TOUT EST DIT

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lundi 19 novembre 2012

Le social-nihilisme

Le social-nihilisme


A l’époque de la présidence Sarkozy, la France avait une politique, le mouvement était permanent, les réformes s’enchaînaient de semaine en semaine : service minimum, autonomie des universités, défiscalisation des heures supplémentaires, peines planchers, retraites, etc. Nous n’avions pas une seconde de repos, chaque instant était précieux. En 6 mois, une œuvre considérable avait déjà été accomplie. Or après un semestre d’alternance, la vie publique française est comme figée, gelée. Les seules décisions consistent à remettre en cause les acquis de la période précédente. Certaines auront des conséquences affreuses : la suppression de la rétention de sureté, créée par Nicolas Sarkozy contre vents et marées, aboutira à remettre en liberté à l’issue de leur peine des kidnappeurs, violeurs et tueurs multirécidivistes dont on sait presque à coup sûr qu’ils vont  recommencer, leur dangerosité étant avérée. Qui en sera la victime ? Ta fille, la mienne ? Ou bien ces choix sont en décalage total avec la réalité. Etrange mesure que ce « mariage pour tous » qui pousse les Français à descendre dans la rue. Les couples – hommes et femmes – ne se marient presque plus mais ou voudrait répandre du « mariage » partout ailleurs. Ce n’est même plus une affaire des homosexuels puisque beaucoup d’entre eux manifestent contre ce projet. En réalité, l’objectif est d’anéantir le mariage en le banalisant, tout en abrogeant les notions de père et de mère, qui sont parmi les repères fondamentaux de toute civilisation. Nous ne sommes plus dans une vision positive, constructive, réformiste de la société, mais au contraire nihiliste. Dans ce contexte, on peut imaginer que la prochaine alternance n’attende pas forcément 4 ans et demi et que la présente législature n’aille pas jusqu’à son échéance (précédent de 1997). Une crise politique peut survenir - qui sait? - même si une telle issue n’est pas la plus probable. Avant et au lieu de se chamailler pour les postes, la responsabilité de l’opposition devrait être en tout cas de préparer l’avenir.

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