lundi 29 juillet 2013
François Hollande fâché avec la géographie
Le président de la République a commis un nouvel impair diplomatique, jeudi en Slovénie, en créant un nouveau pays: la «Macédonie».
François Hollande va devoir réviser un peu sa géographie pendant les vacances. Le chef d'État était convié jeudi au sommet des pays des Balkans en Slovénie. À cette occasion, le président de la République a créé un nouveau pays: la Macédonie. «Sur l'ancienne République yougoslave de Macédonie, j'ai rappelé que la France était disposée à chercher, par la qualité des relations que nous pouvons avoir avec la Grèce, une solution», a-t-il expliqué, sans s'émouvoir de son erreur, lors d'une conférence de presse avec son homologue slovène, Borut Paror.
François Hollande a évité de peu l'incident diplomatique. Le nom de Macédoine est l'objet d'une vieille polémique entre Skopje et Athènes. Au moment de son indépendance, en 1991, «l'ancienne République socialiste de Macédoine» choisit de devenir la «République de Macédoine». Depuis cette date, les Grecs estiment que son voisin usurpe l'héritage de Philippe II et de son fils Alexandre le Grand. La plus grande partie de l'antique royaume s'étendait sur le nord de l'actuelle Grèce. Cette querelle pourrait paraître futile, si le différend entre les deux pays ne constituait pas le principal obstacle à l'adhésion de la Macédoine à l'Union européenne et à l'Otan. La France ne reconnaît pas l'appellation de «République de Macédoine» et lui préfère celle d'«ancienne République yougoslave de Macédoine».
TANT QU'IL SAIT OÙ EST TULLE....
NKM la "tueuse" tire sur Chirac, Fillon et (surtout) DSK
"Je suis une tueuse", répond Nathalie Kosciusko-Morizet à la chaîne américaine NBC dans une longue interview consacrée notamment au sexisme dans la politique française.
La politique française vue des Etats-Unis ressemble à un "club pour hommes"... La chaîne américaine NBC a invité Nathalie Kosciusko-Morizet à évoquer certains de ses représentants, dans une longue interview accordée dans son bureau de l'Assemblée nationale. La candidate UMP à la mairie de Paris y évoque notamment Jacques Chirac et Dominique Strauss-Kahn, tous deux célèbres outre-Atlantique.
Pour NKM, être qualifiée d' "emmerdeuse" par l'ancien président de la République relevait du "compliment". En revanche, elle a moins apprécié de rater une "opportunité de devenir ministre" quand elle était enceinte. Deux fois. Une expérience vécue avecJacques Chirac et plus tard avec François Fillon quand il était Premier ministre: "A deux reprises, des hommes m'ont appelée pour me dire: 'bon, tu ne seras pas ministre parce que tu es enceinte.'" Selon elle, "ils ne réalisent pas ce qu'ils disent. Je ne suis pas sûre que ce soit la seule raison pour m'écarter. Mais à leurs yeux, c'était une bonne raison en tout cas."
NKM affirme ne pas leur en vouloir. Un autre homme politique français, en revanche, représente "le type d'hommes contre lequel les femmes de mon âge doivent se battre pour que les femmes de 20 ans n'aient pas de problème." Cet homme, c'est Dominique Strauss-Kahn, ex-patron du FMI dont les Etats-Unis se souviennent aussi pour l'affaire du Sofitel de New York. Selon elle, DSK "représente le type d'hommes contre lequel les femmes de mon âge doivent se battre pour que les femmes de 20 ans n'aient pas de problème." "Je sais bien comment jeter ce genre d'hommes", ajoute celle qui se dépeint comme une "tueuse". Politiquement parlant.
"Je suis une tueuse. Tout le monde est un tueur en politique. Certains savent comment tirer, d'autres non. Certains font ça en face, la majorité le fait dans le dos. Je fais ça de face", poursuit-elle. Le terme "majorité" ici n'est pas à prendre dans son acception politique: l'opposition elle aussi est concernée par les critiques de la candidate UMP à la mairie de Paris. Tout le personnel politique est visé par la "tueuse", tous partis confondus. "Celui qui dit qu'il n'a pas d'ambitions et qu'on est chez les Bisounours, celui-là est un menteur."
NKM affirme ne pas leur en vouloir. Un autre homme politique français, en revanche, représente "le type d'hommes contre lequel les femmes de mon âge doivent se battre pour que les femmes de 20 ans n'aient pas de problème." Cet homme, c'est Dominique Strauss-Kahn, ex-patron du FMI dont les Etats-Unis se souviennent aussi pour l'affaire du Sofitel de New York. Selon elle, DSK "représente le type d'hommes contre lequel les femmes de mon âge doivent se battre pour que les femmes de 20 ans n'aient pas de problème." "Je sais bien comment jeter ce genre d'hommes", ajoute celle qui se dépeint comme une "tueuse". Politiquement parlant.
"Je suis une tueuse. Tout le monde est un tueur en politique. Certains savent comment tirer, d'autres non. Certains font ça en face, la majorité le fait dans le dos. Je fais ça de face", poursuit-elle. Le terme "majorité" ici n'est pas à prendre dans son acception politique: l'opposition elle aussi est concernée par les critiques de la candidate UMP à la mairie de Paris. Tout le personnel politique est visé par la "tueuse", tous partis confondus. "Celui qui dit qu'il n'a pas d'ambitions et qu'on est chez les Bisounours, celui-là est un menteur."
François Hollande, Interdit Bancaire!
François Hollande, comme à chaque défilé a reçu une douche froide ce 14 juillet sur les Champs-Elysées. Sifflets, insultes, regards hostiles, il peut s’estimer heureux de ne pas avoir reçu des pierres.
Les français n’en peuvent plus de ce gouvernement d’incapables et de son président qui a largement fait la preuve de son incompétence en seulement un peu plus d’un an.
Jean-Marc Ayrault, ce mardi dernier se couvrait de ridicule à l’assemblée nationale et démontrait qu’il n’avait rien à faire comme premier ministre et que sa place était bien celle d’un enseignant…
François Hollande contre toutes les instances politico-économiques, contre tous les indicateurs économiques déclarait: » La reprise, elle est là ».
Bonimenteur, escroc, ou totalement irresponsable, le monde entier s’est posé la question sur François Hollande et au vu des commentaires, ne l’a pas encore tranché.
Alors que l’on nous annonce un record du nombre des chômeurs en France pour fin 2014, de nouveaux impôts strictement nécessaires pour la fin de l’année, ce qui tendrait à prouver que les précédents ne l’étaient pas, François Hollande est à l’image du capitaine du Concordia, il ne voit pas arriver la catastrophe…
L’endettement de la France augmente chaque mois un peu plus et François Hollande (le comptable de la France) est criblé de dettes, un compte à découvert de plusieurs dizaines de milliards, mais néanmoins continu de faire des chèques et d’utiliser sa carte Bleue, encore dernièrement pour donner 500 millions aux Tunisiens…
Les français qui sont les banquiers de François Hollande doivent lui retirer tous ses moyens de paiement, le mettre sous tutelle et demander une expertise médicale pour savoir s’il y a lieu d’engager des poursuites ou le déclarer irresponsable…
QUAND LES FRANÇAIS SE DÉCIDERONT-ILS A DEVENIR ADULTES ?
LÀ EST LE PROBLÈME DE CE PAYS.
Gattaz-Parisot, même inutilité…
Pierre Gattaz a été élu à la présidence du Medef dans une quasi unanimité. Président de la société Radiall, il succède à son père, fondateur de la firme et, lui-même, ancien président du CNPF. Cela montre, en passant, la supériorité des entreprises familiales sur celles qui sont anonymes : sur le plan capitalistique, les actionnaires sont souvent satisfaits, en particulier grâce à la possibilité de vues à long terme. Quant aux salariés, ils bénéficient fréquemment de relations sociales apaisées.
Le Medef a tiré la sonnette d’alarme jugeant insupportable les charges fiscales et sociales qui écrasent les entreprises, seules créatrices de vraies richesses. Il évalue à 100 milliards d’euros le poids qu’il faudrait enlever à ces entreprises pour leur permettre de retrouver leur compétitivité perdue. Malgré l’imprécision inévitable des montants, c’est un ordre de grandeur à retenir.
On ne peut qu’applaudir. Mais c’est au stade des moyens envisagés que le dérapage intervient. Malgré le flou des informations à ce sujet, nous pouvons juger peu ou prou son programme.
La première proposition semble être de diffuser les 100 milliards dans tout le corps social en manipulant les impôts et charges avec évidemment maintes complications. Le fardeau serait donc payé par d’autres que les entreprises. En fait cela reviendrait à frapper sous diverses formes les clients des entreprises que l’on affirme vouloir sauver. Que vaut une entreprise sans clients ?
VERS UNE POLITIQUE INDUSTRIELLE
Les experts du Medef ont du flairer le piège. C’est pour cela qu’ils ont imaginé des mécanismes compliqués pour encourager les activités supposées créatrices d’emplois au détriment d’autres n’ayant pas leurs faveurs. Il s’agit en fait, sans que le mot soit peut-être prononcé, d’une politiques industrielle telle que les gouvernements de toutes sortes en ont eu depuis des lustres. Le résultat le plus clair de ces politiques fut de chasser les usines hors de France. François Hollande n’agit pas différemment.
Le terme de « politique industrielle » ne devrait pas exister. Elle ne peut se manifester que dans une odeur pestilentielle d’usines à gaz ; les détails du programme nous promettent un ouragan de lois ou de réglementations. Un tel ouragan et ses variations détruit les entreprises au même titre que les impôts et charges.
Voici une information essentielle à diffuser. Il existe plus de 6 000 aides aux entreprises. Leur coût apparent dépasse le montant de l’impôt sur les sociétés. Il s’agit d’un coût apparent, car la mécanique infernale génère des heures de travail pour gérer la forêt. Cela montre l’immense marge de manœuvre qu’un Medef désireux de faire éclater la vérité pourrait mettre en lumière.
Enfin dans une funeste erreur, le Medef se déclare attaché aux divers principes de réduction du nombre de fonctionnaires et d’allègement de leur coût ; ces méthodes sont toujours été très limitées dans leurs effets. Que signifie au demeurant les références au futur budget 2014 ; la maison brûle, faut-il attendre pour la sauver ?
COMMENT LIBERER LES ENTREPRISES ?
Libérer les entreprises est, pour sur, un objectif fondamental. A cette fin, il ne faut pas diminuer les dépenses et les impôts. Il est nécessaire de les détruire ce qui est différent.
Pour les dépenses, les diminuer seulement comme en jouant sur les charges des fonctionnaires c’est bien vite voir la dépense revenir par la fenêtre. Détruire les dépenses, c’est supprimer des administrations entières : plus de bureaux luxueux, plus de salles à manger de direction, de cabinets, de statistiques, de formulaires, de contentieux, de fonctionnaires.
Il est souhaitable de commencer par les petites et moyennes administrations aux attributions parfois ridicules et contradictoires : une fois détruites, elles ne reviendront jamais. La liste de ces administrations inutiles est impressionnante.
Pour les impôts et charges, il faut faire de même. Un impôt seulement diminué réaugmente toujours. Il est nécessaire de s’attaquer à la jungle des multiples taxes et prélèvements divers. Là aussi il faut porter la hache car tout le fatras pèse directement ou non sur les entreprises.
Nul doute qu’un programme de ce genre serait salué par les marchés s’il est bien calculé. Les effets immédiats et rapides permettraient d’avancer par phases successives vers toujours davantage de libération.
Si le nouveau Medef ne s’y engage pas, il nous refera du Parisot, alors pourquoi avoir changé de leader ?
La Réforme: Supprimer l’Administration !
Il ne faut surtout pas réformer l’État et il faut le faire maigrir selon une méthode adaptée ce qui n’est pas évident. Les politiques qui, en France ont imaginé des actions diverses pour prétendument le réformer étaient soit ignorants soit complices.
Raffarin avait annoncé 230 mesures pour réformer l’État ce qui devait générer 500 millions d’euros d’économies. La chasse aux taille-crayons était ouverte, avec Francis Mer comme « Grand Veneur » qui avait réuni une commission de plusieurs dizaines de personnes pour organiser cette chasse !
François Fillon avait le projet de noter les ministres. Ce rôle de professeur était comique. Il les jugeait sur leurs aptitudes à faire passer des textes : cela revenait à leur capacité de nuire puisque le pays croule sous l’inondation de lois.
Une autre méthode fut la révision générale des politiques publiques (RGPP) qui consiste en une analyse des missions et des actions de l’État, suivie de la mise en œuvre de scénarios de réformes structurelles. Cette RGPP inaugurée en 2007 puis poursuivie en 2012 n’a guère donné de résultats probants. Elle ne le pouvait pas, car selon une vieille tradition républicaine elle dégageait une forte puanteur d’usine à gaz.
La fausse droite laissant la place à la vraie gauche, celle-ci a voulu continuer mais autrement. Nous voilà partis vers un audit des politiques publiques qui doit se prolonger pendant tout le quinquennat. Adieu à la RGPP et bonjour à la MAP ou modernisation de l’action publique. Personne ne voit pourquoi cela marcherait mieux maintenant.
LES OBJECTIFS AVOUES
Les personnes au pouvoir depuis des lustres sont noyés dans la même idéologie super-étatique et ce quelle que soit leur place appartenance sur l’échiquier politique. Bien que lavés et relavés par la Pensée Unique Totalitaire ou P.U.T qu’ils alimentent comme d’autres, il leur reste assez de bon sens pour constater qu’ils agissent dans le vide.
En 2007 un audit avait dénoncé les dysfonctionnements : « Le travail de coordination interministériel connaît un emballement pathologique propre à la France ». Il y a trop de réunions interministérielles, trop de conseillers, trop de décisions prises sans l’avis des ministres, et le gouvernement ne parvient plus à travailler. Le phénomène s’est accru d’année en année. Les rapporteurs n’ont certes pas eu l’idée que le mal venait justement du nombre de ministres ! L’une des conséquences est la pléthore croissante des cabinets ministériels.
Il en résulte de temps à autre la résurgence de l’idée de réformer l’État.
Les objectifs avoués n’ont rien d’absurde : dépenser mieux, être plus efficace, faire des économies. Pour justifier l’immense remue-méninge de la maladie réformite, les chiffres d’économies prévues sont calculés à grand renfort d’experts. Ils sont faux par nature ; s’ils étaient justes par miracle, ces économies ne seraient jamais réalisées, les administrations faisant le gros dos en attendant la fin de l’épidémie.
L’EXPLICATION DE LA REFORMITE
Celle-ci se trouve dans l’obésité croissante de l’État, sur toile de fond d’idéologie socialiste qui répand l’effet de ruine dans tous le corps social.
L’État prétend s’occuper de toute la vie nationale dans tous les détails, au lieu de laisser le marché jouer librement et il s’invente ainsi une foule de tâches et d’objectifs dans lesquels il n’est pas possible de mettre de l’ordre et qui sont souvent contradictoires.
Tous les autres signes de la décadence de la France en découlent : inflation des ministères, inflation des conseillers et des « machins » inutiles, parlottes innombrables sans effet et sans intérêt, efforts perdus de coordinations impossibles, gaspillage inimaginable de temps et d’efforts.
Dans un pays libre personne n’aurait l’idée d’infliger aux populations une horreur « bourreaucratique » comme le chèque-transport, faisant suite au chèque-déjeuner ou au chèque-vacances ! Chacun gèrerait les évolutions du prix des carburants dans le cadre du marché. Et l’exemple vaut pour la majeure partie des actions étatiques qui devraient donc être supprimées à grande vitesse, comme il est parfaitement possible de le faire.
Jean-Louis Borloo est à lui seul un exemple emblématique. Étant l’auteur d’une parlotte mémorable du nom de Grenelle de l’environnement, il a inspiré 268 mesures. Celles-ci conduisent à l’inflation législative au nom de concepts aussi fumeux que le développement durable.
DÉGRAISSER LE MAMMOUTH
L’État au fil du temps est devenu le Mammouth suprême, père de tous les Mammouths qui pillent la richesse nationale. Le rappel historique ci-dessus montre que le réformer est une tâche impossible. Ceux qui prétendent qu’un programme d’économies suffit sont des menteurs car la racine du mal subsistera.
La seule solution est de supprimer totalement des tâches complètes : plus de bureaux, plus de formulaires, plus de contentieux, plus de ministère, plus de cabinets, plus de guerres internes, plus de circulaires, plus de parlottes… Si quelqu’un veut et peut le faire, nous tenons à sa disposition une première liste de tâches réellement idiotes à supprimer.
Les lecteurs qui ne seraient pas convaincus peuvent constater qu’il existe depuis longtemps un ministère de la réforme de l’État : le Mammouth produit lui-même sa mauvaise graisse.
Il faut abattre les Syndicats….
En France, les syndicats ne représentent que peux de monde mais ont la faculté de pourrir tout ce qu’ils côtoient…. La CGT en est un bel exemple mais aujourd’hui c’est le syndicat de la magistrature avec un mur des cons affiché dans leur local….
Le Syndicat de la magistrature en est un bel exemple alors que le rêve de la république serait une justice indépendante. Les Magistrats qui se drapent dans des parures plus ou moins ridicules selon tel ou tel tribunal, ne sont en fait que des hommes comme les autres, pas très intelligents, voir stupides pour certains.
La justice est rendue en dépit du bon sens, la plupart des magistrats ne comprenant strictement rien aux affaires qu’ils jugent.
Mais avant tout, les citoyens aimeraient que les magistrats soient apolitiques, non-croyants et si possible avec un minimum de bon sens, mais là c’est beaucoup demander.
Le Syndicat de la magistrature affiche clairement son attachement au parti socialiste et c’est en soit un scandale de plus de la république bananière française. Tout autant scandaleux les magistrats qui s’autoproclamaient Sarkozyste durant le précédent quinquennat. il est certain que passer devant ces gugus pour être juger ou demander réparation n’a rien de réconfortant ni de rassurant.
Donc, dans un local de ce syndicat, trône un mur des cons sur lequel est épinglé bon nombre de politiques de droite, et de journalistes qui probablement n’aiment pas les magistrats…
Figurent ainsi les portraits de Nicolas Sarkozy, Eric Woerth, Nadine Morano, Michèle Alliot-Marie, Patrick Balkany ou Luc Ferry. Le portrait de Brice Hortefeux est, lui, orné d’un auto-collant du Front national et accompagné de la mention « L’homme de Vichy ». Le criminologue Alain Bauer est également épinglé tout comme plusieurs journalistes, tels Béatrice Schönberg, David Pujadas ou l’éditorialiste du Figaro Yves Thréard.
Pourtant, aujourd’hui après les nouvelles bavures de la justice concernant les attaquants d’une rame du RER, on peut se demander sans trop chercher qui sont les cons de cette farce qu’est la justice française….
LES SYNDICATS FRANÇAIS SONT DES PARTIS POLITIQUES DÉGUISÉS.
STOP A L'HYPOCRISIE.
dimanche 28 juillet 2013
Perles du bac 2013
Histoire-géographie
S’il est fréquent de confondre une date ou d’écorcher le nom d’un personnage, certaines bourdes sont bien plus inattendues...
• «La Russie est un grand pays qui possède d’importantes réserves de pétrole, mais également de barils de vins. C’est important pour attirer de nouveaux investisseurs tels que Gérard Depardieu.»
• «Charles de la Gaulle a été Président de la République.»
• «2000: instauration de la quinquenade»
• «En Afrique du sud, il y a plusieurs peuples qui ne parlent pas la même langue: c’est la bio-diversité»
• «On voit que l’Union Européenne occupe une place centrale dans les échangismes internationaux.»
• «La plus grande mégalopole du monde est Paris, elle se situe au centre la France et elle contrôle tout.»
• «En 1792 les Français déclarent la guerre à plusieurs pays d’Europe, pour leur apporter la paix.»
• «Les Egyptiens transformaient leurs morts en zombies.»
• «Grace à la montée de l’islamisme qui sont austère au politique occidentaux, cette austerité atteind son paroxisme le 11 septembre 2011 lors de l’attentat contre les Etats-unis sur les deux tours jumelles du world trade senteur.»
Philosophie
La philo est un terreau fertile aux approximations et confusions en tous genres:
• «Le langage ne se limite pas à la parole. Si on prend l’exemple du Gangnam Style, c’est une dance qui est très connue dans le monde mais dont personne ne comprend les paroles.»
• «La politique n’a rien à faire en philosophie. Tout le monde sait bien que Descartes était membre du Parti Socialiste, et pourtant il a écrit de très bons livres.»
• «Bernardo, le copain de Zorro, ne parlait pas: il devait donc utiliser un autre langage pour se faire comprendre.»
• «Je devrai ici citer une référence mais je n’en ai que deux pour tout le devoir, alors je la garde pour plus loin.»
• «Nous devons nous soumettre à l’Etat qui est tout puissant et qui dirige nos vies.»
• «Enfin, il est à noter que nous devons également à l’Etat certains de nos états psychologiques: tristesse, déprime, rage, dégoût, envie de partir...»
• «L’ensemble de ce paragraphe peut sembler incompréhensible, mais en cherchant bien, il y a des choses qui méritent une bonne note.» ( Ça c'est de la philo ! )
Sciences économiques et sociales
La concurrence est forte en matière d’énormités...
• «L’enjeu principal concernant la gestion durable d’un territoire est le respect des animaux, et en particulier des marmottes, qui sont de petits animaux fragiles mais très amusants.»
• «La dette publique des états n’est pas si importante. En France, nous avons 18 mille euros de dette.»
• «D’après l’INSEE, la répartition du patrimoine des français dépasse 100% pour les plus riches. Ce qui montre bien qu’ils sont très riches.»
• «L’économie de l’Europe, surtout de la France, coule à cause des fonctionnaires, sauf ceux de l’enseignement qui sont mal payés et pas respectés.»
Sciences et vie de la terre et et physique
• «On stocke les urines dans le bassin fluvial.»
• «L’exemple de Titanic sert à démontrer l’agressivité des icebergs.»
• «Les ondes sismiques ne se déplacent pas le lundi.»
Ce n'est pas fini, y'en aura d'autres !!!
Et dire qu'ils devront travailler, il y a même un François Hollande parmi eux.
samedi 27 juillet 2013
"Macédonie": le nouveau lapsus de François Hollande
En déplacement dans les Balkans, le président François Hollane a évoqué dans un discours la république de "Macédonie"... un pays qui n'existe pas.
La géographie ne semble pas être son point fort. Invité jeudi au sommet des pays des Balkans à Ljubljana, en Slovénie, François Hollande a inventé un nouveau pays dans un discours en français: la Macédonie. Ironie de l'histoire, il proposait justement l'aide de la France pour départager la Grèce et la Macédoine, qui toutes deux se disputent le nom de Macédoine depuis que cette ancienne république yougoslave a proclamé en 1991 son indépendance. Peut-être une tentative de solution à travers ce nouveau nom?
Ce n'est pas le premier faux-pas géographique du président de la République. Au début du mois de juillet, alors qu'il se trouvait aux côtés du président tunisien Moncef Marzouki,
François Hollande avait indiqué "prendre acte de la situation en Tunisie", alors qu'on l'interrogeait sur la situation en Egypte.
Mais le plus embarrassant fut probablement au début du mois de juin, au Japon, lorsqu'évoquant la tragique prise d'otages en Algérie où dix Japonais ont péri, François Hollande avait exprimé "les condoléances du peuple français à l'égard du peuple chinois". Malaise.
Ce n'est pas le premier faux-pas géographique du président de la République. Au début du mois de juillet, alors qu'il se trouvait aux côtés du président tunisien Moncef Marzouki,
Mais le plus embarrassant fut probablement au début du mois de juin, au Japon, lorsqu'évoquant la tragique prise d'otages en Algérie où dix Japonais ont péri, François Hollande avait exprimé "les condoléances du peuple français à l'égard du peuple chinois". Malaise.
QUE DIRE ? QUE DIRE ?
QU'IL EN FAIT DES TONNES ?
QU'Y A T-IL AU DESSUS DE LA TONNE ???
MAIS OUI, LA MEGATONNE
ET LÀ C'EST SÛR IL VA NOUS PÊTER À LA GUEULE LE CON !!!!
MAIS OUI, LA MEGATONNE
ET LÀ C'EST SÛR IL VA NOUS PÊTER À LA GUEULE LE CON !!!!
Nuit d'orages sur la France
Des vents violents et des orages se sont abattus dans la nuit sur une grande partie du pays, provoquant de nombreux dégâts.
La foudre a frappé la France à 200 000 reprises dans la nuit de vendredi à samedi 27 juillet. De violents orages ont balayé le territoire du sud-ouest au nord-est. De nombreux arbres sont tombés sur les lignes électriques. Quelque 144 000 foyers ont été privés d'électricité.
Les orages ont quitté l'Hexagone par l'est. Dans l'Aisne, les orages se sont accompagnés de vents violents et de grêle. Dans la région de Reims, ils ont fauché les champs de maïs et déchiqueté les vignes de Champagne. Mais un nouvel épisode orageux est annoncé pour samedi soir. Météo France a placé de nouveau 31 départements en alerte orange, sur une bande allant du Sud-Ouest au Centre, à l'Ile-de-France et jusqu'au Nord de la France.
Interdiction d'immatriculer certaines Mercedes : le ton monte entre la France et l'Allemagne
La France a annoncé vendredi qu'elle continuerait à interdire l'immatriculation de certains véhicules produits par Daimler au motif que le constructeur allemand refuse d'utiliser des fluides réfrigérants conformes au droit européen.
La ministère de l'Energie et de l'Ecologie a annoncé vendredi maintenir l'interdiction d'immatriculer certains modèles du constructeur Daimler/Mercedes. Ils sont jugés non conformes à la réglementation européenne sur les fluides réfrigérants. La procédure de sauvegarde "sera mise en œuvre immédiatement" et "par conséquent, l'immatriculation des véhicules Daimler/Mercedes classe A, B et CLA reste interdite en Francetant que la firme ne se conformera pas à la réglementation européenne", écrit le ministère dans un communiqué.Jeudi, le tribunal administratif de Versailles avait suspendu l'exécution de la décision d'interdiction du 19 juin 2013 après avoir jugé que la procédure de sauvegarde "n'avait pas été expressément activée", explique le ministère. Rappelant que les fluides réfrigérants, notamment utilisés pour la climatisation des voitures, contribuent à l'effet de serre, le ministère de l'Ecologie déplore la décision de Daimler/Mercedes "de ne pas se conformer" aux exigences de l'Union européenne.
Saisie de ce dossier, la Commission européenne a réaffirmé mi-juillet sa volonté de voir interdire les nouveaux véhicules non équipés d'un nouveau gaz réfrigérant homologué dans l'Union et moins polluant. L'injonction faite au groupe Daimler par l'UE d'équiper tous ses nouveaux modèles du nouveau gaz est accompagnée d'une menace de procédure d'infraction contre l'Allemagne, à qui la Commission européenne a demandé d'expliquer pourquoi les autorités compétentes avaient donné l'autorisation de les commercialiser. L'Allemagne a jusqu'au 20 août pour fournir les explications demandées. Daimler soutient que le nouveau gaz risque d'enflammer certains éléments de ses voitures en cas d'accident grave et invoque un risque pour la sécurité.
Gilles Bourdouleix : Cholet marron
Considéré comme un homme de caractère par ses partisans et comme un caractériel par ses détracteurs, le maire de Cholet n'a jamais fait dans la dentelle.
Un complot médiatique. Telle est la théorie du député-maire UDIGilles Bourdouleix, qui se défend d'avoir déclaré, le 21 juillet devant des gens du voyage, qu'il était dommage qu'Hitler n'ait pas fini de les exterminer. "Peut-être que dans trois ou six mois, on fera la démonstration de ce qu'on m'a fait dimanche. Je vais démontrer qu'il y a des coupures sur la bande." Puis le diplômé du barreau de Paris donne sa version des faits : "Après une conversation avec les gens du voyage, je vois trente types debout me faire des saluts nazis et crier Heil Hitler. J'ai dit : Si Hitler était encore là, vous seriez tous morts. Un journaliste s'approche et me demande, en la citant, de répéter la phrase qu'il me prêtait. Je l'ai répétée, car je n'étais pas sûr d'avoir bien entendu", explique-t-il. Et de poursuivre : "Mais la phrase a été isolée au montage. Quand vous écoutez la bande, on entend des gens du voyage qui discutent et lui demandent de faire la une contre moi."
| Même si c'est la ville des mouchoirs, on ne va pas pleurer sur les "roms". |
"C'est quand même s'accorder beaucoup trop d'importance que d'imaginer que des journalistes puissent manigancer un complot contre lui. Il doit avoir une haute idée de sa personne", constate Fabien Leduc, le journaliste de Courrier Ouest qui était sur place et qui a relayé ses propos. Il poursuit : "Lorsqu'il est arrivé, les invectives ont commencé très vite. Les gens du voyage lui font des saluts nazis en retour, mais c'était pour se moquer de lui." Selon le journaliste, ils faisaient allusion à des faits qui se sont déroulés en octobre. "Ils étaient autorisés à s'installer dans un camp par la préfecture. Mais il est lui-même venu sur place et, selon des témoignages relayés par Me N'Gom, leur avocat, il leur a lancé :Hitler n'a pas fini le travail. Ou encore, Hitler a laissé s'échapper les rats." À l'époque, le Courrier Ouest relaie ces propos, mais, incapable de prouver qu'ils ont bien été tenus, perd le procès en diffamation intenté par le maire. Le journaliste poursuit : "Il avait essayé de s'opposer physiquement aux gens du voyage, qui étaient en règle. Le préfet a rappelé la police pour les empêcher de participer à l'opération. Il aurait pu faire un recours devant le tribunal administratif pour éviter leur venue, mais il ne l'a pas fait."
"Il aime bien la castagne"
Et cette méthode quelque peu cavalière ne fait pas l'unanimité. Le fondateur de l'UDI Dominique Pailléestime qu'"il était sur le terrain alors que normalement, il doit déléguer". "Il aime bien la castagne, le fait de se prendre des coups et d'en rendre", ajoute-t-il. Maurice Ligot, son prédécesseur dont il a été le directeur de cabinet, confirme. "Moi aussi comme maire je devais m'occuper des gens du voyage, mais j'envoyais un fonctionnaire pour gérer les campements. Lui va directement sur le terrain. Ce n'est pas le rôle du maire." "Chacun sa conception. Moi je suis un maire de terrain, je suis là, car je considère que c'est mon rôle d'être là. Si l'ancien maire est tellement peureux qu'il considère que ce n'est pas à lui d'y aller pour se faire taper dessus, c'est son droit", se justifie Gilles Bourdouleix. Il poursuit : "Le dimanche, mon rôle n'est pas de déranger mes collaborateurs, mais d'expliquer aux gens du voyage pourquoi ils n'ont pas à être là."
Outre les journalistes, Gilles Bourdouleix se sent également persécuté par les gens du voyage : "Ils veulent ma peau, donc je suis intraitable avec eux. Si j'avais vraiment tenu ces paroles devant eux, soit j'étais Hussein Bolt et je pouvais m'échapper en courant, soit vous seriez en train de faire ma nécrologie", ajoute-t-il pour se justifier. "Ou on s'aligne, ou on est un ennemi. Et en plus, il considère que cet ennemi le persécute", décrypte Maurice Ligot avec qui il a travaillé pendant dix ans en tant que directeur de cabinet. Mais l'intéressé se défend d'être complotiste : "Je ne me suis jamais plaint d'être persécuté. Entre 1995 et 2010, j'ai eu un opposant politique très compétent, connaisseur des dossiers [Il fait allusion à Antoine Mouly, ancien du PG, NDLR]. Il est entré en 2010 dans ma majorité."
"Un mélange de populisme et de violence"
Mais s'il y a une caractéristique du maire qui met tout le monde d'accord, c'est son tempérament de feu. Selon l'ancien maire de Cholet, Gilles Bourdouleix était "un directeur de cabinet très soumis. Mais c'est le pouvoir qui l'a changé" : "Lorsqu'il s'est présenté à la mairie, nos relations se sont dégradées. Il a fait preuve à partir de ce moment-là d'une agressivité permanente et croissante à mon égard. Il est devenu égocentrique." Après son élection, son ancien mentor constate "une gradation dans sa manière de se comporter" : "En tant que maire, son bilan n'est pas mauvais, mais son comportement humain a été incompréhensible, puis insupportable, puis ignoble." Il poursuit : "Je ne suis pas étonné de ce qui se passe venant d'une personne qui refuse toute règle, toute contrainte et toute règle de vie en société." "Son comportement s'explique par des raisons électoralistes. C'est le moteur de tous les hommes politiques, mais lui fonctionne avec un mélange de populisme et de violence", conclut-il.
"Vous croyez qu'on fait bouger les choses si on est béni-oui-oui ?" rétorque Gilles Bourdouleix. "Je suis un homme de caractère qui fait de la politique. La politique est faite de gens un peu mous. Je prends des positions quand ça doit être fait", se défend-il. Il poursuit : "J'assume, j'ouvre ma grande bouche. Je suis ferme dans le débat. Mais je n'ai jamais tapé ou insulté personne." Il donne un exemple de l'efficacité de sa méthode de choc : "Il y avait un projet d'autoroute qui devait s'arrêter à Cholet-Nord. Je me suis fâché tout rouge et, grâce à ça, on a pu le faire aller jusqu'à Cholet-Sud." "Il est Agenais de naissance. Agen est un ancien territoire militaire qui appartenait à la Vendée. Quand il y a un échec, les gens se relèvent très vite et sont très entreprenants", explique son adjoint Michaël Roncier. "C'est vrai que les gens disent qu'il est caractériel. Mais je dirais plus que c'est un homme de caractère", tranche-t-il.
"Il a les qualités de ses défauts"
Outre les accusations de violence, il se défend de prendre des positions extrêmes. "J'ai décidé de faire de la politique par conviction. Je suis issu d'une famille gaulliste, dont certains membres étaient engagés dans les forces françaises libres et de résistance." Ou encore : "Mon prédécesseur n'avait pas fait de terrains d'accueil. Moi j'ai ouvert des terrains." "J'ai aussi été critiqué, car j'ai fait construire un minaret sur la mosquée de Cholet", ajoute-t-il. Même son de cloche chez Bruno Cailleton, un autre de ses adjoints : "Ce n'est pas son genre d'être raciste ou de cautionner des crimes contre l'humanité. Il est chevalier de l'ordre du mérite burkinabé et soutenu par le président de l'association des Laotiens de Cholet."
À l'UDI, on se détache des propos, mais on défend quand même le bilan de l'élu. "Il est totalement engagé dans le dynamisme de son bassin d'emploi, mais il a un fichu caractère. Il a les qualités de ses défauts. Il est proche des gens et il en veut", décrit l'ancien garde des Sceaux Pierre Méhaignerie. Ou encore Dominique Paillé qui l'a connu pendant 20 ans, pendant sa mandature de député des Deux-Sèvres : "C'est quelqu'un qui a des qualités. C'est un battant, un bâtisseur. Il a le défaut d'être un peu sanguin. Il se laisse aller à des débordements parfois regrettables." "J'ai été très blessé que certains membres de l'UDI annoncent ma démission, mais je n'ai pas voulu mettre Jean-Louis Borloo dans l'embarras", dit le maire pour justifier sa décision de démissionner. "On verra après la décision de justice", relate-t-il.
Bienveillant à l'égard de ses anciens collègues de l'UDI, Gilles Bourdouleix l'est moins avec le gouvernement : "Je suis choqué du pouvoir qu'a l'exécutif. Manuel Valls a donné des instructions aux magistrats. Il y a eu des commentaires de la concubine du président et Ayrault a dit qu'il fallait que je sois condamné à la peine maximale." Et pour rééquilibrer la balance des pouvoirs, "faire respecter les lois de la République" et "apporter un témoignage de ruralité au milieu de candidats issus de milieux urbains", Gilles Bourdouleix, président du CNI (Centre national des indépendants et paysans, composante de l'UDI), souhaite accéder aux plus hautes responsabilités. Déjà, en 2012, il s'était présenté comme candidat à la présidentielle, mais n'avait pas obtenu assez de signatures, car il s'y était pris "trop tard". Mais ce n'est que partie remise : "Président de la République en 2017 ? Pourquoi pas. Il y a un précipice entre la France de terrain et le milieu politico-médiatique qui n'a aucune idée des réalités."
JE LE SAVAIS MALADE MAIS PAS À CE POINT !!! Le numéro un de la CGT hospitalisé
Thierry Lepaon aurait "quelques soucis de santé", selon sa directrice de cabinet. Une source proche du syndicat évoque une opération du coeur.
Thierry Lepaon, 53 ans, secrétaire général de la CGT, est hospitalisé pour "quelques soucis de santé", a indiqué sa directrice de cabinet, Catherine Nedelec, tandis qu'une source proche de la centrale a précisé qu'il a été "opéré du coeur". Catherine Nedelec n'a pas donné de précisions sur la nature des problèmes de santé de Thierry Lepaon ni sur le lieu de son hospitalisation, invoquant "le secret médical" et le respect de "la vie privée". France Culture avait fait état de son hospitalisation dans l'après-midi.
Une source proche de la CGT a indiqué que Thierry Lepaon "a été opéré du coeur il y a deux jours dans un hôpital parisien" et devrait en "sortir dans une quinzaine de jours". Le numéro un de la CGT "est hospitalisé depuis lundi", a souligné une autre source. Le leader de la CGT devait partir en vacances avant ces problèmes de santé. Le 11 juillet, il avait participé à une campagne de la CGT en faveur des travailleurs saisonniers en Bretagne. Quatre jours plus tard, il était allé à Avignon à la rencontre d'intermittents du spectacle et de salariés de l'industrie.
Thierry Lepaon a été élu en mars à la tête de la centrale, lors du 50e congrès de la CGT à Toulouse, succédant à Bernard Thibault, à l'issue d'une crise de succession qui avait ébranlé le syndicat tout au long de l'année 2012. À l'issue du congrès, Thierry Lepaon a constitué une nouvelle direction intégrant les ex-rivaux, et apaisant les tensions. Ancien ouvrier de Moulinex, il a été membre du Conseil économique social et environnemental (CESE) avant de prendre sa fonction à la tête de la CGT.
LEPAON NE FAIT PAS LA ROUE EN CE MOMENT...IL SERAIT PLUTÔT ENROUÉ, NON ?
Le désordre, signe de créativité au travail
Avouez-le, en voyant la photo de ce
bureau, votre première réaction – à moins qu’il ne ressemble au vôtre – serait de ne pas accorder une confiance aveugle à son occupant. Avec humour, Einstein disait : «Si un bureau en désordre évoque un esprit brouillon, que dire d’un bureau vide ?»
Eh bien, aujourd’hui, des théories donnent raison au père de la relativité. Notamment celle d’Eric Abrahamson, professeur à la Columbia Business School qui a créé l'équation du désordre suivante : M = β1 x l + β2 x p + β3 x v + β4 x i Autrement dit, l’amplitude d’un désordre est fonction de ses largeur, profondeur, volume et intensité.
Selon lui, mieux vaut accorder son crédit aux joyeux foutraques qu’aux maniaques travaillant sur des tables immaculées. Le désordre serait en effet un signe de créativité et de productivité. Mieux, il stimulerait l’efficacité du salarié et doperait le profit de l’entreprise. Le fait de fouiller dans des documents entassés, par exemple, favoriserait les associations d’idées. Et donnerait lieu à des innovations.
27 juillet 1794. La fière princesse de Monaco est guillotinée après un examen vaginal
L'aristocrate avait prétendu être enceinte pour gagner du temps avant la guillotine, afin de se couper elle-même les cheveux pour les léguer à ses filles.
Sur le point d'avoir la tête tranchée, la princesse de Monaco reste merveilleusement belle et, surtout, digne. C'est une aristocrate pur jus. Du sang bleu coule dans ses veines depuis plusieurs générations. À l'époque, les princes du Rocher n'allaient pas encore pêcher leurs épouses à Hollywood ou dans les bassins des piscines... Il n'est pas question pour la princesse de Monaco, née Françoise-Thérèse de Choiseul-Stainville, d'aller à la guillotine en montrant le moindre signe de faiblesse. Elle n'est pas du genre à se lamenter durant des semaines comme Delphine Batho...
Au moment de monter sur l'échafaud, cette beauté de 26 ignore que ce 27 juillet 1794 est la dernière journée de la Terreur. Demain, le 10 thermidor, ce sera au tour de Robespierre d'être raccourci. À un jour près, elle était sauvée ! En quittant le quartier des femmes, la princesse chantonne "Comme un ouragan..." Voyant les détenus hommes la regarder partir avec le bourreau, elle s'écrie : "Citoyens, je vais à la mort avec toute la tranquillité qu'inspire l'innocence ; je vous souhaite un meilleur sort." Sur ses joues, elle a même pris soin de passer du fard pour masquer sa pâleur. Elle ne voudrait pas ressembler à un cadavre comme sa cousine la princesse Arielle Dombasle après trois nuits de beuverie... Elle n'est pas seule à marcher au-devant de la mort. Voyant une de ses compagnes d'exécution complètement abattue, elle la secoue : "Courage, ma chère amie, du courage ; il n'y a que le crime qui puisse montrer de la faiblesse." Valérie T. sanglote dans un coin...
Monaco envahi par les sans-culottes
La voilà devant la Grande Veuve dressée place du Trône (place de la Nation). La princesse de Monaco s'allonge sur la planche de la guillotine calmement et dignement. Les assistants de Samson n'ont pas eu besoin de lui couper sa chevelure, elle s'en était occupée elle-même dans sa cellule afin d'envoyer sa natte à ses jeunes enfants. Née dans la prestigieuse famille de Choiseul, Françoise-Thérèse est mariée à 15 ans - en 1782 - au jeune prince Joseph de Grimaldi Monaco, frère du prince héritier. Elle donne naissance à deux filles dont Paris Match a l'exclusivité des photos...
Cette petite famille monégasque vivrait une félicité éternelle si la Révolution française n'avait pas éclaté. Monaco est envahi par les sans-culottes, débarquant la famille Grimaldi. En 1792, Françoise-Thérèse et Joseph émigrent, laissant leurs deux petites-filles de 8 et 10 ans derrière eux, à la garde de leur tante la duchesse de Choiseul. Le prince rejoint l'insurrection de Vendée. La princesse part en Italie puis, ne supportant pas cette séparation, décide de revenir en France. Elle est arrêtée une première fois au cours du printemps 1793 au titre de femme d'émigré rentrée en France. Son beau-père, Honoré III, prince de Monaco, parvient à la faire libérer sous caution en sa qualité d'étrangère. Mais les sanguinaires membres du Tribunal révolutionnaire n'allaient pas laisser échapper un tel gibier. Deux semaines après l'annexion de Monaco par la France (le 14 février 1794), la section de la Fontaine de Grenelle demande son incarcération, car la voilà devenue française. Elle est inculpée officiellement de conspiration. La princesse se cache chez une amie, puis gagne la campagne. Fatiguée de se planquer, elle finit par revenir à Paris où elle se fait arrêter et incarcérer à la prison pour femme de Sainte-Pélagie.
Se déclarer enceinte pour retarder l'échéance
Cette beauté si pure inspire des sentiments bien moins purs à certains prisonniers. Notamment à l'épicier Cortey qui, un jour, est surpris en train de lui envoyer des baisers lorsqu'elle passe devant sa cellule. Ce vendeur d'épices trempa dans le complot du baron de Batz pour faire évader Louis XVI, puis fut associé à la tentative pour sauver Marie-Antoinette. Son baiser lui vaut les réprimandes du marquis de Pons, encore plus snob que Balladur avant l'affaire des commissions occultes... : "Il faut que vous soyez bien mal élevé, monsieur Cortey, pour oser vous familiariser ainsi avec une personne de ce rang-là ; il n'est pas étonnant qu'on veuille vous guillotiner avec nous, puisque vous nous traitez en égaux." Effectivement, tous deux monteront sur l'échafaud ensemble.
Quant à Françoise-Thérèse, son tour arrive un mois plus tard. Elle passe devant le Tribunal révolutionnaire qui la condamne bien évidemment à mort. Elle ne prend même pas la peine de lire l'acte d'accusation. Elle n'a que du mépris pour ces sans-culottes, à peine plus voilé que celui de Cahuzac pour la commission d'enquête parlementaire... Le verdict de mort la laisse de marbre. La guillotine ou un accident de train en Espagne, c'est du pareil au même... Il n'y a qu'une seule chose qui la tracasse, faire porter à ses deux filles chéries une mèche de ses cheveux, mais une mèche que le bourreau n'aura pas coupée avec ses mains pleines de sang. Elle veut elle-même sacrifier sa chevelure, mais le problème, c'est que la justice est expéditive en ce temps-là. Pas d'appel ou encore de Cour de cassation. Le bourreau Samson est déjà là pour l'emmener. Il n'y a qu'un moyen pour retarder l'échéance, se déclarer enceinte ! La voilà donc qui se dit grosse "de trois mois, ayant eu un commerce charnel (sic) avec une personne dont elle ne voulut pas donner le nom". VGE apprécie la discrétion... Déjà que son histoire avec Lady lui avait valu quelques moqueries...
L'apothicaire pervers
Comme de nombreuses autres condamnées ayant employé le même stratagème pour reculer l'échéance, elle est envoyée à l'hospice du Tribunal révolutionnaire afin d'y subir un examen utérin. Incroyable : elle ne supporte pas qu'on lui touche les cheveux, mais un examen du minou n'a pas l'air de la déranger... Il faudra que la baronne de Rothschild nous explique ce point de savoir-vivre... Le soir même, deux hommes et une femme se présentent dans sa cellule pour effectuer la visite intime. Il s'agit du médecin Enguchard et de la veuve Prioux dont c'est le boulot, mais le troisième individu n'est là que pour le fun, à sa propre initiative. C'est l'apothicaire Quinquet qui ne voudrait pas rater une telle occasion... Bien entendu, la visite ne révèle aucun locataire princier. Enguchard rédige aussitôt le procès-verbal : "Nous avons examiné et visité la nommée Thérèse Stainville, épouse de Joseph Monaco, âgée de 26 ans, déclarée être enceinte de deux mois et demi. Notre examen ne nous a fourni aucun signe de grossesse. Ce 8 thermidor, l'an II de la République une et indivisible."
Quelques mois plus tard, l'économe de la prison dénoncera dans une lettre à la commission des administrations civiles, police et tribunaux, la présence de l'apothicaire lors de plusieurs examens : "Une telle conduite dans la personne d'un homme qui n'a nulle connaissance dans cette partie ne peut être que le fruit du libertinage."
Sitôt ses visiteurs disparus, la princesse prend la plume pour écrire à Fouquier-Tinville : "Je vous préviens, citoyen, que je ne suis pas grosse. Je voulais vous le dire ; n'espérant plus que vous veniez, je vous le mande. Je n'ai point sali ma bouche de ce mensonge dans la crainte de la mort, mais afin de couper moi-même mes cheveux et de ne pas les donner coupés par la main du bourreau. C'est le seul legs que je puisse laisser à mes enfants, au moins faut-il qu'il soit pur." La princesse brise un carreau de vitre et récupère un éclat de verre avec lequel elle se coupe les cheveux non sans mal. Dans un paquet, elle glisse une de ses nattes ainsi que deux lettres. L'une pour la gouvernante de ses filles, l'autre pour celles-ci.
"Les restes de votre malheureuse mère"
Le lendemain matin, extraite de sa cellule pour être menée à la guillotine, la princesse confiera le précieux paquet au guichetier en priant de le faire porter à ses filles. Peu désireux de prendre le moindre risque, celui-ci s'empresse de le remettre à Fouquier-Tinville. Après sa mort, les deux lettres seront retrouvées en sa possession, en revanche, la natte parvient bien aux deux fillettes. Le monstre a-t-il fait preuve de faiblesse devant l'amour d'une mère pour ses filles ? Il faut dire que l'adroite princesse lui a également adressé une lettre pour vanter son "humanité"...
La princesse de Monaco écrit à la gouvernante : "Que Louise (sa tante, NDLR) sache la raison qui m'a fait différer ma mort, qu'elle ne soupçonne pas de faiblesse." Et à ses deux fillettes : "Mes enfants, voilà mes cheveux, mais je voulais pouvoir couper moi-même cette triste dépouille pour vous la donner ; je ne voulais pas qu'elle le fût par la main du bourreau et je n'avais que ce moyen ; j'ai passé un jour de plus dans cette agonie, mais je ne m'en plains pas ; je demande que ma chevelure soit sous un bocal, couvert d'un crêpe noir, serrée dans le courant de l'année et découverte seulement trois ou quatre fois dans votre chambre, afin que vous ayez devant les yeux les restes de votre malheureuse mère qui mourut en vous aimant."
La princesse de Monaco passe une dernière nuit dans sa cellule. Elle prie longuement. Pour le salut de son âme et de celles de ses filles. Également pour le salut de la principauté. "Faites mon Dieu que Monaco reste un paradis fiscal pour toutes les fortunes du monde..." Le lendemain, apprenant qu'elle n'est pas enceinte, le président du Tribunal révolutionnaire Dumas signe l'ordre d'exécution. Elle sera la dernière personne étêtée ce jour-là. Demain, ce sera au tour de Robespierre.
Et le mari, le prince de Grimaldi Monaco ? Il reviendra d'émigration, se remariera et tentera de piquer la principauté à son frère aîné. La princesse n'aurait certainement pas apprécié.
L’éthique et les idées
L’éthique et les idées
Chers amis,
Je rentre tout juste d’une semaine sportive dans le beau département de l’Aveyron sous la canicule, dont j’ai gravi les collines à vélo et parcouru les lacs et les rivières en canoë. Je n’avais emporté qu’un ouvrage avec moi,le paradoxe français de Simon Epstein, historien vivant à Jérusalem, dont j’avais rédigé ici même une brève synthèsehttp://maximetandonnet.wordpress.com/2010/12/31/le-paradoxe-francais-simon-epstein/. Ce monument – 600 pages d’une rare densité – nous raconte comment, dans les années 1930, toute une génération d’intellectuels et militants, ou une bonne partie d’entre elle, profondément humaniste et antiraciste, professant les valeurs dites « de gauche », s’est laissée envouter par les sirènes du pacifisme avant de sombrer, sous l’occupation, dans la collaboration active ou passive avec l’Allemagne national-socialiste. Les belles pensées les plus généreuses et les plus ouvertes peuvent conduire au meilleur comme au pire. Elles ne préjugent en rien des profondeurs d’un individu. Un homme doit se juger sur sa morale, son éthique personnelle, et son comportement plutôt que sur ses idées. Ces dernières varient selon les époques et les circonstances. Je ne porterai jamais une appréciation définitive sur une personne en fonction des thèses qu’elle exprime, susceptibles de changer dans le temps. D’ailleurs, « L’affirmation et l’opiniâtreté sont signes express de bêtises » nous dit Montaigne (Essai, tome III, chapitre 13). En revanche, il est des attitudes, des traits de personnalité, des façons d’être et d’agir qui, par leur caractère répétitif ou systématique, ne trompent pas. Le goût du lynchage public et de la délation, par exemple, le carriérisme effréné, le cynisme ou l’absence de scrupule dans la manière de traiter autrui, la flagornerie et l’obséquiosité tournées vers la réussite personnelle, la tendance à la compromission et au retournement de veste, au dénigrement sournois, constituent autant d’indices de la propension d’un homme ou d’une femme à verser, si les circonstances s’y prêtent, dans l’infamie, le déshonneur et la barbarie. Chers amis, ces quelques réflexions, rapportées des paysages de l’Aveyron, sont comme d’habitude sans la moindre prétention, sinon peut-être de susciter un échange convivial.
Bien à vous
Valoriser les entreprises à lucrativité limitée... Ce que les fantasmes solidaires du gouvernement (et ses allergies aux véritables créateurs de richesse) coûtent à l’économie française
Benoît Hamon présentait ce mercredi son projet de loi en Conseil des ministres pour favoriser le secteur de l’économie sociale et solidaire. Selon le ministre, les mesures du projet de loi sont susceptibles de créer plus de 100.000 emplois nets par an. Les patrons de PME, eux, sont loin d'en être convaincus.
Alors que la grogne monte chez les patrons de PME qui dénoncent des orientations gouvernementales en décalage flagrant avec leurs besoins, l'exécutif est aux petits soins pour le secteur de l'économie sociale et solidaire qui repose sur la lucrativité limitée. Cette dernière, qui représente 200 000 entreprises sur les plus de 3 millions que compte la France, est-elle la seule qui soit acceptable aux yeux du gouvernement ?
Eric Verhaeghe : Si l'on écoute les déclarations de Benoît Hamon, l'économie sociale et solidaire, c'est un idéal romantique, une sorte de paradis perdu pour l'économie. Elle réunit des gens qui s'aiment, qui travaillent entre eux pour le bonheur de l'humanité, et qui ne s'intéressent qu'au progrès de la civilisation dans un esprit totalement démocratique, par opposition à l'horrible monde capitaliste paré de tous les vices.
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| Encore un bisounours incompétent |
Cette construction totalement fantasmée est plutôt divertissante, au moment où la Cour des Comptes écorne une fois de plus une structure de l'économie sociale et solidaire proche du Parti Socialiste: la mutuelle des étudiants (LMDE), l'ancienne MNEF. C'est pourtant une maison que Benoît Hamon connaît bien, puisque, sauf erreur de ma part, il en fut salarié pendant 3 mois au début des années 1990.
La LMDE est probablement la première organisation de l'économie sociale et solidaire à laquelle les étudiants sont confrontés en France. Après un rapport parlementaire, après une enquête d'UFC, la Cour des Comptes en confirme une description très différente du portrait idyllique que Benoît Hamon aime dresser à propos de l'ESS (économie sociale et solidaire, ndlr). La LMDE rembourse tardivement les étudiants qu'elle assure - et quand je dis tardivement, c'est un euphémisme - sans considération des difficultés que cela représente pour cette population précaire. La LMDE aime gaver ses amis politiques, mais elle était en début d'année en quasi-faillite. Et sa présidente, ex-présidente de l'UNEF, vient d'avouer qu'elle est incapable de produire les coûts de gestion de sa structure pour les années en cours, alors même qu'un décret vient d'être publié pour contraindre les mutuelles à faire la transparence sur ces coûts.
Il me semble qu'il suffit d'évoquer le cas de la LMDE pour invalider les propos de Benoît Hamon sur un sujet qu'il semble connaître de façon purement livresque. Que l'on soit clair, je trouve très bien qu'il existe une économie sociale et solidaire. C'est un mode de gestion intéressant. Maintenant, l'ériger en modèle d'avenir et lui prêter une supériorité morale sur la gestion capitaliste relève d'un sectarisme idéologique en rupture complète avec la réalité.
Apologie de la gestion « désintéressée », de la gouvernance démocratique ou du fait de ne pas faire de la recherche des bénéfices l'objectif principal d'une entreprise : une telle approche traduit-elle la méconnaissance, ou le mépris, profond du gouvernement pour les principes fondamentaux de l'économie ? Est-il aveuglé par l'idéologie ?
Eric Fromant : L’idéologie n’est sans doute pas loin, voire tout près, mais l’idée selon laquelle il faut continuer d’abaisser les coûts au point de réduire les salaires est suicidaire.Henry Ford disait : « J’augmente mes salariés parce qu’ils vont acheter mes voitures et j’abaisserai les coûts par le volume. ». Aujourd’hui, l’idéologie de l’abaissement des coûts fait l’inverse.
Eric Verhaeghe : Je dirais surtout que le gouvernement est aveuglé par les effets de manche de l'économie sociale et solidaire, qui agite souvent le hochet de valeurs nobles et positives pour cacher des vérités un peu plus sordides. Je crois par exemple que le plus gros acteur de l'économie sociale et solidaire en France s'appelle le Crédit Agricole. Je veux bien prendre au hasard n'importe quel client du Crédit Agricole en France et lui demander si la gouvernance de sa banque est démocratique, peu lucrative, peu tournée vers le profit, et respectueuse des grandes valeurs de solidarité que l'on nous met sous le nez quand le gouvernement parle de ce sujet. Je parie que ce client pris au hasard me rira au nez dans le meilleur des cas.
Je ne veux pas dire que le Crédit Agricole est une banque pire que les autres. Je veux juste dire que l'appartenance du Crédit Agricole à l'Economie Sociale et Solidaire ne me semble pas en faire une banque supérieure aux autres.
Maintenant, si l'on aborde les sujets qui fâchent, il faut parler des salaires. Globalement,travailler dans l'économie sociale et solidaire, c'est sans doute aimer son prochain, mais c'est surtout consentir à des salaires plus bas que dans le secteur capitaliste. Car le gouvernement oublie régulièrement de préciser ce point : à métier ou activité équivalente, les entreprises capitalistes paient nettement mieux leurs salariés que les entreprises de l'économie sociale et solidaire. Et je ne parle pas seulement du secteur associatif qui est généralement invoqué pour expliquer cette différence. Je parle bien d'entreprises sociales et solidaires qui sont en concurrence directe avec des entreprises capitalistes : elles offrent généralement des salaires très inférieurs à leurs collaborateurs, et se montrent très pingres dans leurs augmentations salariales.
Ce point me paraît devoir être souligné ! Car derrière les postulats idéologiques que l'on nous sert en sauce comme du beurre en branche, il y a les faits. Et les faits, c'est que les employeurs de l'économie sociale et solidaire ne sont pas spécialement tendres avec leurs salariés. Il y au moins autant de faits de harcèlement moral, de harcèlement sexuel, d'injustice dans les rémunérations et de stress ou de souffrance au travail dans l'économie sociale et solidaire que dans le secteur capitaliste.
Selon des études mises en avant par le ministère, dont celui de Francis Vercamer, le député UDI du Nord publié en 2010, l'économie sociale et solidaire représente aujourd'hui 10% du PIB de la France et 10% des emplois, soit 2,35 millions de salariés. Selon le ministre, les mesures du projet de loi sont susceptibles de créer plus de 100.000 emplois nets par an. Qu’en est-il réellement ? Quel est le potentiel réel de ce secteur vis-à-vis des autres ? Sa place dans l'économie est-elle amenée à se développer fortement ?
Eric Verhaeghe : D'abord, je ne vois pas en quoi 100.000 emplois nets par an est un chiffre ambitieux, si ces emplois sont précaires ou mal payés, ce qui est quand même souvent le cas dans le secteur associatif. Car le chiffre, là encore, dissimule une réalité dont on parle peu : les 100.000 emplois en question s'ils existent, sont d'abord des emplois dans des associations, ordinairement dans le secteur de l'aide à la personne. Personnellement, je trouve cela très bien, mais je ne suis sûr que tous les Français rêvent pour leurs enfants d'un avenir de ce type. Et je pense que M. Vercamer lui-même n'en rêve pas pour ses enfants.
Maintenant, il y a quand même un problème structurel dans l'économie sociale et solidaire, qui est probablement le vrai sujet de notre époque : celui de l'accès au capital. Parce que les entreprises de l'ESS n'ont pas d'actionnaires, elles ont un faible accès au capital, par définition, et ont donc des possibilités d'investissement très limitées. Cette limite est un handicap majeur dans un monde capitaliste.
Le gouvernement l'a bien vu, puisqu'il crée, à la demande des acteurs du secteur, des certificats mutualistes, qui sont une sorte de Canada Dry du capitalisme. Les certificats mutualistes, ce sont des actions pour économie sociale et solidaire, rémunérées comme des actions dans le secteur capitaliste. Même si la loi pose quelques garde-fous totalement illusoires, la loi Hamon est en réalité en train de transformer l'économie sociale et solidaire en secteur capitaliste qui ne dit pas son nom. C'est la seule façon de permettre son développement.
Eric Fromant : Tout dépend de l’objectif. On ne peut exclure un effet d’annonce, réflexe de nos gouvernants depuis longtemps. Si l’ESS vise à développer des emplois peu qualifiés et donc peu payés, mais aussi à faible valeur ajoutée, cela est possible. Mais la vraie sortie de crise est évidemment ailleurs. Les emplois à basse qualification n’ont jamais initié un enrichissement général.
Comme suite à ma réponse précédente, il faut lutter contre une idée préconçue et malheureusement répandue consistant à ne parler que du coût de la main-d’œuvre. Celui-ci n’a aucun sens par lui-même. C’est le rapport de ce qu’elle rapporte sur ce qu’elle coûte qui en a un. C’est ce qui explique que, dans les années 60-80, l’Allemagne avait la main-d’œuvre la plus chère mais que son économie tournait à plein régime. L’ESS est partie d’une bonne idée, mais plus elle se développera, moins l’économie sera restructurée pour être à la fois compétitive et créatrice d’emplois de haut niveau.
Le projet de loi sort le grand jeu pour favoriser le développement des Scop, sociétés coopératives et participatives. Pour faciliter les reprises de petites entreprises par leurs salariés, le texte prévoit par exemple que ceux-ci soient informés au moins deux mois à l'avance d'un projet de cession. Le patronat dénonce les effets pervers de cette disposition. Quels sont-ils ? Le gouvernement n'a-t-il pas par ailleurs tendance à idéologiser le modèle coopératif ?
Eric Verhaeghe : Les rédacteurs de la loi n'ont évidemment jamais cédé une PME. Les questions que ce type d'opération pose leur sont donc passées totalement à côté de l'esprit. Pourtant, elles sont simples à comprendre. Par exemple, si vous voulez faire construire une maison de maçons, et que vous allez trouver une entreprise de maçonnerie, vous vérifiez une première chose : sera-t-elle encore en activité lorsque je lancerai le chantier ? La solidité de l'entreprise est un critère essentiel de choix. Si l'entrepreneur vous dit qu'il vient d'annoncer la cession de l'entreprise dans les deux mois à ses salariés, il est évident que vous ne chercherez pas à faire affaire avec lui. Vous serez prudent et vous attendrez. Si, au bout de deux mois, les salariés ont décidé de ne pas reprendre, vous vous demanderez pourquoi. Entre-temps, les clients seront partis parce qu'ils auront fait comme vous, et la valeur de l'entreprise aura diminué, puisque son chiffre aura baissé. Le propriétaire de l'entreprise fera donc une moins bonne transaction.
L’État est le premier à se comporter de cette façon. Pour décrocher un marché public, il faut démontrer sa capacité à durer. Ce réflexe peut se comprendre : on ne contracte pas avec quelqu'un qui part. C'est pourquoi les cessions de PME ou de TPE se font dans le plus grand secret.
L’investissement politique en matière d’économie sociale et solidaire est-il disproportionné au regard de ce qui a été fait pour les autres entreprises ?
Eric Fromant : Ce type d’investissement peut avoir un sens si l’on est orienté court-terme, mais cela ne permettra ni de sortir de la crise, ni de construire une économie aux bases solides, c'est-à-dire génératrice de valeur ajoutée et d’emplois pour plusieurs décennies. Les fleurons encore actuels de l’économie française, crées sous de Gaulle et Pompidou, Ariane, le TGV, Airbus, les centrales nucléaires ont été fondés avec d’autres ambitions.
Eric Verhaeghe : Je présenterais les choses autrement. Si le gouvernement créait un poste de ministre du Capitalisme, il serait d'emblée suspect (à raison) d'être le porte-parole des capitalistes. Benoît Hamon, assez naturellement, est le porte-parole de l'économie sociale et solidaire. C'est une sorte de lobbyiste en chef. Je le redis, je trouve très bien qu'il existe un secteur de l'économie sociale et solidaire. Maintenant, il ne faut pas prendre les gens pour plus idiots qu'ils ne le sont, et chercher à faire prendre ce secteur pour une sorte de promesse de bonheur ne correspond à aucune réalité.
Quelles sont les vraies priorités en matière d'entrepreneuriat auxquelles le gouvernement devrait s’attaquer d’urgence ?
Eric Verhaeghe : Je suis partisan d'une démarche "en biais". Je préconise de réunir un groupe de 5 ou 6 inspecteurs URSSAF et inspecteurs du travail, et de leur demander d'inspecter Google, au siège de Google aux Etats-Unis. J'imagine que tous ces gens rodés à l'application de nos innombrables textes législatifs et réglementaires vont ressortir de cette mission avec une quantité phénoménale de remarques, de PV, d'injonctions. On prend toute leur littérature, et on a la réponse à la question que vous posez : vous saurez ce jour-là tout ce qu'il faut supprimer dans le Code du Travail et dans le Code de la Sécurité Sociale pour redonner à la France le rôle qui lui revient dans le monde.
Eric Fromant : Il est urgent de rétablir l’entrepreneuriat, aujourd’hui mis en grande difficulté parce que les exigences financières à court terme l’interdisent. Le temps de l’économie réelle n’est pas celui de la finance. C’est l’industrie seule qui crée la richesse ; la part des services doit croître mais seuls les services liés à l’industrie sont à haute valeur ajoutée (Cf. ‘’La France sans ses usines’’ de Patrick Artus), donc générant de hauts salaires.
Il est urgent de lutter contre le « business as usual » qui privilégie la duplication d’un modèle fatigué, voire obsolète pour favoriser les résultats à très court terme et qui interdit en pratique de vraies innovations.
Il est urgent d’adapter l’économie française aux réalités de la nouvelle époque qui se met en place sous nos yeux : pénurie et hausse des prix des ressources matérielles, 2ème phase de la mondialisation qui voit les échanges entre continents se réduire et les échanges intracontinentaux ou sous-continentaux exploser (voir le rapport Euler-Hermes à ce sujet), abandon de la notion de chiffres d’affaires pour privilégier la valeur ajoutée, évolution du consommateur qui divorce d’avec les grandes marques parce qu’elles ont divorcé d’avec la société, retour des entreprises dans une problématique d’intégration dans les territoires.
De nombreuses entreprises ont pris contact avec l’Institut de l’économie circulaire parce qu’elles ont besoin d’une adaptation aux nouvelles réalités, parce qu’elles ont besoin de nouveaux business models "rupturistes". Ce n’est pas un hasard. Dans son excellent livre, « Les 7 piliers de la croissance », Pierre Gattaz ne dit pas autre chose. Il n’est sans doute pas un hasard qu’il ait été élu président du Medef. Il a semblé être l’homme de la situation, de la nouvelle époque.
Il est urgent de lutter contre le « business as usual » qui privilégie la duplication d’un modèle fatigué, voire obsolète pour favoriser les résultats à très court terme et qui interdit en pratique de vraies innovations.
Il est urgent d’adapter l’économie française aux réalités de la nouvelle époque qui se met en place sous nos yeux : pénurie et hausse des prix des ressources matérielles, 2ème phase de la mondialisation qui voit les échanges entre continents se réduire et les échanges intracontinentaux ou sous-continentaux exploser (voir le rapport Euler-Hermes à ce sujet), abandon de la notion de chiffres d’affaires pour privilégier la valeur ajoutée, évolution du consommateur qui divorce d’avec les grandes marques parce qu’elles ont divorcé d’avec la société, retour des entreprises dans une problématique d’intégration dans les territoires.
De nombreuses entreprises ont pris contact avec l’Institut de l’économie circulaire parce qu’elles ont besoin d’une adaptation aux nouvelles réalités, parce qu’elles ont besoin de nouveaux business models "rupturistes". Ce n’est pas un hasard. Dans son excellent livre, « Les 7 piliers de la croissance », Pierre Gattaz ne dit pas autre chose. Il n’est sans doute pas un hasard qu’il ait été élu président du Medef. Il a semblé être l’homme de la situation, de la nouvelle époque.
Au 19ème siècle, on a fermé les fabriques de diligences et on a ouvert des usines de trains et d’automobiles. Si l’on continue de faire de la gestion à court terme, on fermera les fabriques de diligences, pardon d’automobiles, sans ouvrir les usines des produits du 21ème siècle !
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