TOUT EST DIT

TOUT EST DIT
ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

mardi 23 mars 2010

Remaniement du gouvernement : Baroin au Budget, Woerth au Travail, arrivée de Daubresse et Tron

Le député chiraquien François Baroin va devenir ministre du Budget, un poste actuellement occupé par Eric Woerth qui prend le ministère du Travail à la place de Xavier Darcos, sévèrement battu en Aquitaine. Le villepiniste Georges Tron prend le poste le secrétariat d'Etat à la Fonction publique.
Le chiraquien François Baroin, député-maire UMP de Troyes, dans l'Aube, fait son entrée au gouvernement à l'occasion du remaniement suivant les élections régionales qui ont connu une lourde défaite de la droite.

Il devient ministre du Budget, un poste actuellement occupé par Eric Woerth, qui prend le ministère du travail à la place de Xavier Darcos, sévèrement battu en Aquitaine et qui doit "être appelé prochainement à d'autres responsabilités" selon le communiqué de l'Elysée. Ce poste du ministère du Travail est stratégique puisque c'est celui qui doit mener la réforme des retraites, un des derniers grands chantiers voulus par Nicolas Sarkozy avant la fin de son quinquennat en 2012.

L'entrée de François Baroin au gouvernement permet à Nicolas Sarkozy de faire coup double : calmer le camp chiraquien de l'UMP très remonté contre la méthode et les réformes menées par le chef de l'Etat et enlever des arguments à Dominique de Villepin qui prépare son grand retour et devrait annoncer jeudi le lancement de son mouvement.

En outre, le villepiniste Georges Tron devient secrétaire d'Etat auprès du ministre du Travail chargé de la Fonction publique.

Enfin, Marc-Philippe Daubresse qui fut ministre délégué au Logement et à la Ville et est actuellement secrétaire général adjoint de l'UMP, devient ministre de la Jeunesse et des solidarités actives, le Haut-Commissaire dédié à ces deux sujets, Martin Mirsch, ex patron d'Emmaüs, quittant le gouvernement pour devenir président de l'Agence du service civique.

Parmi les premières réactions, citons celles de syndicats qui critiquent la valse des ministres du Travail (trois depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy en 2007) : "ce n'est pas le ministre du Travail qui doit être sanctionné" pour une défaite électorale de la majorité présidentielle aux élections régionales, a souligne le président de la CFTC, Jacques Voisin. Il a salué en Xavier Darcos "un ministre qui a fait bouger les choses sur plusieurs sujets" comme la lutte contre le stress au travail ou la représentation des salariés des TPE. "Il y a un problème de stabilité à ce ministère" a déclaré le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, résumant l'opinion générale.


Les réactions ne se font pas attendre

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a déclaré avant l'annonce : "Eric Woerth est pour l'instant réputé comme le fondateur de la Révision générale des politiques publiques, de la baisse des effectifs de la fonction publique, du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, ce qui entraîne de lourds contentieux dans l'ensemble des services publics (...)".

Il a ironisé on use les ministres du Travail au rythme d'un par an. Ça devient un contrat à durée déterminée".

Le Parti socialiste trouve ce remaniement "hors sujet". "La France a besoin d'un changement de politique, pas d'un remaniement cosmétique. Au lendemain d'une défaite historique de la droite aux élections régionales, ce n'est pas un simple remaniement du gouvernement qui permettra de répondre aux attentes des Français", a déclaré Harlem Désir, secrétaire national du PS, dans un communiqué.

"Ce qu'ils attendent aujourd'hui, c'est un changement de cap économique et social et l'assurance que, demain, réforme cessera d'être synonyme de régression pour rimer enfin avec progrès", a-t-il poursuivi.

Concernant l'éviction de Xavier Darcos, "c'est une espèce de sanction dont on ne comprend pas bien l'objet", commente le président de la CFTC Jacques Voisin, trouvant que M. Darcos a "fait bouger des choses sur le stress au travail ou sur la représentation des salariés des TPE".

0 commentaires: