mercredi 25 avril 2012
Quand la gauche rend le débat sur l'immigration impossible
Stéphane Guillon : symbole de la gauche hypocrite
L’humoriste
connu pour ses multiples indignations contre le goût du luxe de Nicolas
Sarkozy et sur sa Rolex, s’est fait remarquer sur plusieurs plateaux de
télévision avec une montre d’une valeur de 6 000 euros au poignet.
Les hommes de gauche, et tout particulièrement les socialistes, aiment tant donner des leçons qu’ils ne suivent pas. Ils vénèrent un ancien président qui allait très régulièrement manger au Fouquet’s, mais ils méprisent celui qui a eu le malheur d’y aller une fois.
L’hypocrisie et le cynisme répugnants de Stéphane Guillon symbolisent à la perfection le mépris de la gauche pour le peuple. Une gauche qui feint des indignations par populisme, mais qui agit exactement de la même manière que ceux qu’elle dénonce… Voire pire (DSK ?) !
Dupont-Aignan avait raison de poser la question à Michel Denisot sur son salaire. Avant de donner des leçons et de jouer les inquisiteurs, les journalistes et autres parasites des médias, devraient être transparents sur eux même, leurs niveaux de vie et leurs payes, qui sont autrement plus élevées que celles des politiques. Comment peut-on se moquer de la montre trop chère d’un président quand on en porte soi-même une qui vaut dix fois plus ?
Ce sont ce genre de manipulations, par ce genre de militants de la gauche déguisés en artistes ou chroniqueurs, qui ont conduit à l’anti-sarkozysme stérile dont notre pays est victime. Un anti-sarkozysme stupide qui va conduire une pomme de terre à la présidence de la république…
Sarkozy avec sa Rolex ? Un pauvre plouc pour la gauche Porsche du peuple de DSK , de Guillon et d’Audrey Pulvar, qui porte des souliers autrement plus chers qu’une Rolex !
La France est déjà attaquée
Après le déni de la crise économique
pendant la campagne, il y a maintenant le déni du basculement de la
France dans le camp des pays attaqués. Et pourtant hier, le CAC a chuté,
les valeurs bancaires se sont effondrées avec le cours du Crédit
Agricole au plus bas historique, les CDS Français se sont envolés
au-dessus de 200 points et les taux à 10 ans au dessus de 3%.
Les investisseurs étrangers commencent à quitter le paquebot France de peur qu'il devienne un nouveau Titanic Européen. La journée d'hier était particulièrement violente avec tous les indicateurs de marchés au rouge: CDS, taux à 10 ans, cours des valeurs bancaires, CAC. Je ne comprends pas pourquoi les investisseurs fuient un pays avec des candidats qui veulent faire la guerre à la finance et tuer les entreprises. C'est vraiment n'importe quoi....
RUMEURS DE DÉGRADATION
de la dette Française. Cela a donné le départ du dérapage, mais même après le démenti, les marchés n'ont pas remonté.
UN GRAND EMPRUNT
Le président François 2 a annoncé hier qu'il y aurait un grand emprunt. L'idée est de se rendre moins dépendant des investisseurs étrangers. C'est une bonne idée. Sauf si c'est un moyen d'éviter les efforts nécessaires de réductions de dépenses publiques et la sanction des marchés qui en découle.
HAUSSE DU SMIC
Là encore, c'est décidé. Juste après les élections. Après 5 ans de quasi-gel.
LES CARTONS
Ce n'est plus une défaite, c'est une Bérézina. Le Parisien publie un sondage où Sarko n'aurait plus que 26.5% au premier tour contre 30% pour Don Quichotte de la finanza. Le 6 Mai il ne restera plus que Morano, Hortefeux, Guéant et Carla Bruni, autour de Sarko.. Les autres ont déjà fait leurs cartons.
BARCLAYS, APRES CITI
Les actionnaires de la banque Barclays ont obtenu des baisses substantielles des rémunérations et des bonus des dirigeants. Le mouvement lancé par les actionnaires de Citi qui avaient bloqué le bonus du président de la banque se propage.
LE MIRACLE ALLEMAND
C'est le titre du dossier que le Financial Times consacre à l'Allemagne, la Machine Miraculeuse. C'est vrai que ce qui ce passe en Allemagne est stupéfiant. Ce n'est pas une frontière qui nous sépare, ce sont des siècles. Nous rêvons d'être en 1789, ils sont déjà en 2089.
CHRISTINE FAIT LA QUÊTE
A votre bon coeur. Quelques milliards pour sauver la zone euro. Merci pour votre bonté. La Reine Christine fait le tour des pays membres du FMI qui ne sont pas ruinés pour trouver les 400 milliards qu'il faut au FMI pour pouvoir aider l'Europe. Et pour l'instant aucun pays émergent n'a répondu présent...
L'EUROPE PEUT-ELLE SAUVER L'ESPAGNE
en cas de difficulté? C'est le dossier du Wall Street Journal qui décrit "l'arsenal" européen pour contrer une attaque sur l'Espagne. Conclusion: il vaudrait mieux que l'Espagne ne plonge pas.
LE MOMENT D'ACHETER VIVENDI
Celui qui a suivi Bolloré dans ses investissements depuis quelques années a gagné de l'argent, beaucoup d'argent. C'est à Vivendi qu'il s'intéresse. Il en possède 1%, mais pourrait monter à 5% et entrer au conseil d'administration. Si on ne lui coupe pas la tête, il pourrait faire du bon boulot chez Vivendi.
PAUVRES PME
Malgré les dénégations des banques, les PME n'ont pas accès au crédit et quand elles y ont accès c'est à des taux beaucoup plus élevés que les grandes entreprises: c'est la conclusion d'un rapport de l'OCDE.
VOILA C'EST TOUT
BONNE JOURNEE
MAY THE FORCE BE WITH YOU
Hollande a peur de Sarkozy
On n'a rien expliqué au peuple
Immigration : le programme secret de François Hollande (exclusif)
Si
François Hollande entretient volontairement le flou autour de son
programme sur les questions d’immigration, le candidat socialiste a
envoyé dans le plus grand secret une lettre à l’association France Terre d’Asile,
dans laquelle il détaille pour la première fois son projet en la
matière. 24heuresactu diffuse en exclusivité cette lettre-programme
confidentielle qui fait froid dans le dos et replonge la France dans
l’angélisme des années Jospin.
Je veillerai à ce que chaque demandeur d’asile se voit garantir le droit à un recours effectif, et donc suspensifLa première priorité du candidat socialiste n’est pas d’amplifier la lutte contre l’immigration clandestine, mais de tourner la page de « dix années de politique migratoire qui auront vu se multiplier les amalgames et les outrances (et entraîné) de trop nombreuses régressions et à une précarisation de la situation des étrangers ».
La France a un modèle singulier d’immigration et d’intégration à promouvoir, défendre et renforcerSelon François Hollande, le problème n’est donc pas tant l’immigration que le regard porté par les Français (qui sont sans doute d’indécrottables racistes) sur l’immigration. « Au-delà d’un nécessaire changement de politique, il nous faudra apaiser les esprits, rassembler là où il n’a été question que de divisions. Il nous faudra aussi changer de regard sur l’immigration et les migrants », assure-t-il.
La généralisation des titres d’un an a placé tous les étrangers en situation de précarité. Cette sécurisation des parcours passe notamment par l’instauration d’un titre de séjour pluriannuelOutre le renforcement du regroupement familial ou le droit de vote et l’éligibilité des étrangers, François Hollande veut abroger la circulaire Guéant, et affirme que « la politique du chiffre, menée par la droite depuis 2007, aura conduit à instaurer un climat délétère. Je souhaite plus globalement que la rétention devienne l’exception et non un instrument banal de procédure ».
Nous fixerons des critères précis et objectifs, qui s’appliqueront sur l’ensemble du territoire et permettront un examen individuel des demandes (de régularisation). J’aurai à coeur de mettre fin à l’arbitraire qui règne aujourd’hui
Ces dernières années auront combiné, en matière de politique migratoire, injustice, instabilité et même irresponsabilité.
Je souhaite porter une nouvelle politique migratoire, responsable, fondée sur des règles claires, justes et stables.
Je serai clair et constant dans la sécurisation de l’immigration légale. Ce sont les conditions d’une intégration réussie dans notre pays.
Vous évoquez la politique d’asile. Je veux souligner la nécessité de protéger et renforcer ce droit fondamental.
Trop souvent, en affichant une volonté d’améliorer les procédures, le gouvernement actuel les a restreints. C’est pourquoi je reviendrai sur la procédure prioritaire telle qu’elle fonctionne aujourd’hui.
Améliorer de manière conséquente les conditions d’hébergement et d’accompagnement des demandeurs d’asile.
En matière de politique migratoire, après dix années qui auront vu se multiplier les amalgames et les outrances, après six lois en dix ans, nous avons surtout assisté à de trop nombreuses régressions et à une précarisation de la situation des étrangers pourtant en situation régulière.
Au-delà d’un nécessaire changement de politique, il nous faudra apaiser les esprits, rassembler là où il n’a été question que de divisions. Il nous faudra aussi changer de regard sur l’immigration et les migrants.
Ce titre (pluriannuel), qui pourra être délivré au bout d’un an en France, permettra à la fois de favoriser l’intégration et les projets de vie des migrants, et de s’adapter, notamment pour ceux qui viennent travailler dans notre pays, aux réalités économiques.
Je suis également attaché au droit à vivre en famille.
Je veux abroger la « circulaire Guéant » qui a fait tant de mal à l’image de notre pays.
Enfin, je me suis engagé à mettre en place le droit de vote et d’éligibilité (hors fonction de maire et d’adjoint) aux étrangers résidant régulièrement en France depuis cinq ans.
Je me suis engagé à mettre fin dès mai 2012 à la rétention des enfants, et donc des familles avec des enfants.
La politique du chiffre, menée par la droite depuis 2007, aura conduit à instaurer un climat délétère. Je souhaite plus globalement que la rétention devienne l’exception et non un instrument banal de procédure.
Hollande : les débats, la démocratie et le panache
Après
avoir refusé de débattre trois fois avec Nicolas Sarkozy, François
Hollande a fait une nouvelle fois preuve de son manque de panache et de
son mépris de la démocratie, en refusant un débat proposé par les radios
françaises. On comprend pourquoi Mitterrand et Jospin ne lui ont jamais
confié de responsabilités nationales.
François Hollande est tellement lâche qu’il ne se cache même plus de
se cacher… Quand Nicolas Sarkozy lui a proposé de programmer 3 débats
entre les deux tours, afin que les candidats puissent approfondir les
sujets importants de leurs programmes, il s’est dégonflé sans surprise.
Aujourd’hui, les principales radios de France ont lancé un appel
conjoint aux deux candidats finalistes, pour organiser un grand débat
radiodiffusé. Si Nicolas Sarkozy a accepté immédiatement cette idée,
François Hollande a encore refusé le débat républicain.
Débattre plus longuement, plus en profondeur, pour pouvoir détailler son programme et prouver au peuple de France les incohérences de son adversaire, voilà une idée neuve et moderne qui devrait enchanter François Hollande et les socialistes, si aptes à nous parler de transparence et de bonnes mœurs démocratiques. Mis à part la peur de se faire ridiculiser par Sarkozy en direct, devant des millions de Français, il n’est pas de raison valable pour François Hollande de refuser ces débats. Les Français sont évidemment favorables à plusieurs débats. Quels arguments pour moins de discussion et de temps d’échange avec les Français ?
D’ailleurs, le seul argument des socialistes pour éviter le débat républicain est que l’on ne doit pas changer les choses, qu’il faut respecter la tradition. En appeler au conservatisme politique quand on fait sa campagne sous le slogan « le changement c’est maintenant » : quelle maladresse !
Quand on fait campagne avec le slogan « le changement c’est maintenant », comment ose-t-on prendre comme prétexte à un déni de démocratie, la tradition et les habitudes ? N’est-ce pas prendre les français pour des crétins ? Le changement ne passe-t-il pas d’abord par dépoussiérer les vieilles pratiques démocratiques ? Les socialistes ne sont-ils pas progressistes ? Ne veulent-ils pas changer les choses ? Veulent-ils vraiment que l’on ne touche pas aux vieilles traditions de la république ? Au moins, Hollande et ses acolytes auront prouvé qui ils sont vraiment : de vieux conservateurs qui ne veulent surtout pas que le jeu démocratique évolue. Dire qu’ils vont s’allier avec celui qui prônait la sixième république. Eux qui ne veulent même pas modifier une petite tradition sans légitimité constitutionnelle…
Enfin, les socialistes, mal à l’aise devant la poltronnerie de leur candidat, dénoncent un concours de gros bras, indigne de la démocratie. Mais n’est-il pas également important de savoir quels candidats craignent le dialogue et ont peur de s’effondrer dans des débats ? S’il est élu président, François Hollande subira des pressions monstrueuses, il devra débattre sur des sujets très sensibles avec les Américains, les Russes, les Chinois, l’Europe, les banques, les marchés… Il devra faire preuve de courage.
Les Français ont aussi le droit de savoir quelle est la personnalité de leur futur président, comment il se comporte en cas de danger. C’est l’un des principes de notre régime présidentiel et de l’élection suprême. S’il est un fuyard peureux, peut-être Hollande ferait-il mieux de rester dans l’ombre du Parti socialiste, comme il l’a toujours fait ! S’il avait un soupçon de panache, François Hollande irait tête haute débattre avec son adversaire en face à face, droit dans les yeux…
L’extrême droite reste bien présente sur le Vieux Continent
Au sein de l’Union européenne (UE) au sens strict, quatre formations d’extrême droite ont obtenu un résultat dépassant 15 % lors des dernières législatives : en Autriche, Finlande, Hongrie et aux Pays-Bas.
Si aujourd’hui aucun gouvernement en Europe ne compte de membre d’un parti d’extrême droite ni ne dépend du soutien de celui-ci, ce ne fut pas toujours le cas ces dix dernières années.
De 2001 à 2011, le Parti populaire danois a toujours été un partenaire de coalition pour les équipes ministérielles de droite. Au Pays-Bas, en vertu d’un accord, le Parti pour la liberté de Geert Wilders apportait son soutien au gouvernement sans y participer, jusqu’à ce qu’il refuse de cautionner sa politique d’austérité et entraîne sa démission, lundi 23 avril.
En Grèce, s’opposant eux aussi à des mesures d’austérité, les quatre ministres de l’Alerte populaire orthodoxe ont démissionné en février dernier du gouvernement d’union nationale.
Rejet de l’immigration musulmane et de la mondialisation
Bien que certains pays échappent à la montée de l’extrême droite à un niveau national – l’Espagne, où, malgré un terreau de crise économique, aucun parti ne s’est imposé lors des législatives de novembre dernier, ou la Belgique, où le parti flamand Vlaams Belang est en régression –, la tendance est à la progression.D’après la géopoliticienne Béatrice Giblin, elle tient à des ressorts identiques quel que soit le pays : le rejet de l’immigration musulmane, de la mondialisation et de l’Union européenne (UE).
Malgré des particularités nationales, tous ces partis utilisent « la représentation selon laquelle la nation doit être protégée d’une menace qui pourrait mettre son existence en péril », écrit-elle dans le dernier numéro de la revue Hérodote .
Pays d’Europe où l’extrême droite a réalisé le meilleur score ces dernières années, l’Autriche est aussi le premier pays du continent où fut formée une coalition gouvernementale comprenant un parti d’extrême droite. C’était en 1999, avec le Parti autrichien de la liberté (FPÖ), à l’époque dirigé par Jorg Haider, décédé en octobre 2008.
Créé par d’anciens nazis, nationaliste et antieuropéen, le FPÖ bénéficie aujourd’hui d’un vote ouvrier et profite des déboires de la droite conservatrice au pouvoir, en proie à des affaires de corruption.
Après des années difficiles, il est donné au coude-à-coude avec les sociaux-démocrates aux prochaines législatives, à l’automne 2013. Au détriment de l’Alliance pour l’avenir de l’Autriche (BZÖ), créé par Jorg Haider après sa sécession du FPÖ.
Très présente en Europe du Nord
Dans certains pays d’Europe du Nord, l’extrême droite fait preuve de constance. Depuis le début des années 1970, elle est représentée de manière continue aux parlements danois (aujourd’hui par le Parti populaire danois) et norvégien (aujourd’hui par le Parti du progrès).Les Démocrates de Suède ont néanmoins dû attendre les législatives de septembre 2010, lors desquelles ils ont gagné 20 sièges (avec 5,7 % des voix) et les Vrais Finlandais (PS), celles d’avril 2011, qui leur ont permis de remporter 39 sièges (avec 19,1 % des voix).
À l’exception des Démocrates de Suède, dont un ancien dirigeant fut membre d’un parti néonazi, ces partis d’Europe du Nord ont des liens ténus avec l’extrême droite au sens strict, antidémocratique, antisémite et xénophobe.
Dans des pays d’émigration devenus récemment des terres d’immigration, ils ont pour point commun de mettre en avant les risques du multiculturalisme, constitutif du modèle nordique. Un discours qui s’est récemment mué en « une dénonciation de l’islam dont les valeurs sont présentées comme incompatibles avec celles des sociétés nordiques », écrit le spécialiste de la région Cyril Coulet dans Hérodote .
En Hongrie, la montée du parti nationaliste Jobbik, qui a fait une première entrée au Parlement en avril 2010, relève autant de la tendance générale que de la particularité de la situation hongroise.
Le parti profite d’un rejet grandissant de l’UE, accusée d’entamer la souveraineté nationale, sujet sensible dans un pays où l’amputation des deux tiers du territoire, au lendemain de la Première Guerre mondiale, a laissé une plaie encore ouverte.
mardi 24 avril 2012
Le recul de Sarkozy reste relatif par rapport aux résultats électoraux des partis au pouvoir en Europe
Sarkozy défonce Libération, Yannick Noah et la gauche DSK
Mais Nicolas Sarkozy, qui a été victime depuis le début de la campagne d’un « matraquage sans précédent » de la part des médias, tout acquis à François Hollande et au parti socialiste, a aussi lancé un clin d’oeil à Libération, pravda socialiste et fer de lance de l’antisarkozysme qui ressasse depuis cinq ans l’épisode du Fouquet’s… mais appartient au milliardaire de la gauche caviar, le baron Edouard de Rotschild.
« Cela fait si longtemps que les dirigeants socialistes préfèrent fréquenter les diners en ville que les ouvriers », a repris Nicolas Sarkozy en faisant référence aux déjeuners trois étoiles réunissant François Hollande et BHL autour d’une salade de mâche à 140 euros. Puis de lancer une pique à Libération, mais aussi au Monde, qui a oublié à l’occasion de cette présidentielle sa traditionnelle neutralité… et qui comme par hasard a été récemment racheté par le mécène du parti socialiste Pierre Bergé et un autre golden boy de la gauche caviar Matthieu Pigasse.
« Ses amis (de la gauche) peuvent acheter de journaux pour faire leur propagande. Ils peuvent se rencontrer dans des restaurants de luxe. Ils peuvent inviter dans les réunions publiques des exilés fiscaux et cela ne choque personne », a conclu le président de la République dans une attaque à peine voilée contre Yannick Noah, soutien star de François Hollande et exilé fiscal notoire.
Après Hollande, Aubry va-t-elle fuir le débat avec Copé ?
Déjà
convaincus d’avoir gagné la présidentielle, les socialistes préfèrent
se partager les postes que de débattre. Après les dérobades de François
Hollande, qui a refusé plusieurs débats contre Nicolas Sarkozy malgré
une demande en ce sens des plus grandes radios françaises, comment va
réagir Martine Aubry, à qui Jean-François Copé propose un débat entre
patrons de partis ?
Rien n’en est hélas moins sûr, tant les socialistes prennent de précaution à éviter tout embryon de débat contradictoire depuis le début de la campagne électorale, bien aidé en cela par le soutien sans faille d’un appareil médiatique « déchaîné » contre Nicolas Sarkozy et qui se refuse à relever les contradictions du projet de la gauche.
Pourtant, qu’il serait nécessaire d’entendre Jean-François Copé et Martine Aubry expliquer aux Français les options retenus par leurs candidats et présenter clairement leur vision de la France sous le feu de la contradiction. Car pour l’heure, les socialistes ont beau jeu d’enquiller les propositions vagues et de bâtir des châteaux en Espagne.
S’il sont aussi sur de leur fait qu’ils ne le disent, pourquoi Martine Aubry se refuserait le plaisir de venir moucher Jean-François Copé ? On attend avec impatience la réponse de la Dame des 35 heures.
Mon père était un riche bourgeois (Médecin ORL, propriétaire de plusieurs cliniques) et il militait à l’extrême droite aux côtés de Maître Tixier-Vignancourt et pour l’OAS... J’ai passé mon enfance à Bois-Guillaume, ville résidentielle (sur les hauteurs de Rouen) où habitent les plus riches normands.
a Grèce devrait quitter l'Euro pour redevenir compétitive (patron d'Ifo)
Le président de l'institut économique allemand Ifo ne voit pas d'avenir
pour la Grèce au sein de la zone Euro... Lors d'un discours à New York,
Hans-Werner Sinn, a ainsi indiqué que "la Grèce n'a aucune chance d'être
compétitive en restant dans la zone Euro". Précisant qu'il parlait à
titre personnel, il a ajouté que d'autres pays européens en difficulté
auront également du mal à baisser les salaires dans les proportions
nécessaires pour une relance de leur économie : "Baisser les salaires et
réduire les prix dans les proportions nécessaires sera impossible à
réaliser dans certains pays du sud de l'Europe, quoi qu'en disent les
hommes politiques", a-t-il ajouté, sans citer nommément d'autres pays
que la Grèce...
Au passage, le responsable a critiqué l'injection massive de liquidités de la BCE (1.000 Milliards d'Euros) à travers des prêts à 3 ans. Cette mise sous perfusion
encourage selon lui les pays à ne pas accélérer leur désendettement...
L'économiste a aussi estimé que "des taux d'intérêt uniformes pour toute
la zone Euro conduiront à de nouvelles mauvaises allocation de capital
en Europe".
Concernant la Grèce, "si elle reste au sein de la zone Euro, elle subira un chômage
de masse de façon durable. Si elle sort, elle verra une rapide
amélioration", a affirmé M. Sinn, en ajoutant que le retour à un drachme
dévalué par rapport à l'Euro permettrait d'améliorer la compétitivité du pays. Il a ajouté que les quelque 100 Milliards d'Euros déjà versés à la Grèce pour l'aider à rembourser ses dettes auraient été mieux employés s'ils avaient servi à l'aider à abandonner l'Euro...
Rappelons que des élections législatives se tiennent en Grèce le 6
mai prochain, dont les résultats pourraient déboucher sur une remise en
cause du plan de rigueur et de réduction de la dette mis au point avec
la communauté internationale. Les partis grecs favorables à une sortie
de la zone Euro, et qui n'ont pas signé les engagements d'austérité pris
par la coalition actuelle, pourraient en effet réaliser une percée
électorale importante à l'occasion de ce scrutin...
Eva Joly se rend-elle compte qu'elle est l'idiote utile du succès de Marine Le Pen ?
Peut-on parlerà propos de la perception du FN, d'une fracture géographique entre Paris et les grandes agglomérations, et la province ?
Cette politique répondait à une double nécessité :
- Redresser
les déséquilibres historiques du territoire français : entre la région
parisienne et le reste du territoire, entre les régions de tradition
industrielle (au nord-est de la ligne Le Havre-Marseille) et celles qui
en étaient dépourvues (au sud-ouest de cette même ligne) ;
- Accompagner le recul inévitable des effectifs agricoles, tout en maintenant un tissu d’exploitations compétitives.
Les résultats furent largement positifs : les métropoles régionales se sont développées de manière remarquable depuis quarante ans, des régions comme l’Ouest grâce à l’agro-alimentaire ou le Sud-ouest grâce à l’aéronautique se sont dotées d’un tissu industriel.
Cet état d’esprit aboutit à l’effacement de beaucoup de départements ruraux, comme le Lot, de la carte d’éligibilité à la prime d’aménagement du territoire, lors de la réforme de 1998.
Nicolas Sarkozy convaincu de pouvoir l'emporter
«Un vote de crise»
Le président a ensuite longuement analysé ce vote FN qu'il n'a pas réussi à «siphoner» dès le premier tour, contrairement à 2007, et dont il aura impérativement besoin pour gagner le 6 mai. «On ne peut pas dire n'importe quoi sur ce vote, a-t-il analysé. Ce n'est pas un vote protestataire, c'est un vote de crise. Il traduit un sentiment de déclassement. Nous devons parler à ces gens.» Sarkozy a répété qu'il ne négocierait pas: «Je ne parle pas aux chefs mais aux électeurs!»Un conseiller décrypte: «Il faut continuer à parler à l'électorat populaire qui a voté pour Le Pen et Mélenchon. Et ne pas donner l'impression de tractation, comme Chirac en 1988.»Nicolas Sarkozy devrait donc continuer à parler immigration et frontières, sécurité et justice, islam et laïcité, ou encore «protection» contre les délocalisations et les effets de la crise dans un monde mondialisé. «On appuie sur l'accélérateur avec la même stratégie qu'avant le premier tour», confirme un conseiller. Et cette fois, plus question d'«édulcorer» le discours, comme ce fut le cas dans les deux dernières semaines avant le premier tour. «Les gens n'ont pas envie qu'on leur parle d'économie ou de Banque centrale européenne mais d'immigration et d'autorité», relève un proche, qui critique en creux le discours de la Concorde du 15 avril, jugé trop théorique.
«Harceler Hollande»
Sarkozy, qui devrait faire de nouvelles promesses d'ici au 6 mai, compte bien pousser François Hollande dans ses retranchements sur le droit de vote des étrangers - il est persuadé que les Français y sont hostiles - ou la «régularisation massive des irréguliers» (ce que le candidat PS ne propose pas). «On va être odieux!» rigole un conseiller, qui reconnaît que tous les coups seront permis. «Il faut harceler Hollande comme ils m'ont harcelé», a conseillé Sarkozy. Il a précisé à ses proches qu'il s'adresserait aussi aux électeurs de Bayrou. «On répond au vote de crise et on rassemble. On est tous des humanistes.» Même si la veille, à l'Élysée, Sarkozy avait reconnu que les hésitations entre sa stratégie ancrée à droite et les appels du pied à Bayrou lui avaient sans doute «coûté la première place». «J'ai bien fait de ne pas écouter tous ceux qui me conseillaient de me recentrer. Je continuerai à parler au peuple».Nicolas Sarkozy, qui a effectué son premier déplacement d'entre deux tours à Tours (lire ci-dessous), sera mardi à Longjumeau, mercredi à Mulhouse, jeudi au Raincy, vendredi à Dijon, samedi en Auvergne. Dimanche, il pourrait faire un meeting à Aix-en-Provence. Lundi prochain, ce sera Toulouse. Puis Toulon. Surtout, le président candidat organisera le 1er mai un grand meeting de plein air à Paris, au Trocadéro, autour de la valeur travail: «À la gauche, les syndicats, à moi, le vrai travail et tous ceux qui travaillent dur», a-t-il résumé.
Dimanche soir, le président s'est attardé dans le carré VIP de la Mutualité, entouré de Carla, ses deux fils aînés, du chanteur Didier Barbelivien et de son ami, l'avocat Thierry Herzog. Sarkozy s'est tourné vers l'un des piliers de sa campagne, qui portait autour du cou un chèche de couleur verte: «Cette écharpe, il ne faut surtout pas la quitter. Le vert, c'est la couleur de l'espoir!»
Fillon : «Le match Sarkozy-Hollande, c'est maintenant !»
François FILLON. - J'ai toujours dit que cette élection serait très serrée. Tout était fait depuis des mois pour convaincre les Français que les jeux étaient faits d'avance, que c'était plié. Or, après cinq ans de bombardements intensifs anti-Sarkozy, après une crise qui a provoqué la chute de plusieurs gouvernements européens, après une campagne d'une violence inouïe contre le bilan et le président, il n'y a que 1,4 point d'écart entre Nicolas Sarkozy et François Hollande! C'est la démonstration qu'il n'y a pas de réelle envie de gauche.
La poussée du vote FN vous inquiète-t-elle?
Ce vote protestataire est l'expression de souffrances, d'un mal-vivre, d'une grande inquiétude sur l'identité française et la capacité des vieux pays européens à résister à la mondialisation. Il faut apporter des réponses à cela. C'est ce que fait Nicolas Sarkozy depuis le début de cette campagne. Ses réponses sont plus crédibles que celles de François Hollande, que ce soit sur la sécurité, l'immigration ou la protection des Français dans un contexte de mondialisation.
Malgré tout, Nicolas Sarkozy n'a pas réussi à siphonner les voix FN dès le premier tour, comme il l'avait fait en 2007. Est-ce un constat d'échec?
Mais, entre-temps, il y a eu la crise! Regardez ce qui s'est passé dans la quasi-totalité des pays européens: les gouvernements en place ont été battus! Et dans un grand nombre de pays, on a assisté à la hausse d'un vote de protestation. La France par rapport à ces pays résiste mieux. Ce vote protestataire nous renvoie à la nécessité d'aller plus vite dans la mise en œuvre des réformes. Et il nous concerne tous, à droite comme à gauche.
Le conseiller du président, Patrick Buisson, répète que le centre de gravité du pays s'est déplacé à droite, ce que vous avez toujours contesté. Le premier tour valide-t-il son analyse?
Les Français qui expriment un vote de protestation se moquent éperdument de la droite, de la gauche ou du centre! Ils expriment un ressenti des difficultés de leur vie. La campagne qu'a faite Nicolas Sarkozy au premier tour n'était ni à droite, ni à gauche, ni au centre. Il n'en changera pas au second tour. Il s'agit désormais d'aller à l'épreuve de vérité avec le candidat de gauche, et non pas de zigzaguer pour aller chercher tel ou tel électeur. Ce serait contraire à l'esprit de la Ve République.
Quelle sera votre stratégie entre les deux tours? Comment s'adresser à la fois aux électeurs de Marine Le Pen et de François Bayou?
Il faut parler au peuple français! J'ajoute que Nicolas Sarkozy est le seul qui soit réellement engagé sur la réduction des déficits, tandis que François Hollande a annoncé une série de dépenses nouvelles. Sur la question européenne, le candidat PS remet en cause les engagements européens de la France et les traités. Et son nouvel allié, Jean-Luc Mélenchon, disait dès dimanche soir qu'il fallait casser l'axe franco-allemand! Le seul qui incarne un projet européen fort, c'est Nicolas Sarkozy. C'est donc lui qui répond le mieux aux attentes des centristes. Moi-même, je n'ai d'ailleurs jamais cessé de dialoguer avec les centristes. S'agissant des attentes des électeurs du FN, Nicolas Sarkozy est plus crédible sur l'immigration, la sécurité et la lutte contre les délocalisations. Comme sur la lutte contre les communautarismes et le refus d'accorder le droit de vote aux étrangers non communautaires aux élections locales. Pour résumer, le président ne variera pas de stratégie, comme il n'a jamais varié depuis le début de sa campagne.
Redoutez-vous que le 6 mai se transforme en référendum anti-Sarkozy?
On a déjà présenté le premier tour comme un référendum contre Nicolas Sarkozy ; il ne s'est pas produit! Je crois que les Français veulent le match, dans toute sa vérité. Le match, c'est maintenant! C'est pourquoi Nicolas Sarkozy a proposé trois débats. Il attend avec impatience la confrontation avec un candidat socialiste qui a basé toute sa stratégie sur le «Sarko-bashing», le rejet du président. Ça n'a pas marché. Lors de cette confrontation attendue des idées et des personnalités apparaîtra clairement la détermination du président, son autorité, sa capacité à assumer la fonction de chef d'État dans la crise. Ce qui ne sera pas le cas pour François Hollande.
En cas de défaite de Nicolas Sarkozy, quelle position prendrez-vous, au soir du deuxième tour?
Dans tous les cas de figure, ma position sera la même: j'appellerai à l'unité de la majorité pour conduire la bataille des législatives.





















