« La philosophie comme questionnement et mode de vie » était le thème de la 23e édition du Congrès mondial de la philosophie, à Athènes.
La 23e édition du Congrès mondial de la philosophie s’est tenu du 4 au 10 août 2013 à Athènes (Grèce), dans les lieux où enseignaient Socrate et Diogène, Platon ouAristote. Près de 2000 philosophes du monde entier ont assisté à ce congrès, accueilli tous les cinq ans dans une ville différente. Le thème retenu cette année était : « La philosophie comme questionnement et mode de vie » (Philosophy as Inquiry and Way of Life).
mardi 20 août 2013
Le 23e Congrès mondial de la philosophie dans l'amphi grec
Les Français ne voient pas la fin de la crise, selon un sondage
Petite chronique d’une prérentrée politique…
lundi 19 août 2013
La gratuité des secours en question après l'affaire des "disparus" du Verdon
Certains élus suggèrent que les personnes secourues après une négligence payent une partie des frais engagés pour leur sauvetage.
Hélicoptère survolant les gorges, maître-chiens explorant rives et sentiers, plongeurs et Zodiac sondant le lac en quête du moindre indic : une quarantaine d'hommes ont été déployés pour retrouver les quatre touristes portés disparus dans le Verdon. De considérables et coûteux moyens de recherches mis en œuvre pour deux couples qui étaient en fait rentrés chez eux après une balade mouvementée sur le lac de Sainte-Croix. Dimanche 18 août, le sous-préfet du Var a fustigé au micro de France 2, le comportement de ces "indélicats" qui "préfèrent faire profil bas alors que tout le monde les recherche". "Cela a un coût consiédérable pour le contribuable", fait-il valoir.
dimanche 18 août 2013
La beauté est dans le regard
Certaines expressions sont comme les koans de la tradition zen : il faut beaucoup de temps pour en percer le vrai sens. Le dicton anglais "Beauty is in the eye of the beholder" a longtemps fait, pour moi, partie de cette catégorie.
L’idée est que nous devons abandonner tous nos points de référence, toutes nos idées reçues sur ce qui est ou devrait être. Alors seulement il nous sera possible de vivre directement l’expérience de l’unicité et de la vitalité des phénomènes.Chögyam Trungpa
La première concubine en pédalo libre
La liberté du pauvre
Un homme aux capacités limitées qui s'élève, par son propre effort, de travailleur non qualifié à contremaître fait carrière, au sens propre et éthique du terme ; alors qu'un homme intelligent qui stagne à son poste de président en utilisant un dixième de ses capacités ne fait qu'occuper un poste. De même que le parasite qui occupe un poste trop grand pour ses compétences. Ce n'est pas le niveau de compétence qui est pertinent en termes d'éthique, mais l'utilisation pleine et sensée des compétences.
L’Amérique est le pays de l'homme extraordinaire. C'est le pays où chacun est libre de développer son génie, et d'être justement récompensé. C'est le pays où chaque homme tente de développer ses qualités et de s'élever aussi haut qu'il le peut, très haut ou modeste. Ce n'est pas le pays où on se gargarise, ou où on apprend à se gargariser, de sa médiocrité. Aucun homme qui se respecte en Amérique ne se considère comme "petit", aussi pauvre qu'il soit. C'est ceci, précisément, qui distingue le travailleur américain du serf européen.
Les hommes n'étant pas dotés des mêmes capacités, s'ils sont libres, ils ne seront pas égaux, et s'ils sont égaux, c'est qu'ils ne sont pas libres. (Alexandre Soljenitsyne)
Note :
- Le vrai capitalisme, le capitalisme de laissez-faire, par opposition au capitalisme de copinage et à l'économie mixte qui prévalent un peu partout et portent à tort le nom de capitalisme ↩
Athènes réinventée par la crise
Le projet de rénovation urbain de la capitale grecque fait les frais du plan d'austérité approuvé début mars par le gouvernement pour remédier à l'état calamiteux des finances publiques. Faute d'argent, il va falloir suivre d'autres pistes, à commencer par la lutte contre les voitures et un développement urbain chaotique.
L’une des premières initiatives du Premier ministre grec Georges Papandréou après sa victoire électorale en octobre dernier, fut d’inviter l’architecte catalan Josep Acebillo àAthènes. Ce geste témoignait de la volonté du nouveau gouvernement socialiste de changer le modèle de développement urbain désastreux qui, après les espoirs soulevés par les Jeux olympiques de 2004, avait repris ses mauvaises habitudes : spéculation, corruption dans la concession de licences et invasion de la voiture. Cinq mois plus tard, après un plan d’austérité draconien exigé par les leaders européens pour éviter une défaut de paiement de la dette grecque, il est évident qu’il ne restera pas un centime d’euro pour mener ce projet à bien. Une énorme tache de béton blanc entre des montagnes calcinées : Athènes est la ville européenne qui offre le moins d’espaces verts. Avant la crise, elle avait déjà bien des défis à relever, entre les incendies de forêts qui ont ravagé sa banlieue et le délabrement de son centre ville. Elle paie aujourd’hui des années d’insuffisance de budgets publics et de pénurie financière dans le secteur immobilier. "Nous allons devoir réaliser des interventions sans argent”, déplore Andreas Kourkoulas, architecte du nouveau musée Benaki. Les voitures ont dévoré la ville C’est là une situation que partagent de nombreuses villes de la périphérie de l’Europe, urbanisées trop vite il y a quarante ou cinquante ans. L'objectif est loin d’être simple. Mais, paradoxalement, selon Yanis Pyrgiotis, du service public de planification urbaine, c'est peut-être une occasion de renouer avec l’esprit civique qui était apparu de façon éphémère avant les Jeux de 2004.Ce qui se dit de Hollande chez les bourges...
Depuis un an, les Français « de la haute » ont le moral au plus bas. sa politique les désole, les obsède. Ils hurlent au « riches bashing », menacent d'aller voir ailleurs si l'impôt est plus doux, et guettent, inquiets, les rumeurs de révolte sociale... Coup de sonde dans les cercles de la grande bourgeoisie.
Un sourire. Christine, très bourgeoise, un brin délurée, s'amuse de son bavardage assassin : « Hollande, vraiment, je le déteste. C'est un tout petit bonhomme. Oh là là, qu'il est mou ! Remarquez, ça n'est pas que je sois très fière de la droite en ce moment, c'est vrai, ses chefs sont nuls. On verra dans quatre ans. Mais voter pour Hollande, ça, non : jamais ! Je le dé-teste. »
Quand Christine reçoit des amis dans son grand appartement du VIIe arrondissement parisien rempli de bibelots et de photos de famille, il ne s'en trouve pas beaucoup pour défendre le président de la République. En fait, aucun. De la gauche caviar à la droite tradi, en passant par les tribus du bling-bling ou les princes du CAC 40, François Hollande fait l'unanimité contre lui !
En un an, il est devenu la cible obsessionnelle des Français d'en haut, leur némésis. De lui, on n'aime rien, on critique tout : sa politique, son tempérament, ses discours, sa cravate, son gouvernement, et même sa compagne, jugée « antipathique ». « Il paraît qu'elle n'a toujours pas divorcé de son dernier mari... »glisse Christine. C'est faux. Mais qu'importe.
La vie sous Hollande déprime les grands bourgeois. L'homme ne serait dramatiquement pas à la hauteur de la crise inédite qui frappe le pays. Non qu'ils étaient tous babas de Sarkozy. Mais le sentiment d'avoir un exécutif en deçà du niveau requis s'est aggravé. « La façon dont ce gouvernement gère le pays, ce n'est pas mal, c'est pire que mal ! » se désole Jean, les bras encore chargés des denrées achetées sur le marché d'Auteuil. « Avec lui, c'est : demain, on rase gratis », râle-t-il encore, incapable de prononcer le nom de François Hollande, comme si ce simple patronyme lui écorchait les lèvres.
Dans les milieux patronaux, l'exaspération le dispute parfois au mépris. Ou au désespoir. « J'ai l'impression qu'on démolit mon pays. Cela tient au gouvernement qui ne prend pas les bonnes décisions, par exemple en refusant le gaz de schiste. Cela tient aussi à l'euro qui nous ruine peu à peu, soupire le célèbre banquier d'affaires Philippe Villin, qui s'est récemment mis à prendre du Mopral pour apaiser de méchants maux d'estomac. N'ayez pas l'air aussi surpris : ça m'affecte vraiment, ce gâchis. J'en pleurerais ! » C'est le blues de la haute...
De lignée aristocrate, Bruno, cadre dirigeant expatrié depuis vingt ans pour une grande entreprise française, a, lui, été hérissé par les mois de débat sur le mariage homo : « Comme prévu, à défaut d'être efficace sur le plan économique, le gouvernement adopte des mesures sociétales pas vraiment nécessaires, voire scandaleuses. » Entraîné par sa famille, lors d'un séjour parisien - « traditionnelle, plutôt catho et très choquée par la méthode » -, à un défilé de La Manif pour tous, Bruno se dit plutôt en faveur d'un Pacs étendu. « Cela a été une vraie erreur de Hollande. Il aurait fallu faire un référendum pour légitimer le mariage homo, alors qu'on a voulu faire passer ça comme un collectif budgétaire. Cela n'est pas normal », s'énerve ce fils de militaire, grand lecteur du Monde.
SE FAIRE LA MALLE
Les pointages officiels - très rares, il est vrai, sur le sujet - n'apportent guère d'eau à ce moulin-là, mais pas besoin de validation de l'Insee : chacun connaît un ami, un cousin, un collègue qui s'est fait la malle (Vuitton). Ça serait l'hémorragie, l'exil dégoûté, le claquage de porte punitif : « Si c'est comme ça, faites sans mon fric que vous détestez tant ! »
« ILS SONT ANXIEUX »
« Nos clients qui s'exilent nous disent que, entre ISF, succession, et maintenant augmentation de l'imposition des dividendes et des plus-values de cession, impossible de rester. On assiste à une vague considérable de départs d'entrepreneurs, alors que, auparavant, c'était plutôt des inactifs ou des gens proches de la retraite qui partaient », indique Charles-Marie Jottras, président de Daniel Féau Conseil immobilier.
Philippe Villin, lui, confirme le ras-le-bol généralisé, en commençant par le sien : « Si je n'y travaillais plus, je ne resterais pas en France, car la situation fiscale, déjà mauvaise avant l'élection de François Hollande, est devenue insupportable. » « Les grands bourgeois sont anxieux. Ils ne savent pas ce qui va se passer pour eux, la politique fiscale étant instable », témoigne un connaisseur de ce petit milieu.
L'argent ne se dépense qu'avec parcimonie. « On sent une certaine crainte. Les clients font beaucoup plus attention qu'avant. Ils partent toujours deux mois en vacances, mais dans leur famille », confirme Corinne, boulangère dans le XVIe arrondissement de Paris.
Corollaire du sujet des impôts, l'immobilier est également de toutes les conversations. « Les gens vendent leur propriété, y compris la résidence secondaire familiale, c'est nouveau », souligne Blanche de Kersaint, directrice de la rédaction du Bottin mondain.
A l'écouter, son célèbre inventaire des happy few prendrait aujourd'hui des allures de vulgaire annuaire des PTT : de plus en plus de membres n'y signalent désormais qu'une seule adresse parce qu'ils ont vendu le château en Sologne ou la résidence dans le Bordelais - trop chers à entretenir... « A Paris, en revanche, les gens ont moins envie de se séparer de leur bien, à cause de la crise immobilière. S'ils attendent trois ou quatre ans, ils vendront peut-être 15 % plus cher », poursuit Blanche de Kersaint. Mais certains partent sans se soucier de la moins-value.
UN « PAYS SCLÉROSÉ »
Dans l'Ouest parisien, les parents embauchent une nounou chinoise, inscrivent leurs chères têtes blondes dans des écoles où l'on enseigne le mandarin à peine après avoir appris à lire et à écrire. « Nous voulons le meilleur pour nos enfants. On sait que la seule solution, c'est qu'ils partent à l'étranger », confie une jeune maman des beaux quartiers.
« Dans les milieux des affaires, c'est très simple : les enfants, on se les échange en stage, avant de les envoyer faire carrière à l'étranger », résume un chasseur de têtes. « Je n'ai plus un seul neveu en France,avoue pour sa part Blanche de Kersaint. Les jeunes diplômés de milieu traditionnel bourgeois partent pour des questions professionnelles. Ce n'est pas en France qu'ils vont pouvoir "faire du fric", comme ils disent.Tout ça provoque un éclatement des fratries, il devient de plus en plus compliqué de se retrouver. Cela préoccupe les familles. »
D'indécrottables égoïstes, les bourges français ? Des mercenaires de la sicav, prêts à déserter en masse sitôt leur magot menacé ? La réalité est plus nuancée... D'abord, le caractère hémorragique de cette fuite est en partie le résultat d'un fantasme, l'effet d'un tam-tam dépité qui transforme le départ de quelques-uns en exode. « L'épargnant français est râleur. Mais il est aussi patriotique et chauvin, assure Charles Egly, cofondateur de Prêt d'union, une plate-forme qui permet à des investisseurs-prêteurs aisés de financer directement les besoins en crédit à la consommation des ménages sans le sou. Même dans un contexte difficile à accepter pour eux, ils préfèrent investir dans l'économie réelle plutôt que de déserter.»
Selon un sondage réalisé par Prêt d'union et l'Ifop, 82 % des Français les mieux lotis estiment ainsi que le premier devoir des riches est de payer leurs impôts en France. Seuls 8 % envisagent réellement de quitter le pays pour des raisons fiscales. « Nos prêteurs sont persuadés que les initiatives personnelles sont plus rapides, plus efficaces que l'action publique. Ils sont très concernés par le sort économique de la France, et très souvent en désaccord avec les politiques, de droite ou de gauche. Mais ils veulent aider », poursuit Charles Egly.
« TOUT
VA
PÉTER »...
Les invités du Point Michèle Cotta Michèle Cotta : Valls vs Taubira, une question d'idéologie(s)
Les désaccords des ministres sur la réforme pénale témoignent de deux visions de la justice. Mais au-delà de l'idéologie, il faut savoir faire preuve de bon sens.
Des citoyens moins idéologues que leurs dirigeants
samedi 17 août 2013
Pourquoi Manuel Valls a "torpillé" Christiane Taubira
Clash inévitable
Torpiller le projet Taubira
Défier le président
L'euro est-il un pari manqué ?
Dans un article intitulé Pourquoi la zone euro va se séparer tôt ou tard publié dans le Financial Times, Samuel Brittan déplore que la monnaie unique n'ait pas réussi à devenir la force d'harmonisation qu'elle était censée être (lire ici). Le pari de l'euro est-il déjà perdu ?
- L'Europe et la zone euro sont avant tout un projet politique. La zone euro en tant que telle ne peut et ne doit pas se résumer à la simple dimension économique et monétaire. Elle est essentielle mais insuffisante si l'objectif est de partager un destin commun car cela a alors une véritable dimension politique. La monnaie unique était l'aboutissement de la construction économique en Europe, elle n'est pas celui de la construction européenne.
- L'absence d'homogénéité que souligne Samuel Brittan reflète une construction institutionnelle manquant d'autonomie par rapport aux Etats. Il a été considéré au départ que le prolongement des règles du Système monétaire européen et la mise en place d'une Banque centrale européenne étaient suffisants. Cela n'a pas été le cas. Les économies de la zone euro ont pu évoluer avec des divergences de comportement qui s'accentuaient. C'est le point souligné par l'auteur. C'est une des faiblesses de la construction mise en œuvre car ces déséquilibres observés n'ont pas pu être corrigés de façon endogène, il n'existait pas de règles de correction.
- Ces changements profonds depuis un an doivent permettre de normaliser la zone euro et de ne plus systématiquement imaginer que la solution pour un pays qui a un problème est sa sortie de la zone euro. C'est cela l'enjeu des changements, des bouleversements institutionnels observés depuis un an maintenant.
- Mais ce n'est pas encore suffisant car il faut aussi retrouver de la croissance. Sans celle-ci il existe un risque fort d'instabilité sociale et politique. Sur ce plan la réduction à vive allure des déséquilibres budgétaires n'est probablement pas la solution adéquate car elle pénalise la demande adressée aux entreprises contraignant ainsi la production et l'emploi. La politique d'austérité menée depuis 2011 pèse sur la croissance et sur la capacité des économies à se réformer et à retrouver in fine la possibilité de créer des emplois. Cela s'observe notamment en Espagne et en Italie. Le risque de la politique actuelle est qu'elle pénalise la croissance et favorise les votes extrêmes ce qui n'est pas un gage de stabilité.
- Retrouver une dynamique économique plus robuste permettra alors de faire accepter la dimension politique de la zone euro. C'est le projet qu'avaient développé dans un rapport messieurs Von Rompuy, Barroso, Draghi et Juncker. Dans celui ci l'Europe mettrait en place une entité centrale capable de mieux coordonner les politiques budgétaires et de créer les impulsions nécessaires pour réduire les déséquilibres qui pourraient se présenter. Cette dimension est essentielle pour effectivement rendre la zone euro plus homogène. Cela peut avoir l'allure d'un gouvernement européen avec une composante de fédéralisme. Cela ne ressemblera ni aux Etats-Unis ni à aucune autre construction en raison du passé très différent de chacun des pays membres.
















