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mercredi 13 mars 2013

Les niches fiscales auxquelles pourrait s'attaquer le gouvernement

Les niches fiscales sont dans le viseur du gouvernement. Dans ses lettres de cadrage envoyées aux ministres, Jean-Marc Ayrault a demandé à ce que ces dépenses baissent de 5% en 2014 par rapport à leur évolution spontanée. Ce qui représente environ 3,5 milliards d'euros de nouvelles coupes à trouver, selon Les Echos.
Le choix est large : il existe quelques 433 niches, dont le coût est estimé à 70,77 milliards d'euros, selon un document publié en annexe du projet de budget 2013. Mais l'exécutif devrait probablement se focaliser sur 17 mesures, qui concentrent plus de la moitié de ces dépenses. Revue de détail des plus onéreuses d'entre elles, qui représente chacune une charge de plus de 2 milliards pour le contribuable.
 TVA allégée sur les travaux d'entretien et de rénovation des logements
Coût en 2013 : 5,33 milliards d'euros
Actuellement, les travaux de rénovation, d'aménagement ou d'entretien réalisés dans des logements achevés depuis plus de deux ans sont soumis à un taux de TVA de 7%. Cette niche, qui vise à soutenir le secteur du BTP, est la plus onéreuse de toutes : 5,33 milliards d'euros en 2013, après 5,23 milliards l'an dernier. L'avenir de cet avantage fiscal reste flou. En théorie, le taux de TVA doit passer à 10% en janvier 2014, afin de financer le crédit d'impôt compétitivité. Mais des députés socialistes militent pour le redescendre à 5%.
 Crédit d'impôt recherche 
Coût en 2013 : 3,35 milliards d'euros
Les entreprises engageant des dépenses en matière de recherche et développement peuvent récolter ce crédit d'impôt, égal à 30% des dépenses jusqu'à 100 millions d'euros et à 5% au-delà. Environ 14.300 sociétés en ont bénéficié en 2011.
Abattement de 10% sur le montant des pensions
Coût en 2013 : 3,28 milliards d'euros
Les retraités bénéficient d'un abattement de 10% pour le calcul de leur impôt sur le revenu. Compris entre un minimum de 374 euros par retraité et un maximum de 3.660 euros par foyer fiscal, ce dispositif profite à 7 millions de ménages. Il a été récemment contesté par la Cour des Comptes, pour qui les retraités n’ont plus à supporter de dépenses au titre de leurs frais professionnels.

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