TOUT EST DIT

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dimanche 8 novembre 2009

Le G20 divisé sur le climat et la régulation financière

Les pays du G20, réunis samedi 7 novembre en Ecosse, se sont montrés divisés sur la question du financement de la lutte contre le changement climatique et sur la mise en oeuvre d'une taxe sur la finance, en dépit des encouragements de Londres.

La Grande-Bretagne, hôte de cette réunion des grands argentiers du G20, avait pourtant solennellement appelé ces pays à s'attaquer de front à ces deux questions. Le premier ministre britannique Gordon Brown est venu en personne à Saint Andrews (Ecosse) pour appeler le G20, qui rassemble Etats riches et émergents, à envisager une taxe sur les transactions financières pour ramener la stabilité dans la planète finances. Cette proposition, qui marque un véritable tournant dans la position de Londres sur la question, a été salué comme "une très bonne chose" par la ministre des finances Christine Lagarde.
Mais les participants à ce G20 Finances semblent n'avoir guère partagé cet enthousiasme. Le sujet ne figure pas dans la déclaration finale et n'a même pas été abordé lors de la réunion, a ainsi assuré le président de la banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet. Le secrétaire américain au Trésor, Tim Geithner, a souligné pour sa part que cette taxe n'était nullement à l'ordre du jour. Quant à Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI, qui doit réfléchir sur de telles mesures d'ici au mois d'avril, il estime que cette solution est impossible à mettre en oeuvre.

AUCUN ENGAGEMENT POUR LE CLIMAT

Le gouvernement britannique, a également dû en rabattre sur ses ambitions concernant le climat. Les ministres se sont contentés d'évoquer la nécessité d'un accord ambitieux et de moyens financiers substantiels pour y parvenir, mais sans fournir aucun engagement chiffré en dépit des pressions britanniques.

Le ministre des Finances Alistair Darling avait exhorté samedi matin ses collègues à trouver les bases d'un accord sur ce financement, alors que la plupart des pays rechignent à parler chiffres : "Si nous ne parvenons pas à nous entendre sur le financement de la lutte contre le changement climatique, ce sera beaucoup, beaucoup plus difficile d'obtenir un accord à Copenhague".

La communauté internationale est censée trouver en décembre à Copenhague un accord visant à lutter contre le réchauffement climatique pour remplacer le protocole de Kyoto, qui expire en 2012. Mais un mois avant ce grand rendez-vous, les négociations piétinent.

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