dimanche 8 janvier 2012
François Hollande : "J'abrogerai la TVA sociale"
Le candidat socialiste a présenté ses voeux aux Corréziens, samedi soir. Et il a réaffirmé un de ses engagements de campagne.
De Tulle, le parallèle est facile. "C'est un Corrézien qui avait succédé à François Mitterrand en 1995. Je veux croire qu'en 2012 ce soit un autre Corrézien qui reprenne le fil du changement." De Tulle, où il a adressé ses voeux puis tenu un meeting, François Hollande a multiplié les allusions à sa "greffe" corrézienne opérée il y a tout juste trente ans. "Je sais ce que je vous dois, a plusieurs fois rappelé le président du conseil général. C'est parce que j'ai fait ici en Corrèze un chemin que je peux le proposer au pays tout entier. J'ai une dette vis-à-vis de vous."
"Vous avez aimé Jacques Chirac ?"
Samedi soir, François Hollande s'est aussi engagé à "abroger" la TVA sociale si elle était adoptée et s'il était chef de l'État en mai prochain. Avant, il y aura le combat électoral, que le candidat socialiste prépare avec soin. Un coup à gauche - "J'ai beaucoup de respect et de considération pour les autres formations de gauche, mais ma responsabilité est de permettre à la gauche tout entière d'être présente au second tour " -, plusieurs coups à droite - "La droite, au fond, d'elle-même n'accepte pas l'alternance" ou "Voilà la trace de Nicolas Sarkozy : la dette".Aujourd'hui, François Hollande n'est pas allé en Haute-Corrèze, terre d'élection chiraquienne toujours ancrée à droite. Il avait pourtant un slogan pour convaincre ses habitants : "Vous avez aimé Jacques Chirac, vous adorerez François Hollande."
Les bookmakers anglais recommencent à miser sur Sarkozy
Il y a des signes qui ne trompent pas. Et l’évolution des cotes en vue de la présidentielle des principaux bookmakers anglais en disent plus longs que tous les sondages du monde. Si François Hollande continue à faire la course en tête, la cote de Nicolas Sarkozy a fait un bond ces dernières semaines et les professionnels des paris recommencent à croire en ses chances de victoire.
Certes François Hollande demeure le favori des parieurs britanniques (1,72), mais l’écart se resserre dangereusement pour le champion socialiste… Mais en quoi ces chiffres peuvent-ils s’avérer intéressants et pourquoi ils rassurent l’Elysée ?
Tout simplement parce que les bookmakers, à la différence des sondeurs, jouent leur argent et disposent par conséquent d’un panel plus étendu que les enquêtes d’opinion pour établir leurs cotes. C’est donc l’ensemble du contexte et une vue prospective qui s’impose là où les sondeurs ne s’intéressent qu’à l’opinion du moment.
Des données peut-être un peu illusoires, mais en ces temps pré-électoraux, les politiciens se raccrochent à ce qu’ils peuvent…
Hollande et socialisme : les vérités de Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon, le meilleur atout de Nicolas Sarkozy pour la prochaine présidentielle, a expliqué dans un entretien avec l’AFP que les vrais socialistes voteraient pour lui et non pour François Hollande. Une déclaration qui sonne particulièrement juste quand on sait que derrière la posture de gauchiste du communisticide se cache un socialiste pur sang…
Voici donc un petit florilège des attaques de l’ancien sénateur socialiste envers François Hollande :
« C’est le cri d’alarme que je lance: si la gauche ce n’est pas la retraite à 60 ans, l’augmentation des petits salaires et plus de démocratie, c’est quoi au juste? »
« Quand le candidat de gauche qui est à 30% dans les sondages pense qu’il faut de l’austérité comme le candidat de droite, tous les repères sont brouillés et pour nous le travail est plus difficile. L’arme de conviction massive des chefs socialistes c’est le trouillomètre du vote utile. Mais cette élection est d’une volatilité inouïe. Ceux qui rejettent tout le système n’ont jamais été aussi nombreux. En toute hypothèse, déjà, il n’y pas de victoire de gauche possible sans le Front de gauche ».
« Quand on a un cœur et une tête socialistes, on est plus proches de Mélenchon que de Hollande ».
« Je suis le candidat de la gauche traditionnelle. Je suis autant le candidat des électeurs socialistes que François Hollande et, à certains égards, davantage. Quand on a un cœur et une tête socialistes, on est plus proches de Mélenchon que de Hollande, ils sont nombreux à me le dire. Il veut donner un sens à la rigueur, je veux donner un sens à la gauche ».
« Les partis du Front de gauche se prononceront puis je m’exprimerai le dernier. A titre personnel je le répète, je ne siègerai dans aucun autre gouvernement que celui que je dirigerai. Et je préviens: aucun accord d’appareil d’aucune sorte ne pourra tordre le bras des Français ».
En bref, Mélenchon est le seul à représenter la gauche et les militants socialistes devraient logiquement voter pour lui. Espérons que ce socialiste mou, transformé en révolutionnaire pourfendeur de journalistes et de puissants en tous genres par ambition politicienne, tienne pour une fois ses engagements et n’entre jamais plus dans aucun gouvernement français…
Un jeu de massacre ?
À une centaine de jours du premier tour de l’élection présidentielle, le 22 avril prochain, tous les scénarios semblent possibles. Dans un climat de récession économique, de hausse du chômage et d’austérité budgétaire, le combat s’annonce impitoyable.
arement l’issue d’un scrutin présidentiel aura été aussi imprévisible, soulignent les politologues : le pessimisme et même la démoralisation des Français, démontrés par toutes les enquêtes et accentués par une crise financière et économique sans précédent, peuvent produire «un jeu de massacre» du type 21 avril 2002, où le candidat PS Lionel Jospin avait été éliminé au premier tour, laissant le président sortant Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen (FN).Depuis plusieurs mois, le socialiste François Hollande est placé en tête des intentions de vote, atteignant un sommet au cours de la primaire de son parti en octobre. Depuis, il a cédé du terrain, tombant sous les 30 % d’intentions de vote, mais devançant toujours Nicolas Sarkozy (entre 24 et 26 %).
François Bayrou (MoDem), crédité de 11 à 14 % des suffrages, est celui qui profite le mieux de la forme moyenne des deux favoris.
«La cristallisation, le débat sur le fond, aura lieu plus tard qu’en 2007»
Marine Le Pen (FN)est ancrée à la troisième place avec 16 à 20 %. Classé comme elle dans le camp «protestataire» mais à l’opposé de l’échiquier politique, Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) suit son bonhomme de chemin (7 % environ), tandis que l’écologiste Eva Joly (4 à 5 %) et Dominique de Villepin (1 à 3,5 %) restent dans de basses eaux.La parenthèse de la bipolarisation entre François Hollande et Nicolas Sarkozy «semble donc s’être refermée», estime Frédéric Dabi, de l’Ifop. Si leur recul dans les sondages se confirme, de même que la progression de Marine Le Pen et de François Bayrou, «la campagne pourrait prendre une nouvelle tournure, passant de l’opposition classique et attendue entre une droite sortante et une gauche d’alternance, à un jeu à trois, voire à quatre, susceptible de changer les perspectives d’accession au second tour».
Pour Pascal Perrineau, directeur du Centre d’études de la vie politique (Cevipof), le ton de la campagne, loin des préoccupations des Français, «risque de décevoir les électeurs». De fait, 84 % d’entre eux considèrent que, pour le moment, la campagne est «surtout l’occasion de petites phrases et d’attaques personnelles», selon un sondage TNS-Sofres.
«On a l’impression qu’il y a un déficit de l’importance des enjeux financiers, sociaux, sociétaux… Le débat s’enlise dans des petites phrases, des postures, et ne parvient pas à se poser autour des vraies questions. Je crains qu’à servir ce spectacle on ne renforce le vote protestataire ou l’abstention», analyse et prévient Pascal Perrineau.
Bruno Jeanbart, d’OpinionWay, relève que l’on est dans une campagne d’attente «au moins jusqu’en février-mars : Nicolas Sarkozy ne va pas se déclarer avant et François Hollande n’a pas intérêt à dévoiler son programme d’ici là. La cristallisation, le débat sur le fond, aura lieu plus tard qu’en 2007».
Le contexte économique, financier, international, peut se dégrader très rapidement et «n’est pas favorable à l’adhésion à de grands projets», ajoute-t-il. D’où la stratégie d’attentisme des candidats : «On démonte d’un côté le bilan du président sortant, on critique de l’autre le camp d’en face, et on est prudent sur les annonces.»
Toutefois, le retard de M. Sarkozy dans les sondages, ainsi que la pression de Marine Le Pen et de François Bayrou, semblent avoir poussé le chef de l’État à passer la vitesse supérieure, comme en témoignent le sommet social du 18 janvier et les annonces sur la TVA sociale et la taxe sur les transactions financières.
D’autant que, selon un baromètre de l’Ifop sur la popularité des présidents sortants de la V e République quatre mois avant la présidentielle, Nicolas Sarkozy est le plus mal placé : 66 % de mécontents, suivi par Valéry Giscard d’Estaing (46 % en décembre 1980), Jacques Chirac (36 % en décembre 2001), François Mitterrand (30 % en décembre 1987) et Charles de Gaulle (25 % en août 1965).
Ça se resserre entre Hollande et Sarkozy
Sarkozy réussit ses vœux
L’effet "sale mec"
Le Pen recule, Bayrou confirme
samedi 7 janvier 2012
"Le modèle chinois ébranle les certitudes américaines"
New York, correspondant - Installé depuis 2005 à New York, Ian Buruma est devenu l'un des intellectuels les plus en vue aux Etats-Unis. Il collabore à la New York Review of Books, au New York Times et au New Yorker. Polyglotte (néerlandais, anglais, allemand, chinois, japonais et français, quoi qu'il en dise), il a été l'éditeur des pages culturelles de la Far Eastern Economic Review, à Hongkong, et de The Spectator, à Londres. Aujourd'hui professeur de démocratie, droits de l'homme et journalisme à l'université Bard - "façon de dire que j'enseigne ce que je veux, c'est le charme du système universitaire américain", dit-il en riant -, il est un auteur polyvalent et prolifique. Nous avons interrogé cet intellectuel à focale large, prix Erasmus 2008, sur sa spécialité initiale : la Chine et l'Extrême-Orient.
Votre itinéraire vous place au carrefour de l'Asie, de l'Europe et de l'Amérique. En quoi cela influence-t-il votre regard sur le monde ? Mon père est néerlandais, ma mère anglaise d'origine juive allemande. L'Asie puis l'Amérique se sont ajoutées un peu par hasard. Très jeune, étudiant en langue et littérature chinoises, j'étais un cinéphile. Un jour, j'ai vu à Paris Domicile conjugal (1970), de François Truffaut. Le personnage d'Antoine Doinel y tombe amoureux de la Japonaise... et moi aussi ! A l'époque, aller en Chine était impossible. Je me suis donc tourné vers le Japon, où j'ai étudié le cinéma et participé à la troupe de danse Dairakudakan. L'Amérique est venue à moi tardivement, quand on m'a proposé d'y enseigner. Je me sens toujours plus européen qu'américain. Un Européen marié à une Japonaise et parfaitement chez lui à New York, la ville de la mixité.Il y a des choses plus importantes que la culture. Je n'admets pas l'argument culturel pour justifier l'excision. En même temps, je suis plus tolérant que la loi française pour l'affichage des symboles religieux. Qu'une policière ou une enseignante soit interdite de porter le niqab dans ses fonctions, oui. Une personne dans la rue, non. Ce type d'interdiction n'est qu'une façon de dissuader des gens impopulaires d'adhérer à une religion impopulaire.
La peur des Japonais était très forte il y a vingt-cinq ans aux Etats-Unis. Comment expliquez-vous qu'un même phénomène soit aujourd'hui dirigé contre la Chine ? Les deux phénomènes ne sont pas similaires. Ce qui faisait peur aux Américains il y a une génération, c'était la visibilité des Japonais : Mitsubishi rachetait le Rockefeller Center, Toyota déboulait, etc. Leurs marques étaient très visibles. De plus, dans l'histoire américaine, les Japonais sont suspects. Aujourd'hui, les Américains se disent que, si les Chinois parviennent à la puissance qu'avaient les Japonais, ils seront bien plus dangereux. Mais, sur le fond, la menace nipponne avait été grandement exagérée et la menace chinoise l'est tout autant. D'abord, l'absence de liberté intellectuelle en Chine reste un obstacle très important pour son développement. Ensuite, l'intérêt des deux parties à préserver des liens l'emportera sur les forces poussant au conflit.
Quelle est la part de réalité et de fantasme dans cette tension montante ? Par fantasmes, vous entendez peur. Elle est fondée : la montée en puissance de la Chine ne pourra que réduire le pouvoir et l'influence américaine dans le monde. Après 1945, les Etats-Unis sont devenus le gendarme de l'Asie. Ce n'est plus le cas. Des peurs populistes sont également fondées sur des motifs socio-économiques. Mais je ne pense pas qu'elles atteignent le niveau des peurs antinippones de la fin des années 1980. Et les craintes de l'influence économique chinoise sont surtout concentrées dans les Etats de la vieille économie, où l'industrie lourde est en déclin.
Un sondage de l'Institut Pew a montré que les Américains croient que la Chine est devenue la première puissance économique mondiale. Or elle reste loin des Etats-Unis. C'est un fantasme typique... C'est une combinaison d'ignorance et de peurs, exploitées par des chroniqueurs de radios dans le but de blâmer Barack Obama. Mais je le répète : le déclin des Etats-Unis est un fait, comme la montée en puissance économique de l'Asie. Ce déclin génère un choc, dont il ne faut pas s'alarmer inconsidérément. Au début du XXe siècle, l'invention du personnage de Fu Manchu (sorte de génie du Mal incarnant le "péril jaune") avait provoqué un arrêt de l'immigration sino-nipponne en Amérique qui avait même eu un impact en Europe. A suivi la menace communiste, qui était, pour les Etats-Unis, loin d'être aussi réelle qu'on l'a présentée. Mais même la CIA y a sincèrement cru.
Les Etats-Unis sont un pays qui vit sous la peur constante de puissances extérieures qui menaceraient de faire disparaître son espace sécurisé. Ce pays a bâti et a été bâti par une société d'immigrés mais, dans le même temps, il pourchasse ces immigrés pour se protéger. Comme la France, du reste. Et, comme les Français, les Américains s'estiment porteurs d'une mission civilisatrice universelle. Or le "modèle chinois" ébranle leurs certitudes.
Est-ce parce que les Américains fondent leur économie sur l'idée que la liberté est le meilleur garant du succès, alors que les Chinois ont une croissance très supérieure avec un régime dictatorial ?
C'est exactement ça. Ce mélange chinois réussi de capitalisme et d'Etat fort est plus qu'une remise en cause, il est perçu comme une menace. Je ne vois pourtant pas monter une atmosphère très hostile à la Chine dans l'opinion. Depuis un siècle, les Américains ont toujours été plus prochinois que pronippons. Les missions chrétiennes ont toujours eu plus de succès en Chine qu'au Japon. Pour la droite fondamentaliste, ça compte. Et, dans les années 1980, des députés ont détruit des Toyota devant le Capitole ! On en reste loin.
Et le regard des Chinois sur les Etats-Unis, comment évolue-t-il ? Tout dépend de quels Chinois on parle, mais, pour résumer, c'est attirance-répulsion. Surtout parmi les classes éduquées qui rêvent d'envoyer leurs enfants dans les universités américaines et en même temps peuvent être emplies de ressentiment à l'égard d'une Amérique qu'elles perçoivent comme hostile, pour beaucoup à cause de la propagande de leur gouvernement. Du communisme comme justificatif du pouvoir il ne reste rien. Le nouveau dogme est un nationalisme fondé sur l'exacerbation d'un sentiment victimaire vis-à-vis du Japon et des Etats-Unis. En Chine, à Singapour, en Corée du Sud, on constate une forte ambivalence typique de certaines élites, par ailleurs fortement occidentalisées, pour qui le XXIe siècle sera asiatique. Dans les années 1960, au Japon, a émergé une nouvelle droite ultranationaliste, dont les représentants les plus virulents étaient professeurs de littérature allemande ou française. Ils voulaient se sentir acceptés, légitimes en termes occidentaux, et se sentaient rejetés. C'est ce que ressentent aujourd'hui les nationalistes chinois.
En 2010, vous avez écrit que la Chine est restée identique sur un aspect essentiel : elle est menée par une conception religieuse de la politique. Serait-elle politiquement soumise à l'influence du confucianisme, comme l'espace musulman le serait par le Coran ? Dans le cas chinois, il ne s'agit pas que de confucianisme ; le maoïsme était identique. Il n'y a aucune raison pour que les musulmans ne puissent accéder à la démocratie tout en préservant leur religion. La Turquie, l'Indonésie l'ont fait. La Chine le pourrait tout autant. Des sociétés de culture sinisante comme Taïwan ou la Corée du Sud ont montré qu'un changement est possible. L'obstacle à surmonter, en Chine, est que le confucianisme rejette la légitimité du conflit. L'harmonie est caractérisée par un ordre social ou règne l'unanimité. Donc la plus petite remise en cause apparaît instantanément menaçante.
Qu'est-ce qui pourrait déclencher un processus démocratique en Chine ? Le plus grand obstacle est l'alliance entre les élites urbaines et le Parti communiste. Les deux ont peur de l'énorme masse paysanne ignorante. Ces élites ont une telle histoire récente de violence et une telle peur d'un retour du chaos qu'elles préfèrent un ordre qui leur assure la croissance, au risque d'avancer vers la démocratie. Pour le pouvoir, la grande faiblesse de ce système est que, le jour où l'économie cesse de croître et que l'enrichissement des élites urbaines s'arrête, l'édifice s'écroule. Dans ce cas, tout pourrait advenir, d'une alliance entre démocrates, ressortissants des nouvelles élites, et une fraction du parti, jusqu'à un coup d'Etat militaire.
Dette grecque: Un conseiller allemand prône une plus forte décote
Les banques et les fonds d'investissement négocient avec Athènes les termes de l'échange de titres censé ramener le ratio de la dette grecque de 160% du produit intérieur brut, actuellement à 120%, d'ici 2020.
Cette mesure est le principal pilier du deuxième plan de sauvetage arrêté avec Athènes, d'un montant de 130 milliards d'euros.
La "participation du secteur privé" implique que les investisseurs privés détenant de la dette grecque et ayant accepté de participer à ce programme accepteront une décote de 50% sur la valeur de leurs avoirs, en échange d'un mélange de nouveaux titres et de numéraire.
Dans une interview à l'édition dominicale du journal grec Te Vima, l'universitaire Clemens Füst, conseiller du ministre Wolfgang Schäuble, a estimé que le niveau de la décote devait être plus élevé.
"Ce taux partait du principe qu'il serait accompagné d'un programme de consolidation économique de long terme, qui aurait ramené la dette à 120% du PIB annuel d'ici 2020", a-t-il déclaré.
"Mais une telle réduction ne suffira pas. La dette était déjà de 120% au début de la crise. Donc, la décote doit être supérieure à 50%."
Athènes demande le volontariat des investisseurs afin d'éviter le déclenchement d'un 'événement de crédit', qui signifierait que la Grèce n'est plus en mesure de rembourser ses créanciers.
Selon Füst, cette précaution met l'ensemble du processus en péril et il serait préférable que le programme soit obligatoire.
"De mon point de vue, la Grèce a déjà fait défaut. Je pense que le mieux serait d'admettre honnêtement que l'Etat grec ne peut honorer ses dettes. Ainsi, nous pourrions obtenir un meilleur accord."
Le spectre de la faillite revient en Grèce
Janvier s'annonce comme décisif à Athènes avec les négociations sur la décote grecque et le second plan d'aide de l'UE et du FMI. Si l'un de ces deux sujets ne donne pas de résultat positif, la Grèce sombrerait dans le défaut de paiement et la sortie de l'euro.
Janvier sera le mois de tous les risques, le pays devant à la fois boucler les négociations avec ses créanciers privés appelés à effacer quelque 100 milliards de dette, et avec ses bailleurs de fonds publics, UE et FMI, en vue du versement d'une nouvelle tranche d'aide vitale pour le pays avant fin mars. "L'accord sur la réduction de la dette (...) ne peut pas être conclu et mis en oeuvre sans une conclusion des négociations pour un nouveau programme économique avec les pays européens et les organisations internationales qui nous financent. Aucun accord n'est indépendant, l'un est la condition de l'autre" a martelé M. Papademos jeudi, estimant que les "prochains trois mois" allaient être "particulièrement cruciaux".
En vue de l'arrivée prévue le 16 janvier à Athènes de la troïka représentant les créanciers, le Premier ministre avait aussi mis en garde mercredi contre un "défaut (de paiement) incontrôlé" auquel la Grèce pourrait faire face en mars - quand quelque 14 milliards d'obligations arriveront à expiration selon la presse - si patronat et syndicats ne s'entendent pas pour réduire les coûts du travail en vue de stimuler la compétitivité.
Après deux ans de mesures d'austérité qui ont touché principalement le secteur public, les bailleurs de fonds renforcent de fait leurs pressions pour obtenir la "dévaluation intérieure" jugée nécessaire par les décideurs économiques pour que le pays puisse un jour supporter seul le poids de sa dette. "Soit nous resterons dans la zone euro, abaissant ainsi le niveau de vie de tous nos citoyens, soit nous la quitterons, ce qui nous ferait reculer de plusieurs décennies", a averti en début de semaine le directeur de la Banque nationale de Grèce (BNG), Vassilis Rapanos.
A en croire tous les sondages, les Grecs ne considèrent pas l'alternative : s'ils rechignent à l'austérité, ils n'en soutiennent pas moins, à une majorité de plus des trois quart, le maintien dans l'euro, que le gouvernement qualifie pour sa part de "choix stratégique". "Nous ne pouvons pas escompter que d'autres Etats de l'Union européenne et les organisations internationales continuent à soutenir financièrement un pays qui ne s'adapte pas à la réalité et ne traite pas ses problèmes", a averti le Premier ministre.
En ligne de mire, selon la presse, le salaire minimum, actuellement fixé à 751,39 euros brut par mois, dont la revalorisation de 1,6% en juillet 2011 prévue par la convention nationale collective, a été critiquée dans la dernière revue de l'économie grecque menée par l'UE. Dans son dernier rapport sur la Grèce publié le 30 novembre, le FMI soulignait également que "l'indexation du salaire minimum sur le taux d'inflation dans l'Union européenne" est un "mécanisme en décalage avec l'inflation basse attendue et le besoin de restreinte salariale en Grèce".
La grande centrale syndicale du privé, GSEE, a toutefois rejeté mercredi toute baisse des salaires et insisté sur le respect des conventions salariales. "Nous ne sommes pas disposés à céder le moindre pouce sur le salaire garanti des travailleurs pauvres", a déclaré à la presse son chef, Yiannis Panagopoulos. Mais la pression est loin de porter uniquement sur les salaires. Les auditeurs du pays éplucheront aussi le bilan des économies budgétaires, l'avancée des privatisations, et la mise en oeuvre des réformes structurelles, dont celle, déja votée mais restée en souffrance, libéralisant une liste de professions protégées allant des camionneurs aux pharmacies en passant par les avocats.
Notre Président ose tout. C’est même à ça qu’on le reconnaît, depuis tout petit. À chaque fois, les gens raisonnables lui prédisent le désastre, qu’il n’a d’ailleurs pas toujours évité. Mais à chaque fois, il revient, décidé à oser plus pour gagner plus. Et en ce début d’année, notre Président ose à nouveau tout. Par exemple, imposer le vote d’une hausse d’impôt, la TVA sociale, à deux mois de l’élection. Contre sa majorité, contre une majorité de Français. Une mesure de « sale mec », dirait l’autre, à peine entré d’un demi-orteil dans son Rubicon. Pour faire bon poids, notre Président promet aussi de créer sa taxe sur les transactions financières tout seul comme un grand – un coup à gauche. Cela juste après avoir joué les dévots de la Pucelle – un coup à la droite de la droite. En clair, il ose prétendre nous refaire le coup de 2007. Oui, il ose, et c’est même à ça qu’on le reconnaît candidat.
vendredi 6 janvier 2012
Les règles, c’est capital
Quiconque commet des erreurs doit en subir les conséquences, y compris les banquiers. Depuis le début de la crise, il y a maintenant 5 ans, cette règle fondamentale de l’économie de marché est bafouée, déplore la Zeit. Entre les valeurs morales et la prospérité, les dirigeants politiques doivent pourtant choisir. Extraits.
Ceux qui se donneront la peine de parcourir ces jours-ci les forums Internet consacrés à la crise économique feront une découverte intéressante : ce ne sont pas les sommes absolument faramineuses injectées dans le marché, ni les divers fonds de sauvetage mis en place qui indisposent – mais l’identité des destinataires de cet argent : les banquiers, qui se sont longtemps remplis les poches et sombrent aujourd’hui dans la faillite. Les Etats, qui ont vécu au-dessus de leurs moyens et ne parviennent plus à se procurer d’argent frais. Les propriétaires, qui ont souscrit un trop grand nombre de crédits et ne sont plus en mesure d’assurer le service de leur dette.
Au lieu d’être sanctionnés, ces écarts de conduite sont récompensés – voilà ce à quoi assistent les sociétés occidentales depuis cinq ans. Pour comprendre la lassitude croissante à l’égard des plans de renflouement, il faut prendre en compte non seulement la dimension financière, mais aussi la dimension morale de la crise.
Le renard et les grappes de raisin
Un concept de psychologie peut nous y aider : le phénomène de dissonance cognitive. Il désigne l’écart entre notre façon de voir le monde et le cours réel des événements. Comme dans la fable [d’Esope] mettant en scène un renard affamé et les branches de raisin dépassant du faîte d’un mur. Le renard multiplie les bonds pour essayer d’attraper les grappes, mais sans y parvenir, et cet échec ne cadre pas avec l’image que l’animal a de lui-même, habitué qu’il est à obtenir ce qu’il convoite. Il n’en va guère différemment de l’homme dans les pays industrialisés.Profondément ancré dans la pensée occidentale, le principe de responsabilité propre est au cœur de la notion de justice dans l’ensemble des sociétés individualisées d’Occident : chacun y est responsable de ses actes. L’indissociabilité du risque et de la responsabilité est le fondement du capitalisme. C’est ce qui permet au marché de transformer la recherche individuelle du profit en intérêt général. "Le soin porté aux investissements est fonction de la responsabilité juridique de l’investisseur. Les excès ou écarts de conduite résultent uniquement de l’absence d’une telle responsabilité", écrivait dans les années 1940 l’économiste fribourgeois Walter Eucken, l’un des maîtres à penser de l’économie de marché. Aujourd’hui encore, la plupart des experts souscrivent à cette analyse.
Une solidarité inconditionnelle de tous envers tout le monde causerait en revanche la ruine des dispositifs incitatifs du capitalisme – et donc du capitalisme lui-même. C’est parce que cet impératif de l’économie de marché et la notion de justice prédominant dans la société font bon ménage que l’appel à davantage de responsabilité propre est devenu le leitmotiv de la bande-son des réformes libérales depuis les années 1980. Tout un chacun peut réussir, mais tout un chacun peut aussi échouer.
Justice ou efficacité
Comme souvent, ce sont les Américains qui ont poussé ce raisonnement le plus loin. Lors d’un récent débat public, le présentateur, Wolf Blitzer, a demandé à Ron Paul, candidat républicain à la présidentielle, comment la société devait aborder le cas d’un jeune homme qui n’avait pas jugé nécessaire de prendre une assurance maladie et se trouvait aujourd’hui dans le coma. Il faut qu’il assume ses responsabilités, a répondu Ron Paul. Wolf Blitzer lui a alors demandé si cela signifiait que la société devait le laisser mourir : "Oui !", s’est exclamé le public.Une telle position peut répugner par sa radicalité. Mais, au-delà de la question de la vie et de la mort d’un individu, elle vaut également pour l’Europe : quiconque se met en difficulté en n’engageant que sa responsabilité propre ne peut compter que sur une aide partielle de la communauté. Dès lors, le renflouement des Etats ou des banques est nécessairement vécu comme une violation grossière de cette règle.
Aux appels de plus en plus pressants à davantage de justice, les "renfloueurs" opposent l’impératif d’efficacité. Lorsqu’une banque sombre, elle entraîne les autres dans sa chute, et les petits épargnants à leur tour perdent leurs billes. Lorsqu’un Etat vacille, tous vacillent, et l’ordre public se disloque. Et ce sont les plus défavorisés qui sont les premiers à en souffrir. En un mot : renflouer coûte tout simplement moins cher que faire faillite.
Aider comporte aussi des risques
Distribuer des aides ne va pas non plus sans poser de risques. Quand la Banque centrale européenne (BCE) injecte un demi-milliard d’euros dans les banques, le risque d’inflation est réel si les autorités monétaires ne récupèrent pas leur fonds en temps et en heure. Mais ce qui importe davantage, c’est que si l’opération est couronnée de succès, elle n’aura pas coûté un centime au contribuable et aura permis dans le même temps d’éviter d’importants dégâts. C’est précisément dans ce but que les banques centrales ont été créées jadis.Si l’on constate que les sauvetages se justifient sur un plan financier mais sapent le fondement moral de l’économie de marché, voire de la société, l’Occident se retrouvera dans la situation pénible de devoir choisir entre la prospérité et la justice. En d’autres termes : ou bien nous prenons le risque d’une explosion, ou bien nous nous accommodons, dans une optique globale, de voir des injustices en temps de crise.
Une telle décision ne se prend pas à la légère. Lors de la Grande Dépression des années 1930, les Etats avaient placé les valeurs morales au-dessus de tout. Ils ont refusé les aides et ainsi ruiné l’économie. Aujourd’hui, ils placent l’économie au-dessus de tout au risque de ruiner les valeurs morales. Au bout du compte, il ne reste peut-être plus que la voie choisie par le renard de la fable. Il finit par comprendre qu’il est incapable d’escalader le mur et se dit à lui-même en s’éloignant : "Ils sont trop verts […] et bons pour des goujats".
Opinion
Prêtons moins cher aux Etats !
Les deux auteurs rappellent qu’en 2008, au moment où l’administration Bush débloquait 700 milliards de dollars (540 milliards d'euros) pour sauver les banques américaines,
"la Réserve fédérale a secrètement prêté aux banques en difficulté la somme de 1 200 milliards au taux incroyablement bas de 0,01 %. Au même moment, dans de nombreux pays, les peuples souffrent des plans d'austérité imposés par des gouvernements auxquels les marchés financiers n'acceptent plus de prêter quelques milliards à des taux d'intérêt inférieurs à 6, 7 ou 9 % "Rocard et Larrouturou citent le président Roossevelt – ”Etre gouverné par l'argent organisé est aussi dangereux que par le crime organisé” – et proposent “que la ‘vieille dette’ de nos Etats puisse être refinancée à des taux proches de 0 %’.”
Il n'est pas besoin de modifier les traités européens pour mettre en oeuvre cette idée : certes, la Banque centrale européenne (BCE) n'est pas autorisée à prêter aux Etats membres, mais elle peut prêter sans limite aux organismes publics de crédit (article 21.3 du statut du système européen des banques centrales) et aux organisations internationales (article 23 du même statut). Elle peut donc prêter à 0,01 % à la Banque européenne d'investissement (BEI) ou à la Caisse des dépôts [française], qui, elles, peuvent prêter à 0,02 % aux Etats qui s'endettent pour rembourser leurs vieilles dettes.
« Sarko ou le complexe de Zorro » : Allègre juge son livre « équilibré »
Claude Allègre, l’ancien ministre de l’éducation de Lionel Jospin, publiera le 19 janvier chez Plon un ouvrage d’entretiens avec le journaliste Dominique de Montvalon intitulé Sarko ou le complexe de Zorro, avec en couverture un dessin de Plantu. "Ce n’est pas un livre de Sarkolâtrie, mais c’est un livre où je lui rends justice sur ce qu’il a fait de positif. Je ne parle pas sans cesse du Fouquet’s ou du Paloma", explique au Monde Claude Allègre, qui juge avoir a fait un livre "équilibré".
Il reconnaît rencontrer régulièrement Nicolas Sarkozy, avec lequel il a des relations "confiantes" et "amicales", "malgré le tour de con qu’il m’a fait". Le chef de l'Etat, après avoir proposé deux fois à M. Allègre d’être ministre – se voyant opposer un refus –, l’a proposé une troisième fois. Claude Allègre a finalement accepté, mais M. Sarkozy s’est ravisé dans la foulée des élections européennes de 2009, qui avaient vu une bon score des écologistes. C’est fini. "Je suis un homme libre qui ne vise rien. Je n’ambitionne rien du tout. Je n’occuperai plus de poste ministériel", assure M. Allègre, qui invoque son âge.
L'ancien ministre de l'éducation salue la décision de Nicolas Sarkozy d’avoir limité à deux le mandat du président de la République, d’avoir nommé le socialiste Didier Migaud à la Cour des comptes et "de s’être bougé les fesses pendant la crise". En revanche, il critique la réforme des universités, juge que le Grenelle de l’environnement, "ce n’est rien du tout" et n’est pas en ligne avec la politique d’éducation, sujet qu’il affirme ne jamais avoir abordé avec le chef de l'Etat. "Je n’ai jamais été pour que les proviseurs recrutent leurs professeurs. Je suis un Républicain strict".
Claude Allègre estime que Nicolas Sarkozy n’a pas "le sens d’une équipe". Il se dit partisan d’un gouvernement d’union nationale avec plus de techniciens et moins de politiques, comme en 1958. Mais il refuse, pour l’instant, de désigner son président : celui qui dit s’être abstenu au second tour de la présidentielle de 2007 refuse de dire pour qui il votera en 2012.
Il précise toutefois que dans certaines propositions qu’il fait, il se situe à droite du PS. "Je dis du bien de Jean-Luc Mélenchon et de Montebourg", déclare M. Allègre, ajoutant : "Si Hollande est là où il est, c’est parce que je l’ai fait entrer dans l’équipe Jospin."
La Grèce menacée d'un "défaut incontrôlé" en mars sans accord salarial
Le Premier ministre grec Lucas Papademos a mis en garde mercredi contre un "défaut (de paiement) incontrôlé" auquel la Grèce pourrait faire face en mars si le patronat et les syndicats ne parvenaient pas à un accord sur la réduction des coûts du travail pour stimuler la compétitivité.
"Les partenaires sociaux doivent déployer de grands efforts au cours des négociations pour améliorer la compétitivité de l'économie et stimuler l'emploi", a souligné le Premier ministre.
"Nous ne pouvons pas escompter que d'autres Etats de l'Union européenne et les organisations internationales continuent à soutenir financièrement un pays qui ne s'adapte pas à la réalité et ne traite pas ses problèmes", a relevé M. Papademos.
Les bailleurs publics de la Grèce, Union Européenne et Fonds Monétaire International (FMI), ont demandé au gouvernement de revoir les salaires du privé pour améliorer la compétitivité de son économie.
Le chef du gouvernement a reconnu mercredi qu'ils avaient à nouveau soulevé "une série" de questions liées au marché du travail, dont celle du salaire minimum, à l'approche de négociations cruciales sur le versement de nouveaux fonds à la Grèce.
Ces discussions visent à débloquer le nouveau plan d'aide à la Grèce mis en place par la zone euro fin octobre. Athènes espère un premier versement de prêts d'un montant de 89 milliards d'euros à la fin janvier.
"Si nous ne prenons pas des mesures importantes, si nous ne faisons pas bonne impression, l'évaluation de nos partenaires risque de ne pas être positive", a prévenu M. Papademos. "Nous risquons de nous retrouver sans rien."
Le principal syndicat du secteur privé a toutefois rejeté mercredi toute baisse de salaire et insisté sur le respect des conventions salariales.
"Nous ne sommes pas disposés à céder le moindre pouce sur le salaire garanti des travailleurs pauvres", a déclaré à la presse Yiannis Panagopoulos, le chef du syndicat du secteur privé GSEE.
"Nous avons signé un accord, nous demandons aux employeurs d'honorer leur signature", a-t-il poursuivi après avoir rencontré M. Papademos.
Le salaire minimum légal en Grèce - actuellement juste au dessus de 750 euros -- est fixé par une convention collective signée par les syndicats des salariés.
RTL Group va se retirer du marché grec de la télévision en raison de la crise
Le groupe audiovisuel européen RTL Group va se retirer du marché grec de la télévision en raison de la crise économique qui frappe le pays, en vendant sa part de 70% dans Alpha Media Group, a-t-il annoncé jeudi.
RTL Group va vendre sa part à l'entrepreneur grec Dimitris Contominas, qui possède déjà les 30% restants d'Alpha Media Group, dont fait notamment partie la chaîne nationale Alpha TV, et deviendra de ce fait son propriétaire unique.
La transaction "est sujette à l'approbation de la commission grecque de la concurrence et devrait se conclure au premier trimestre 2012", indique RTL Group dans un communiqué.
RTL Group avait pris 66,6% du capital d'Alpha Media Group pour 125,7 millions d'euros en septembre 2008, tablant sur des perspectives de croissance du marché publicitaire alors prometteuses en Grèce.
Depuis lors, la crise est passée par là et "le marché de la publicité télévisée en Grèce a diminué d'environ 50%", souligne RTL Group.
"Etant donné la crise économique et financière profonde que la Grèce continue de connaître, nous avons finalement décidé de quitter le marché grec", a déclaré le PDG de RTL Group, Gerhard Zeiler, cité dans le communiqué, tout en se réjouissant d'avoir trouvé une solution "qui permet à Alpha de poursuivre sa diffusion".






















