Le candidat du MoDem, "troisième homme" en
2007, peine cette année à mobiliser. Son programme économique,
empruntant sur sa gauche comme sur sa droite, a du mal à séduire dans
une campagne très clivée. L'homme du Béarn tente de rebondir en
proposant des mesures de moralisation de la vie publique.
François Bayrou semble en panne. Le troisième homme
de 2007, qui avait recueilli plus de 18% des suffrages au premier tour
de l'élection, est cette fois à la peine. Selon la dernière vague du
baromètre Ipsos-logica
Buisness Consulting pour Le Monde et Radio France et France Television,
parue mardi, il recueillerait 10% des suffrages (-1,5 point), faisant
de lui le "cinquième homme". L'homme du Béarn, n'est peut-être pas très à
l'aise dans une campagne très clivante, où un apparent choc
gauche-droite est recherché par les principaux candidats. François
Bayrou pâtit certainement de son refus d'une approche aussi binaire.
D'ailleurs, son programme économique et social emprunte aux deux
principaux camps, selon les thèmes abordés, ce qui peut nuire à son
image.
Une politique sociale marquée à droite
Ainsi, sur le terrain social, François Bayrou se situe nettement plus
du côté de l'UMP, même s'il attache plus d'importance au dialogue avec
les syndicats. Il est pour la remise en cause de la durée légale du
travail, préférant que chaque branche négocie sa propre durée
conventionnelle. Il milite pour un "contrat de travail unique", avec une
"consolidation progressive des droits" qui pourrait être rompu par
l'employeur sans avoir à se justifier mais qui donnerait droit à une
indemnisation pouvant aller jusqu'à un mois par année d'ancienneté (au
lieu du 1/5 légal actuel). Il réfute l'idée d'un retour à un droit à la
retraite à 60 ans, préférant, à terme, instituer un régime par points.
Rétablir la progressivité del'impôt sur le revenu
Dans la lutte contre le surendettement de l'Etat, François Bayrou va
beaucoup plus loin que Nicolas Sarkozy et François Hollande en se fixant
pour objectif que la France "ne dépensera pas un euro de plus dans la
sphère publique (Etat, Sécurité sociale, collectivités locales) pendant
deux ans qu'elle n'aura dépensé en 2012". C'est le principe de
"l'augmentation zéro en valeur". Pour y parvenir, le candidat MoDem
rejoint François Hollande dans sa croisade contre les niches fiscales.
Certaines devant disparaître, comme l'exonération fiscale sur les heures
supplémentaires, les autres seront toutes soumises à un "coup de rabot"
pour un montant total de 20 milliards d'euros.
Plutôt proche de François Hollande également, s'agissant de l'impôt
sur le revenu. François Bayrou milite pour l'établissement de deux
tranches supplémentaires, la tranche marginale actuelle à 41% serait
portée à 45%, soit exactement la mesure préconisée par le candidat
socialiste, et une tranche "de solidarité", dotée d'un taux marginal de
50%, pour les revenus supérieurs à 250.000 euros... A comparer à la
tranche à 75%, pour les revenus supérieurs à 1 million d'euros,
préconisée par François Hollande. En revanche, François Bayrou change de
bord concernant les impôts indirects puisqu 'il milite pour une
augmentation de deux points de la TVA : un point dès 2012 et un autre
point au 1er janvier 2014, soit une recette attendue de 20 milliards
d'euros au terme de trois années. Mais, attention, ce surplus serait
affecté au budget et non à la compensation d'allègements de cotisations
sociales patronales comme le préconise Nicolas Sarkozy avec la "TVA
sociale".
Un referendum pour moraliser la vie publique
Un coup à droite, un coup à gauche donc, tel le roi Jean II le Bon,
conseillé par son fils Philippe le Hardy. Sans doute conscient que ce
n'est pas la meilleure façon de faire entendre sa différence en 2012,
François Bayrou a dégainé ce mardi un "projet de loi-cadre de
moralisation de la vie publique" qu'il souhaite faire, une fois élu
président, adopter par référendum, parallèlement au premier tour des
élections législatives, le 10 juin. Un texte destiné à faire faire des
économie à l'Etat et à éviter les conflits d'intérêt...
François Bayrou propose de limiter le gouvernement à 20 membres ; de
fixer le nombre des députés à 400 (au lieu des 577 actuels) dont 300
seraient élus au scrutin majoritaire et 100 au "scrutin de liste
proportionnel correctif". Le nombre des sénateurs, lui, ne pourrait pas
excéder 250. Pour marquer l'indépendance de la justice, la nomination du
ministre de la Justice devrait être préalablement approuvée par un vote
de l'Assemblée nationale, à la majorité des trois cinquièmes. Le mandat
de député serait incompatible avec tout autre mandat électif.
Dans un autre domaine, pour imposer la parité, seuls les partis ayant
présenté autant de femmes que d'hommes aux élections législatives
pourront bénéficier du financement public.
Mettre fin aux conflits d'intérêt
Par ailleurs, le financement de la campagne présidentielle reposerait
exclusivement sur des fonds publics (10 millions d'euros maximum
remboursés aux candidats ayant dépassé les 5% des suffrages). Ce qui
signifie que les dons des personnes physiques ou morales seront
interdits. D'une façon plus générale, le montant des sommes qu'une
personne physique serait autorisée à verser annuellement à un ou des
partis serait plafonné à 7.500 euros globalement.
Last but not least, les personnes concourant à l'exécution d'un service
public (ministres, élus, hauts fonctionnaires, membres de cabinets
ministériels) ont l'obligation de veiller à ne pas se placer dans une
situation qui les exposerait à un intérêt privé (par exemple une
possession d'actions, directe ou indirecte, d'une entreprise relevant de
leur secteur). Ces personnes concernées seront tenues d'adresser à la
nouvelle "Autorité de déontologie de la vie publique" une déclaration
d'intérêt préalablement à leur entrée en fonction. Cette déclaration
sera renouvelée annuellement.
Indéniablement, en se plaçant sur le terrain de la moralisation de la
vie publique, François Bayrou a bien joué. Il sait les Français
sensibles à ce thème et il va obliger les autres candidats à se
prononcer. Mais est-ce suffisant pour se relancer ?
jeudi 5 avril 2012
François Bayrou, quand la sauce béarnaise ne prend plus
Surprise par l'explosion de violence - plus de deux cent mille morts, tous conflits confondus - l'Europe s'est révélée initialement incapable d'y mettre fin à elle seule. Elle venait pourtant, par le Traité de Maastricht, de se doter d'une politique européenne de sécurité et de défense (PESC). Mais le contraste était trop grand entre ses intentions et ses capacités d'alors. Il fallut l'intervention des États-Unis pour imposer une paix fragile en Bosnie et au Kosovo.
Aujourd'hui, pourtant, le sang ne coule plus dans les Balkans. Les touristes sont revenus à Sarajevo. La Croatie, après la Slovaquie qui l'a fait en 2004, s'apprête à rejoindre l'Union européenne en juillet 2013. La Serbie vient d'être acceptée comme un pays candidat. À La Haye, les criminels de guerre répondent de leurs crimes devant le Tribunal spécial créé à cette fin.
En jouant un rôle important dans cette évolution positive, l'Europe a donné un sens à son existence, au moment où tant d'Européens perdaient confiance en elle. S'il y a, aujourd'hui, un peu plus d'Europe sur le plan diplomatique et sur celui de la sécurité, c'est en partie au moins grâce à cet épisode des Balkans.
La chance historique de cette région a été, bien sûr, de bénéficier de la « bonne géographie », c'est à dire de l'environnement régional de l'Union européenne. Cette dernière, contrairement au Proche-Orient si proche, encourage à la paix et à la réconciliation (loin d'être accomplie dans les Balkans) plutôt qu'à la violence. Il y a néanmoins un paradoxe à souligner et une réserve à formuler. L'objectif principal de la construction européenne était de transcender les États-Nations. Dans les Balkans, à l'inverse, l'Union a pour tâche principale d'aider au renforcement sinon à la création d'États-Nations. On ne peut unir que ce qui existe.
Enfin, il faut revenir en conclusion sur le rôle négatif qu'a pu jouer la Grèce. Premier pays des Balkans à devenir membre de l'Union européenne, elle n'a pas ¯ c'est le moins que l'on puisse dire ¯ donné le bon exemple, ni par son comportement interne ni à travers la question de Chypre.
Au début des années 1990, on disait qu'il fallait « européaniser les Balkans pour éviter une balkanisation de l'Europe ». L'éclatement de l'Europe ne s'est pas produit, même s'il existe aujourd'hui une vraie coupure économique et sociale entre l'Europe du Nord, tirée vers le haut par l'Allemagne et l'Europe du Sud, tirée vers le bas par la Grèce. L'Européanisation des Balkans est certes loin d'être complète. Ni la Bosnie ni le Kosovo ne peuvent encore se gérer seuls.
Mais si les problèmes qui hantaient cette région persistent, la contribution de l'Europe s'est révélée être décisive et nous donne des raisons de croire encore et toujours à la construction européenne.
L'impossible équation budgétaire de François Hollande
«Modèle grec»
Au total, la facture fiscale avoisine les 50 milliards d'euros, que le PS décompose de la manière suivante: 29 milliards d'euros sont nécessaires pour réduire le déficit public à 3 % du PIB en 2013 et 20 milliards d'euros de taxes en plus destinées à financer les nouvelles dépenses prévues au programme. Ce montant n'a pas été remis en question par les instituts de chiffrage indépendants. Ce qui n'empêche pas une furieuse bataille de chiffres entre la droite et la gauche! Dans le camp de Nicolas Sarkozy, on dénonce un matraquage fiscal jamais vu. François Hollande prévoit ainsi de relever le taux de prélèvement obligatoire de 1,8 point sur cinq ans, pour les faire passer à 46,9 % en 2017. Un record historique. Dans le camp PS, on balaie la critique, indiquant que «le débat n'est pas de savoir s'il y aura plus d'impôts, mais de savoir qui les paiera». «Les grandes entreprises et les ménages les plus aisés», répond Michel Sapin, en charge du projet présidentiel.L'autre critique du côté de l'UMP vient du fait que nombre de mesures présentées mercredi par le candidat socialiste ne figuraient pas dans le projet initial… et ne rentrent donc pas dans l'enveloppe de 20 milliards de dépenses jusqu'à présent avancées par la gauche. Ces nouvelles promesses représentent «entre 28,2 et 39,9 milliards» de plus que prévu, a affirmé mercredi la porte-parole du gouvernement, Valérie Pécresse. Selon elle, le blocage pour trois mois des prix du carburant coûterait notamment 1 milliard d'euros, la réforme de la dépendance 4 milliards, le retour sur la hausse de la taxe sur les mutuelles de santé entre 5,5 et 11 milliards sur cinq ans...
Troisième critique: le PS prévoit des efforts largement insuffisants en matière de dépense publique. «François Hollande a cédé à l'ivresse de la dépense incontrôlée», a ironisé la ministre du Budget, en demandant: «Qui va payer?» Mercredi, le document de François Hollande faisait pourtant état d'un gel d'une partie des dépenses jusqu'à la publication du rapport de la Cour des comptes «pour éviter tout dérapage incontrôlé». Mais pour Valérie Pécresse, le PS «a choisi le modèle grec», celui qui conduira non «pas à l'équilibre en 2017, mais à la faillite en 2015». Le secrétaire général adjoint de l'UMP Hervé Novelli a, lui, considéré que ces mesures constituaient «le signal le plus négatif qui ait été envoyé depuis longtemps à des marchés attentifs et à des agences de notation aux aguets».
Côté Hollande, on parle aussi des «impôts cachés» et des «réductions de dépenses cachées» que prévoit le projet de Nicolas Sarkozy. Michel Sapin l'accuse de préparer un «saccage» de l'assurance-maladie et des services publics en annonçant 70 milliards de dépenses en moins sur le quinquennat. La Fondation Terra Nova, proche du PS, a reproché au candidat UMP de prévoir le «plus important plan de rigueur en France depuis 1945».
Des partenaires sociaux actifs
Si François Hollande est élu le 6 mai, syndicats et patronat ne vont pas chômer. Dès sa prise de fonction, le candidat socialiste prévoit de les consulter, via les conseils d'administration de la Cnaf et de la Cnav, sur la hausse de 25 % de l'allocation de rentrée scolaire et le droit de partir à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler à 18 ans et ayant cotisé 41 annuités, deux mesures arrêtées par décret. Il prévoit d'engager une concertation sur la mise en place d'une caution solidaire afin de permettre aux jeunes d'accéder à la location. Mais le gros du travail des partenaires sociaux aura lieu mi-juillet, lors de «la conférence nationale pour la croissance et l'emploi». Objectif? Lancer les chantiers sociaux des cinq ans à venir en matière d'emploi et de formation (emploi des jeunes et des seniors, licenciements boursiers, sécurisation des parcours, lutte contre la précarité, égalité professionnelle), de politique salariale (smic)… Les 100.000 premiers emplois d'avenir et le contrat de génération ne seront créés qu'après la rentrée. Tout comme le lancement de la négociation sur une «réforme globale des retraites» (âge de départ, pénibilité, financement durable…) qui doit intervenir avant la fin de la première année de mandat de François Hollande.La «lettre aux Français» de Sarkozy
«Traits de crédibilité»
Nicolas Sarkozy reprendra en partie l'esprit du discours devant les jeunes, samedi dernier, «qui n'a pas passé la rampe», reconnaît-on au QG de campagne. Il soulignera que son projet est aussi un appel à l'effort collectif, condition de «l'espoir» et du retour de la «confiance». Il insistera sur la nécessité de poursuivre cet effort, et non de l'interrompre, «comme veut le faire le candidat du Parti socialiste, qui propose plus de dépenses publiques et plus d'impôts, dès la première année», souligne son directeur de campagne, Guillaume Lambert.Certes, rien dans le projet de Nicolas Sarkozy ne va aussi loin que l'Agenda 2010 décidé par l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder en 2003. Ni «travailler plus en gagnant moins», qui fut la condition du retour de la compétitivité allemande, ni diminution drastique des indemnités chômage - même si la réforme de la formation professionnelle que Sarkozy veut soumettre au référendum y ressemble un peu. Mais le président estime qu'il va aussi loin que possible dans cette direction, dans un contexte économique beaucoup plus fragile.
Depuis le début de la campagne, c'est sur la crédibilité de son projet que Nicolas Sarkozy veut être jugé face au favori, François Hollande. Il sait que les «traits de crédibilité» jouent désormais en sa faveur dans les sondages qualitatifs. «Le mois de mars a été très bon pour Sarkozy de ce point de vue», estime son entourage. «C'est la première fois qu'il est jugé mieux placé qu'Hollande pour incarner l'unité nationale», note un sondeur proche du chef de l'État, qui y voit la marque de «l'effet Toulouse». Un «effet» qui «a contribué à démoder l'antisarkozysme ambiant», estime-t-il, notamment «chez les 15 % de gens qui refusent encore de se prononcer pour le second tour».
Le moment est donc venu d'accuser encore le contraste entre le projet Hollande et le projet Sarkozy. La publication longtemps attendue du document de campagne du président-candidat est censée y contribuer. Pas au point non plus de bouleverser la donne. «Ce sera peut-être un événement pour la presse, mais pas pour les Français. Désormais, pour eux, l'événement, ce sera le duel du deuxième tour», nuance un conseiller. Car tout le suspense tient dans cette guerre des stratégies: «Soit Hollande réussit à jouer de l'antisarkozysme jusqu'au bout, et nous sommes cuits, soit ça se transforme en duel, et là il est perdu», résume un proche du président.
La montée de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages
La remarquable percée de Jean-Luc Mélenchon bouleverse la donne,
non pas seulement pour le premier tour de la présidentielle, mais
surtout pour le second, et, plus encore, pour les législatives.
Notons d’abord que cette remarquable percée tient à trois facteurs. Le
premier est évidemment l’excellente campagne de l’archéo-marxiste : ses qualités de tribun, appuyées sur le toujours efficace appareil militant (payé par nos impôts !) du Parti communiste,
font merveille. Le deuxième facteur est extrinsèque : il tient à la
fadeur de la campagne de François Hollande. Ce dernier est tellement
focalisé sur son objectif d’apparaître au-dessus des partis, pour
réussir au second tour, qu’il abandonne tout le champ du débat
strictement partisan, laissant les électeurs de gauche en déshérence.
Enfin, le score annoncé de Mélenchon tient aussi au fait que les
sondeurs, les médias, et tout le « microcosme », préfèrent voir Mélenchon que Marine Le Pen en « troisième homme ».
À ce propos, avez-vous remarqué que, chaque fois que Marine Le Pen passe
à la télévision, on lui oppose un économiste pour démonter point par
point son programme, tandis que le programme complément délirant du
Front de gauche ne fait jamais l’objet de la moindre critique ?
Toute la question, pour le deuxième tour, réside dans le report des voix.
Or, plus le score de Mélenchon est haut et plus le report des voix se
fera difficilement sur Hollande. Inversement, plus le score de Marine Le
Pen est bas et plus le report des voix se fera correctement pour
Nicolas Sarkozy. Car ces deux candidats disposent chacun d’un bloc
d’électeurs fidèles, auquel s’ajoutent les électeurs « protestataires »
qui voteront pour le mieux placé des candidats « anti-système » – et se
reporteront donc difficilement sur Hollande ou sur Sarkozy.
Mais le pire est à venir pour le PS. Les Verts, avec qui il
avait établi une alliance prioritaire (pensant en avoir fini avec le
PC), ont négocié 60 circonscriptions, alors qu’Éva Joly
plafonne à 2 % d’intentions de vote, loin derrière Mélenchon. Or, ces
circonscriptions sont souvent détenues par des députés communistes. Il
est évident qu’avec un Mélenchon à 12 %, le PC réclamera non seulement
« ses » circonscriptions, mais aussi quelques autres. Les négociations
s’annoncent rudes après le 22 avril.
Et un scénario se profile, qui n’est plus impossible (si Hollande est
battu le 6 mai et que Mélenchon dépasse 12 % le 22 avril) : l’implosion
du PS et la recomposition de la gauche…
Le suicide d'un retraité dans les rues d'Athènes bouleverse la Grèce
Le suicide d'un septuagénaire qui s'est tiré une balle dans la tête
en pleine rue d'Athènes a suscité l'émoi des Grecs, qui ont spontanément
manifesté sur les lieux du drame et fait réagir l'ensemble de la classe
politique face à une manifestation du "désespoir" amené par la crise.
Le pharmacien à la retraite âgé de 77 ans a mis fin à ses jours à
quelques mètres du Parlement grec, sur une pelouse de la place Syntagma,
théâtre depuis deux ans des manifestations contre l'austérité
draconienne imposée au pays.
Mobilisées via les réseaux sociaux, environ un millier de personnes a afflué sur les lieux du drame en début de soirée. Au pied d'un cyprès, elles ont déposé des bouquets de marguerites ou d'anémones, des cierges et des dizaines de messages manuscrits appelant notamment "au soulèvement du peuple". "Soulevez-vous, son sort sera le sort de nous tous", "Que cette mort soit la dernière de citoyens innocents. J'espère que les prochaines victimes seront les politiciens traîtres", pouvait-on lire sur ces notes.
La plupart des manifestants, silencieux et émus, refusaient de parler aux médias mais certains scandaient le mot "Assassins". La police a bouclé l'avenue longeant le Parlement. Le drame est intervenu peu avant 9 heures locales (8 heures à Paris), à l'heure de l'ouverture des bureaux et commerces.
"Il est tragique qu'un de nos concitoyens ait mis fin à ses jours. Dans ces moments difficiles pour notre société, gouvernement et citoyens, nous devons soutenir les gens qui se trouvent dans la détresse", a indiqué le premier ministre, Lucas Papadémos, dans un communiqué.
Le porte-parole du gouvernement, Pantélis Kapsis, a souligné que "les circonstances précises" de cette "tragédie humaine" n'étaient pas encore connues. Selon les médias, plusieurs témoins ont entendu l'homme crier qu'il ne voulait pas léguer de dettes à ses enfants, sans que la police ne confirme ce récit.
Alors que des élections législatives anticipées sont attendues début mai dans le pays, ce drame a fait réagir l'ensemble de la classe politique, qui y voit le signe du "désespoir" et de "la dépression" de la population grecque. "Je suis ébranlé, malheureusement ce n'est pas la première victime, nous avons un taux record de suicides. Il faut faire sortir les Grecs du désespoir", a déclaré Antonis Samaras, chef de Nouvelle Démocratie (conservateur), en tête dans les sondages.
Plus mesuré, Evangélos Vénizélos, chef des socialistes du Pasok, parti majoritaire dans le gouvernement de coalition et artisan du deuxième prêt international accordé récemment au pays, a estimé que "les commentaires politiques n'ont pas leur place après cet incident choquant", ajoutant : "Il faut réfléchir à la situation du pays et faire preuve de solidarité et de cohésion."
En Italie, également sous le coup d'une sévère cure d'austérité, un maçon poursuivi pour fraude fiscale à Bologne et un Marocain de Vérone qui n'était plus payé depuis des mois se sont immolés par le feu la semaine dernière.
Heureusement, il nous reste le strudel
Après la chute du communisme, Prague, Varsovie, Budapest puis
Bratislava se sont unis dans le groupe dit de Visegrád. Objectif :
recréer l’esprit qui les unissait au Moyen-Age pour intégrer l’Ouest et
peser politiquement. Mais aujourd’hui, elle semble suivre des chemins de
plus en plus séparés.
Réfléchissant à ce qui peut bien unir aujourd’hui la République
tchèque, la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie, une seule idée m’est
venue en tête, en forçant un peu le trait : quelques couches de pâte
feuilletée parfumée, enrobées de pommes, de cannelle et de raisins
secs. C’est l’un des secrets des grands-mères de Prague, de Bratislava,
de Cracovie et de Pest.
Rares aujourd’hui sont les personnes capables d’indiquer sur une
carte le lieu exact [Visegrád, en Hongrie] où se sont rencontrés, en
1335, les rois de Pologne, de Bohême et de Hongrie. Il y a 21 ans, le Groupe de Visegrád [qui réunit la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie] était constitué en grande pompe.
Difficile de leur trouver un dénominateur commun
Ses Etats membres partageaient un passé, une orientation pro-Europe occidentale et une aspiration à un sentiment de sécurité garanti par une appartenance à l’OTAN.Si les quatre pays ont depuis adhéré aux structures occidentales, il semble, avec le temps, toujours plus difficile de leur trouver un dénominateur commun.
De nombreuses entreprises supranationales ne font plus de différences entre l‘Ouest et l‘Est de l’Europe. Il arrive ainsi parfois que Prague se trouve soumise à Londres ou qu’Istanbul prenne le contrôle de Budapest. Les banques ont installé leurs sièges régionaux à Vienne.
La Pologne prétend, de droit, égaler politiquement la France en termes de taille et d’importance. Chez nous [en République tchèque], on lorgne plutôt outre-Manche.
Quant au rêve [slovaque] d’une "nouvelle Suisse", il s’évanouit, entre autres raisons parce que dans les forêts profondes des Alpes vous ne courez pas le risque de tomber sur les traces d’un Gorille [scandale politique récent de grande ampleur].
Les difficultés que rencontre aujourd’hui l’économie hongroise ne portent pas vraiment les investisseurs à l’optimisme en ce qui concerne les marchés financiers des pays voisins.
Les enfants tchèques ne comprennent plus le slovaque
L’identité centre-européenne se dilue de plus en plus dans le fameux creuset de la culture globalisée. Les nostalgiques du passé, du temps où l’allemand constituait la lingua franca régionale, sont obligés de constater qu’aujourd’hui, dans les stations de ski autrichiennes, Hongrois et Slovaques commandent "two small beers".Désormais, les enfants tchèques ne comprennent plus le slovaque, la langue ayant déserté les médias [tchèques]. Et vous [lecteurs tchèques], quand précisément êtes-vous allé voir le dernier film polonais ou hongrois sorti sur les écrans ?
La rencontre des trois rois à Visegrád, en 1335, avait notamment pour visée la création d’une coalition anti-Habsbourg. L’actuel Groupe de Visegrád euroaméricain n’a pas d’ennemi commun. Qu’il vienne discrètement à disparaître, personne ne le remarquera. Reste seulement à espérer que le strudel, au moins, saura survivre aux épreuves du temps.
mercredi 4 avril 2012
PRONOSTICS
La fin de l'euro dessinée par un garçon de 10 ans
Un schéma avec une pizza et un petit bonhomme suffit, selon un jeune
Néerlandais, pour imaginer la fin de la monnaie unique. Il a séduit le
jury du prix Wolfson, qui récompensera le meilleur projet organisant un
effondrement de l'euro.
Le très jeune économiste en herbe estime pour sa part que la Grèce doit sortir de l'euro. Mais comment faire? Il l'explique dans un schéma assorti d'une pizza, d'une machine à échanger drachmes contre euros, et d'un bonhomme visiblement malheureux. Plus concrètement, Hurre Hermans propose que les Grecs rendent tous leurs euros à leurs banques. Celles-ci leur donnent en échange des drachmes, l'ancienne monnaie grecque. Les récalcitrants, s'ils sont découverts, se voient infliger une amende s'élevant au double de la somme qu'ils ne veulent pas rendre à leur établissement. Avec les montagnes d'euros récoltés par les banques, l'État grec rembourse les créanciers qui lui ont permis d'accumuler sa dette colossale.
250.000 livres à gagner
Les organisateurs du prix Wolfson ont tenu à féliciter la fraîcheur du raisonnement du garçon lors de l'annonce des cinq finalistes retenus. L'affaire est sérieuse: le vainqueur remportera 250.000 livres (301.000 euros). Il s'agit de la plus grosse récompense financière offerte aux économistes après le prix Nobel, soulignent les organisateurs. Bien que lancé en 2011, le prix est d'actualité, car «malheureusement, le risque qu'un pays doive quitter la zone euro plane toujours», a déclaré lord Simon Wolfson, le riche inventeur du prix, mardi.Parmi les cinq candidatures retenues, des investisseurs, des banquiers et des économistes. Roger Bootle, de Capital Economics, a travaillé sur la manière de rendre le moins douloureux possible la chute des salaires réels au sein d'un pays qui serait obligé de sortir de l'euro. Catherine Dobbs, pour sa part, propose de faire disparaître l'euro «par une solution originale et élégante», a estimé le jury. Elle aurait trouvé une solution pour décourager la fuite des investisseurs effrayés par l'effondrement de la monnaie unique. Certains des nominés se sont penchés sur les questions plus juridiques liées aux dettes libellées en euros, d'autres encore sur les raisons économiques profondes qui motivent la sortie d'un pays de la monnaie unique.
Le directeur de l'Institut d'études politiques (IEP) Sciences PO- Paris Richard Descoings est décédé mardi à New York.
Dont acte et condoléances à sa famille.
Richard Descoings se trouvait à New York pour une conférence de présidents d’université organisée sous l’égide des Nations unies. Il ne s’est pas présenté mardi matin à l’ouverture de la conférence, et se collègues inquiets ont fait ouvrir sa chambre à l’intérieur, ils ont découvert le corps du haut fonctionnaire, nu et la chambre en désordre.
On n’a vraiment pas de chance avec les chambres d’hôtel à New-York en ce moment.
Une source policière a tout d’abord parlé de circonstances « suspectes » et il faut dire qu’après le numéro de DSK, les policiers new-yorkais doivent être sur la défensive.
Personnellement j’aurais attendu pour donner mon avis mais nous sommes en période électorale et le corps n’avait pas encore eut le temps de refroidir que Laurent WAUQUIEZ allait faire de la retape à Sciences PO et que Nicolas SARKOZY, JUPPÉ et autres rendaient hommage à ce grand serviteur de l’Etat.
L’inflation, la dette et les réformes nécessaires
La dette remplace aujourd’hui l’inflation. Un rappel historique permet de le comprendre.
Le règne de l’inflation en Europe a duré plus de 25 siècles :
– En 630 av. J.-C., Ardys, roi de Lydie, a mis en circulation les
premières pièces de monnaie connues en Occident, qui contenaient de l’or
et de l’argent, provenant du Pactole, le fameux fleuve coulant en
Lydie.
– C’est de 560 av. J.-C. que date la première inflation connue des
archéologues. Ils ont, en effet, analysé des pièces découvertes à
Éphèse, dans le temple d’Artémis, la déesse de la chasse. Pièces
offertes par Crésus, le petit-fils d’Ardys, et identiques aux pièces
déjà fabriquées, mais contenant moins d’or…
– Et, pendant plus de 2 600 ans, pratiquement tous les gouvernements ont
utilisé l’inflation pour financer leurs dépenses excessives. Ils se
sont bien évidemment attribué le monopole de la création monétaire,
punissant de la peine capitale les faux-monnayeurs.
– En 1715, pour éponger les dettes héritées de Louis XIV, le Régent fait
appel au « financier » John Law. Celui-ci met en circulation des
billets en papier. Ainsi est née, en Europe, la monnaie dite
« fiduciaire ».
La porte est alors ouverte à tous les excès. Et, depuis, des
gouvernements succombent sans arrêt à la tentation et font « marcher la
planche à billets ». Mais le peuple n’aime pas les désordres monétaires
et des troubles sociaux, parfois très graves, apparaissent presque
toujours.
– Le 4 janvier 1973, pour s’opposer à l’inflation, les pays européens
retirent aux gouvernements le monopole de la création monétaire et le
transfèrent à leur banque centrale. Avec une consigne très précise pour
la banque de France : aligner l’inflation française sur l’inflation
allemande.
Le règne de l’inflation s’achève, celui de la dette commence.
Car, depuis 1973, aucun gouvernement français n’a modifié son comportement.
Chaque gouvernement continue à vouloir plaire à ses électeurs, en leur donnant de l’argent d’une façon ou d’une autre, sans pour autant augmenter les impôts. Ils empruntent donc de l’argent.
En 1977, La dette de la France n’est encore que de 70 milliards d’euros.
En 1991, elle atteint déjà 400 milliards d’euros. En 1999, elle monte à
800 milliards. En 2012, enfin, elle dépasse le chiffre faramineux de 1
700 milliards…
Cette situation catastrophique devient insupportable.
Comment sortir de la dette ?
Les responsables français semblent ignorer que nos entreprises sont
maintenant soumises à la concurrence de toutes les entreprises
étrangères.
Il faut donc modifier nos lois en tenant compte de cette réalité
incontournable et en respectant une chronologie. Il faut d’abord
relancer l’économie, puis rembourser la dette.
Huit réformes nous semblent nécessaires :
1) Il faut modifier la parité fixe liant entre elles les anciennes
monnaies européennes. Elles ne correspondent plus à la réalité
économique. On peut le faire, soit en revenant aux monnaies nationales
et en laissant le marché déterminer la valeur relative des monnaies ;
soit en conservant l’euro. Une dévaluation d’au moins 16 % semble
nécessaire. Nos entreprises redeviendront alors compétitives.
2) Il faut supprimer la progressivité de l’impôt sur le revenu.
3) Il faut supprimer l’impôt sur la fortune (l’ISF).
4) Il faut supprimer tous les impôts touchant les entreprises (en imitant la Suède).
5) On peut alors, au besoin, augmenter la TVA, sans diminuer le pouvoir
d’achat des consommateurs. Car la TVA impose les produits venant de
l’étranger et la concurrence pousse les entreprises à abaisser leurs
prix. Ici, il faut imiter l’Allemagne.
6) Il faut simplifier radicalement la fiscalité française en n’ajoutant
plus une nouvelle loi aux anciennes lois, mais en les remplaçant. Il
faut imiter l’Italie.
La France deviendra ainsi un paradis fiscal attirant les entreprises et les riches, et imitant le Luxembourg ou Monaco.
Ensuite, quand la reprise économique sera là, on mettra en place les
mesures s’opposant à la dette. Sinon, le chômage ne peut qu’augmenter.
7) Il faut rembourser la dette, en augmentant au besoin la TVA, durant quelques années.
8) Il faut cesser de dépenser plus qu’on ne gagne. Surtout en réduisant les dépenses.
Il faut, sans hésiter, copier ce qui réussit ailleurs.
Libération : les journalistes avouent être « inféodés » au PS
Les
ficelles de la manipulation à la Pravda du parti socialiste et de
François Hollande sont tellement grosses qu’elles mettent même les
journalistes de Libération mal à l’aise. Ils ont publié un communiqué
pour dénoncer la ligne éditoriale d’un journal « inféodé » au parti
socialiste.
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| VÉRITABLEMENT AHURI, HOLLANDE. |
En clair, même les journalistes de Libé sont mal à l’aise du rôle d’organe de presse officieux que joue leur journal dans l’organigramme politique de François Hollande et réclament à corps et à cris un peu plus d’indépendance par rapport aux donneurs d’ordres de la rue Solférino.
Un coup de gueule qui vise notamment le directeur de la publication du journal, Nicolas Demorand, manifestement fortement contesté en interne. « Un an après l’arrivée de Nicolas Demorand, la greffe n’a pas pris », constatent d’ailleurs les salariés de Libération qui ironisent sur des »pseudos évènements basés sur des interviews et non sur des enquêtes, ou la mise à l’écart de thèmes comme le « social, l’environnement, l’immigration ».
Mais que François Hollande se rassure. Si Libération entre en rébellion, le parti socialiste pourra quand même compter sur le soutien sans faille du Monde, du Nouvel Observateur, de Mediapart, de l’ensemble du service public et de la quasi-totalité des « intellectuels » parisiens.
La cote de confiance de Sarkozy en hausse de 6 pts, selon Ifop
Nicolas Sarkozy gagne six points de confiance en un mois en tant que
chef de l'Etat à 42%, selon le tableau de bord Ifop/Paris-Match diffusé
mardi.
Le président-candidat n'avait pas atteint un tel niveau depuis deux ans, souligne l'institut de sondage.
Dans le même temps, le pourcentage des personnes interrogées
désapprouvant son action baisse de six points, passant de 64% à 58%.
François Hollande subit en effet une baisse sur l'ensemble des caractéristiques testées, au profit du candidat sortant qui redresse légèrement son image.
En effet, 47% des personnes interrogées considèrent que le candidat socialiste est le plus capable de mener une bonne politique sociale (-4), contre 20% pour Nicolas Sarkozy (+3), et 41% (-4) qu'il est le plus sensible aux préoccupations des Français, contre 20% pour le président sortant (+3).
Nicolas Sarkozy demeure perçu comme le candidat le plus à même d'incarner la fonction présidentielle.
Il est notamment jugé par 47% des personnes interrogées comme celui ayant le plus l'étoffe d'un président de la République (+5), contre seulement 22% pour François Hollande (-4).
En outre, 43% des Français considèrent Nicolas Sarkozy comme le plus capable de mener une politique efficace contre l'insécurité, soit une hausse de 4 points. François Hollande n'est crédité que de 20% en la matière.
Ce sondage a été réalisé du 29 au 30 mars auprès d'un échantillon de 1.004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Faut-il
rire de la suffisance et de la bigoterie antiraciste d’Audrey Pulvar,
ou bien faut-il s’en inquiéter ? Son attaque contre l’humoriste, le
Conte de Bouderbala, samedi soir, dans l’émission de Laurent Ruquier,
illustre à merveille le sectarisme et la volonté de contrôler la liberté
de pensé et de parole d’une certaine gauche donneuse de leçon. Si
Hollande est élu, l’humour et la dérision ne seront pas les bienvenus…
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| La mulâtre tente de faire du foin chez Ruquier, elle va finir sur la paille. |
Mais interdits par qui madame Pulvar ? Par la censure et l’inquisition bien pensante ? Par les élites parisiennes? Par les équipes de France Inter ? Par les intellos et les journalistes du PS ?
Au moins, jusqu’en mai, nous sommes dans un pays où il n’est pas de sujets « interdits », où l’on parler (et rire) de tout. N’en déplaise à madame Montebourg/Pulvar, les Français ont toujours refusé et refuseront toujours qu’on leur interdise d’aborder des « sujets ». Au nom de quoi cette femme décide de quoi on peut parler et quels sont les « sujets interdits » ?
Ce qui ressort de la pathétique prestation de la propagandiste PS (tout le monde était gêné sur le plateau, le bobo Ruquier lui-même sentait la bêtise et la suffisance de l’intello en mini jupe), c’est son mépris flagrant envers les Français. D’ailleurs, elle trouve très bien que l’humoriste se « moque de la France ». Pour elle, ce peuple attardé de beaufs racistes n’est pas assez évolué pour comprendre l’humour. « Est-ce que les gens rient ? Oui, mais c’est ça le problème. Vous faites rire les gens sur des thèmes assez inquiétants », assène l’inquisitrice, qui sous-entend que les spectateurs ne sont pas capables de faire la part des choses.
« Les gens rient en ce disant : quand même, il faut dire ce qui est », insiste-t-elle, car elle sait , bien sûr, ce que pensent les gens. C’est pour cela qu’elle compte leur imposer une vision plus juste et belle, sa vision ! Si nous sommes tous obligés de penser et de parler comme Audrey Pulvar, la France deviendra un beau pays.
Le juge moral fini par donner son verdict : « je dis que c’est irresponsable ». Boum, la sanction est tombée. Le condamné est frappé du sceau de l’infamie ! Merci Audrey. Du haut de ses certitudes, Audrey Pulvar admet qu’elle a pris le sketch du comédien « totalement au premier degré ». Et comme elle représente l’intelligence et la finesse suprêmes, il est évident que tout le monde aura pris le sketch au premier degré, comme elle. Comment peut-on avoir une si forte image de soi-même ?
Enfin, la militante pro Hollande nous ressort les banalités fatigantes de la pensée unique : « on peut lire leur littérature », dit-elle pour souligner comme elle est cultivée et ouverte d’esprit sur les autres cultures, mêmes si cela n’a aucun sens de dire cela à un comique qui aurait bien du mal à faire rire ses salles en citant les classiques de la littérature Rom. « Il y a une libération du préjugé », conclue-t-elle. Le problème, c’est que cela fait 30 ans que la gauche nous rabâche le même discours, essaye de culpabiliser le petit peuple avec ses préjugés. Cette phrase n’a déjà aucun sens en soi. Au bout de trente ans, elle devient complétement grotesque. Elle est bien longue cette libération… Bien sûr, quand Pulvar sera ministre et limitera le droit de s’exprimer, les préjugés n’existeront plus.
Peut-on rire de tout ? Bien sûr, à condition de demander aux autorités compétentes (Pulvar et le PS), un certificat de bonne moralité
Comte BouderBala Vs Polony & Pulvar [Fun]... par peanutsie
UN GRAND MALAISE À "LIBÉ" SELON "LE MONDE"
"Un an après l'arrivée de Nicolas Demorand, la greffe n'a pas pris." Le constat, dressé par l'assemblée générale des équipes du journal Libération lundi 2 avril, est amer pour la direction. Dans un communiqué accessible en ligne, le personnel du quotidien évoque un "grand malaise" régnant dans la rédaction et qui "tient d'abord au sentiment d'être dépossédés du journal".
Les récriminations sont nombreuses : "des unes raccoleuses", "un traitement éditorial partisan en matière politique, qui semble inféoder le journal au PS", "la mise à l'écart de continents entiers du journal, comme le social, l'environnement, l'immigration"...
Une motion de défiance avait été adoptée à 78 % contre Nicolas Demorand, directeur de la rédaction du quotidien, en juin 2011.
DE QUI SE MOQUE 'LE MONDE" JOURNAL DES GAUCHES ? APPARTENANT À BERGÉ AMI DE HOLLANDE.
LES VENTES DE LIBÉ SONT EN CHUTTE LIBRE ET LE GROUPE PERD DU FRIC !!!


























