TOUT EST DIT

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jeudi 4 novembre 2010

Discovery ouvre l'ère des robots spatiaux humanoïdes

La navette américaine Discovery devrait lancer jeudi soir le premier de ces automates vers la Station spatiale internationale. Des ingénieurs de la Nasa se disent prêts à en faire marcher un autre sur la Lune.
Un petit parfum de Guerre des étoiles flottera jeudi soir sur le pas de tir du Kennedy Space Center, près du cap Canaveral (Floride). Confortablement installé dans la soute de la navette Discovery, qui doit décoller à 20 h 29 (heure française) pour son 39e et dernier vol avant sa retraite définitive, Robonaut 2, dont le sigle R2 rappelle le célèbre R2-D2 de la saga cinématographique de George Lucas, sera le premier robot humanoïde à rejoindre l'espace. Direction la Station spatiale internationale (ISS) où ce passager très spécial, fruit d'un partenariat entre la Nasa et le constructeur automobile General Motors, est destiné à assister les astronautes dans les multiples tâches qu'ils doivent accomplir en orbite.
«Un petit pas pour lui», mais «un bond de géant» pour la robotique s'enthousiasme Rob Ambrose, l'un des responsables du programme robotique à la Nasa, en reprenant la célèbre formule de Neil Armstrong au moment de fouler le sol lunaire.
Pour l'instant, Robonaut 2, dont la physionomie se rapproche plus de celle de C-3PO, le fidèle compagnon de R2-D2, est cul-de-jatte : ses jambes, en cours de fabrication, ne seront terminées que fin 2011. Mais il n'en pèse pas moins 150 kg et ses bras articulés, en aluminium et en fibres de carbone, munis de mains «humaines», sont déjà capables de soulever des haltères de 9 kg. Faute de place, l'ordinateur central qui lui sert de cerveau, a été placé dans son buste. Le volume de sa tête, recouverte d'une très seyante visière dorée, est entièrement occupé par les cinq caméras qui lui servent d'«organes» de vision. Il est également muni de plus de 350 capteurs assez sensibles pour lui permettre de percevoir, du bout des doigts, un objet aussi léger qu'une plume.

Batterie de tests 

Une fois installé sur un piédestal, dans le module Destiny de l'ISS, R2 va subir une batterie de tests destinés à observer son comportement en apesanteur. La Nasa espère qu'il sera capable, à terme, non pas de remplacer les astronautes, mais de les aider à accomplir des tâches d'entretien ou de nettoyage, de les assister lors des sorties dans l'espace sans craindre le froid glacial et l'impact des radiations, ou d'intervenir dans des situations d'urgence (incendie, fuite de substance toxique…). Le tout en mode automatique ou en étant actionné à distance par les occupants de l'ISS.
L'astronaute et médecin Michael Barratt, qui fait partie des six membres de l'équipage de Discovery, estime cependant, qu'«il faudra beaucoup de temps», d'améliorations et de mises au point avant que R2 puisse travailler aussi bien qu'un humain.
Au-delà de l'ISS, dont il sera un occupant permanent, R2 aidera la Nasa à concevoir les futurs robots qui partiront peut-être un jour en éclaireur sur Mars ou à la rencontre des astéroïdes qui frôlent la Terre d'un peu trop près. Il y a un an, des ingénieurs de la Nasa, au Johnson Space Center de Houston (Texas), se sont déclarés prêts à mettre au point en 1 000 jours un robot humanoïde capable d'atterrir sur la Lune. Avec la fusée pour l'amener à bon port.

«Projet M» 

Alors qu'il en aurait coûté 150 milliards de dollars pour ramener des hommes en chair et en os sur la Lune avant 2020, comme le prévoyait le programme «constellation» abandonné par Barack Obama, ce défi, baptisé «projet M» (pour mille), reviendrait en tout et pour tout à 450 millions de dollars.
À l'heure où la Nasa se cherche un avenir dans l'exploration spatiale, «un robot humanoïde foulant le sol lunaire inspirera nos étudiants et démontrera notre capacité technologique», déclare Matt Ondler, le responsable du projet M. Mais la Lune fait-elle encore rêver les Américains ?


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