TOUT EST DIT

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samedi 14 septembre 2013

La croissance repart-elle vraiment, comme l'affirme Jean-Marc Ayrault?


Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault voit des "signes positifs" et assure que "la croissance repart" en France. Il a raison. Mais il ne s'agit pas d'une réelle reprise, susceptible de faire baisser le chômage. Explications.

"La croissance repart", assure Jean-Marc Ayrault ce samedi 14 septembre dans un entretien accordé au quotidien Presse-Océan. "Il y a des signes positifs", explique le Premier ministre. Effectivement, après un court épisode récessif fin 2012 et début 2013, l'économie française a enregistré un rebond surprise de 0,5% au deuxième trimestre.

L'OCDE donne raison au chef du gouvernement. Très pessimiste encore au mois de mai puisqu'elle tablait sur une récession de -0,3% en France, l'Organisation de coopération et de développement économique a sensiblement revu en hausse sa prévision et envisage désormais une croissance de +,03% en 2013. Elle estime qu'une "inflexion positive de la croissance" du produit intérieur brut est "possible" en France, selon des "indicateurs composites avancés" mis à jour cette semaine.
La Banque de France elle même se montre plus optimiste : entrevoyant une légère amélioration du climat des affaires dans l'industrie comme les services, elle a récemment a revu à la hausse sa prévision de croissancepour le troisième trimestre, de 0,1 à 0,2% du PIB. Même s'il faut encore attendre les nouveaux pronostics du FMI et de la Commission européenne, qui anticipaient jusqu'ici des baisses respectives du PIB de -0,2% et de -0,1%, ces premières estimations confortent l'hypothèse du gouvernement d'une croissance de 0,1% en 2013.
Mais d'autres signaux laissent présager un ralentissement possible de la croissance. L'activité dans l'industrie et dans le secteur privé est au plus haut en zone euro mais continue de se contracter en France, selon l'indice PMI Markit. On ne peut donc pas encore parler de réelle reprise, seule à même de permettre une véritable réduction du chômage. Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a d'ailleurs cette semaine abaissé à 0,9% contre 1,2% le chiffre de croissance attendu pour 2014.
>> A lire sur le sujet : Reprise : mirage ou miracle ?
Pas de quoi pavoiser donc, d'autant que le chômage va continuer d'augmenter. Il faut une croissance d'au moins 1% pour que l'économie se remette à créer des emplois et d'au moins 1,5% pour faire baisser le chômage. Tant qu'on sera sous les 1%, des emplois continueront d'être détruits, et le chômage continuera à fragiliser la demande intérieure.
Or c'est justement la consommation des ménages qui tire la croissance tricolore. Avec le coup de massue fiscal qui attend les Français en 2014 (plus de 12 milliards d'euros de hausses d'impôt), la reprise pourrait bien faire pschitt.

À bas l'information en uniforme


Une minorité de Français seulement est favorable à une intervention militaire en Syrie. Or, pendant plusieurs jours, en France, les médias audiovisuels nous ont hululé le même cantique.

On se souvient du mal que fit à la crédibilité médiatique l'épisode du référendum constitutionnel européen : 90 % des grands médias pour le oui, mais 55 % des Français votant non. Une info uniforme provoquant une rébellion dans les urnes. Un pilonnage quasi soviétique engendrant un rejet parfois irrationnel. Un seul son de cloche, ce qui fit apparaître ceux qui l'émettaient effectivement comme des cloches. 

Rebelote ? Une minorité de Français seulement est favorable à une intervention militaire en Syrie. Aux Etats-Unis, l'opposition est massive. En Grande-Bretagne, l'opinion est hostile. Or, pendant plusieurs jours, en France, les médias audiovisuels nous ont hululé le même cantique. Plusieurs tambours, une seule baguette. Drôle de polyphonie que celle où tous les choristes revêtent l'uniforme pour entonner «tiens, voilà du boudin». En août, on a fait trempette, en septembre on fait trompette. Pendant une semaine, des antennes embarquées enquillèrent les mercuriales équarries des Fabius, Kouchner, BHL, «M. Patati» et «Mme Patata». Comme si les bourrages de crânes suffisaient à bourrer les urnes. 

Et puis, soudain, l'autre jeudi, de plus en plus de voix divergentes se sont fait entendre. On était au bord du gouffre. Attention, danger ! Il était temps... Quant à François Hollande, qui était parti sabre au clair - «On va les punir !» -, il se retourna... et constata que ses alliés, eux, avaient des pudeurs. 

Va-t-on, malgré tout, se payer une petite guerre ? C'est, hélas, classique quand des socialistes sont au pouvoir. Un socialiste indépendant, Viviani, l'était en 1914. Un socialiste dépendant, Guy Mollet, l'était en 1956, quand nos troupes débarquèrent à Suez avec le succès que l'on sait. En revanche, quand il s'est agi de soutenir la république espagnole en proie à une agression fasciste, ou de refuser la honte des accords de Munich dont seul Hitler pouvait se réjouir, la gauche était là... mais pas les socialistes. 

Dira-t-on plus tard que là où Jacques Chirac sauva l'honneur, Hollande le brada au Qatar ? 

Oui, face à la crapulerie assadienne confrontée à la crapulerie jihadiste, on a le droit d'être favorable à une intervention en Syrie. Ceux qui le préconisent ne sont pas méprisables. Mais ceux, en revanche, qui se satisfont d'une information aux ordres, normalisée et uniformisée, eux, le sont. Partez en croisade si ça vous chante et enchante, mais arrêtez de mentir.  

Le prix à payer pour le 'romantisme' allemand: le lent suicide de l'Allemagne

« L’Allemagne est en train de commettre son lent suicide », estime Ambrose Evans-Pritchard du Daily Telegraph. Le pays a misé son avenir sur la manufacture et l’industrie, mais sans y associer une politique énergétique adéquate. Selon le ministre de l’environnement, Peter Altmaier, les énergies renouvelables pourraient coûter 700 milliards d’euros au pays d’ici 2030 dans le meilleur des scénarii, et 1000 milliards, dans le pire des cas. Le journaliste affirme que l’Allemagne pourrait lentement perdre son statut de super-économie, et pas seulement à cause de son vieillissement démographique, et de son soutien trop onéreux à la monnaie unique.
« La Chancelière Angela Merkel a lié un boulet aux chevilles de son pays lorsqu’elle a subitement – et de façon désinvolte – abandonné sa politique nucléaire après le désastre de Fukushima en 2011 », écrit-il. Il s’agissait d’une tactique politique, aucunement basée sur des considérations scientifiques. La chancelière, qui est à l’origine une spécialiste de l’atome, n’ignore probablement pas que les centrales nucléaires allemandes ne risquent pas d’être inondées comme l’a été celle de Fukushima au moment du tsunami. Mais elle a répondu à l’angoisse de son peuple, ordonné la fermeture immédiate de 8 réacteurs nucléaires, et programmé celle des autres réacteurs du pays pour 2022. Un cinquième de la production électrique allemande va ainsi disparaître. En contrepartie, la chancelière a lancé un programme de substitution de 50% de la production électrique allemande avec des énergies renouvelables pour 2035, et de 80% pour 2050. « Du romantisme », juge le journaliste.
Son pari, c’est qu’en devenant le fer de lance des énergies renouvelables, l’Allemagne inciterait d’autres pays à la suivre. Mais c’était sans compter sans la concurrence chinoise, bénéficiant d’une main d’œuvre bon marché, d’un yuan faible, et des emprunts d’Etat subventionnés. L’industrie solaire allemande n’y a pas résisté. QCells, Conergy, Solon et Solarworld ont ou bien déjà déposé le bilan, ou bien sont à genoux. Désormais, 8 des 10 plus grandes firmes du solaires sont chinoises. Les Allemands ont dépensé 100 milliards d’euros dans le solaire qui ont conduit à la démocratisation de cette technologie dans le monde, mais ils n’en seront pas les principaux bénéficiaires.
Des éoliennes en Mer Baltique, capables de produire 25.000 mégawatts, devaient compléter la production électrique pour 2030. Mais jusqu’à présent, la capacité de celles qui ont été installées culmine à 300 mégawatts, et l’infrastructure n’est pas prête. Pour compenser, l’Allemagne s’est donc tournée vers le charbon, et la lignite, ce qui a augmenté la production de gaz à effet de serre de 1,6% l’année dernière. Le réseau subit des surcharges énergétiques ruineuses pour les compagnies électriques E.ON et RWE, qui envisagent de fermer des centrales électriques.
La Fédération de l’Industrie Chimique allemande a déjà réclamé un gel des prix de l’énergie, pour éviter à ses membres de se faire distancer par leurs concurrents internationaux. Le tarif de l’électricité est le double de celui que les firmes américaines payent, tandis que les prix du gaz naturel sont 4 fois supérieurs, ce qui a déjà provoqué des délocalisations outre-Atlantique.
Cette flambée des prix de l’électricité provient du subventionnement des énergies vertes, décidé par la coalition du SPD et des Verts il y a une vingtaine d’années. Cette mesure devait être financée par une taxe prélevée sur les factures d’électricité. « Ça ne coûtera pas plus cher aux consommateurs qu’une boule de crème glacée », avait dit alors Jurgen Trittin, qui dirigeait le parti des Verts. Mais la taxe n’a fait que monter, d’autant que les industries grandes consommatrices d’énergie en sont exemptées pour protéger leur compétitivité sur les marchés mondiaux. Rien que cette année, la hausse atteint 47%. Merkel avait misé sur une augmentation du prix de l’électricité dans le monde, qui aurait supprimé le besoin de collecter la taxe. Mais la chancelière n’avait pas vu venir la révolution du gaz de schiste aux Etats-Unis…
La situation est confuse : les entreprises qui ont fait le plus d’efforts pour être moins énergivores, sont pénalisées par la taxe ; celle-ci est désastreuse sur le plan politique, parce qu’elle impacte lourdement les ménages. Les propriétaires sont ceux qui peuvent s’offrir les installations solaires, et bénéficier des revenus qu’elles génèrent, payés par les gens qui ne peuvent que louer leur logement : en clair, les pauvres subventionnent les riches. 
Pourtant, la chancelière est « plus convaincue que jamais » que son pari énergétique est le bon. « Si quelqu’un peut réussir dans ce domaine, ce sont les Allemands. Ce n’est pas facile, mais nous pouvons y arriver », dit-elle. 


    Les écarts de niveaux de vies entre les ménages les plus aisés et les ménages les plus modestes se sont accrus en 2011, tandis que la pauvreté a gagné du terrain. Explications.

    Voici une étude qui devrait encore accroître la pression sur le gouvernement pour redonner du pouvoir d'achat aux salariés modestes : les inégalités se sont creusées en France en 2011, selon l'enquête Revenus fiscaux et sociaux publiée par l'Insee ce vendredi 13 septembre.

    1. Un niveau de vie médian qui stagne

    Le niveau de vie médian des personnes vivant dans un ménage en France métropolitaine est resté stable en 2011 à 19.550 euros, soit 1630 euros par mois. Ce montant partage la population en deux, la première moitié ayant moins et la seconde ayant plus. Sous l'effet de la crise, le niveau de vie avait baissé en 2010 (- 0,5%) après une progression faible en 2009 (+ 0,4%). Auparavant, entre 2004 et 2008, il avait augmenté de 1,8% par an en moyenne.

    Nouvelle dégradation pour les plus modestes

    Les niveaux de vie ont augmenté "uniquement" pour la moitié la plus aisée de la population en 2011, alors qu'ils ont reculé pour la troisième année consécutive pour la moitié la plus modeste, selon l'enquête. La situation s'est améliorée plus largement dans la moitié haute de la distribution : le 9e décile progresse de 2,1% en euros constants, plus fortement que les trois déciles qui le précédent (de + 0,1 % à + 0,8 %). À l'inverse, les quatre premiers déciles de niveau de vie continuent à diminuer en 2011 en euros constants (entre -0,2% et -0,8% selon le décile), mais à un rythme moins élevé que les deux années précédentes (entre -0,7% et -1,7% en 2010, et entre -0,4% et -1,1% en 2009).

    La hausse des inégalités se poursuit

    "La plupart des indicateurs montrent une progression des inégalités", relève l'Insee. Ainsi, les 10% les plus modestes avaient en 2011 un niveau de vie inférieur à 10.530 euros alors que les 10% les plus aisés disposaient d'au moins 37.450 euros, soit 3,6 fois plus, contre 3,5 fois en 2010. L'indice de Gini, qui mesure le degré d'inégalité dans une population, a poursuivi sa progression: il est passé de 0,303 en 2010 à 0,306 en 2011, alors qu'il avait déjà nettement augmenté l'année précédente. Enfin, le rapport entre la masse des niveaux de vie détenue par les 20% de personnes les plus aisées et celle détenue par les 20% les plus modestes passe de 4,5 en 2010 à 4,6 en 2011, son plus haut niveau enregistré depuis 1996. En clair : les 20% de ménages les plus modestes disposent en 2011 de 8,6% de la somme des revenus disponibles, les 20% les plus aisés perçoivent 39,5% de cette somme.

    Des disparités salariales et patrimoniales

    Cette poursuite des inégalités est en partie due à l'augmentation des disparités salariales. En 2011, comme l'année précédente, les bas salaires ont pâti de la faible revalorisation du Smic horaire brut: en moyenne annuelle, le Smic a baissé de 0,3% après -0,4% en 2010. En outre, au sein du premier décile de niveau de vie, la part des salariés ayant un emploi à durée limitée ou à temps partiel a augmenté. À l'opposé, les revenus salariaux évoluent plus favorablement dans le haut de la distribution.
    Quant aux revenus du patrimoine, ils ont augmentent en 2011, en lien avec la légère hausse des taux d'intérêt et la progression des revenus de valeurs mobilières. Toutefois, ces revenus sont très inégalement répartis. Pour la grande majorité de la population, ils contribuent peu à l'évolution du niveau de vie du fait de leur faible poids dans le revenu disponible (moins de 6 % en moyenne pour 90 % de la population). En revanche, pour les 10 % de personnes les plus aisées, ils représentent 27 % du revenu disponible ; leur dynamisme en 2011 a donc contribué donc positivement à la progression du niveau de vie de ces personnes.

    Le taux de pauvreté continue d'augmenter

    La pauvreté a progressé en 2011 avec 8,7 millions de Français concernés, soit 14,3% de la population, vivant avec moins de 977 euros mensuels, contre 14% de la population vivant sous le seuil de pauvreté en 2010. Il a atteint son plus haut niveau depuis 1997. Cette hausse est la troisième consécutive, même si elle est plus modérée que celles enregistrées lors des deux années précédentes (+0,5 point en 2009 et +0,6 point en 2010).

    Les actifs plus pauvres que les retraités

    Parmi les adultes pauvres, la part des retraités diminue (de 10% à 9,3%), quand celle des actifs augmente (de 10,2% à 10,9%). Cette amélioration provient de la revalorisation des pensions au 1er avril 2011 (+2,1% pour le régime général) et de l'arrivée de retraités bénéficiant de carrières salariales plus favorables. Elle est due aussi à la revalorisation du minimum vieillesse au 1er avril 2011 (+4,7% pour une personne seule et + 2,1% pour un couple).

    Les jeunes et les chômeurs plus touchés par la pauvreté

    Le nombre d'actifs vivant sous le seuil de pauvreté a fortement progressé en 2011 (+232.000 sur un an), aussi bien parmi les salariés que parmi les chômeurs. Les premiers pâtissent d'une diminution des bas salaires en euros constants. Dans un contexte où le chômage est resté relativement stable en moyenne annuelle entre 2010 et 2011, la diminution du niveau de vie des chômeurs provient, elle, en partie de l'augmentation des durées de chômage. Elle s'accompagne d'une légère hausse du nombre de ceux qui ne perçoivent plus d'indemnisation.
    En effet, parmi les chômeurs, la part de ceux ayant deux ans ou plus d'ancienneté s'accroît de 1,7 point à 20,5% et celle des chômeurs non indemnisés de 0,5 point à 46,4%. Par ailleurs, les revalorisations des allocations chômage ont été inférieures à l'inflation (le salaire journalier de référence, par exemple, a été revalorisé de 1,5 % au 1er juillet 2011 après 1,2 % au 1er juillet 2010, soit une progression de 1,35% en moyenne annuelle entre 2010 et 2011). Ainsi, le poids des revenus déclarés " perçus " (y compris indemnités de chômage, mais avant prestations sociales et impôts directs) diminue de 1,8 point dans le revenu disponible des chômeurs. La proportion de chômeurs vivant sous le seuil de pauvreté est ainsi passée de 35,8% à 38,9% entre 2010 et 2011.
    Le taux de pauvreté des jeunes adultes (18 à 29 ans) s'est accru de 1,7 point en 2011 à 19,4% et leur niveau de vie médian a diminué de 2,6% après être resté stable en 2010. En effet, la part des jeunes ayant un emploi a reculé (-1,4 point à 55,4%) ; ils sont proportionnellement plus souvent au chômage (+0,4 point à 12,2%) ou inactifs (+0,9 point à 32,3%). En outre, ceux qui avaient un emploi en 2011 étaient plus souvent en contrat à durée limitée ou à temps partiel qu'en 2010. Ainsi, le taux de pauvreté des jeunes ayant un emploi a augmenté de 1,4 point en 2011 à 11,5%, contre +0,5 point à 8% pour l'ensemble des personnes ayant un emploi.

    La France est occupée, sa destruction programmée

    Erick Mary, 39 ans, issu d'un milieu populaire, qui a grandi au Mirail dans les HLM de la banlieue de Toulouse et où, selon ses dires, il fut le seul blanc blond aux yeux bleus parmi les habitants qui l'apostrophaient sur un ton chaleureux et humoristique d'un « ah ! Jean-Marie la fierté du quartier ! » a milité depuis mars 2010 pour l'UPR, le parti de François Asselineau fondé en 2007.


    Remercié brutalement par le parti politique auquel il avait adhéré et profondément cru et où il occupait la fonction de secrétaire national au militantisme, il continue dans sa lancée politique face à ce qu'il nomme l'occupation du pays avec un nouveau collectif citoyen, la FFI (Fédération Française de l'Intérieur) 2.0. Revenu des partis politiques institutionnels, Erick Mary veut apporter une alternative citoyenne. Rencontre avec Erick Mary, un citoyen français qui porte fièrement la casquette devenu le symbole des FFI 2.0, amoureux de la France et de ses traditions, qui ne veut pas laisser la France se faire occuper et se voire détruire dans ce qu'il appelle « une destruction programmée des Etats-nations européens » et qui dénonce l'amendement Gaymard au travers d'une campagne citoyenne nationale sur le site de l'action.
    L’Alsace retirée à la France. L'amendement Gaymard ou amendement 745-9 bis A, qui permettra de raccrocher l'Alsace à l'Allemagne, a été voté par nos députés le 23 juillet 2013 en toute discrétion durant la période estivale. « On va retirer aux Français le droit de dire non au démantèlement de la région comme ce fut le cas avec l'essai alsacien qui a été tué dans l’œuf par le non au référendum. En Alsace, les élus ont été obligés de passer par un référendum pour demander si les Alsaciens étaient d'accord avec cette réforme territoriale dont le but caché était de placer l'Alsace dans le giron allemand du Land du Bade-Wurtemberg. Sans le référendum local, les habitants d'Alsace et des autres régions visées par la politique des euro-régions de Bruxelles n'auront plus de possibilité de refuser une telle décision. Cette situation est grave car si l'amendement passe au Sénat, il n'existera plus dans le droit des collectivités territoriales les recours légaux pour faire valoir l'appartenance d'un département ou d'une région à la République. C'est la fin de la démocratie et du droit, pour le cas alsacien, il ne restera au peuple alsacien que les armes pour dire non à cet Anschluss. »L'amendement Gaymard doit passer en cette rentrée 2013 devant les sénateurs et il concerne, sans l'avis d'un référendum, le regroupement de départements (article L3114-1), le changement de limites d’une région (L4122-1-1) et le regroupement de régions (L4123-1).
    Dès1998, Yvonne Bollmann publiait La Tentation Allemandeaux éditions Michalon, et mettait en garde la France des nouvelles volontés de l'Allemagne de vouloir reprendre l'Alsace.Dans notre article paru en octobre 2012, nous parlions déjà six mois avant le référendum alsacien d'un certain plan allemand pour casser la France comme nous le disait Yvonne Bollmann. Sur internet, l'experte du monde germanique est violemment attaquée et doit faire attention à ses mots pour ne pas affronter des procès d'organisations allemandes qui bénéficient de fonds colossaux.
    De l'UPR à la FFI 2.0.« François Asselineau est un homme politique qui touche son salaire d'Inspecteur Général des finances au plus haut grade de l'administration. Pour réellement être proche du peuple et pour être en phase avec son vœu d'être l'homme providentiel afin d'embrasser un éventuel destin historique, il devrait avoir le courage de sauter dans l'action politique comme de Gaulle en brisant son carcan d'énarque et pour commencer:de vivre avec le RSA !». Erick Mary dit avoir beaucoup appris de l'UPR et garde une profonde empathie envers son président, même si il prend une position ferme. « François Asselineau s'endormait bizarrement à chaque fois que nous nous approchions d'un péage. On devait sortir notre carte pour régler le déplacement. En tant que secrétaire national au militantisme de l'UPR je faisais en sorte que les militants puissent recevoir le remboursement de leurs frais ». C'est sur sa page facebook qu'Erick Mary va poster des prises de position de l'humoriste Dieudonné tout en menant tambour battant une campagne contre la fusion des départements d'Alsace. François Asselineau va considérer ces publications sur Dieudonné comme un manquement grave à la déontologie de l'UPR et sur le champ mettre un terme à son activité au sein du parti. « Nous sommes des prolos à l'image de la France. Cela a dû poser un problème à François Asselineau, mais quand tu prétends être un mouvement de Libération Nationale pour libérer ton pays, tu le libères avec tout ces citoyens...».
    « Les prochains mois vont être révélateurs. François Asselineau, qui se pose en sauveur du pays et en rassembleur, n'est pas crédible car il se rêve en candidat du capital, de la caste de l'élite et des médias et n'est pas capable de partager l'affiche avec d'autres leaders politiques. Son Union populaire et Républicaine avec le slogan qui vante le rassemblement du peuple pour rétablir la démocratie est hélas mis à mal par les dysfonctionnements entre le discours et les actes. François Asselineau propose dans ses paroles aux Français avec sérénité et modération, une analyse légale des textes des lois au niveau international et national pour pouvoir répondre à la destruction programmée de la Nation française et de la France. Tout le monde ne propose pas ce programme qui a un aspect très révolutionnaire. Ce programme, très louable et séduisant de l'UPR, qui est proposé de manière légale, veut se battre contre l'américanisation et le nouvel ordre mondial. Subitement, quand on doit aller au charbon sur le terrain pour parler de la destruction de la France et de son occupation aux Français et faire connaître les analyses de l'UPR, François Asselineau ne veut pas mouiller la cravate !»
     En août, Erick Mary a recontacté l'UPR pour leur demander d'agir contre l'amendement 745-9 bis A mais ses anciens collègues ont fait la sourde oreille. « Déjà, quand j'étais à l'UPR, j'avais dans les tiroirs notre projet de Fédération des Forces Intérieures, FFI 2.0, que nous venons d'activer. On décide de faire par le biais associatif et de ne plus seulement parler». La FFI 2.0 a décidé de prendre son envol pour s'adresser au peuple de France et a lancé seule une campagne nationale d'information citoyenne ainsi qu'une pétition en ligne pour refuser et dénoncer l'amendement Gaymard. Depuis le mois d'avril, elle cherche un nom moins guerrier. La FFI 2.0 est née d'un accident suite au refus de François Asselineau d'aller sur le terrain en Alsace au nom de l'UPR. Pour Erick Mary, les jeunes Français issus de la cinquième génération maghrébine sont en train de renouer avec la République et l'idée France.
    « Ce sont les Algériens, lors d'un séjour en Algérie, qui m'ont appris l'amour de la France. En France, la propagande nous a inculqué que les Français étaient des réactionnaires racistes comme Le Pen, qui tapaient sur les travailleurs immigrés. Les gens ont besoin de sens et ne sont plus amenés à être manipulés par SOS-Racisme ou par le FN qui, marchant main dans la main, ont poussé les jeunes Français à détester la France et la République. Les gens réalisent que c'est la Nation qui peut protéger les plus démunis. En France, le changement de population a eu lieu. On a un problème sérieux car on ne peut pas sortir le drapeau français et le néolibéralisme cultive les divisions identitaires jusqu'au mariage pour tous pour casser le modèle français.Vantant l'exemple de la Russie qui a réussi à se relever et à être fière de son drapeau et de son identité nationale, Erick Mary lance en guise de conclusion : « Je félicite la Russie qui a su dépasser la période Eltsine et s'en sortir ! »

    L’horreur politicienne

    L’horreur politicienne
    Nous avons une opposition républicaine dans l’ensemble rongée par ses querelles d’ego,  déconnectée du pays, indifférente à ses préoccupations et d’ailleurs, ne voulant pas les voir. Nous avons un courant protestataire qui prétend incarner l’espoir mais qui exhale le népotisme,  la haine et la démagogie absolue. Nous avons des socialistes au pouvoir dépassés par les événements et entraînés dans une fuite en avant idéologique qui mène de toute évidence le pays à l’abîme. Tout ce petit monde passe ses journées à vomir des insultes, à cracher des accusations, à se défausser sur les autres.  Mais nous avons aussi une France qui travaille. Nous avons des entrepreneurs qui prennent des risques et innovent. Nous avons des maires qui gèrent sérieusement leur commune. Nous avons des salariés qui se lèvent tôt le matin pour aller au boulot et ne comptent pas leurs heures. Nous avons des étudiants qui rament pour s’en sortir. Nous avons des soldats qui sont prêts à donner leur vie. Nous avons des intellectuels, des médecins, des professeurs, des écrivains, des scientifiques qui nous font honneur. Alors jusqu’où le fossé entre la France qui travaille et la France qui gesticule peut-il encore se creuser? Jusqu’à quand les Français vont-ils tolérer l’horreur politicienne?

    Sondage : 73% des Français n'ont pas confiance en l'avenir du pays


    Selon un sondage, près de trois Français sur quatre disent n'avoir pas confiance dans l'avenir de la France et leur avenir collectif.

    Près de trois français sur quatre (73%) n'ont pas confiance dans l'avenir de la France et leur avenir collectif, selon un sondage Viavoice (1) à paraître samedi dans le quotidien Libération. Interrogés sur "l'avenir de la France et des Français", 40% déclarent n'être "pas vraiment confiants", et33% "pas du tout confiants". Enfin, 25% se déclarent confiants (23% "assez confiants", 2% seulement "très confiants"). 2% ne se prononcent pas.

    Sur les raisons pour lesquelles ils n'ont pas confiance dans le destin collectif de la France, 78% mentionnent en premier lieu "la situation économique du pays", 47% "la situation politique", 19% "l'état moral du pays", 14% son "état psychologique". Deux réponses étaient possibles parmi ces quatre propositions.

    33% aimerait s'expatrier

    Malgré tout, 82% partagent l'idée que "tout compte fait, on a quand même beaucoup de chance de vivre en France". 33% des personnes
    Et pour cause !
    interrogées assurent que si elles le pouvaient, elles préfèreraient "s'expatrier et vivre dans un autre pays que la France". 48% seulement trouvent que "le système social français fonctionne bien".

    Pour que la confiance revienne, ce qui vient en premier (plusieurs réponses possibles) à l'esprit des sondés, c'est de "créer des emplois, du pouvoir d'achat et de la croissance". 32% pensent qu'il faut "redéfinir la politique fiscale et de redistribution" (dont 13% "baisser les impôts" et 10% "diminuer ou réorienter les aides sociales"). Pour 32% également, il faudrait "modifier les orientations politiques".

    44% font confiance aux politiques pour sortir de la crise

    Parmi les autres solutions, 9% veulent "aider les entreprises", autant veulent "limiter l'immigration et aider les Français en priorité". Pour 7%, la solution passe par "une union nationale au service du bien commun", pour 5% par une amélioration de la sécurité et du fonctionnement de la justice.

    Quant à savoir "qui pourrait sortir la France et les Français de la crise actuelle" (deux réponses possibles), 46% ont répondu "les gens, par eux-mêmes", 44% "les dirigeants politiques" (une proportion signe d'un "discrédit" de la classe politique selon Viavoice), 41% "les entreprises". A cette question, 4% ont répondu "personne", 7% ont fait d'autres réponses.

    (1) Sondage réalisé par internet du 27 au 30 août auprès d'un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas.

      vendredi 13 septembre 2013

      Un bijoutier tue un braqueur : "Que la justice laisse ce pauvre homme", réclament des internautes

      REVUE DE WEB - 300.000 personnes ont rejoint une page Facebook lancée pour défendre le commerçant qui a tué, mercredi, un braqueur qui prenait la fuite.

      Ils ont choisi de prendre le parti du bijoutier de 67 ans qui a tué mercredi un braqueur. En l'espace de deux jours, une page de soutien aucommerçant niçois a attiré près de 300.000 "fans" sur Facebook. La plupart des internautes fait valoir la thèse de la légitime défense et réclame que l'homme ne soit inquiété pour avoir abattu le malfaiteur.

      "La défense n'est pas seulement au sujet de sa propre personne, mais aussi pour son gagne-pain, ce qui fait vivre sa famille", est-il écrit dans la description de la page, dont l'auteur n'est pas connu.

      "Que l'auto-défense soit autorisée"

      Depuis mercredi, une dizaine d'articles de presse relatant l'affaire ont été postés, attirant des centaines de commentaires parfois très virulents. "Je souhaite vraiment que la justice ouvre enfin les yeux et qu'elle laisse ce pauvre homme", écrit une internaute. "Car de toute évidence s'il n'avait pas tiré, c'est le braqueur qui l'aurait fait. Résultat : on aurait un bijoutier mort et un meurtrier en liberté."

      "Que faut-il faire ? Se laisser agresser ?"
      , s'interroge une internaute. "Ni la police, ni la prison ne font plus peur aux voyous", regrette un homme. "Que l'auto-défense soit proclamée et autorisée", réclame un autre. 

      Selon Nice Matin, le bijoutier, âgé de 67 ans, a été déféré au palais de Justice en fin de matinée. Ce père de famille n'a cessé de répéter qu'il regrettait son geste mais n'avait pas pu faire autrement que de se défendre face aux malfaiteurs qui ont braqué sa boutique. Il avait ouvert le feu au moment où les deux hommes prenaient la fuite.
        IL FAUT LE DÉCORER CET HOMME !!! AU MOINS UN HOMME QUI A DES COUILLES DANS CE MONDE FAIT DE LÂCHES ET DE BIEN-PENSANTS DE GAUCHE.

      Taubira fait le forcing pour imposer sa réforme pénale


      La ministre de la Justice veut que l'examen au Parlement de sa réforme pénale ne dépende pas du «calendrier électoral».
      Une ministre très pressée pour un agenda politique à haut risque. Christiane Taubira, la ministre de la Justice, qui était jeudi à Agen devant les élèves de l'École nationale de
      l'administration pénitentiaire, ne désarme pas. Elle veut que l'examen au Parlement de sa réforme pénale ne dépende pas du «calendrier électoral», répétant qu'il s'agirait d'une «faute politique». «Je rappelle que c'est la connexion au calendrier électoral qui constituerait une faute politique, une faute éthique», a-t-elle déclaré sur France 3 Aquitaine. Une manière de répondre au ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, qui, mercredi, affirmait qu'il n'y aurait «pas de procédure accélérée» (une lecture par chambre) pour le texte sur la réforme pénale, et qu'en conséquence il serait difficile de l'examiner avant l'interruption des travaux du Parlement, fin février, pour cause de campagne électorale des municipales. Une manière aussi de rassurer l'aile gauche de la magistrature représentée par le Syndicat de la magistrature et qui, jeudi, tapait du poing sur la table en affirmant: «La réforme a déjà trop attendu, le gouvernement et les parlementaires doivent tout mettre en œuvre pour qu'elle soit examinée maintenant.»
      Le gouvernement comme l'Élysée préfèrent attendre l'échéance des municipales, en mars prochain, pour faire passer un texte jugé explosif auprès de l'opinion publique. Dans un sondage réalisé par Le Figaro sur les préoccupations des Français, la sécurité apparaît ainsi en deuxième position, après la question du pouvoir d'achat. La guerre ouverte qui s'est déroulée tout l'été entre Manuel Valls et la Place Vendôme sur le contenu initial de la réforme pénale n'a fait que renforcer l'incompréhension des Français sur le texte. Et il n'a pas suffi à Christiane Taubira d'amender son projet dans le sens exigé par le ministère de l'Intérieur pour calmer les esprits. Ces derniers jours, la ministre n'a pas caché qu'un travail de pédagogie était nécessaire, auprès de l'opinion publique comme des professionnels de la justice, et que défendre sa réforme pénale ne serait pas chose aisée. Au point d'ailleurs de prendre son bâton de pèlerin et d'aller de par la France expliquer son texte auprès de la société civile comme des professionnels de la justice.
      Les plus grands défenseurs du texte, à l'Assemblée nationale comme au Sénat, avouent ne pas être pressés de le voir sur le métier. Jean-Pierre Sueur, président la commission des lois du Sénat, évoque lui aussi pudiquement «la lourdeur du calendrier parlementaire» d'ici à la fin de l'année. Dominique Raimbourg, rapporteur du texte pour l'Assemblée nationale, pointe, lui, la nécessité de prendre son temps sur un texte dont la mise en œuvre est délicate. Sur le fond, même l'Union syndicale des magistrats reconnaît que «le texte est arrivé à un équilibre satisfaisant». Mais le monde de la justice sait que, sans moyen, la réforme peut tourner à la catastrophe. La contrainte pénale qui permet d'éviter la prison et favorise l'individualisation des peines, exige de former et renforcer les services pénitentiaires d'insertion et de probation, mais aussi les parquets et les fonctions de juges d'application des peines. Un marathon de deux ans minimum. Enfin, les professionnels comme les politiques savent que, sans une meilleure articulation entre les services de police et la justice, la réforme pénale sera compliquée à mener. De quoi inciter les politiques à prendre le temps de calmer le jeu entre les places Beauvau et Vendôme.

      La pause fiscale ? Un aveu d'échec

      La pause fiscale ? Un aveu d'échec


      François Hollande a décrété dans les colonnes du Monde, le 30 août, une pause fiscale qui s'inscrit en contradiction frontale avec la réhabilitation de l'impôt qui servit de mantra à sa campagne présidentielle, puis à sa politique économique. Il rejoint Pierre Moscovici qui, dès le 20 août, avait évoqué un "ras-le-bol fiscal". Tous deux prennent acte du désastre provoqué par le choc fiscal qui a augmenté les impôts et les taxes de plus de 47 milliards d'euros depuis 2012 pour porter les prélèvements obligatoires à 46,5 % du PIB et les recettes publiques à 53 % du PIB.
      François Hollande a amplifié les orientations des deux dernières années du quinquennat de Nicolas Sarkozy pour transformer la France en enfer fiscal. Mise en place d'une fiscalité confiscatoire sur le travail (taxe de 75 %), sur l'épargne (58 à 62 %) - quand bien même elle résulte de revenus du travail déjà taxés - et sur le patrimoine : l'augmentation du taux de l'ISF à 1,5 % entraîne une rentabilité négative du capital compte tenu de l'inflation et du niveau des taux d'intérêt. Concentration extrême des prélèvements qui associent des assiettes étroites et des taux dissuasifs. Complexité inouïe qui rompt l'égalité des contribuables devant la loi. Instabilité chronique qui interdit aux ménages et aux entreprises de se projeter dans l'avenir, bloquant l'investissement. État de non-droit et règne de l'arbitraire avec la création d'une police fiscale dont les compétences sans limites, l'absence de contrôle réel par le juge et la capacité à agir sans informer les contribuables constituent autant d'atteintes aux libertés individuelles. Déni de l'existence d'une compétition fiscale entre nations et dégradation sans précédent de l'attractivité du territoire français.
      François Hollande donne raison au principe d'Arthur Laffer selon lequel trop d'impôt tue l'impôt. Les Hollandonomics se réduisent à un fiscalisme qui tue l'impôt. La fiscalité répond dans une démocratie à quatre objectifs : couvrir les dépenses publiques ; participer à l'efficacité économique en neutralisant les externalités négatives, c'est-à-dire les effets indésirables du marché, notamment dans les domaines de la santé ou de l'environnement ; contribuer à la justice sociale ; renforcer la cohésion nationale en assurant le consentement des citoyens à l'impôt. Aucune de ces fonctions n'est plus assurée en France. La multiplication des impôts et la hausse démesurée de leurs taux ont tari les flux économiques et gelé les stocks, aboutissant au blocage et à l'instabilité croissante des recettes - avec pour symbole l'ISF, qui prive chaque année le Trésor de plus de 12 milliards d'euros de rentrées fiscales. La hausse des impôts nourrit désormais la dette et les déficits publics. Le choc fiscal a enfermé la France dans la croissance zéro et dans le chômage de masse, dont la première cause découle de la vertigineuse ascension du coût du travail qui a ruiné la compétitivité : la France recule au 23e rang mondial quand l'Allemagne progresse pour occuper la 4e place. La fiscalité française paupérise les Français et entraîne la décomposition de la nation en prolétarisant des pans entiers de la classe moyenne et en encourageant la constitution d'une diaspora de plus de 2 millions de Français à l'étranger. Ce sont ces raisons qui ont conduit le FMI, l'OCDE, la Commission européenne et la Cour des comptes, pour une fois unanimes, à recommander au gouvernement français de renoncer à toute hausse des impôts.
      Dans les mots, la pause ; dans les faits, la purge fiscale continue en 2014. La prise de conscience tardive par François Hollande de la débâcle économique et sociale produite par le choc fiscal n'empêchera pas une nouvelle envolée des prélèvements de plus de 12 milliards, dont 10 à la charge des ménages. La course folle des impôts et des taxes se poursuivra avec la hausse de la TVA, la réduction des pseudo-niches fiscales qui n'étaient rien d'autre que l'antidote pour limiter les impacts ravageurs de la fiscalité, les nouvelles cotisations sociales destinées à financer les retraites - dans l'attente de celles qui seront créées dans l'espoir vain de combler les trous de l'assurance santé et chômage. Par ailleurs, la machine infernale à imaginer de nouveaux impôts n'a nullement été débranchée, comme le montrent les projets de taxe poids lourds, de taxe diesel, de forfait social ou de contribution climat-énergie.
      Si la pause fiscale n'arrête pas l'envolée de la fiscalité, elle entérine l'échec économique de la gauche. François Hollande avait promis de stabiliser le déficit public à 3 % du PIB, d'inverser la courbe du chômage et de retrouver une croissance que la trajectoire des finances publiques estimait à 2 % à partir de 2015. Le déficit public sera supérieur à 4 % du PIB en 2013. L'économie française détruit des emplois et le ralentissement de la hausse du chômage ne résulte que de la multiplication des postes subventionnés dans le secteur public. La sortie de récession ne débouche pas sur une reprise durable et la France reste pour l'heure promise à une décennie de croissance zéro. En annonçant une pause fiscale, François Hollande s'inscrit dans la filiation des faillites économiques de la gauche. Le 13 février 1937, Léon Blum avait proclamé une pause dans les réformes face au blocage de la production provoqué par la loi des 40 heures qui cassa la reprise impulsée par la dévaluation de septembre 1936 et par la reprise mondiale. Le 23 mars 1983, François Mitterrand donna raison à Jacques Delors qui avait appelé dès 1981 à une pause, en décidant le tournant de la rigueur afin d'éviter la sortie du franc du système monétaire européen et l'intervention du FMI pour enrayer la spirale de l'inflation, des dévaluations et de la fuite des capitaux. L'économie française fut ainsi coupée de la puissante reprise qui partit des États-Unis à partir de la fin 1982.
      a religion de l'impôt de François Hollande isole la France et lui interdit de bénéficier pleinement de l'amélioration de la conjoncture mondiale et de la sortie de récession de la zone euro qui se dessinent depuis le printemps 2013. Comme en 1937 et en 1983, la gauche a perdu toute crédibilité économique et ne dispose d'aucune stratégie alternative. Son cinglant échec économique, fait de déni du réel et d'idéologie, la condamne à une sanction politique d'une rare violence.

      Petit inventaire des grandes bêteries

      Petit inventaire des grandes bêteries


      La philosophie est une matière qu'on n'enseignera jamais assez : elle aiguise l'esprit critique et remet sans cesse en question les vérités du jour, qui sont rarement celles du lendemain.
      On dit souvent qu'il n'y a pas d'intelligence sans ironie. Il n'y a pas non plus d'intelligence sans contradiction. Émile Chartier dit Alain, un philosophe qu'on ne lit hélas plus guère, avait trouvé cette grande formule qui pourrait être la devise de notre journal : "Une idée que j'ai, il faut que je la nie : c'est ma manière de l'essayer (1) ".
      Au Point, nous ne sommes pas là pour plaire aux puissants du moment, mais pour déconstruire afin de reconstruire après. Pour rappeler la complexité des problèmes et pour faire la guerre à ce qu'on appelait en vieux français les bêteries, fadaises qui prolifèrent à propos de sujets aussi différents que la mondialisation, l'économie française ou le conflit syrien.
      La bêterie est un domaine où les Français excellent. Souvent enfermés dès l'école secondaire dans des clichés crypto-marxistes, il leur arrive de croire que le libéralisme aurait fait plus de morts que le communisme ou que, en vertu du dogme de la paupérisation, la mondialisation aurait augmenté la pauvreté dans le monde alors que c'est l'inverse qui s'est produit.
      En vingt ans, près de 1 milliard d'humains sont sortis de l'extrême pauvreté. C'est la bonne nouvelle du nouveau siècle. Bien sûr, il reste encore, sur cette terre, 1 milliard de personnes totalement démunies et c'est beaucoup trop. Mais, même s'il est vrai que les inégalités se creusent ici ou là, globalement, notre espèce s'enrichit : en Chine, notamment, les courbes sont sidérantes. Les prophètes de malheur peuvent se tortiller dans tous les sens, c'est la réalité. Merci, la mondialisation.
      L'Afrique aussi nous inspire moult bêteries. Sans doute à cause de notre passé colonial, nous n'arrivons pas à comprendre que le continent noir commence à vivre un miracle économique. Les pays qui le composent n'avancent certes pas à la même allure : tandis que certains comme les deux Soudans pansent leurs plaies, d'autres affichent des taux de croissance impressionnants : + 14,5 % au Niger, + 8,2 % au Ghana, + 8,1 % en Côte d'Ivoire ou + 7,5 % au Mozambique. La France est en train de laisser passer le train, pris d'assaut par les Américains et, surtout, les Chinois.
      La bêterie dominante ou l'impensé raciste inclinent à dire que l'Afrique part de si bas qu'elle ne peut que progresser, mais qu'elle sera bientôt rattrapée par ses problèmes structurels. C'était le même argument qu'utilisaient, il y a un quart de siècle, les autruches sentencieuses qui refusaient de reconnaître la montée en puissance de la Chine ou de la Corée du Sud. De grâce, retenons la leçon.
      Le "sus aux délocalisations", slogan de tant de politiciens ineptes ou démagogues, est une autre bêterie qui a la vie dure. Une étude récente de l'Insee a confirmé qu'en trois ans 4,2 % seulement des sociétés non financières avaient délocalisé leurs activités. Tout focaliser sur les entreprises qui s'exilent est un non-sens absolu : elles ne sont responsables que de la destruction de 6 000 emplois par an. Mais cette gesticulation permet de ne pas avoir à se poser les vraies raisons du chômage en France : la baisse de compétitivité, les rigidités du marché du travail ou le harcèlement par l'État des petites ou moyennes entreprises, qui seules seraient en mesure de créer des emplois.
      On pourrait continuer à égrener indéfiniment le chapelet de nos bêteries, mais force est de constater qu'elles ont redoublé à l'occasion du conflit syrien alors qu'il suffit d'ouvrir les yeux pour observer qu'un peuple est massacré par un tyran aux mains sanglantes en attendant d'être martyrisé demain par des hordes de salafistes, tueurs de chiites, d'alaouites et de chrétiens, financés par l'Arabie saoudite. Si l'on veut vraiment préparer l'après-Assad, il faut donc intervenir, mais en aidant massivement les sunnites modérés (majoritaires dans le pays), qui seuls peuvent reconstruire la Syrie. Frapper ou pas n'est ou n'était pas la question.
      Le nouveau "Postillon" est arrivé
      Pour dénoncer les bêteries du jour, faire vivre le débat d'idées et nous déployer davantage encore dans le domaine intellectuel, nous avons décidé de lancer en fin de journal, sous la direction de Sébastien Le Fol, un supplément : Le Postillon. À l'heure où l'écrit est attaqué de toutes parts, nous prenons donc l'offensive sur un front qui nous est cher, celui de la réflexion, de la culture et de la polémique, dans un esprit de tolérance et d'indépendance à l'égard de toutes les chapelles. Bonne lecture !
      1. "Histoire de mes pensées".

      Impôt sur le revenu : qui paie (un peu) moins, qui paie (beaucoup) plus en 2013 qu’en 2012


      De combien ont augmenté les impôts si l'on prend l'exemple d'une famille de deux parents et deux enfants - dont les revenus ont été constants entre 2011 et 2012 - suivant leur catégorie sociale ?

      Selon Colbert, l'art de l'imposition consiste à plumer l'oie pour obtenir le plus possible de plumes avec le moins possible de cris. Les contribuables sont-ils plumés ? Le montant de leur impôt sur le revenu (IR) a-t-il vraiment augmenté ?
      Plutôt que de philosopher, laissons la place aux chiffres dont les résultats sont sans appel : on assiste à une forte hausse quasi généralisée de l’IR ! Les chiffres présentés ci-après sont des simulations de feuilles d’imposition sur le revenu des  grandes catégories de ménages : ménage dit "à faibles revenus", ménage dit "moyen" et ménage dit "aisé".
      Bien entendu, le périmètre de ces catégories est sujet à débat. Aussi, pour être le plus objectif possible, nous nous inspirerons très largement des chiffres issus de l’ouvragePour une révolution fiscale rédigé par C. Landais, T. Piketty, E. Saez et publié en 2011. Ces chiffres sont bien entendu des moyennes. Ces chiffres ont parfois dû faire l’objet de légères adaptations et tiennent compte des déclarations effectuées au Cabinet. L’objectif est d’assurer un reflet de la réalité de terrain. 
      L’ensemble des ménages décrits ci-dessous sont constitués de deux personnes mariées ou pacsées. Le ménage a deux enfants à charge poursuivant des études au collège. 

      Pour un ménage "à faibles revenus" : - 22 euros

      Ainsi, les ménages dits à faibles revenus représentent 50% du total des ménages français. Ils disposent d’une rémunération mensuelle moyenne de 1 600 euros net et d’un patrimoine de 14 000 euros par adulte. Généralement, ce patrimoine est investi sur des placements de type Livret A, Livret Développement Durable, Livret d’Epargne à populaire, etc. Ces placements étant défiscalisés, ils n’apparaissent pas dans le calcul de l’IR. 
       IR 2011 (paiement en 2012) "ménage à faibles revenus"

       IR 2012 (paiement en 2013)

      Impôt sur le revenu en 2011 et 2012 pour un ménage dit "à faibles revenus"

      (cliquer sur les images pour les agrandir) 

      Pour un ménage dit "moyen" : + 1000 euros

      Les ménages dits "moyens" représentent 40% du total des ménages français. Ils disposent d’une rémunération mensuelle moyenne de 3 000 euros net et d’un patrimoine moyen de 154 000 euros par adulte. Généralement, ce patrimoine est investi dans des actions de sociétés cotées en bourse ou de l’immobilier résidentiel.
      IR 2011 (paiement en 2012) "ménage moyen"

      IR 2012 "ménage moyen" (paiement en 2013)

      IR 2011 vs IR 2012 - "ménage moyen" 
      (Cliquer sur les images pour les agrandir)
      Les revenus issus de ce patrimoine sont bien entendu très variables : un logement non meublé loué à Paris offre un rendement autour de 3% net par an (loyer brut – charges locatives et travaux de rénovation) contre presque 5% pour une chambre de bonne dans un quartier à faibles revenus parisien et 5,5% pour un bureau situé dans Paris 8e. Une action d’une grande société cotée au service de règlement différé peut, hors évènements exceptionnels, rapporter jusqu’à 10%. Par souci de rendre la comparaison facile d’accès, le patrimoine sera réputé constitué d’un seul bien immobilier qui génère un revenu autour de 5% net par an.

      Pour un ménage dit "aisé" : + 3400 euros

      Les ménages dits "aisés" représentent 10% du total des ménages français. Ils disposent d’une rémunération mensuelle moyenne comprise entre 6 100 euros net et 30 300 euros net ainsi que d’un patrimoine moyen compris entre 768 000 euros (9% du total des ménages) et 4 368 000 euros (1% du total des ménages) par adulte. Nous allons donc retenir un salaire moyen de 8 600 euros net par mois et des revenus du patrimoine de 75 000 euros (moitié en dividende, moitié en foncier). Pour permettre la comparaison d’une année sur l’autre, il est tenu compte de la part de CSG déductible issue de l’année d’imposition précédente. 
      IR 2011 (paiement en 2012) - "ménage aisé"

      IR 2012 (paiement en 2013) - "ménage aisé"

      IR 2011 vs IR 2012 - "ménage aisé"
      (Cliquer sur les images pour les agrandir)
      Le résultat de la simulation est sans appel : c’est une hausse quasi-généralisée de l’impôt sur les revenus pour les ménages moyens et aisés ! Dans notre exemple, seul le ménage à faibles revenus a vu son IR baisser très légèrement (22 euros) grâce au système de décote fiscale. En revanche, le ménage dit "moyen" a subi une forte augmentation d’impôt de 1 000 euros contre plus de 3 400 euros pour le ménage dit "aisé" !
      Ces différences s’expliquent notamment par :
      • le gel des tranches de l’IR ;
      • un abaissement de 4 672 euros pour deux enfants à 4 000 euros de la réduction d’impôt liée au quotient familial ;
      • la suppression de l’abattement fixe sur les dividendes (3 050 euros pour un couple) ;
      • la hausse de 13,5% à 15,5% de contributions sociales sur les revenus du patrimoine. 
      Autrement exprimé, certains ménages ont subi une hausse d’IR très supérieure à celle présentée dans notre simulation. Ces hausses d’impôts conduiront probablement les ménages à réduire leur consommation. A défaut, certains auront bien du mal à payer leur IR 2013 !
      L’exécutif a beau rabâcher qu’il a "entendu" le sentiment de "ras-le-bol fiscal" des français, il ne semble qu’en avoir entendu le son. Ce son est entré par une oreille pour sortir aussitôt par l’autre !