TOUT EST DIT

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jeudi 25 septembre 2014

Air France : des syndicats en dessous de tout

Quand donc la France aura-t-elle des syndicalistes responsables… et « citoyens » ?

Quand donc aura-t-elle aussi des chefs d’entreprises convaincus de leurs options et prêts à les défendre au mépris des obstacles, pour le bien commun et la pérennité de l’entreprise dont ils ont la charge ?
La bêtise syndicale a déjà coûté cher à la France
La France a perdu sa sidérurgie en grande partie du fait de l’intransigeance des syndicats, la France a perdu ses ports de commerce du fait de l’intransigeance des syndicats, la France a perdu sa marine marchande du fait de l’intransigeance des syndicats, la France a perdu son réseau ferré du fait de l’intransigeance des syndicats, la liste est longue et je suis sûr que vous la compléterez vous-même.
C'était un beau logo, quand même...Adieu Air france
Aujourd’hui, c’est le transport aérien français qu’une bande de privilégiés, au nom de leurs intérêts personnels et au mépris de l’intérêt collectif, est en train de mettre en jeu. Parce que leur statut est issu d’une époque bénie où le transport aérien, prenant le relais des paquebots était réservé à une élite qu’on servait en gants blancs et uniformes galonnés, les pilotes d’Air France refusent de comprendre que la démocratisation passe par la réduction des coûts et que le bon peuple ne vit plus l’avion comme une croisière mais comme un autobus de l’air chargé de l’amener d’un point à un autre. Oui, c’est clair, on ne paie pas un voyage en autobus le prix d’une croisière en paquebot.
Travailler à une refonte du statut de pilote de ligne
air france rené le honzecSi ces réactionnaires de pilotes de l’air avaient un soupçon de bon sens, ils feraient aujourd’hui un mouvement pour exiger la remise à plat de leur statut, permettant ainsi à Transavia d’embaucher des pilotes français. Car, si leur crainte, justifiée, est que demain il y ait plus de pilotes étrangers que de pilotes français dans la compagnie française, c’est uniquement parce que leur statut et le coût de la main d’œuvre sont trop onéreux.
Oui, c’est vrai, chez les pilotes français, comme dans toute l’activité économique de notre pays, on travaille moins que dans toutes les autres compagnies. Il n’y a pas moins d’accidents pour autant. Oui, c’est vrai, le salaire moyen d’un pilote d’Air France n’est pas plus élevé que celui de la plupart des autres compagnies, y compris low cost(le turn over de pilotes chez Easy jet est plutôt moindre que dans la moyenne des compagnies). Mais le coût de revient, avec les charges, les acquis, le tout rapporté au nombre d’heures de vol les situe au-dessus de tous les autres. Sur un marché où les prix sont le critère principal du choix des passagers, c’est rédhibitoire.
Si le syndicat des pilotes était réellement préoccupé par l’emploi en France, au lieu de casser Air France en s’arcboutant sur leurs acquis, ils exigeraient un statut comparable à celui des autres pilotes européens. Ils seraient alors en mesure d’exiger que la compagnie s’engage à embaucher des pilotes français. Ils feraient alors preuve de responsabilité et de « citoyenneté ». Mais savent-ils encore ce que ces mots veulent dire ?