TOUT EST DIT

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mercredi 1 octobre 2014

L'austérité de classes : François Hollande ménage les fraudeurs fortunés et accable les "sans dent" ou Médiapart

Il faut arrêter de laisser dire à L'Etat qu'il n'y a rien faire contre la dette publique et celle de la sécurité sociale quand le pouvoir laisse s'échapper sans rien dire ni faire 132 milliards d'euros par an de recettes, d'une part, et qu'il annonce envisager la suppression de la sécurité sociale par ce qu'il manque 4 milliards (Didier Migaud menace de mauvaise foi " la légitimité" de la sécurité sociale ) ou réduit les prestations familiales pour quelques autres malheureux milliards ; alors que ce même Etat verse tous les ans 50 milliards d'euros aux actionnaires et aux patrons du Médef qui éludent l'impôt comme Liliane Bettencourt a un taux d'imposition moyen de 4% ! François Hollande et Manuel Valls font une politique d'austérité de classes, en s'acharnant exclusivement sur les ménages modestes, pour satisfaire les ménages nantis. Cette politique est doublement discriminatoire. Elle ne s'applique qu'aux "pauvres" et on leur demande de payer comme des "riches".
Cette imposture politique est possible parce que François Hollande et Manuel Valls le veulent et que les médias, aux mains du patronat, la relaient en assénant comme leitmotiv qu'il n'y aurait pas d'autres possibilités.
C'est faux et archi faux.
Comment pas d'autres possibilités ? C'est se moquer insolemment du monde !
Quand d'un côtés 132 milliards de recettes sont éludées tous les ans et que de l'autre on supprime des avantages sociaux au prétexte qu'on manque d'argent, c'est un mensonge éhonté. Certains médias sont un élevage de menteurs et d'affabulateurs et ceux qui n'adhèrent pas à cette doxa sont étrangement soumis à un contrôle très pointilleux.
Il y a ceux que l'Etat subventionne abondamment (voir aussi ICI) et ceux qu'il tente de faire taire.
Ainsi des 4 millions réclamés à Médiapart (Mediapart, le fisc et les « salauds »).
L'Etat menace un journal dans l'exercice d'un droit de l'Homme et d'une liberté publique - dont le pouvoir a l'obligation positive d'en garantir l'effectivité - pour 4 millions alors qu'il laisse passer 132 milliards qui manquent gravement à soutenir le caractère démocratique et social de nos institutions. Sans parler des 600 milliards qui dorment et fructifient frauduleusement à l'étrangerAntoine Peillon, qui a révélé ce scandale, a un blog sur Médiapart.
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La procédure contre Médiapart est tirée par les cheveux en considération d'une interprétation discriminatoire des textes faisant grief à la loi sur la presse et à des droits fondamentaux, ouvrant la voie à un recours devant la CEDH.
Un agent public réclamant le versement d'une somme indue commet l'infraction de concussion sanctionnée par l'article 432-10 du code pénal.
Elle soulève la question de l'abus d'autorité, du détournement de pouvoir et du manquement grave dans le chef de ceux qui signent. Il leur appartient de s'assurer que leur action est conforme au droit sans quoi ils engage leur responsabilité pénale personnelle (Article 11 A de la loi 83-634).
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Le constat des auteurs est, au terme de trois ans d'enquête, accablant : cette puissance nous a désormais échappé. Se situant volontiers au-dessus des lois, cet État-voyou assure trop souvent l'impunité à ceux qui le servent. " (L'Etat voyou Auteurs :Caroline BrunMarie-Christine Tabet) " Dans ce document nourri de nombreuses anecdotes qui nous font découvrir les coulisses du pouvoir, on trouve :
des logiciels déments qui ont coûté plus de 2 milliards d euros au contribuable et dont on cherche toujours les responsables ; une inquisition fiscale sans vergogne et sans manière ; une sécurité routière qui préfère engranger les amendes que protéger les conducteurs ; des lois négociées pour ne pas froisser oligarques russes et patrons des médias ; l’expropriation des plus faibles sur simple injonction ; etc. "
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On peut donc s'interroger sur le respect du principe d'impartialité et de neutralité du service public et du respect du principe d'égalité de tous devant la loi, en considérant la mansuétude étonnante de l'administration fiscale à l'égard des quelques fraudeurs qui éludent 132 millards d'euros tous les ans et l'acharnement à recourvir 4 millions dans un préocédure des plus douteuses.
Ce doute sérieux se transpose pareillement à l'appréciation d'une politique qui prive les faibles de droits sociaux et ménage les forts dans leur mépris de leurs obligations fiscales.
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Un gouvernement responsable et honnête se donnerait les moyens de recouvrir les recettes très importantes qui lui manquent par le comportement frauduleux d'une minorité de personnes nanties, plutôt que d'accabler et désorienter la plupart des Français honnêtes qui se voient ainsi sacrifiés parce que la pouvoir abdique devant la finance.
Juridiquement, ce que font François Hollande et Manuel Valls est prohibé. La régression sociale est interdite par le droit international public contraignant. Martine Billard avait soulevé la question. Elle est restée seule. Ils ne s'en n'étaient pas émus lorsqu'ils étaient dans l'opposition. On comprend pourquoi maintenant.
Economiquement, nous voyons clairement que le gouvernement ne gère pas correctement l'argent public et méprise l'intérêt général.
La politique n'est pas une activité supplétive. Elle est là pour agir à l'avantage de tous.
Nous voyons très clairement dans les dernières annonces du gouvernement que celui-ci s'acharne sur les faibles pour complaire aux puissants en invoquant des prétextes fallacieux et contraires à la réalité. Le pouvoir persécute ceux qui manquent d'enthousiasme à adhérer à sa doxa de tricheurs et de menteurs (A l'Assemblée, des députés frondeurs sont punis par le PS) et épargne ses amis compromis («Emplois familiaux»: au Sénat, le mauvais exemple est venu d’en haut).
De l'argent il y en a.
Il y en a même énormément.
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Mais François Hollande et Manuel Valls se trompent délibérément de poche.
Ils négligent de plonger dans les pleines qui débordent et ils choisissent de fouiller jusqu'à la couture celles qui sont vides.
C'est de la lâcheté.
Ce qui précède montre que lorsque Manuel Valls déclare " J'aime l'entreprise ", cela s'entend comme " j'aime les chefs d'entreprises", puisque, par ailleurs, l'action du pouvoir vise à détruire le code du travail, qui organise justement le fonctionnement de l'entreprise dans l'intérêt bien compris de tout le monde. De l'entreprise, le pouvoir n'apprécie que les dirigeants. Il s'en fout des travailleurs et de ce qu'elle produit.
D'ailleurs, la réaction du pouvoir aux mouvements sociaux est la même selon que ce soit Hollande ou Sarkozy à l'Elysée.
L'histoire l'a montré, les gouvernements de lâches sont les fossoyeurs de la démocratie et les précurseurs au totalitarisme.
L'entrée du FN au sénat* est le signal d'une évolution des mentalités chez les "grands électeurs " qui admettent la banalisation d'un discours discriminatoire et brutal.
Comment chercher ensuite à vouloir culpabiliser ensuite ceux qui s'abandonnent à la colère parce qu'ils vivent avec moins de 900 euros par mois, qu'on a soumis à l'impôt et à qui on supprime des allocations ? Tout ça pour donner de l'argent à des actionnaires dont le souci est d'augmenter le rendement de l'action en licenciant du personnel et en délocalisant ? Le discours du pouvoir est fascistoïde sur le fond et son action l'est dans la forme.
Les dernières annonces montrent que nos politiques sont nuls en économie. Elles montrent qu'ils le sont tout autant en politique. Le résultat des élections ne font que le confirmer.
Il était une fois où la France avait soit-disant la droite la plus bête du monde. Disons-le. Cette époque est manifestement révolue. Nous pouvons affirmer, au vue de l'actualité politique, que nous avons, dans la devanture médiatique, les politiques les plus nuls du monde, d'un bord à l'autre de l'échiquier. Mot tout à fait pertinent, puisque ces gens font délibérément échec à l'intelligence.

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* Le FN qui ne tient pas ses engagements sur le non-cumul des mandats.