TOUT EST DIT

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dimanche 10 février 2013

La caste des pousse-au-crime


Inquisiteurs. Ces figures de proue du prêt-à-penser peuvent être regroupées en trois familles du politiquement correct — de gauche, forcément.
Ils sont partout. Sur les plateaux télé, dans les studios des chaînes de radio, en librairie, sur scène, dans les salles obscures… pour promouvoir en choeur le même catéchisme bien-pensant.
Les intellos-intouchables. La société du spectacle les a proclamés “experts”, “philosophes” ou “intellectuels”. Figures tutélaires de la gauche bien pensante, forcément “engagés”, ils règnent en maîtres sur le “camp du Bien”, se faisant volontiers les inquisiteurs d’un modèle qu’ils abhorrent : ainsi de leur pape, Bernard-Henri Lévy, dénonçant chez les opposants au mariage gay « la marée noire de l’homophobie ancestrale », ou du grand mécène du lobby gay Pierre Bergé, qui, après avoir défendu la gestation pour autrui (« Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? »), les a qualifiés d’« humus antisémite et antigay »
Parmi ces “intellectuels”, outre Raphaël Enthoven, qui voit dans la légalisation du mariage homosexuel l’aboutissement logique du primat de la culture sur la nature, vient l’inénarrable “psy” Gérard Miller, qui se félicite de pouvoir enfin « dire merde aux milliers de manifestants qui étaient contre ce projet [le “mariage pour tous”, NDLR] », et regrette que l’humour de son ex-amie Frigide Barjot soit « mis au service d’une cause absolument abominable »
Les saltimbanques. L’essayiste Philippe Muray les avait surnommés les « artistocrates ». Chantres de la gauche morale du cénacle parisien, Charles Berling, Jacques Weber et Pierre Arditi n’égalent pas leur consoeur Josiane Balasko. Fervent soutien des expulsés de Cachan, en 2006, cette dernière s’est distinguée en devenant la même année la “marraine républicaine” d’un jeune homosexuel algérien menacé de prison dans son pays. À cette liste — non exhaustive — doit être ajoutée Emmanuelle Béart, célèbre pour avoir squatté l’église Saint-Bernard en 1996 avec des sans papiers… Mais aussi Philippe Torreton, comédien de toutes les indignations, renvoyé à ses chères études par Fabrice Luchini après avoir sévèrement attaqué Gérard Depardieu pour son exil.
Parmi ces saltimbanques se distingue aussi l’antisarkozyste névrotique Christophe Alévêque. L’actualité impose enfin de décerner une palme à Jean-Michel Ribes, directeur du Théâtre du Rond-point (qui avait accueilli la pièce antichrétienne Gólgota Picnic en 2011), entré au Panthéon des inquisiteurs en usant, à l’égard de Frigide Barjot, d’une reductio ad Hitlerum (aussi appelée “point Godwin”, qui consiste à comparer ses adversaires à Hitler ou au nazisme) : « Le papa et la maman, ça a quand même donné aussi Hitler. Il faut quand même le rappeler »
Les « rebellocrates » médiatiques L’expression est, là encore, de Philippe Muray, qui, pour caractériser ces caciques du système médiatique, usait aussi de deux détournements : les « mutins de Panurge », faux rebelles défendant la pensée dominante, pouvant muer en « matons de Panurge » prêts à mordre ceux qui s’écartent de leurs voies. Ils ont leurs relais médiatiques : le Nouvel Observateurles Inrockuptibles (tous deux partenaires, avec d’autres, de la soirée au Théâtre du Rond-point), mais aussi MarianneLibération… On trouve aussi Rokhaya Diallo, fondatrice du mouvement Les Indivisibles, pour laquelle il est incongru de s’interroger : « Mais vous trouvez ça normal qu’un Malien ou qu’un Algérien en France depuis trente ans n’ait toujours pas le droit de voter ? »
Restent Pascale Clark, redoutable intervieweuse sur France Inter, surtout lorsque ses cibles sont choisies (Marine Le Pen, Nadine Morano, Tugdual Derville, Robert Ménard…), et Audrey Pulvar, égérie incontestable des croisés du nouvel ordre moral, cachée derrière des lunettes dont elle a enfin dévoilé le prix (3 300 euros). Pour Pulvar, rire sur les Roms relève du crime contre l’humanité (voir ses nausées face au Comte de Bouderbala, humoriste pourtant peu suspect de frénésie discriminante), être de droite est un péché originel, le tout justifié par une “certaine” idée du journalisme : sous l’apparence de l’impartialité, une lutte effrénée pour toutes les causes du politiquement correct. Geoffroy Lejeune

Caroline Fourest, la militante enragée
Ses propos ont-ils trahi sa pensée ? Le 13 janvier, alors qu’elle commente en direct les images de la “manif pour tous”, le rictus narquois de cette « militante de l’égalité » s’estompe quelque peu : « Les hétérosexuels font des enfants très tordus, très délinquants, même dans 98 % des cas, c’est ce qui se passe. » Elle s’expliquera sur son blog précisant sa pensée : « 98 % des délinquants sont des enfants d’hétérosexuels »… Caroline Fourest (photo), 37 ans, n’est pas une journaliste comme les autres. Redoutable débatteuse, elle alterne les postures d’enquêtrice et de militante. Comme lorsqu’elle se fait sévèrement rosser, le 18 novembre dernier, en marge de la manifestation de Civitas contre le projet de loi Taubira, alors qu’elle tourne un reportage sur les Femen. Son credo — égalité, laïcité, droits de l’homme — masque une lutte acharnée contre toutes les religions, symboles d’oppression à ses yeux. Ses ennemis ? Christine Boutin, Tariq Ramadan, ainsi que tout ce qui a trait à la religion ou à la droite… Auteur, avec sa compagne Fiammetta Venner, de Marine Le Pen, en 2011, elle a été attaquée par cette dernière et condamnée en diffamation pour son livre. 

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