TOUT EST DIT

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vendredi 2 septembre 2011

DSK et Sinclair : Un vrai retour de président !

L’ex-directeur du FMI pourrait arriver en France dimanche matin, trois mois et demi après son arrestation aux Etats-Unis. Les médias sont déjà en ordre de bataille. Le directeur de la rédaction de BFM TV note que l’affaire DSK leur a permis de multiplier leur audimat par trois.

C’est à celui qui décrochera la première interview de Dominique Strauss-Kahn. Pour avoir la primeur de la réaction de l’ex-directeur du FMI, qui pourrait arriver en France ce dimanche à 8 h 35, les chaînes d’information en continu, les généralistes et les radios, affinent leur dispositif. Dans les rédactions comme sur le terrain, on se prépare à jouer du micro ! Nombreux seront les journalistes et les photographes à faire le pied de grue sur le tarmac de l’aéroport Roissy - Charles-de-Gaulle (Seine-Saint-Denis), où doivent atterrir DSK et son épouse Anne Sinclair.
Une aubaine pour BFM TV, qui, hasard du calendrier, inaugurera au même moment sa matinale week-end « en direct ». La chaîne a prévu de dépêcher ses correspondants américains à New York, pour couvrir le départ du couple. « Une équipe se rendra également à Roissy et il n’est pas impossible que des cameramen à moto suivent la voiture de Strauss-Kahn. » Sur son plateau, BFM TV a prévu d’inviter des experts. « Nous n’allons pas pour autant faire une édition spéciale pendant 24 heures », tempère Hervé Béroud, le directeur de la rédaction. Prévisions plus timorées du côté de LCI : « Pour nous, ce retour est une information comme une autre. Elle sera traitée en direct. » Soit.

"On veut être dans l’avion"

Contrairement à la filiale de TF1, i-Télé a décidé de mettre le paquet. « Nous allons être partout, promet Albert Ripamonti, qui dirige l’information. Au départ à New York, à l’arrivée à Roissy, mais aussi à Sarcelles et au domicile de DSK. Nos équipes seront au plus près des candidats PS pour recueillir leur réaction. Et on va essayer de prendre le même vol que Strauss-Kahn. » Ça promet !
Chez TF1, on espère avoir DSK sur le plateau du 20 heures. « Une invitation a été lancée », souligne le service de presse, sans réponse pour l’heure. France 2 consacrera une large place à « l’événement » dans ses journaux télévisés. « Tout va se décider au dernier moment mais il y aura plusieurs reportages et un maximum de réactions d’hommes politiques », explique-t-on.

Un livre en préparation

Sur les ondes, la matinale d’Europe 1 devrait évoquer ce come-back mais il sera relayé plus conséquemment lors des décrochages info. RTL ne prévoit pas non plus de casser son antenne. « Nous allons assurer le suivi et couvrir ce retour en envoyant un journaliste à l’aéroport », fait savoir la station.
Plus de trois mois après la tornade médiatique qui a fait vaciller le socialiste favori des sondages, beaucoup attendent enfin « une explication ». Le journaliste Ivan Levaï, père des deux enfants d’Anne Sinclair, rédige quant à lui un ouvrage titré DSK : Chronique d’une exécution. Un livre qui permettra, peut-être, de dissiper quelques zones d’ombre.
Quatre questions à Hervé Béroud : "On bat des records d'audience"

France-Soir. Quel a été l’impact sur l’audience du traitement de l’affaire DSK ?
Hervé Béroud. Très important puisque nous avons battu notre record absolu avec plus de 1,2 million de téléspectateurs lors de la première audience qui a suivi l’arrestation de DSK, en mai. Cela nous a permis de nous étalonner en frontal avec des chaînes historiques lors d’éditions spéciales. Début juillet, par exemple, TF1 avait réalisé douze points de part d’audience, France 2 dix, et nous neuf !
F.-S. Les médias n’en ont-ils pas trop fait ?
H. B. Il y a peut-être eu des emballements ponctuels, mais je pense que cette affaire hors norme, qui a passionné les Français, a été traitée comme telle. Cette histoire est humainement et politiquement énorme !
F.-S. Pourquoi ce retour en France suscite-t-il autant d’intérêt ?
H. B. En trois mois, DSK a tout perdu, dont son poste de directeur du Fonds monétaire international. Il rentre en France à un moment où les leaders de son parti sont en campagne pour savoir qui sera candidat à la présidence de la République, poste pour lequel il était largement favori. Ce n’est pas une période anodine.
F.-S. Selon vous, DSK est-il mort politiquement ?
H. B. A long terme, je n’en sais rien… On a vu déjà, par le passé des retours en grâce. Dans l’immédiat, il est évidemment qu’il ne sera pas dans la course. J’ai le sentiment qu’après s’être adressé aux Français, DSK ne se mêlera pas des primaires.

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