TOUT EST DIT

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samedi 15 février 2014

L’OR BLANC

L’OR BLANC


ces gars-là sont des chercheurs d’or. Ni pilotes de Formule 1, ni tennismen, ni, pire encore, footballeurs professionnels. Ils ne quittent la mine pour monter à la lumière qu’une fois tous les quatre ans. Quand, pour cause de Jeux Olympiques, ils se drapent dans l’étendard tricolore pour défendre la mère patrie et humer l’éphémère parfum de la gloire. Une courte fenêtre de tir, une occasion unique de mettre dans le mille. Ainsi va le destin de Martin Fourcade, double champion olympique de biathlon. Ah, le biathlon… Un drôle de sport à mi-chemin entre le ski de fond et le tir au pigeon, inventé au XVIIIe siècle sur la frontière suédo-norvégienne par des militaires sur spatules. Historiquement, le plus gros pourvoyeur français de médailles aux JO d’hiver. Un peu comme le judo et, jadis, l’escrime en été. À peine 300 licenciés dans l’Hexagone (moins qu’un gros club de football) mais un palmarès à couper le souffle. Alors, certes, au rayon des comparaisons, il faut raison garder. Même le poitrail aussi bardé de médailles qu’un général de l’ère soviétique, Martin Fourcade ne tirera jamais dans la même catégorie qu’un Jean-Claude Killy, triple médaillé d’or en ski alpin en 1968 à Grenoble. Mais quel bonheur de glisser vers la victoire aux côtés de l’élégant pyrénéen. 

Cocorico.

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