tout au long de sa présidence. En 1995, il choisit Jacques Chirac. De Nicolas Sarkozy, aujourd'hui, il parle comme d'un "ami".

Dans le passé, il a aussi soutenu Jack Lang, Laurent Fabius, Julien Dray ou Jean Poperen, dont il paya les bureaux au début des années 1990. En 1999, il s'enthousiasme pour la liste de Robert Hue aux européennes. Un temps, il pense sauter le pas et cherche à se présenter comme tête de liste aux municipales, dans le VIe arrondissement de Paris, en 2001, sous la bannière communiste. "J'ai soutenu cette démarche qui n'a pas pu voir le jour", se souvient Robert Hue.

Insatiable, entré tardivement, à 50 ans passés, dans l'arène politique, Pierre Bergé court depuis derrière un rêve : jouer les Pygmalion, comme il le fit dans l'ombre d'Yves Saint Laurent. "Je continuerai, même dans une cave avec trois personnes. Je ne cherche pas à voler au secours de la victoire. Mais, si je peux la favoriser, alors, tant mieux."

Guéant entre les lignes

INTERVIEW - Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant souhaite par ailleurs que le chef de l'Etat se représente en 2012.

La majorité renâcle sur divers projets. Cela vous inquiète-t-il ?

Le président l'a dit à plusieurs reprises, il ne souhaite pas une armée de godillots. Il trouve profondément sain qu'il y ait du débat dans la majorité. Cela étant, jamais les voix de la majorité n'ont manqué au gouvernement.

Quelles sont les leçons de la législative partielle de Rambouillet ?

La première, c'est que la candidate socialiste était absente du second tour. La deuxième, c'est que si le candidat UMP s'était affiché davantage comme celui de la majorité, cela aurait affermi sa position.

Nicolas Sarkozy reçoit Cécile Duflot, Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno vont chez les Verts. Certains dans la majorité craignent que cela fasse le jeu des écolos.

Le président ne cherche pas à rallier les Verts. Il exprime des convictions profondes dans le domaine de l'environnement et du développement durable. Nous avons avec les Verts des convergences sur certains points. Mais aussi des divergences sur le nucléaire ou la décroissance. Nous, nous voulons la croissance qui permet le progrès et l'amélioration du bien-être social. Nous n'avons pas la même idéologie.

Plusieurs ministres sont réticents à s'engager pour les régionales…

La campagne n'a pas commencé. C'est le 28 novembre que les têtes de liste régionales seront désignées par le conseil national de l'UMP. Le président a souhaité que les ministres qui seraient élus président de région quittent le gouvernement pour exercer leur fonction. Hubert Falco s'est retiré parce qu'il souhaite rester à Toulon. Il est vrai que son retrait a déçu. Quant à Roselyne Bachelot, elle porte deux dossiers majeurs, la grippe H1N1 et la mise en œuvre de la réforme hospitalière. Elle estime que c'est son devoir de continuer. Son retrait est acté en Pays de la Loire.

Quel est le calendrier de la réforme territoriale ?

Il y a eu un très intense travail de préparation avec le comité Balladur et les groupes de réflexion à l'Assemblée et au Sénat. Le projet arrive à maturation. Il vient d'être transmis au Conseil d'État, il sera examiné le 21 octobre en Conseil des ministres et présenté le 14 décembre au Sénat.

Quel est le mode de scrutin retenu pour l'élection des conseillers territoriaux ?

Un projet de loi sera présenté en même temps que le texte sur la réforme territoriale. Ce sera un scrutin uninominal à un tour pour 80 % des conseillers territoriaux. Les 20 % restants seront élus au scrutin proportionnel.

Jean-Pierre Raffarin suggère d'étendre ce système aux législatives pour régler le problème de deuxième tour de l'UMP ?

Il n'y a pas de projet d'étendre ce système à d'autres élections. Ce n'est pas du tout à l'ordre du jour aujourd'hui. Y a-t-il un problème de deuxième tour ? Le président est convaincu que ce qui compte c'est la dynamique du premier.

Que vous inspire
l'accrochage entre Christian Blanc et le premier ministre ?

Ce qui est anormal, c'est que la lettre du secrétaire d'État ait fuité. Le ton était peut-être un peu vif. Mais j'ai préparé beaucoup d'arbitrages interministériels dans ma carrière et j'ai toujours vu des ministres écrire pour demander que l'on modifie un projet de loi. Cette affaire a été dramatisée de façon excessive.

François Fillon est-il sur le départ ?

En ce qui concerne le président de la République, c'est clair, François Fillon n'est pas partant. Le président considère que leur collaboration fonctionne bien. Cette question n'est absolument pas à l'ordre du jour.

Le jour où il quittera Matignon, a-t-il vocation à exercer un poste européen, président du Conseil européen ou Haut représentant pour les affaires étrangères ?

C'est absurde ! Les nominations vont se faire en novembre. Les contacts sont déjà en cours entre chefs d'État et de gouvernement. Il n'y a de ce fait aucune perspective européenne pour François Fillon à court terme.

Pour le poste de Haut représentant, circulent les noms de Bernard Kouchner, Hubert Védrine et Michel Barnier. Quel est le candidat de la France ?

Ce n'est un secret pour personne que la France proposera Michel Barnier comme commissaire européen. Reste à savoir à quelle fonction.

L'ouverture est critiquée dans la majorité. Est-elle toujours d'actualité ?

Le président n'a pas l'intention de former un gouvernement de gauche. Mais il trouve sain d'avoir des personnalités d'autres horizons. Il ne s'agit pas d'augmenter le nombre de personnalités d'ouverture, mais de le maintenir. Avec les mêmes ou avec d'autres.

Quand Frédéric Mitterrand vole au secours de Roman Polanski, ne croyez-vous pas que la droite perd ses repères ?

C'étaient ses mots à lui, il a sa sensibilité, et il est ministre de la Culture. Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, a dit les choses différemment. Chacun sait que les faits qui sont reprochés à Polanski sont évidemment condamnables. C'est à la justice américaine de décider.

Vous rentrez de Syrie avec Jean-David Lévitte. N'est-ce pas une mise sur la touche de Bernard Kouchner ?

Certains chefs d'État préfèrent voir des proches du président parce qu'ils veulent passer directement certains messages. Mais avec Bernard Kouchner, nous nous voyons tout le temps et toutes nos démarches sont complémentaires. Il n'y a qu'une seule politique, celle du président. Ensuite on se partage le travail.

A Pittsburgh, Nicolas Sarkozy a été le seul à réclamer des «sanctions» contre l'Iran. Que recouvre ce terme ? S'agit-il de représailles militaires ?

Il y a des négociations en cours à Genève. Nous espérons tous qu'elles pourront se conclure positivement. Il faut que l'on puisse avoir la garantie que l'Iran ne développe pas sa capacité nucléaire militaire. Si les négociations n'aboutissent pas, il faut tout faire pour éviter la guerre, et notamment une initiative de bombardements décidée par Israël. Pour éviter une escalade dangereuse, le président pense qu'il y a encore un palier à franchir dans le degré des sanctions économiques contre l'Iran. Il n'est pas question de sanctions militaires. Il est possible d'aller plus loin dans la restriction des flux financiers, ou l'interdiction des exportations de produits sensibles.

Dans l'affaire Clearstream, Nicolas Sarkozy n'aurait-il pas dû retirer sa constitution de partie civile ?

C'est le genre de faux débat qui détourne de l'essentiel, qui est de savoir la vérité sur quelque chose d'extrêmement grave. Ce n'est pas une affaire personnelle, c'est une affaire de moralité publique. Le président n'a qu'un objectif : savoir ce qui s'est passé. Comme on dit dans la police, on a «monté un turbin» pour détruire un certain nombre de personnalités, dont lui-même. Ce sont des mœurs intolérables.

Le président n'a-t-il pas eu tort d'employer le mot «coupables» ?

Les gens qui comparaissent ont été renvoyés par le juge d'instruction. En général, les coupables figurent parmi ceux qui sont présentés par les juges.

Souhaitez-vous que Nicolas Sarkozy soit à nouveau candidat en 2012 ?

C'est lui qui décidera le moment venu. A titre personnel, je considère qu'il apporte énormément à ce pays et que ce serait bien qu'il poursuive son action de réforme et de modernisation de la France.

Avez vous lu le dernier livre de Valéry Giscard d'Estaing ?

Non je n'ai plus le temps de lire.

Lirez-vous les mémoires de Jacques Chirac ?

Je suis davantage tenté…

Des taxis noirs londoniens "made in China"

Faisons un test. Demandons à une personne qui ne serait jamais allée à Londres de nous décrire une image de la ville telle que le cinéma l'a gravée en elle. Les taxis noirs sillonnant la capitale avec leur lumière orange seraient inévitablement mentionnés. Frappé de plein fouet par la récession, ce fleuron des meilleures traditions d'Albion vient de se tourner vers la Chine pour assurer son avenir.
La création d'une coentreprise entre Manganese Bronze, premier constructeur de "black cabs" du royaume, et le groupe chinois Geely doit relancer la production de ces véhicules trapus aux allures de fiacres motorisés. L'usine de Shanghaï doit assembler un millier de taxis par an. Le nouvel associé a également pris 20 % du capital de la firme de Coventry. Depuis la faillite, en 2005, de MG Rover, l'essentiel de la production automobile britannique est assuré par des groupes étrangers. Manganese Bronze est désormais le premier constructeur national.

La crise économique a toutefois fait plonger jusqu'à 40 % la demande de taxis noirs au Royaume-Uni au cours de l'année écoulée. En diminuant les recettes des 21 000 chauffeurs londoniens attitrés, la concurrence des "mini cabs", véhicules sans signe distinctif que l'on doit appeler au préalable, a pénalisé le renouvellement du parc. La production quotidienne de taxis noirs est tombée à douze véhicules. Par ailleurs, la compagnie a été contrainte de mettre fin à l'accord de distribution à Chicago et à San Francisco en raison d'un désaccord avec son représentant américain.

"Londres a le meilleur système de taxi au monde. La popularité de la marque constitue un formidable atout à l'exportation", clame John Russel, directeur général de Manganese Bronze. Et de rappeler que pour qu'un taxi soit homologué, il faut que le véhicule puisse virer de 180° quasiment sur place, prévoir un emplacement spécial pour les bagages à côté du chauffeur. La hauteur "convenable" doit permettre d'y prendre place sans ôter son haut-de-forme. A l'écouter, la conduite n'admet aucun laisser-aller.

L'antenne chinoise doit servir de tremplin pour s'attaquer à l'Asie du Sud-Est et au Proche-Orient. Des exploitants de pays anglophiles comme l'Espagne et le Portugal se sont dits intéressés par ce symbole d'un certain art de rouler. Voire d'un art de vivre.
Marc Roche

Service minimum à l'Elysée pour le président turc

Le président turc Abdullah Gül voulait une inauguration en grande pompe pour la Saison de la Turquie en France. Elle aura lieu en petit comité au Grand Palais, Nicolas Sarkozy ne voulant pas s'afficher ostensiblement avec le président d'un pays dont il s'oppose à l'adhésion à l'Union européenne (UE).
La visite de l'exposition "De Byzance à Istanbul, un port pour deux continents" au Grand Palais sera expédiée, vendredi 9 octobre à midi, en une demi-heure, avec trois arrêts dans l'exposition. Celle-ci aurait dû être présentée par sa commissaire, la Turque Nazan Ölcer. Mais M. Sarkozy veut entendre parler français. Un compromis devrait permettre d'avoir une présentation conjointe avec l'historien français Pierre Chuvin.

La visibilité politique de la Saison, décidée en 2006 par Jacques Chirac, partisan de l'adhésion turque, et confiée à l'un de ses proches, Stanislas Pierret, est réduite a minima. Elle commence très tard, alors qu'il avait été envisagé de lui donner de l'ampleur en la faisant fusionner avec le vernissage d'expositions à Lille, en mars. M. Sarkozy ne voulait pas d'interférences avec les élections européennes de juin.

Mercredi soir 7 octobre, aucun ministre ne s'était déplacé au dîner offert à Paris par l'Ifri (Institut français des relations internationales) en l'honneur de M. Gül, qui rencontrait jeudi le premier ministre, François Fillon, et le président du Sénat, Gérard Larcher, ainsi que des responsables de l'économie. Il n'y aura pas non plus de point presse à l'issue du déjeuner de travail de vendredi à l'Elysée entre les présidents des deux pays.

Les deux hommes ont décidé de ne pas parler des affaires qui fâchent. On s'entretiendra de tout, sauf de l'essentiel, l'adhésion européenne. On parlera donc géopolitique, M. Gül voulant montrer que son pays a la même stratégie que l'Europe et la France au Proche-Orient et dans le Caucase. Il a noué des liens historiques avec Israël et l'avènement d'un gouvernement islamiste modéré, en 2002, a facilité le dialogue avec les pays arabo-musulmans.

La Turquie dispose d'une relation privilégiée avec la Syrie et sert de médiateur avec le Hamas palestinien. Ankara va reprendre la direction des forces armées de l'Isaf en Afghanistan le 1ernovembre, dans la foulée de la France. Elle dialogue avec l'Iran.

Bref, selon M. Gül, son pays dispose comme l'Europe d'un "soft power" consistant à œuvrer pour la paix et la stabilité dans la région et à diffuser les valeurs de démocratie, de laïcité et d'économie de marché.

Même sur le brûlant sujet arménien, les choses bougent et la puissante diaspora de France n'avait pas prévu de manifester contre M. Gül. Ce dernier a assisté, cet été à Erevan, à un match de football entre l'Arménie et la Turquie. Samedi, les deux pays comptent signer en Suisse un protocole pour normaliser leurs relations. Le sujet reste délicat : l'exposition au Grand Palais ne met pas autant en valeur les apports arméniens et juifs que l'aurait souhaité la partie française.

PERCÉE SUR L'ARMÉNIE

Globalement, la Turquie a proposé la création d'un forum de stabilité pour résoudre les conflits gelés au Caucase. Cela après avoir fait preuve de prudence pendant le conflit russo-géorgien d'août2008, où M.Sarkozy a joué les médiateurs. Elle n'avait pas permis aux navires de guerre américains de franchir le Bosphore pour croiser en mer Noire.

Enfin, avec l'UE, M. Gül espère ouvrir rapidement de nouveaux chapitres de négociations. La présidence suédoise pense à l'environnement. Ce processus risque de se tarir : cinq chapitres sur trente-cinq sont bloqués par Paris, car ils préjugent d'une adhésion complète (institutions, euro, etc.). Huit autres le sont parce qu'Ankara a refusé d'étendre son union douanière à Chypre lorsqu'elle est entrée dans l'UE en 2004, estimant que ce serait reconnaître ce pays.

La Commission doit remettre un rapport sur le sujet avant décembre. Peu importe l'évolution formelle des négociations, M.Gül estime que les Turcs doivent se hisser d'eux-mêmes au niveau européen, car c'est leur intérêt.

Même stratégie géopolitique, mêmes valeurs, avec une économie dynamique forte de 80 illions d'habitants : M. Gül espère que M.Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel finiront par ouvrir les yeux et changeront d'avis sur son pays.

En avril, Paris avait été choqué par l'opposition turque à la nomination du premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen au secrétariat général de l'OTAN. Le premier ministre Recep Tayyip Erdogan lui reprochait d'abriter des télévisions kurdes et d'avoir laissé publier des caricatures du Prophète.
Arnaud Leparmentier

Grand Paris : J.-P. Huchon fustige le "syndrome du baron Haussmann"

Invité des "Questions du mercredi" , une émission de France Inter, "Le Monde" et Dailymotion, le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, est revenu sur la gestion du Grand Paris par Christian Blanc. Il a moqué l'administration de ce dossier, marquée par les "séquelles du jacobinisme et du centralisme", regrettant que M. Blanc n'ait pas daigné le recevoir pendant un an.
Par ailleurs, M. Huchon a été questionné les mœurs de Frédéric Mitterrand, qui raconte dans un livre son expérience du tourisme sexuel. Le président de région s'est dit en accord avec ceux qui s'indignent, y compris Marine Le Pen.
QUE DIRE DE PLUS À PROPOS DE JP HUCHON ? RIEN IL SE DISCRÉDITE BIEN TOUT SEUL.

mercredi 7 octobre 2009

Calculez le montant de votre future taxe carbone

Dès le 1er janvier 2010, une taxe sera appliquée sur la consommation de gaz, de pétrole et de charbon, au prix de 17 euros la tonne de CO2 émise. A combien va s'élever la facture pour les ménages ? Quelle sera la compensation exacte ? L'Expansion.com vous aide à calculer le montant de cette nouvelle taxe verte.

Nicolas Sarkozy l'a annoncé le 10 septembre : dès le 1er janvier 2010, une taxe sera appliquée sur la consommation de gaz, de pétrole et de charbon. Le prix de cette taxe carbone, qui concernera les ménages et les entreprises non soumises au système européen l'échange de quotas d'émission, sera de 17 euros par tonne de CO2 émise. La recette de la taxe carbone sera de 4,1 milliards d'euros en 2010 dont 2,2 milliards d'euros payés par les ménages. Les ménages contribueront en outre à hauteur de 430 millions d'euros supplémentaires par le biais de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), soit un coût total pour les ménages, TVA comprise, de 2,65 milliards d'euros. Le coût moyen de la taxe carbone par foyer fiscal sera de 74 euros.
Calculez le montant de la taxe carbone

Sur la base de 17 euros la tonne de CO2, le litre d'essence sera taxé d'à peine plus de 4 centimes d'euros et le litre de diesel d'environ 4,5 centimes d'euros supplémentaires.
A vos calculettes, sortez vos factures de gaz et comptez votre kilométrage annuel et consommation d'essence.
Evaluez le montant de la compensation

Pour les ménages, la taxe carbone s'accompagne d'un crédit d'impôt sur le revenu ou chèque vert pour les contribuables non imposables. Le montant global de la compensation sera de 2,65 milliards d'euros, assure Bercy, soit l'intégralité des recettes. Le crédit d'impôt sera modulé en fonction de la composition familiale - nombre d'enfants à charge - et de son lieu de vie - éloignement ou non des centres urbains donc d'un réseau de transports urbains.
Quelques exemples...

Un célibataire, qui vit en zone urbaine, se chauffe à l'électricité et roule 5.000 km par an avec un véhicule à essence paiera 19 euros de taxe carbone. Il percevra une compensation de 46 euros. Il réalisera donc un gain de 27 euros du fait de son mode de chauffage, l'électricité, qui n'est pas soumise à la taxe carbone. Le même célibataire se chauffant au gaz, roulant également 5.000 km par an, fera lui face à un surcoût annuel de 51 euros, pour une compensation de 46 euros. Soit une perte nette de 5 euros par an. Locataires célibataires chauffés au gaz, demandez immédiatement à votre propriétaire de changer votre installation !

Un couple avec deux enfants, qui vit en zone urbaine, se chauffe au fioul domestique et utilise exclusivement les transports en commun pour se déplacer, supportera une taxe carbone de 107 euros par an. Il recevra en contrepartie un crédit d'impôt de 112 euros. Soit un léger bénéfice de 5 euros par an. De même, un couple de retraités qui vit en zone rurale, se chauffe au gaz et parcourt 18.000 km par an avec un véhicule diesel supportera une taxe carbone de 59 euros en moyenne au titre de sa consommation de chauffage et de 63 euros en moyenne pour sa consommation de carburant. Ce ménage bénéficiera d'un crédit d'impôt de 122 euros et sera donc entièrement compensé.

Traité de Lisbonne : l'UE adopte la méthode douce face au président tchèque

Sitôt acquise la victoire du "oui" au référendum de ratification du traité de Lisbonne en Irlande, vendredi 1er octobre, l'Union européenne a commencé à accroître sa pression sur le président eurosceptique tchèque, Vaclav Klaus, qui rechigne à apposer sa signature au bas du texte. Le président de la commission européenne, José Manuel Barroso, et le premier ministre suédois et président en exercice de l'Union européenne, Fredrik Reinfeldt, se sont ainsi entretenus mercredi 7 octobre avec le premier ministre tchèque, Jan Fischer, afin de pousser Prague à signer le texte avant la fin de l'année.
Le président tchèque argue pour sa part d'un récent recours déposé par des sénateurs de son parti devant la Cour constitutionnelle pour retarder sa décision. Il n'a certes pas beaucoup de marge de manœuvre, puisqu'il a été élu par le Parlement tchèque, qui a lui-même ratifié le traité. Mais "c'est lui qui tient le stylo" et a donc la maîtrise du calendrier, explique Philippe Ricard, correspondant du Monde à Bruxelles :
L'attitude du président tchèque irrite Paris et Berlin. Mais les différents acteurs européens semblent s'être parfaitement coordonnés pour exercer une "pression douce" sur Prague sans braquer M. Klaus, et en évitant soigneusement d'éveiller tout sentiment anti-européen au sein de la population
Selon Philippe Ricard, aucune sanction n'est pour l'heure envisagée contre la République tchèque par la présidence suédoise. L'Europe compte davantage sur la pression interne du premier ministre tchèque pro-européen, Jan Fischer, pour inviter Vaclav Klaus à hâter le pas
"Tous les signaux que j'ai reçus indiquent qu'il n'y aura aucune raison pour le président de différer sa signature" après la décision de la Cour constitutionnelle, a déclaré mercredi Jan Fischer, ajoutant que "l'Europe n'a aucune raison d'avoir peur". Mais l'attitude qu'adoptera l'imprévisible Vaclav Klaus, qui compara un jour l'Union européenne à l'Union soviétique, reste incertaine, et son entourage a d'ores et déjà averti qu'il ne se laisserait pas forcer la main.

La baisse de la TVA ne créerait que 6 000 emplois dans la restauration

L'instauration d'un taux réduit de TVA dans la restauration ne devrait permettre de créer que 6 000 emplois "à long terme", affirme, dans un rapport publié mercredi 7 octobre, le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO).

"Les engagements des représentants des restaurateurs de créer 20 000 emplois et de signer 20 000 contrats de professionnalisation paraissent optimistes", explique le CPO, un organe dépendant de la Cour des comptes. Plus généralement, le CPO estime que "l'utilisation des taux réduits de TVA pour stimuler l'emploi est contestée, et son effet sur l'emploi mal documenté".

En contrepartie de l'entrée en vigueur, le 1er juillet, d'un taux de TVA à 5,5 % dans la restauration, les professionnels du secteur s'étaient engagés à créer 40 000 emplois supplémentaires en deux ans et à ouvrir des négociations sur les salaires. Ils devaient également baisser les prix d'au moins 11,8 % sur au moins sept produits et abonder un fonds de modernisation.
L'instauration du taux de TVA réduit dans la restauration représentera pour l'Etat en 2010 un manque à gagner de 3 milliards d'euros, ce qui en fait une des niches fiscales les plus coûteuses.

Le Sénat interdit l'usage du téléphone portable dans les écoles et collèges

Le Sénat a interdit mercredi l'usage des téléphones portables dans les écoles maternelles, primaires et collèges, dans le cadre du projet de loi sur le Grenelle 2 de l'Environnement, par mesure de précaution pour la santé des enfants.

"Dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges, l'utilisation par un élève d'un téléphone portable est interdite", stipule la mesure votée.

Le Sénat a également relevé à 14 ans le seuil d'interdiction de la publicité pour les portables à destination des enfants que le projet de loi du gouvernement avait fixé à 12 ans.

Il a en outre prévu d'"assurer une plus grande protection des travailleurs amenés à utiliser quotidiennement des téléphones portables".

Outre ces apports spécifiques du Sénat au Grenelle 2, la Haute Assemblée --qui devrait examiner ce texte jusqu'à jeudi avant sa transmission à l'Assemblée nationale-- a adopté les autres dispositions de l'article 72 du texte visant à renforcer l'encadrement en matière d'ondes électromagnétique.

L'équipement des portables en kits mains libres ou oreillette, qui limitent l'exposition du cerveaux aux ondes, sera obligatoire. Les résultats des mesures sur les champs électromagnétiques émis par les équipements de télécommunications électroniques seront rendus publics.

Les distributeurs d'électricité devront réaliser des mesures des champs induits par les lignes à haute et très haute tension dont les résultats devront être transmis annuellement à l'AFSSET qui les rendra publics.

Les élus ont souligné les "inquiétudes grandissantes et les doutes au sein de la population sur les effets des champs électromagnétiques sur la santé".