vendredi 3 octobre 2014
Expatriation : 10 raisons qui font qu’on ne doit rien à l’État !
Les étatistes accusent les expatriés d’avoir « profité » de l’État. Voici 10 bonnes raisons pour lesquelles chacun peut quitter l’État quand il veut.
Pour la énième fois, j’ai reçu une question surask.fm m’accusant d’avoir quitté la France alors que j’ai profité de l’école publique étant enfant, des routes publiques, des transports publics, etc. Je voulais y consacrer cet article pour y répondre une bonne fois pour toutes, parce que c’est une remarque qui me revient souvent et parce qu’elle est d’une grande absurdité. Voici donc 10 raisons pour lesquelles je ne dois rien à l’État et j’ai la liberté de le quitter quand je veux.
1. Techniquement, personne ne peut partir. L’état est en déficit constant, ce qui signifie que tout le monde a statistiquement reçu plus de services publics qu’il n’a payé d’impôts. À part une minorité de quadragénaires célibataires sans enfants et sans problèmes de santé, littéralement tout le monde a contribué (involontairement) à la dette publique.
2. L’État gère très mal ses dépenses publiques, merci de le confirmer.
3. Je n’ai signé aucune forme de contrat social. Je n’ai jamais été présenté avec la possibilité d’accepter ou de refuser les services de l’État. Et même si c’était le cas, je pense qu’il serait extrêmement fallacieux de prétendre que les très jeunes enfants soient en mesure de prendre une telle décision.
4. Il n’est indiqué nulle part que je dois m’acquitter de tout ce que j’ai pu profiter avant de quitter le pays. J’aimerais qu’on me montre une seule loi qui explicite que je doive rembourser mes années d’écoles avant de m’expatrier.
5. Parlant d’école, j’y suis entré quand j’avais 3 ans (ou 2, je ne sais plus exactement) et j’en suis sorti à 20. C’est le comble de la mauvaise foi que de me demander de rembourser quelque chose que j’ai profité alors que durant les quinze premières années je n’étais même pas majeur, je n’étais légalement pas dans la capacité de prendre une telle décision et je n’avais aucun des outils intellectuels pour comprendre la situation et faire le moindre choix différent.
6. Tous ces services publics sont en monopole. Quelle alternative y a-t-il ? L’école privée est financée à 80% par de l’argent public, les routes sont toutes publiques, les transports sont une série de monopoles et il est pratiquement impossible de quitter la sécu. N’est-ce pas encore une fois d’une immense mauvaise foi que de me reprocher d’utiliser quelque chose alors qu’il n’existe strictement aucune alternative légale ? Je dois m’être soigné avec des plantes qui ont poussé dans mon jardin pour avoir le droit de quitter le sol ?
7. Par la même logique, doit-on réclamer à tous les redoublants, tous ceux qui arrêtent leurs études et tous ceux qui changent de carrière pour un autre métier ou pour devenir parent au foyer ? C’est strictement la même situation : l’État fait un investissement financier conséquent pour que ces jeunes un jour contribuent à l’économie nationale, mais au final ils ne le font pas. Je propose que l’on taxe toutes ces mères au foyer ingrates qui coûtent à notre cher et précieux État.
8. Si la Roumanie mettait en œuvre cette logique, nous aurions une pénurie de chirurgiens. N’est-ce pas anormal que l’État roumain paie pour que l’on ait des chirurgiens formés gratuitement qui contribuent à notre économie ?
9. Qu’est-ce qui vous prouve que je ne contribue pas à l’économie française ? Avez-vous la preuve que je ne reviendrai pas dans plusieurs années avec beaucoup d’épargne pour investir et créer des emplois à forte valeur ajoutée sur le sol français ?
10. N’est-ce pas un peu ingrat que vous allez mourir en laissant une ardoise colossale à l’État ? Et qui va payer pour votre retraite et votre santé dans le futur pour lesquels vous n’avez pas épargné, espèce d’égoïste ?
Bref, vous voyez l’idée.
Une soirée chez les Chirac
Une soirée chez les Chirac
La nouvelle met du baume au cœur : les Chirac sont des Français comme les autres. Ils se disputent. Passée la sempiternelle question (« Qu’est qu’on mange ce soir ? ») parfois suivie d’un cri de révolte de l’ancien Président (« Ah non, pas encore de la tête de veau ! »), tout se déglingue. Ils en parlent et le ton monte vite. Elle : « Ton meilleur d’entre nous est un colin froid ». Lui : « Le tien est un agité. Comme toujours, on décide, il exécute ». Une question redoutable reste posée : que va choisir le chien, Juppé ou Sarko ? Prudent, le bichon maltais se tait. Il sait que son maitre peut avoir la dent dure : il surnommait un de ses prédécesseurs, un labrador, « Ducon ». Comme Michel Denisot s’en étonnait, Chirac expliqua : « Oui, c’est Giscard qui me l’a offert ».
Obsolescence programmée : Duflot part en bataille contre les Gremlins
Cécile Duflot, lorsqu’elle n’est pas en train de saboter le secteur immobilier à coups de lois écrites en état d’ébriété, se charge de peaufiner quelques amendements cavaliers sur la Loi de Transiture énergétique de Dame Ségolène. Et au plan politique, rien de tel qu’une âpre lutte contre un moulin à vent pour montrer au reste du monde qu’on a fièrement combattu.
Car pour Cécile, s’il y a bien un problème, en France, qui est souvent oublié, c’est que le pays est régulièrement en proie aux farfadets et autres leprechauns qui viennent grignoter nos récoltes, polluer notre air et tourmenter nos édiles. Heureusement, elle a compris qu’avec sa poudre de perlimpinpin, obtenue à grands soins par frottement d’huile de coude sur du crin de licorne, elle pourrait venir à bout de ce fléau et présente donc régulièrement des lois pour régler le problème.
Bien sûr, pour éviter de terminer en camisole dans un hôpital de seconde zone, elle ne mentionnera aucun lutin ni feu-follet dans le récit destiné à faire passer ses lubies en vote à l’Assemblée et elle utilisera plutôt sa faculté innée de camouflage pour aboutir à des amendements croustillants. Cette fois-ci, les petits korrigans choisis par Cécile sont ceux qui détraquent les objets trop tôt et les vilains gremlins qui grignotent l’électronique et la mécanique de nos appareils ménagers et les font tomber en panne le lendemain de l’expiration de la garantie. Et pour faire passer l’idée qu’ils existent, Cécile et sa clique les ont appelé « Obsolescence programmée ».
L’idée générale est que des industriels, des fabricants et des publicitaires interlopes se retrouvent certains soirs, dans des sous-sols et des caves sombres et humides, dans une lumière blafarde, et conspirent à voix basse pour s’assurer que les machines à laver garanties 2 ans ne dureront que 731 jours maximum, que les bas en nylon soient conçus avec des mailles trop fines pour durer plus d’une ou deux journées, et que les ampoules électriques claquent subitement après quelques mois d’utilisation alors que tout le monde sait qu’elles peuvent en réalité produire de la lumière 10 ans non-stop.
Quelle bande de salauds, quand on y pense ! Tout ça parce que le Grand Kapital a décidé – c’est évident – de vendre plus de produits ! Ces gens, prêts à toutes les bassesses, à tous les mensonges, à tous les profits, sont sans morale et sans scrupules à tel point qu’on dirait des politiciens ! Il fallait agir vite et c’est pourquoi Cécile a déposé son amendement, dont l’idée générale est qu’il faut absolument punir fermement ceux de ces industriels indélicats qui osent ce genre de pratiques, parce que rien dans l’arsenal législatif ne permettait déjà de régler le problème.
En pratique, sur le papier et législativement parlant, ça donne ceci :
« Soit sur la durée de vie du produit intentionnellement raccourcie lors de sa conception »
Et ceci se trouve après le troisième point de l’article L. 213‑1 du Code de la Consommation (qui est, je suppose, à la circulation des couteaux, des cuillères et des fourchettes ce que le code de la route est à celle des voitures). Concrètement, cela veut donc dire qu’un impétrant tentant de tromper un consommateur en raccourcissant intentionnellement la vie d’un produit lors de sa conception se verra puni d’un emprisonnement de deux ans au plus et d’une amende de 300.000 euros.
Eh oui, en France, on ne rigole pas avec les gremlins et les leprechauns. Et le fait que ce sont, réellement, des créatures mythologiques ajoute même au bénéfice qu’on peut avoir, lorsqu’on est un politicien, à produire des règlements à leur encontre. De la même façon qu’un vendeur d’alarmes contre les invasion de girafes serait assuré d’un taux d’échec extrêmement faible s’il en garantit l’usage sur le territoire français, faire passer une loi pour quelque chose qui n’existe pas garantit, par construction, que cette loi sera respectée très scrupuleusement. En outre, ici, le flou et la maladresse avec lesquels a été rédigé l’amendement ajoutent ce petit parfum de n’importe quoi inimitable qui fait maintenant la marque de fabrique de Duflot, décidément vraiment pas doué pour la législation.
Car on a beau tourner le bidule (« amendement », dans ce cas, est bien trop solennel pour cette salade de petits mots disjoints) dans tous les sens, aucun angle ne permet de voir autre chose qu’un désastre intellectuel malheureusement devenu routinier dans l’actuel hémicycle, et notoirement lorsque Cécile s’empare de son gros bic baveux. Je passe rapidement sur le concept même d’obsolescence programmée, si parfaitement crétin qu’il me suffira de renvoyer àquelques liens pour rappeler que ça n’existe pas, du tout, même pas en rêve.
Oui, bien sûr qu’il existe en revanche des industriels indélicats. Bien sûr qu’il y a, parfois, un vendeur imbécile croyant faire du bénéfice en imposant une limitation arbitraire à son produit. Cependant, l’écrasante majorité de ce que le grand public (et, derrière lui, les politiciens avides de s’attirer ses bonnes grâces) prend pour de l’obsolescence programmée est, bien plus simplement, une fort mauvaise compréhension de la façon dont fonctionne les processus industriels, les contraintes de qualités et leur rapport avec le prix. Si l’on y ajoute le biais du survivant, aussi psychologiquement puissant qu’il est connu et mal compris par ceux qui tombent dedans, on a tous les ingrédients réunis pour aboutir à donner un corps dodu à un mythe ridicule, d’autant qu’il est nourri par la doxa indécrottablement malthusienne et anti-consumériste des écologistes standards.
Mais, plus à propos de cet amendement, même en considérant les bonnes intentions éventuelles d’une député décidément pas aidée dans ses rédactions législatives, on ne peut s’empêcher de bondir en lisant la formulation proprement hallucinante du bidule. Des questions, lancinantes et impérieuses, se bousculent immédiatement :
- Qu’est-ce-que « la durée de vie d’un produit » ? En existe-t-il une officielle, reconnue de tous ? Un tableau (périodique, proprement remis à jour tous les trimestres) liste-t-il scrupuleusement cette durée de vie normale pour tous les objets qui peuvent faire l’objet d’une production et d’une consommation ? Est-on en droit de s’insurger si les boulons fournis par Ikea pour fixer ensemble les deux pans du magnifique Grøsbåff tiennent mal au bout de 10 ans ? Ou peut-on le faire dès 5 ans ? Quelle est la durée de vie officielle d’une pile LR5 ?
- Si on ne connaît pas la durée de vie d’un produit, par quelle contorsion mathématique ou physique rigolote va-t-on pouvoir déduire qu’elle a été réduite ? Si on peut concevoir que la question précédente est un piège (les boulons du Grøsbåff n’ont pas de durée de vie déterminée, zut alors), il n’en reste pas moins vrai qu’affirmer qu’une durée inconnue a été réduite tient du prodige. Nul doute que la brave Cécile doit pouvoir nous trouver une explication en béton armé à ce petit paradoxe.
- Enfin, en imaginant que, sans connaître la durée attendue, on a pu déterminer malgré tout que la durée observée est moindre, comment arriver à montrer de façon claire et sans ambiguïté que cette réduction est intentionnelle ? Déjà qu’aux deux questions précédentes, on sentait nettement nos députés écologistes lancés en brasse coulée dans une piscine de fondue savoyarde, on atteint avec cette notion deraccourcissement intentionnel sur une durée inconnue mais tout de même raccourcie un niveau de n’importe quoi que peu de politiciens atteignent régulièrement, même les plus entraînés.
Et ces questions ne sont pas anecdotiques puisque, finalement, l’infraction étant assortie d’une sévère punition, tout cela se jouera au pénal qui ne peut pas trop s’encombrer d’approximatif, au contraire des députés qui, eux, en font leur miel.
Rassurez-vous : tant ces questions, qui ne seront jamais posées et n’auront donc jamais la moindre réponse pertinente, que cet « amendement » n’ont la moindre importance. Que cette purée législative épaisse vienne alourdir un énième code (celui de la consommation) n’a pas non plus la moindre importance. Tout indique que cet exercice, purement scribouillard, ne sert qu’à montrer au peuple qu’on le dorlote, qu’on s’occupe de lui. Cécile Duflot et ses colistiers dans cette affaire confuse et mal boutiquée n’ont qu’un but bien compris : montrer qu’ils sont du côté des Gentils, et en lutte permanente contre les Méchants qui sont protéiformes, se cachent partout, notamment dans les détails, et pavent l’enfer de bonnes intentions, les veules.
Tremblez, gremlins. Frémissez, farfadets. Cécile vous garde à l’œil. Pleurez, Français. Vous payez pour ces conneries.
Hollande et le carré diabolique
Hollande et le carré diabolique
Mauvais génie ou maladresse ? Manque de chance ou incompétence ? Chaque fois que François Hollande se risque à une prévision, il se fait vivement démentir le lendemain. On avait déjà connu le ridicule des mots : « l’inversion de la courbe du chômage en un an », « la reprise est là », « le retournement économique arrive ». Voici maintenant celui des chiffres : une croissance de 1% en 2015, explique le chef de l’Etat, « c’est réaliste ». A peine avait-il prononcé ces mots que, déjà fragilisé par un avis très sévère du Haut Conseil des Finances publiques, il se faisait humilier par l’Insee dont les dernières statistiques sont catastrophiques.
Une fois de plus, la France est en panne. Mais une fois de plus, ses dirigeants nient cette réalité et la camouflent derrière un halo de promesses en se rengorgeant de leur petite audace réformatrice. Et pourtant, rien ne se passe. Le pouvoir semble paralysé, enfermé dans un carré diabolique, entre impopularité présidentielle, délitement de la majorité, épuisement de l’économie, et garrot budgétaire.
Ainsi, plus le temps s’écoule, plus il devient clair qu’il sera impossible de sortir de ce piège sans un choc, une action réformatrice en profondeur. La France est embourbée, divisée et n’a plus confiance en elle. Les dégâts provoqués par la politique économique et sociale menée depuis 30 mois sur un terrain déjà fragile ont tellement abîmé le pays que la kyrielle des réformes homéopathiques, plaisante à essayer en temps normal, est devenue hors de proportion avec l’état du malade. Ceux qui aspirent à gouverner demain la France doivent en prendre conscience. Et le dire à ceux dont ils solliciteront les suffrages. Dans le combat d’idées qui s’annonce déjà en vue de 2017, l’audace sera un marqueur essentiel.
Et bien sûr on augmente l’AME !
A l’heure où le président de la gauche friquée nous donne des leçons d’austérité et exige des familles françaises de nouveaux sacrifices, alors qu’un Français sur trois renonce aujourd’hui à se faire soigner faute d’en avoir les moyens financiers, on apprend que le projet de budget 2015, censé limiter les dépenses publiques, prévoit une augmentation de 73 millions d’euros des crédits alloués à l’Aide médicale d’Etat, qui permet de prendre en charge à 100 % les soins des clandestins !
Dispositif délirant
La raison invoquée ? Une « forte poussée du nombre de bénéficiaires » qui, en 2013, a fait passer les dépenses prévues de 588 millions à 744 millions d’euros. Et pour cause : ce dispositif délirant créé sous Jospin permet à tous les clandestins résidant en France depuis trois mois de voir leurs soins pris
intégralement en charge et sans avance de frais. Une véritable incitation à venir se faire soigner chez nous ! Le nombre de bénéficiaires a donc inévitablement augmenté d’année en année, passant de quelque 95 000 en 2001 à plus de 278 000 personnes en 2013, et enregistrant même une augmentation de 35 % ces deux dernières années. Quant aux dépenses, elles ont bien sûr augmenté au même rythme, passant de 377 millions d’euros en 2002 à 744 millions en 2013.
Un dispositif absurde, régulièrement pointé du doigt par la Cour des comptes, et qui en outre donne lieu à une fraude massive : sites internet chinois proposant des cartes AME payantes, filières géorgiennes envoyant leurs tuberculeux… Plus fort encore : dans un entretien accordé en octobre 2013 à Challenges, le Dr Véronique Vasseur, auteur de Santé, le grand fiasco, expliquait que « jusqu’en 2011, des femmes sans papier se sont fait rembourser intégralement leurs cures thermales et des parcours de soins type procréation médicalement assistée avec des fécondationsin vitro, lesquelles ont coûté en moyenne 8 000 euros chacune ». Et elle ajoutait : « A Paris, en 2009, 22 bénéficiaires de l’AME ont eu recours à des PMA pour plus de 99 000 euros » !
Pompe aspirante
Vivement critiquée par la droite, Marisol Touraine a admis en juin dernier que l’AME donnait lieu à d’innombrables abus et coûtait particulièrement cher aux Français. Mais pas question pour autant d’y mettre fin. Le ministre de la Santé a défendu au contraire ce dispositif qui, selon elle, « répond tout à fait à l’exigence que nous devons avoir » en termes de santé publique.
Un véritable scandale à l’heure où le gouvernement tape sans pitié sur les familles et impose l’austérité aux Français. Dénonçant mercredi « une nouvelle illustration de la politique injuste du gouvernement », et exigeant « la suppression immédiate de l’AME et de l’ensemble des dispositifs favorisant l’immigration clandestine », Nicolas Bay, secrétaire général adjoint du FN, observait ainsi très justement que « pendant que des millions de Français ne parviennent plus à se soigner convenablement, que de plus en plus de médicaments sont déremboursés et que le coût des mutuelles complémentaires atteint des records, (…) le gouvernement ose renforcer encore une des principales pompes aspirantes de l’immigration ».
Hongkong : "La Chine n'a pas intérêt à utiliser la force"
Lancé le 22 septembre, le mouvement pro-démocratie mené par les étudiants à Hongkong, région administrative spéciale de la République populaire de Chine, ne s'est pas depuis éteint. Au contraire, la tension est brusquement montée jeudi 1er octobre au soir, rapporte l'AFP: aux leaders étudiants de la "révolution des parapluies" (dont ils se sont servi pour se protéger des gaz au poivre utilisés par la police pour les disperser) qui exigent la démission du chef de l'exécutif avant minuit, le gouvernement a répondu en lançant un appel ferme à la fin du mouvement, alors que la police transportait des caisses de balles en caoutchouc.
Entretemps, en France, l'interprétation de ce soulèvement n'est pas unanime. La Tribune confronte les points de vue de deux experts: Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l'Iris, et Pierre Picquard, docteur en géo-politique et conférencier.
La Tribune: Comment en est-on arrivé là?
Jean-Vincent Brisset. "Malgré les promesses formulées par Pékin lors de la rétrocession d'Hongkong par le Royaume-Uni à la Chine, en 1997, les Hongkongais ont subi depuis - dans les faits plus que dans les textes - une restriction progressive de leurs libertés. Ils éprouvent aujourd'hui un sentiment d'étouffement. Si, depuis l'époque de Deng Xiaoping (qui a dirigé le pays de 1978 à 1992: NDLR), la Chine reconnaît sans doute plus d'autonomie à ses diverses régions, on sait bien que la fiabilité de Pékin est relative. A cela s'ajoute, sur le plan socio-économique, la perte progressive de la part d'activité du port de Hongkong, de son rôle de pivot des exportations, le continent - où les biens sont fabriqués - ayant acquis la capacité technique de les exporter sans passer par lui".
Pierre Picquard. "Même si, après la rétrocession à la Chine, la région administrative spéciale de Hongkong a conservé une monnaie et un système juridique spécifiques, hérités du protectorat britannique, jusqu'à présent la population hongkongaise n'a jamais élu directement son gouvernement. En approuvant l'instauration d'un suffrage universel à Hongkong en 2017, le Parlement chinois a ainsi réalisé une grande avancée, surtout si l'on considère qu'il n'était en rien lié, juridiquement, à d'éventuelles promesses formulées vis-à-vis des Britanniques, puisque Hongkong est aujourd'hui soumis à la souveraineté chinoise. Une seule limite a été posée par Pékin: que les candidats soient choisis par un comité local, qui existe depuis la domination britannique. On aurait donc pu plutôt s'attendre à un accueil positif de cette mesure par la population, d'autant plus qu'en termes de libertés individuelles le territoire reste privilégié par rapport au reste du continent. Or, on assiste au contraire à une protestation, dont le caractère très structuré laisse douter de sa spontanéité et oblige à s'interroger sur ses réelles sources. Ceci est d'autant plus surprenant que Hongkong, qui, sous le Royaume Uni, était déjà une place économique et financière puissante, tire aujourd'hui de nouveaux et importants profits de la croissance et de la dynamique chinoise".
LT. Que peut faire le gouvernement chinois pour enrayer le mouvement?
JVB. "10% de la population d'Hongkong est étrangère, provenant essentiellement des Philippines mais aussi dans une large proportion de l'Occident. Ceci constitue pour Pékin le principal obstacle à l'utilisation de la force. Mais les intimidations, la déconsidération, la désinformation restent des armes considérables dans les mains du gouvernement".
PP. "Engagée dans un processus de réformes, la Chine n'a aujourd'hui pas intérêt, en termes d'images, à utiliser la force: la dimension symbolique revêtue par Hongkong est trop puissante. Si elle pourrait certes intervenir en cas de dérives, elle semble préférer laisser les autorités locales gérer le conflit. Celles-ci, craignant une déstabilisation, ne laisseront toutefois pas perdurer l'anarchie."
LT. Que dire des réactions de la communauté internationale?
JVB. "Si certains pays tels que la Grande-Bretagne, le Royaume-Uni et le Japon ont déjà eu le courage de taper sur la table, ce ne sera sans doute pas le cas de la France".
P.P. "La montée en puissance de certaines prises de position en Occident risque seulement d'exacerber le nationalisme qui commence à se manifester en Chine. Le point de vue occidental n'est en effet pas forcément partagé par le grand public chinois qui, à 97%, soutient son gouvernement".
mercredi 1 octobre 2014
Douleur partagée
Douleur partagée
Il y a des chiffres qui, dans leur démesure, donnent le vertige. Ainsi la dette publique de la France a-t-elle franchi la barre symbolique des 2.000 milliards d'euros à la fin du deuxième trimestre 2014. Cette somme hyperbolique représente 95,1 % de notre PIB (produit intérieur brut). Et il se trouve des prévisionnistes pour dire que notre dette pourrait dépasser 100 % de notre PIB à l'horizon 2017. Drôle de perspective, surtout lorsqu'on sait qu'aujourd'hui les critères d'admission dans l'Union européenne imposent à un postulant d'afficher un endettement inférieur à 75 % de son PIB. Mais la question n'est pas là.
On aimerait qu'au-delà du choc psychologique, les politiques de tous bords 'uvrent à nous sortir de l'impasse en oubliant de se renvoyer à la figure les causes du désastre. Oui, il faut reconnaître que, sous Nicolas Sarkozy, la dette s'est creusée, et que la crise financière de 2008 n'explique pas tout. Oui, il faut admettre que François Hollande s'est avéré incapable de corriger le tir en méconnaissant inexcusablement le sérieux de la situation.
Les dépenses de l'État, des collectivités locales et des organismes sociaux ponctionnent 56,6 % de notre richesse nationale, c'est-à-dire 12 points de plus que l'Allemagne et 7 de plus que la moyenne européenne. Pendant combien de temps encore la France se dira-t-elle fière d'un modèle en perdition ? C'est dans ce contexte qu'intervient aujourd'hui, après bien des atermoiements, la présentation du projet de loi de finances (PLF) pour 2015. Sortant de la phase anesthésiante de son début de mandat, François Hollande vient de découvrir qu'il « n'y a pas de plan d'économie qui ne soit indolore ».
Après le temps des promesses, voici donc le « virage de la douleur ». Sauf que, impréparés et peu enclins aux remises en cause, les Français se raidissent devant des réformes mal fagotées et parfois présentées de manière vexatoire.
Le pouvoir susciterait une plus forte adhésion s'il s'attaquait aux « rentes » publiques, aux statuts d'exception, aux gabegies des collectivités territoriales, aux privilèges des trop nombreux élus, et cela en donnant l'exemple d'une douleur partagée.
Le pouvoir susciterait une plus forte adhésion s'il s'attaquait aux « rentes » publiques, aux statuts d'exception, aux gabegies des collectivités territoriales, aux privilèges des trop nombreux élus, et cela en donnant l'exemple d'une douleur partagée.
Mais arrêtez de nous vendre un islam bisounours !
Mais arrêtez de nous vendre un islam bisounours !
Pas “en leur nom” ? Soit…
Comment ne pas se réjouir – sinon s’en rassurer pour autant… – que certains musulmans aient enfin décidé de dire « non », et de manière visible, à la barbarie de l’autoproclamé Etat islamique (Daech (1) comme on dit désormais pour se protéger de l’amalgame…) ?

S’en réjouir, certes, mais ne pas accepter pour autant que l’on nous gave, en boucle, avec un islam « religion de paix, d’amour et de tolérance ». De paix, d’amour, de tolérance, où et quand ? J’ai lu le Coran plus de cinquante fois – et en arabe – en long, en large et en travers. Ce que j’y ai lu ne correspond pas à ce que nous racontent ces musulmans manifestant contre les islamo-terroristes, avec leur islam bisounours : « L’islam, c’est le pardon, pas la haine », « L’islam, c’est le vivre ensemble », « L’islam interdit de tuer », « L’islam, c’est une religion de partage », « L’islam, c’est l’ouverture », et patin et couffin.
Notons, au passage, que l’initiative du Conseil du culte musulman n’a pas suscité l’adhésion des quelque 6 millions de musulmans que compte notre pays (ils n’étaient pas 2 000 devant la Mosquée de Paris). Ainsi, pour ne prendre que cet exemple, le Collectif contre l’islamophobie (sic) en France s’est-il désolidarisé des appels à défiler et à manifester.
On nous dit que les islamo-terroristes obéissent aux versets et aux sourates les plus sanguinaires du Coran. Soit. Mais ces versets et ces sourates sanguinaires, ils existent bel et bien et les fous d’Allah ne les ont pas inventés.
Pour ne pas faire trop long, je vous renvoie à quelques références coraniques : 2, 81-83 ; 4, 89 ; 2, 100 ; 9, 3 ; 2, 136 ; 5, 33-34 ; 8, 12-13 ; 47, 4 ; 9, 29 ; etc. Avec des consignes explicites à l’égard des « infidèles » : « Qu’ils soient tués ou crucifiés, ou que soient coupées la main et la jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés de la terre : voilà pour eux l’ignominie d’ici-bas » (9, 3).
Alors on peut pratiquer la taqiya (« le pieux mensonge » à usage des mécréants) et bazarder à nos médias, diligents porte-coton dhimmitesques, des paroles de paix et d’amour et autres tartes à la crème à la ras el-hanout, ça ne prend – et heureusement de moins en moins face à la brutalité des faits – qu’auprès des gogos.
Nous avons déjà eu l’occasion de rappeler que la décapitation des « infidèles » n’est pas une invention de l’autoproclamé Etat islamique mais que tout, dans l’islam historique (textes, lois, pratiques), évoque la décapitation (2). Deux sourates pour illustrer notre propos :
« Et Allah révéla aux anges : Je suis avec vous, affermissez donc les croyants. Je vais jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants. Donc frappez-les au-dessus du cou (décapitez-les) et frappez-les sur tous les bouts des doigts (amputez-les). Cela parce qu’ils ont désobéi à Allah et à son Messager » (8, 12-13).
« Lorsque vous rencontrez au combat les mécréants, frappez-en le cou (décapitez-les) » (47, 4).
Et, puisque l’Algérie est sur la sellette, rappelons les décapitations en 1996 de sept moines du monastère de Tibéhirine. Mais aussi que les Kabyles, bien avant la taqiya hexagonale, ont été les premiers – en français et sans roucoulades mahométanes – à rendre hommage à notre compatriote décapité.
(1) En réponse à de nombreux lecteurs qui nous demandent d’où sort ce Daech : c’est, en arabe, l’acronyme de l’Etat islamique en Irak et au Levant : ad-Dawla al-islamiya fi al-Irâq wa-s-Sha.
(2) Une « tradition » inaugurée par Mahomet qui fit décapiter tous les hommes pubères (900 personnes) de la tribu juive des Bânu Qurayza en 627.
La dissolution de François Hollande
En menaçant les frondeurs de dissolution, le Président de la République a écarté une autre option : changer de gouvernement et de politique. Pour maintenir son cap, François Hollande était donc prêt à sacrifier sa majorité. Force est de reconnaître que le président préfère cohabiter avec la droite qu'avec une gauche de gauche.
Dans un entretien publié le 11 septembre dans Le Nouvel Observateur, le président de la République ne s’est pas contenté de rejeter une nouvelle fois les accusations de mépris de classe portées par son ancienne compagne, quitte à réitérer sa dévotion pour « les humbles », qu’il appelle désormais « les gens de peu ». Il a également précisé les deux cas qui justifieraient à ses yeux de dissoudre l’Assemblée nationale.
La première hypothèse suppose « un genre de Mai-68 à rebours, comme la droite a tenté de le faire sur le mariage pour tous » ; la seconde « viendrait de la majorité qui se dérobe ». À l’évidence, c’était un avertissement du Président : le 16 septembre, son Premier ministre s’apprêtait à solliciter une seconde fois la confiance. Les députés qui protestaient contre la politique du gouvernement se voyaient menacés d’une dissolution qui mettrait fin à leur mandat en renversant la majorité. Bref, deux menaces seulement conduiraient le président à la dissolution : les factieux de droite et les frondeurs de gauche.
Cette lecture de la Constitution a de quoi surprendre. D’un côté, le président de la République reconnaît aux manifestants le pouvoir de faire chuter un gouvernement ; sa référence à 1995 semble d’ailleurs renouveler, à l’intention de la droite, le défi du Juppéthon. De l’autre, il exclut une réponse alternative, pourtant la plus évidente, à un vote de défiance : changer de politique. Dissoudre le gouvernement plutôt que l’Assemblée nationale. François Hollande se montre donc aussi « dur » avec sa gauche qu’il se révèle « mou » avec la droite. Mais s’il résiste avec fermeté à sa majorité, on aurait tort de croire qu’il cède à l’opposition par faiblesse. Car il ne capitule pas devant les marchés ; il parie sur eux, coûte que coûte.
Or cette politique n’a pas été choisie par les électeurs – ni même par le Parti socialiste. Tout se passe donc comme si François Hollande s’autorisait de la Constitution pour imposer la politique néolibérale qu’il conduit sous couvert de « social-démocratie ». On s’en souvient, c’était déjà l’enjeu du référendum sur le Traité constitutionnel européen en 2005 : une politique économique néolibérale pouvait-elle être gravée dans le marbre d’une Constitution ? La « constitutionnalisation » de la politique de l’offre est certes fictive ; elle n’en est pas moins effective.
Car en menaçant les députés contestataires de sombrer avec la majorité, le président a emporté la victoire à l’Assemblée : si les élus du Front de gauche ont largement refusé leur confiance, les écologistes et les socialistes frondeurs ont choisi l’abstention. C’était s’incliner devant le chantage présidentiel. Mais ce renoncement démocratique en trahit un autre. Pour maintenir son cap, le président de la République se dit prêt à sacrifier sa majorité. Force est donc de reconnaître que le président préfère la droite à une gauche de gauche. Il est vrai que la cohabitation lui aurait permis de continuer sa politique : pour défendre le pacte de responsabilité qu’il offre au MEDEF, l’UMP ferait l’affaire autant que le Parti socialiste, et inversement.
Le président de la République s’emploie ainsi à écarter toute autre politique. On reconnaît le mantra de Margaret Thatcher : « Il n’y a pas d’alternative ! » Non seulement François Hollande reprend à son compte cette vision du monde, mais en poussant les frondeurs à un suicide politique, il cherche à la rendre vraie. Qui pourrait encore vouloir se ranger derrière le panache d’abstentionnistes ? Pourtant, à vouloir chasser la démocratie par la porte, le président ne risque-t-il pas de la voir revenir par la fenêtre ? En effet, faute de représentation politique, l’opposition de gauche pourrait finir par se jouer dans la rue. Car on doit bien s’interroger : pourquoi pas un Mai-68 « à l’endroit », c’est-à-dire de gauche ? Ou bien le président a-t-il raison de croire qu’il peut dissoudre la démocratie ?
L'austérité de classes : François Hollande ménage les fraudeurs fortunés et accable les "sans dent" ou Médiapart
Il faut arrêter de laisser dire à L'Etat qu'il n'y a rien faire contre la dette publique et celle de la sécurité sociale quand le pouvoir laisse s'échapper sans rien dire ni faire 132 milliards d'euros par an de recettes, d'une part, et qu'il annonce envisager la suppression de la sécurité sociale par ce qu'il manque 4 milliards (Didier Migaud menace de mauvaise foi " la légitimité" de la sécurité sociale ) ou réduit les prestations familiales pour quelques autres malheureux milliards ; alors que ce même Etat verse tous les ans 50 milliards d'euros aux actionnaires et aux patrons du Médef qui éludent l'impôt comme Liliane Bettencourt a un taux d'imposition moyen de 4% ! François Hollande et Manuel Valls font une politique d'austérité de classes, en s'acharnant exclusivement sur les ménages modestes, pour satisfaire les ménages nantis. Cette politique est doublement discriminatoire. Elle ne s'applique qu'aux "pauvres" et on leur demande de payer comme des "riches".
Cette imposture politique est possible parce que François Hollande et Manuel Valls le veulent et que les médias, aux mains du patronat, la relaient en assénant comme leitmotiv qu'il n'y aurait pas d'autres possibilités.
Comment pas d'autres possibilités ? C'est se moquer insolemment du monde !
Quand d'un côtés 132 milliards de recettes sont éludées tous les ans et que de l'autre on supprime des avantages sociaux au prétexte qu'on manque d'argent, c'est un mensonge éhonté. Certains médias sont un élevage de menteurs et d'affabulateurs et ceux qui n'adhèrent pas à cette doxa sont étrangement soumis à un contrôle très pointilleux.
Il y a ceux que l'Etat subventionne abondamment (voir aussi ICI) et ceux qu'il tente de faire taire.
Ainsi des 4 millions réclamés à Médiapart (Mediapart, le fisc et les « salauds »).
L'Etat menace un journal dans l'exercice d'un droit de l'Homme et d'une liberté publique - dont le pouvoir a l'obligation positive d'en garantir l'effectivité - pour 4 millions alors qu'il laisse passer 132 milliards qui manquent gravement à soutenir le caractère démocratique et social de nos institutions. Sans parler des 600 milliards qui dorment et fructifient frauduleusement à l'étranger. Antoine Peillon, qui a révélé ce scandale, a un blog sur Médiapart.

La procédure contre Médiapart est tirée par les cheveux en considération d'une interprétation discriminatoire des textes faisant grief à la loi sur la presse et à des droits fondamentaux, ouvrant la voie à un recours devant la CEDH.
Un agent public réclamant le versement d'une somme indue commet l'infraction de concussion sanctionnée par l'article 432-10 du code pénal.
Elle soulève la question de l'abus d'autorité, du détournement de pouvoir et du manquement grave dans le chef de ceux qui signent. Il leur appartient de s'assurer que leur action est conforme au droit sans quoi ils engage leur responsabilité pénale personnelle (Article 11 A de la loi 83-634).
" Le constat des auteurs est, au terme de trois ans d'enquête, accablant : cette puissance nous a désormais échappé. Se situant volontiers au-dessus des lois, cet État-voyou assure trop souvent l'impunité à ceux qui le servent. " (L'Etat voyou Auteurs :Caroline Brun, Marie-Christine Tabet) " Dans ce document nourri de nombreuses anecdotes qui nous font découvrir les coulisses du pouvoir, on trouve :
des logiciels déments qui ont coûté plus de 2 milliards d euros au contribuable et dont on cherche toujours les responsables ; une inquisition fiscale sans vergogne et sans manière ; une sécurité routière qui préfère engranger les amendes que protéger les conducteurs ; des lois négociées pour ne pas froisser oligarques russes et patrons des médias ; l’expropriation des plus faibles sur simple injonction ; etc. "
des logiciels déments qui ont coûté plus de 2 milliards d euros au contribuable et dont on cherche toujours les responsables ; une inquisition fiscale sans vergogne et sans manière ; une sécurité routière qui préfère engranger les amendes que protéger les conducteurs ; des lois négociées pour ne pas froisser oligarques russes et patrons des médias ; l’expropriation des plus faibles sur simple injonction ; etc. "

On peut donc s'interroger sur le respect du principe d'impartialité et de neutralité du service public et du respect du principe d'égalité de tous devant la loi, en considérant la mansuétude étonnante de l'administration fiscale à l'égard des quelques fraudeurs qui éludent 132 millards d'euros tous les ans et l'acharnement à recourvir 4 millions dans un préocédure des plus douteuses.
Ce doute sérieux se transpose pareillement à l'appréciation d'une politique qui prive les faibles de droits sociaux et ménage les forts dans leur mépris de leurs obligations fiscales.

Un gouvernement responsable et honnête se donnerait les moyens de recouvrir les recettes très importantes qui lui manquent par le comportement frauduleux d'une minorité de personnes nanties, plutôt que d'accabler et désorienter la plupart des Français honnêtes qui se voient ainsi sacrifiés parce que la pouvoir abdique devant la finance.
Juridiquement, ce que font François Hollande et Manuel Valls est prohibé. La régression sociale est interdite par le droit international public contraignant. Martine Billard avait soulevé la question. Elle est restée seule. Ils ne s'en n'étaient pas émus lorsqu'ils étaient dans l'opposition. On comprend pourquoi maintenant.
Economiquement, nous voyons clairement que le gouvernement ne gère pas correctement l'argent public et méprise l'intérêt général.
La politique n'est pas une activité supplétive. Elle est là pour agir à l'avantage de tous.
Nous voyons très clairement dans les dernières annonces du gouvernement que celui-ci s'acharne sur les faibles pour complaire aux puissants en invoquant des prétextes fallacieux et contraires à la réalité. Le pouvoir persécute ceux qui manquent d'enthousiasme à adhérer à sa doxa de tricheurs et de menteurs (A l'Assemblée, des députés frondeurs sont punis par le PS) et épargne ses amis compromis («Emplois familiaux»: au Sénat, le mauvais exemple est venu d’en haut).
De l'argent il y en a.
Il y en a même énormément.

Mais François Hollande et Manuel Valls se trompent délibérément de poche.
Ils négligent de plonger dans les pleines qui débordent et ils choisissent de fouiller jusqu'à la couture celles qui sont vides.
C'est de la lâcheté.
Ce qui précède montre que lorsque Manuel Valls déclare " J'aime l'entreprise ", cela s'entend comme " j'aime les chefs d'entreprises", puisque, par ailleurs, l'action du pouvoir vise à détruire le code du travail, qui organise justement le fonctionnement de l'entreprise dans l'intérêt bien compris de tout le monde. De l'entreprise, le pouvoir n'apprécie que les dirigeants. Il s'en fout des travailleurs et de ce qu'elle produit.
D'ailleurs, la réaction du pouvoir aux mouvements sociaux est la même selon que ce soit Hollande ou Sarkozy à l'Elysée.
L'histoire l'a montré, les gouvernements de lâches sont les fossoyeurs de la démocratie et les précurseurs au totalitarisme.
L'entrée du FN au sénat* est le signal d'une évolution des mentalités chez les "grands électeurs " qui admettent la banalisation d'un discours discriminatoire et brutal.
Comment chercher ensuite à vouloir culpabiliser ensuite ceux qui s'abandonnent à la colère parce qu'ils vivent avec moins de 900 euros par mois, qu'on a soumis à l'impôt et à qui on supprime des allocations ? Tout ça pour donner de l'argent à des actionnaires dont le souci est d'augmenter le rendement de l'action en licenciant du personnel et en délocalisant ? Le discours du pouvoir est fascistoïde sur le fond et son action l'est dans la forme.
Les dernières annonces montrent que nos politiques sont nuls en économie. Elles montrent qu'ils le sont tout autant en politique. Le résultat des élections ne font que le confirmer.
Il était une fois où la France avait soit-disant la droite la plus bête du monde. Disons-le. Cette époque est manifestement révolue. Nous pouvons affirmer, au vue de l'actualité politique, que nous avons, dans la devanture médiatique, les politiques les plus nuls du monde, d'un bord à l'autre de l'échiquier. Mot tout à fait pertinent, puisque ces gens font délibérément échec à l'intelligence.
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* Le FN qui ne tient pas ses engagements sur le non-cumul des mandats.
La Grèce discute de la sortie du plan d'aide avec l'UE et le FMI
La Grèce a débuté mardi des négociations avec les inspecteurs de l'Union européenne et du Fonds monétaire international sur la sortie du plan d'aide international de 240 milliards d'euros dont elle a bénéficié, a déclaré mardi un responsable du ministère des Finances.
"Nous avons discuté avec la troïka (EU/FMI) de ce qui adviendra après la fin du plan d'aide, de la sortie du plan d'aide et de la question de l'allègement de la dette", a déclaré le responsable.
L'inspection en cours, qui devrait être la dernière, pourrait déboucher sur le versement d'une ultime tranche d'aide de 7,2 milliards d'euros.
Le plan d'aide doit prendre fin début 2016 mais la Grèce a fait savoir la semaine dernière qu'elle espérait en sortir plus tôt.
Le Premier ministre Antonis Samaras compte sur la sortie du plan d'aide international, largement associé à l'austérité, pour regagner du terrain face au parti de gauche Syriza, actuellement largement en tête dans les sondages.
Six années de récession en Grèce ont porté le taux de chômage à 27%, le double de la moyenne de la zone euro, et la dette du pays - due pour l'essentiel à l'UE ou au FMI - devrait représenter 177% du produit intérieur brut cette année.
La Grèce, qui espère être en mesure de couvrir ses besoins de financement l'an prochain, a effectué un retour réussi sur le marché de la dette cette année avec des émissions à trois et cinq ans. Elle pourrait encore émettre du papier à sept ans d'ici fin décembre, selon une source gouvernementale.
Pourvu qu'elle discute de cette idée saugrenue pour tous, mais pas pour moi, sa sortie de l'€uro....
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