TOUT EST DIT

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mardi 17 juin 2014

Et si l'UMP devenait enfin un parti de droite ?

Un parti n'existe pas seul, mais dans une double interaction: celle-ci est, d'une part, verticale dans le cadre des relations avec les électeurs et, d'autre part, horizontale vis-à-vis des autres formations constituant, avec lui, l'échiquier politique.
Devant la tripolarisation du système partisan qui se dessine, l'UMP est sans doute la force politique qui se retrouve dans la plus mauvaise posture, puisqu'elle est prise en étau entre la gauche (qui, bien que moribonde, essaie de la concurrencer par un discours social-libéral) et le FN (qui, sur sa droite, progresse en la repoussant sur sa gauche). L'UMP court donc le risque réel d'une implosion, en particulier si elle n'arrivait pas à qualifier son candidat au second tour de la prochaine présidentielle.
D'ici là, en admettant que l'UMP ne disparaisse pas pour des raisons judiciaires et / ou financières, elle est confrontée à au moins quatre délicats enjeux: identitaire, organisationnel, stratégique et idéologique. Ceux qui auront dans les mois à venir la direction de l'UMP auront à déterminer la position de ce parti dans ces quatre domaines.
1. L'enjeu identitaire
L'UMP est confrontée à la crise de confiance des électeurs vis-à-vis du personnel politique. La question de la dénomination du parti n'est certes pas sans intérêt, mais la résorption de la distorsion entre le peuple et les élites politiques sensées le représenter est un enjeu bien plus fondamental car une crise de la représentation peut dégénérer en une crise institutionnelle.
Abandonner une «marque» dont la crédibilité est détériorée, changer le nom du parti pour se débarrasser d'une image pour le moins écornée est sans doute utile. Mais, de la même manière qu'ils savent bien que les querelles de personnes traduisent plus souvent des luttes de carrière que des débats de fond, les citoyens ne seront pas dupes de la manœuvre si cette éventuelle transformation n'était pas accompagnée d'un renouvellement du personnel politique incarnant ce «nouveau» parti.
Or, il est assez douteux que, s'ils n'y sont pas contraints et tant qu'ils auront ne serait-ce qu'une lueur d'espoir, peu de ténors ne laissent la place à de nouvelles figures. Conjurer le désabusement des électeurs en tablant sur le rejet de la gauche ne sera peut-être pas suffisant (cela a fonctionné lors des dernières municipales mais pas aux européennes). En une phrase: changer le décors sans changer les acteurs et le texte, cela risque de ne pas faire revenir les spectateurs. Cela pourrait même en faire fuir d'autres.
2. L'enjeu organisationnel
L'UMP n'échappe pas à l'évolution (accélérée par le quinquennat) qui, depuis plusieurs décennies, frappe l'ensemble des partis politiques: ils sont devenus des écuries pour la présidentielle. A cela s'ajoute que la droite est, plus que la gauche, psychologiquement attachée à la figure du chef (de famille, d'entreprise du parti, de l'Etat). Dans sa refondation, l'UMP pourrait donc être tentée de se focaliser sur la recherche de l'homme providentiel, celui qui devrait lui assurer à la fois l'unité et la victoire. Or, pour dire les choses d'une manière familière, c'est peut-être mettre la charrue avant les bœufs. C'est parce qu'il existe d'abord un corps social ayant une identité qu'une tête émerge naturellement et peut en assurer la direction. Et non l'inverse.
Il est vrai que des primaires (dont l'organisation est théoriquement prévue) ne siéent pas à un ancien chef de l'Etat. Cependant, si l'UMP ne prend pas le temps (et le risque) de déterminer sa composition (ses forces internes d'un point de vue tant social qu'idéologique), elle pourra peut-être préserver, un temps, un semblant d'unité mais n'en constituera pas moins une auberge espagnole susceptible d'imploser dans le cas d'une forte crise existentielle. Puisque l'existence de courants a été institutionnalisée, pourquoi cela ne s'est-il pas traduit par un renouvellement du discours et des têtes d'affiche en respectant la représentativité des diverses tendances?
Si le phénomène majoritaire (qui veut qu'un président de la République nouvellement élu obtienne une majorité à l'Assemblée nationale) fonctionne encore, la fidélité électorale envers les partis s'émousse: le vote déterminé se rétracte et le vote flottant (en fonction de l'offre électorale et des circonstances) progresse. Par conséquent, un parti qui focaliserait son fonctionnement uniquement sur la présidentielle en se désintéressant des autres enjeux politiques prendrait le risque de ne plus apparaître au service du bien commun et donc de voir nombre de ses électeurs se détourner de lui.
3. L'enjeu stratégique
En admettant que la tripolarisation perdure (si le vote FN peut traduire une protestation il est de plus en plus d'adhésion) et donc qu'elle affecte le phénomène majoritaire, il est possible qu'aucune majorité à droite ou à gauche ne puisse être dégagée. C'est dans ce contexte que doivent être analysées les options de positionnement et d'alliance qui s'offrent à l'UMP.
Grosso modo, les sympathisants de l'UMP se partagent en deux camps d'égale importance: il y a ceux qui souhaitent des accords avec le FN et ceux qui les rejettent. Si la première option a le bénéfice de la clarté, l'étendue de la seconde n'est pas toujours explicitement exposée. Car dans le cadre de l'alliance au centre se pose la question se savoir où celui-ci s'arrête-t-il? Un rapprochement avec un centre qui «fantasme» sur le fait de jouer le rôle pivot dans une grande coalition à l'allemande, à cheval sur la gauche et la droite, sera-t-il plus facilement accepté par les électeurs de l'UMP qu'une entente avec le FN? Rien n'est moins sûr. Car la défaite de Nicolas Sarkozy, en 2012, a été le résultat de la démobilisation de son électorat de 2007 heurté par l'ouverture à gauche et une politique dont l'identité de droite, contrairement à la campagne électorale, avait disparu.
4. L'enjeu idéologique
Il sera donc inévitable pour l'UMP, sinon de faire son examen de conscience, du moins de se pencher attentivement sur les questions idéologiques. Il est certain que l'UMP se trouve, là encore, dans une position délicate car, sur de nombreux sujets (construction européenne, évolution des mœurs, identité nationale), la ligne de fracture passe, de manière sinueuse, plus au sein de la droite (au sens électoral du terme) qu'entre celle-ci et la gauche.
Trois insécurités frappent la société: une insécurité physique et matérielle, une insécurité économique et sociale et, enfin, une insécurité culturelle. Or, sur ces trois sujets, l'abandon de ce qu'il est convenu d'appeler la «ligne Buisson» semble risqué (les élections européennes l'ont d'ailleurs démontré). En effet, les facteurs sociologiques semblent plaider pour un discours de droite sans complexe: les enquêtes de victimation ont montré qu'il y a trois fois plus d'infractions commises que de délits et crimes enregistrés par les services de police ; 60 % des Français constituent la France périphérique qui pâtit de la mondialisation ; les 3 / 4 des Français estiment que ce sont les étrangers qui doivent d'adapter à la culture française et non l'inverse.
Le positionnement de l'UMP devra donc prendre en compte à la fois les choix doctrinaux et la réalité sociale, déterminer si les idées qu'elle développe sont, ou non, en prise avec la réalité sociologique. Ce parti est confronté à la pression du «mouvement dextrogyre» qui le met devant une alternative: droitiser son programme pour se maintenir sur son créneau électoral traditionnel ou glisser sur sa gauche (et libérer de l'espace politique à droite) si elle entend maintenir son discours dont les idées sont, en partie au moins, issues de la gauche et communes avec elle. L'UMP est à la croisée des chemins: sa refondation fera-t-elle d'elle un parti de droite?

FAUT PAS RÊVER !!

Bataille du rail


Bataille du rail

Le meilleur moyen de savoir finir une grève, c'est encore de savoir… ne pas la commencer. Sauf à avoir de vraies bonnes raisons pour cela. Le mouvement des cheminots CGT et Sud-Rail, qui entrera aujourd'hui dans son 7 e jour, cherche vainement une sortie honorable. Il n'a d'autre solution que de se réfugier dans un jusqu'au-boutisme vaguement suicidaire dont témoigne le nombre sans cesse décroissant de grévistes. Débordée par une partie de sa base, la direction de la centrale cégétiste ne sortira pas renforcée, contrairement à ses objectifs, de ce « bras de fer » avec le gouvernement.
Surtout que l'on va passer aujourd'hui du terrain social au terrain politique avec la discussion de la réforme ferroviaire devant l'Assemblée nationale. Là où, précisément, les représentants du peuple français ont toute légitimité (plus en tout cas qu'une minorité de grévistes) pour décider des lois. C'est d'ailleurs pour cela que l'on pourrait souhaiter des débats dépourvus de polémiques sur fond de basses considérations politiciennes. Dans cet esprit, il serait bon que la droite se dispense d'une « bataille du rail » et soutienne la réforme.
Une fois de plus, l'UMP n'en prend pas le chemin. Du moins certains de ses membres. C'est entendu, cette réforme ne va pas assez loin (sur la gestion de la dette ferroviaire notamment) mais elle va dans le bon sens. Pourquoi, dès lors, s'opposer à un texte qui constitue une avancée, aussi mince soit-elle ? Par souci revanchard envers une gauche qui fut en son temps l'alliée indéfectible et systématique des syndicats contre toute réforme de droite (retraite, SNCF, éducation, etc.) ? On en voit hélas le résultat dans un pays où toute réforme d'envergure s'achève inéluctablement en réformette.
Il est des moments où l'intérêt général du pays devrait pourtant passer avant les considérations partisanes. La droite trouvera bien d'autres occasions de « s'opposer ». Après tout, elle pourrait se réjouir devant les difficultés d'un exécutif, inhabituellement « droit dans ses bottes », découvrant que l'exercice du pouvoir s'accommode mal des promesses inconsidérées.



L’école invite des 6e à simuler un mariage gay


L’école invite des 6e à simuler un mariage gay

Ce sont de grands malades. Des pervers totalement obsédés qui dans un pays normal devraient se retrouver derrière les verrous : dans le cadre de leur cours d’instruction civique, deux petits garçons de 6e du collège de Saint-Pol-de-Léon (Finistère) ont été « mariés » à la mairie par Hervé Jézéquel, premier adjoint, sous les applaudissements de leurs professeurs. Le but annoncé était de les familiariser avec le fonctionnement des services municipaux !
Comme chaque année, les élèves ont été invités à découvrir le fonctionnement de la mairie, lors d’ateliers animés par les élus et agents territoriaux. Il paraît, alors qu’ils ne savent pas tous lire, qu’ils apprennent ainsi les rouages de l’administration : la mairie, les élus et les services présentés par le maire Nicolas Floch. L’état civil et le mariage par Hervé Jézéquel, adjoint au maire. Trois mariages ont été suivis par l’ensemble des 72 élèves en visite.
Sauf que lorsqu’il s’est agi de procéder à un mariage fictif – drôle d’idée pour des enfants qui en avaient déjà vu trois, mais que des hétéros il faut dire, quelle misère dans le Finistère ! – ce sont deux garçons qui ont été appelés à jouer le rôle de deux homosexuels se présentant devant l’officier d’état civil pour la cérémonie de mariage. Un simulacre parfaitement bien pensé et préparé, destiné à familiariser les enfants avec le « mariage pour tous ». Mais l’opération aura peut-être l’effet totalement inverse. On imagine comme les petits garçons en question ont dû se sentir à l’aise et pas traumatisés du tout par cette dinguerie vicieuse de leur professeur, appuyée par la municipalité. Est-ce qu’au moins on leur a demandé d’« embrasser le marié » ?

Gay Pride raciste

A côté, la Gay Pride annuelle lyonnaise fait presque figure de fête de charité.
Largement dénudé, arborant perruques multicolores, lunettes fluo et oreilles de lapin mais aussi de nombreux sosies de Conchita Wurst, le cortège décrit comme « relativement bon enfant » par l’AFPqui n’en rate pas une, a fait son show au son de la techno.
Derrière les Jeunes Socialistes (qui comptent de plus en plus d’obèses, il faut que Michèle Obama fasse quelque chose) on trouvait sans surprise le Front de Gauche, la CFDT, la CGT et Amnesty International (qui dénonçait les peines de prison à perpétuité menaçant les homosexuels en Ouganda). Les communistes du Rhône avaient appelé à marcher « pour les droits des homosexuels, des bisexuels et des transsexuels ». Parmi les revendications, la création d’un « parcours de transition pour les transsexuels », l’ouverture aux homosexuels du don du sang, l’accès à la GPA et à la procréation médicalement assistée et le droit de se prostituer sans que la loi ne « stigmatise, précarise ou mette en danger » les travailleurs du sexe.
« Familles comme les autres ! » et « La parentalité n’est pas biologique, elle est politique » clamaient deux banderoles, alors que Lyon reste l’un des plus virulents foyers d’opposition au « mariage » et à l’adoption par les couples homosexuels. La Manif pour tous avait dénoncé dans un communiqué une « Marche de la Honte », appelant « tous les citoyens » à « exprimer publiquement et massivement leur désapprobation ».
Racisme anti-flic ? A la Gay Pride de Toulouse, des représentants du Flag’ qui n’avaient pourtant plus grand-chose à voir avec des policiers, membres de l’association contre l’homophobie au sein de la police et de la gendarmerie, ont été violemment exclus de la manifestation. Sous les injures. Comme quoi il y aurait des homos plus purs que d’autres qui vous épurent. Ce qui est toujours intéressant à observer au sein d’un lobby qui prétend lutter avant tout contre les discriminations.


VIVEMENT QUE CETTE GAUCHE DÉPRAVÉE S'EN AILLE,
ET POUR DE BON !!!!

lundi 16 juin 2014

Fascination morbide

Fascination morbide
"Notre pays peut se défaire et se donner à Marine Le Pen", a déclaré Manuel Valls, ce samedi 14 juin devant le conseil national du parti socialiste. Même si ce n’est pas nouveau, je trouve regrettable qu’un Premier ministre parle devant son parti. Il est au service de la France, pas d’une formation politique. La France, dans l’histoire, même "défaite", même au fond de l’abîme, ne se donne jamais à n’importe qui. Le 18 Brumaire, elle se donne à Bonaparte, général en pleine gloire, victorieux en Italie. En octobre 1917, elle se donne à Clemenceau, mais ce dernier avait été auparavant un grand président du Conseil au début des années 1910. Le 30 mai 1958, elle se donne à de Gaulle, auteur de l’appel du 18 juin et chef de la Résistance. Même le 17 juin 1940, quand elle se donne en pleine débâcle – malencontreusement – à Pétain, ce dernier est à ses yeux "le vainqueur de Verdun". Et quand elle fut à deux doigts de se donner au général Boulanger, en 1888, ce dernier avait été auparavant un excellent ministre de la Guerre, soutenu par les radicaux-socialistes. C’est bien mal connaître la France et la sous estimer que d’imaginer qu’elle pourrait se "donner" à un simple chef de parti sans autre titre de gloire que celui-là, et qui plus est, héritier de sa position. Les dirigeants aiment bien répandre un parfum d’apocalypse, cela permet d’oublier les problèmes de l’heure. Et puis, une France "se donnant" au fn, n’est-ce pas l’expression du rêve profond de toute une partie de la nomenklatura de gauche: voici enfin la preuve de la France telle qu’ils la voient au fond et la considèrent. Moi je pense qu’il est exclu que le fn arrive un jour au pouvoir: son image est éternellement inacceptable pour 70 à 80% des Français. S’il avait dû percer, dans le climat de décomposition actuelle, ce parti qui existe depuis quarante ans, serait à 40% du corps électoral au moins (score du RPF en 1947) et non à environ 10% comme aux dernières élections européennes. Il est des histoires, des paroles, des attitudes, des déclarations qu’un peuple n’oublie jamais. Le phénomène de "dédiabolisation" n’est qu’une invention médiatique à laquelle adhère avec bonheur toute la presse gauchisante. Le fn n’existe que par la bêtise et la lâcheté du camp des républicains modérés. Rien de durable ne peut se bâtir sur la crétinerie ou la couardise des autres. Enfin, j’en ai vraiment marre de la soupe au fn, de ces médias, commentateurs, politicards, journalistes, débatteurs, pseudo-intellectuels qui ne parlent que de lui du matin au soir, comme sous l’effet d’une fascination morbide et d’un calcul secret celui de la disparition de l’opposition républicaine. Mais c’est bien ce que je suis en train de faire me direz-vous (parler du fn)! Certes, mais je voulais répondre à la petite phrase de Valls qui m’a exaspéré. Maintenant, j’arrête d’en parler.

Voies de garage

Voies de garage


Rendons au moins cette grâce aux « irréductibles » cheminots grévistes : dans leur insupportable égoïsme, ils nous ont épargné l'habituel « bachotage » journalistique sur l'utilité de cet examen qui ne sert plus à rien puisque 95 % des candidats (redoublements et repêchages compris) l'obtiennent… sauf s'ils ont raté leur train ! Les cégétistes du rail ont ainsi contribué à redonner tout son lustre à cet examen totalement déprécié. Au-delà du stress réel subi par les familles et les candidats, le sabotage des épreuves, par une minorité d'irresponsables, prend même l'allure d'une catastrophe nationale. Le gouvernement n'a pas été le dernier à brandir le caractère « sacré » du bachot pour renforcer l'impopularité de la grève dans l'opinion et jouer le pourrissement de la situation.
On aurait préféré que soit affichée, en amont, plus de fermeté par l'exécutif avant qu'il ne se résolve, impuissant, à tirer le signal d'alarme. Pour tout dire, le gouvernement, après de multiples réunions préparatoires sur la réforme ferroviaire, n'avait guère misé que sur une petite grève de principe. Las ! On n'est jamais si bien trahi que par les siens.
Le plus drôle (!) serait que, par leur action incontrôlable, les grévistes donnent des billes à ceux qui prônent, depuis des années, la fin du baccalauréat sous sa forme actuelle. Personne n'ose trop le souligner pour le moment, mais nombreux sont ceux qui prendront bientôt le train en marche – si l'on peut dire – pour dire que le bac est un « machin » trop complexe et trop coûteux (150 millions d'euros) pour son résultat.
Ce qui renvoie aux difficultés de réformer dans ce pays en raison des blocages corporatistes ou syndicaux. La réforme du bac, vers plus de contrôle continu, mettrait un terme aux années scolaires tronquées dans les lycées pour cause de mobilisation des locaux et des enseignants. Le mythe du diplôme national ne résiste pas aux 52 % d'échecs enregistrés dès la première année de fac. Au nom du refus utopique de la sélection, comme au nom de la préservation du statut cheminot, notre société préfère multiplier les voies de garage.

Faut-il supprimer l'impôt?


Un Etat disposant du pouvoir de création monétaire pourrait en théorie se passer d'impôt. Celui-ci devrait être ajusté en fonction de deux objectifs: éviter l'inflation et assurer le plein emploi
 Un Etat souverain n'a nullement besoin de lever des impôts pour financer ses dépenses publiques. En effet, les Etats-Unis - depuis leur création et hormis sept épisodes relativement brefs - ont toujours tourné avec des budgets systématiquement déficitaires. Le gouvernement d'une nation indépendante peut donc dépenser sans avoir à s'inquiéter de ses recettes. En théorie en tout cas, car la réalité de fortes poussées inflationnistes à laquelle il s'expose si son économie opère à plein régime finit toujours par le rattraper.
C'est là qu'il se doit de prendre toute une batterie de mesures afin de juguler la surchauffe: augmenter les impôts, réduire ses dépenses, voire exercer un contrôle sur les prix et les salaires... Autant de mesures destinées, non à équilibrer son budget, mais en premier lieu à maîtriser l'inflation, dans le cas où l'Etat dépense sans se préoccuper de ses revenus, c'est-à-dire dans le cas des Etats-Unis d'Amérique depuis leur création.

 L'impôt justifie l'existence de la monnaie

Dans ces conditions, pourquoi ne pas supprimer toute notion d'impôt? Pour une raison fondamentale en fait, qui est que c'est précisément l'impôt qui définit la monnaie, tout comme c'est l'impôt qui justifie en définitive l'existence de l'argent. Comme les impôts et les taxes doivent effectivement être réglés en unités de monnaie, le fait de s'en acquitter devient dès lors fondateur du point de vue de la définition de la monnaie servant de référence à ce règlement.
L'Etat, qui dispose du privilège exorbitant de battre en exclusivité sa propre monnaie, est en même temps tenu d'accepter cette même monnaie en remboursement des impôts et des taxes qu'il lève sur ses citoyens et résidents. Loi élémentaire du crédit, néanmoins cruciale tant sur le plan matériel qu'intellectuel, car elle implique que ce devoir pour les citoyens de s'acquitter de leurs impôts créé une demande mécanique - voire naturelle - en monnaie, utilisée précisément pour remplir cette obligation.

 La valorisation de la monnaie étroitement liée au paiement de l'impôt

Comme c'est en monnaie que se paient les taxes, l'Etat est donc tenu de la fournir - d'une manière ou d'une autre - à ses citoyens, afin qu'ils soient en mesure de la lui restituer partiellement sous forme d'impôts. Voilà pourquoi l'Etat doit dépenser pour injecter cette même monnaie dans le système. Voilà aussi pourquoi la monnaie en question est acceptée comme moyen de paiement dans le cadre des transactions privées, car sa valorisation - et sa validité - sont en finalité étroitement dépendantes de cet acte consistant à payer l'impôt à l'Etat.

L'Etat disposant de la création monétaire pourrait se passer de l'impôt

Donc, si l'Etat n'a pas forcément besoin de lever l'impôt afin d'assumer ses dépenses, le paiement par les citoyens des taxes et des impôts a néanmoins une importance vitale en cela qu'il induit une demande en monnaie (de la part des contribuables) que l'Etat est forcé d'honorer (en la créant). Et c'est précisément parce que cet Etat dispose de la faculté de création monétaire qu'il pourrait se permettre - dans l'absolu - de dépenser en se passant des impôts et des taxes, tout simplement en imprimant suffisamment de monnaie pour régler ses dépenses.

 Un privilège abandonné par les pays de la zone euro

Privilège dont ne bénéficient pas les nations ayant indexé leur monnaie nationale à l'or ou au dollar car, comme elles doivent être en mesure de convertir à tout moment leur monnaie contre l'or ou contre le dollar selon une parité fixe, elles ne peuvent donc émettre leur monnaie nationale qu'en quantités limitées. Privilège dont, soit dit en passant, ne bénéficient pas non plus les membres de l'Union européenne - pas même l'Allemagne - qui de ce point de vue ne sont pas des nations souveraines, puisqu'elles ont abandonné à la BCE leur pouvoir de création monétaire.
Un Etat jouissant d'une monnaie flottante - et souveraine - n'est donc théoriquement pas forcé de taxer ses citoyens pour ses dépenses. En fait, c'est plutôt le raisonnement et l'action inverses qui devraient prévaloir dans le sens où c'est l'Etat qui devrait dépenser sa propre monnaie afin que les contribuables puissent à leur tour être en mesure de la restituer sous forme d'impôts et de taxes! La bonne séquence pour l'Etat étant donc de dépenser d'abord et de taxer ensuite, et non le contraire.

 Sans impôt, d'autres moyens de paiement s'imposeraient

Pour autant, il est hors de question de supprimer l'impôt qui conditionne l'usage de la monnaie. Comme c'est l'impôt qui sous-tend et qui, d'une certaine manière, légitime la monnaie, sa suppression se traduirait par un abandon progressif de l'usage de cette monnaie par les citoyens qui trouveraient d'autres moyens de paiement. Par ailleurs, l'impôt permet de réguler la consommation et l'investissement et de lutter ainsi contre l'inflation. A contrario, des réductions massives d'impôts autorisent la relance de la demande agrégée, de l'investissement et s'avèrent un outil incontournable de lutte contre la déflation.
La bonne gouvernance exigeant pour sa part d'adopter une politique contre cyclique consistant à augmenter les impôts en période de bonne croissance, et de les réduire considérablement dans le cadre de crises économiques. En réalité, une taxation optimale devrait avoir deux et deux seules priorités consistant à assurer d'une part la stabilité de la monnaie et d'autre part le plein emploi.



Petite histoire du droit de grève : si la CGT existe, c'est grâce aux libéraux !


En ces temps de perturbations ferroviaires et d'opérations escargot menées par les taxis, certains sont tentés de remettre en cause le droit de grève. Il n'est donc pas inutile d'en rappeler les origines historiques, pour mieux comprendre ce que la grève peut être, et ce qu'elle ne doit pas devenir.
Contrairement à ce qu'on peut lire parfois, les grandes luttes du 19e siècle sur ce front ont été remportées non par les socialistes, mais par les libéraux, qui à l'époque osaient encore revendiquer cette étiquette. La grande loi de 1864 reconnaissant le droit de grève avait pour rapporteur le libéral Emile Ollivier, tandis que la loi de 1884 autorisant les syndicats fut l'œuvre du député libéral Edouard Lockroy et du ministre de l'intérieur non moins libéral Pierre Waldeck Rousseau. Si aujourd'hui la CGT existe, c'est grâce aux libéraux!
Cette position fut largement inspirée par un discours retentissant du député et économiste libéral Frédéric Bastiat, prononcé à la Chambre le 17 novembre 1849. Bastiat entendait appuyer l'amendement Morin contre la répression des «coalitions industrielles» (autrement dit, des grèves collectives), qui sera finalement repoussé. S'opposant aux conservateurs, et s'inspirant des Britanniques qui avaient autorisé la grève une vingtaine d'années auparavant, Bastiat fonde son raisonnement non sur la lutte des classes, mais au contraire sur la liberté de l'ouvrier.
Interdire la grève, argumente Bastiat, c'est obliger au travail et donc, en un sens, rétablir l'esclavage. «Car qu'est-ce qu'un esclave, si ce n'est l'homme forcé, par la loi, de travailler à des conditions qu'il repousse?» Par ailleurs, comment admettre que la possibilité d'interrompre le travail soit accordée à un homme isolée tout en étant déniée à un groupe? «Une action qui est innocente en soi n'est pas criminelle parce qu'elle se multiplie par un certain nombre d'hommes», la possibilité de s'associer de manière volontaire étant au fondement même de la pensée libérale.
La grève est ainsi conçue comme une manière de faire jouer de manière continue l'offre et la demande (de travail), sans les limiter aux périodes de recherche d'emploi. «Si les ouvriers se sont concertés, se sont entendus et qu'ils disent: Nous ne voulons pas vendre notre marchandise, qui est du travail, à tel prix, nous en voulons tel autre, et si vous refusez, nous allons rentrer dans nos foyers ou chercher de l'ouvrage ailleurs, — il me semble qu'il est impossible de dire que ce soit là une action blâmable». C'est, en un sens, une accélération de la temporalité du marché du travail, qui permet de réévaluer et d'adapter en permanence le taux naturel des salaires.
Enfin, si la grève nuit parfois aux intérêts des grévistes eux-mêmes, qui perdent de l'argent et ternissent leur image, elle est censée les responsabiliser en retour. «Je suis d'accord, explique Bastiat à la tribune, que, dans la plupart des cas, les ouvriers se nuisent à eux-mêmes. Mais c'est précisément pour cela que je voudrais qu'ils fussent libres, parce que la liberté leur apprendrait qu'ils se nuisent à eux-mêmes». Renforcez le service minimum, et vous aurez des grèves continuelles, puisqu'elles deviendront indolores…
En revanche, Bastiat pose des limites à la grève: celles de la légalité et, bien sûr, du dommage à autrui (hormis l'employeur). «Vous avez demandé une augmentation de salaires, nous n'avons rien dit ; vous vous êtes concertés, nous n'avons rien dit ; vous avez voulu le chômage, nous n'avons rien dit ; vous avez cherché à agir par la persuasion sur vos camarades, nous n'avons rien dit. Mais vous avez employé les armes, la violence, la menace ; nous vous avons traduits devant les tribunaux.» L'abus de grève doit être réprimé. Ce serait le cas, par exemple, des opérations escargot des taxis sur les autoroutes, qui ne représentent pas un simple arrêt de travail («force d'inertie», selon Bastiat), mais une nuisance volontaire envers les usagers, et sont d'ailleurs très contestables en droit européen. Si les taxis se contentaient de faire grève, comme à Londres la semaine dernière, ils ne nuiraient qu'à eux-même: l'inscription à Uber y a augmenté de 850% en une journée!
Quid alors de la SNCF? Dans la ligne du raisonnement de Bastiat, je prônerais moins un service minimum, fondé sur l'argument toujours douteux de «l'intérêt général», qu'une ouverture rapide du rail à la concurrence, au nom de la liberté d'entreprendre. L'Allemagne l'a fait il y a déjà vingt ans, à la satisfaction générale. Et ainsi, les grèves pénaliseront davantage les entreprises que leurs usagers - ou plutôt, leurs clients…
Briser le monopole de la SNCF ne sera pas aisé. Rassemblons notre courage en concluant avec Bastiat: «La liberté peut réserver aux nations quelques épreuves, mais elle seule les éclaire, les élève et les moralise.»

dimanche 15 juin 2014

Valls: "La gauche peut mourir", "notre pays peut se donner à Marine Le Pen"


Manuel Valls a estimé samedi devant le bureau national du PS que "la gauche peut mourir" et que le FN peut être présent au second tour de la présidentielle. Il invite la gauche à se réinventer mais reste ferme sur les choix budgétaires du Pacte. 

C'est à un état des lieux sans concession auquel s'est livré le Premier ministre Manuel Valls, ce samedi, devant le conseil national du PS. Un état des lieux du parti, mais aussi de la France. "Notre pays peut se défaire et se donner à Marine Le Pen" a notamment affirmé le locataire de Matignon. Mais cette dramatisation a aussi un objectif: appeler à la discipline parlementaire avant le vote de textes stratégiques. Gros plan sur les principaux extraits de l'intervention de Manuel Valls. 

Marine Le Pen au pouvoir et la mort de la gauche, c'est possible

Selon lui, "nous pourrions basculer (...) dans une ère dans laquelle le risque de voir Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle existe. Une ère dans laquelle un des grands partis républicains et cette fois sans que cela soit une surprise... peut être absent de ce grand rendez-vous électoral. Et si rien n'est fait, ce peut être la droite, ce peut être nous, par conséquent une ère dans laquelle la gauche peut aussi disparaître". 
Car "oui la gauche peut mourir" a martelé le Premier ministre. Elle "n'a jamais été aussi faible dans l'histoire de la Ve République". Et de noter qu'il n'y a"pas d'alternative à gauche", l'échec électoral du PS ne renforçant pas "la gauche de la gauche". "Nous sentons bien que nous sommes arrivés au bout de quelque chose, au bout peut être même d'un cycle historique pour notre parti", a-t-il encore analysé. 

Appel à réinventer la gauche... et à la discipline 

Face à ce constat, le Premier ministre estime que "la gauche doit être capable de se dépasser". "Nous devons nous réinventer. Et nous réinventer dans un contexte particulier: l'exercice du pouvoir, faute de ne l'avoir pas fait dans l'opposition", selon lui. Cette remise en cause ne veut toutefois pas dire que le gouvernement va changer de politique. Manuel Valls appelle en fait les socialistes à se rassembler autour des positions du gouvernement.  

Il a ainsi mis en garde les socialistes sur la nécessité de voter les textes traduisant le Pacte de responsabilité et de solidarité, soulignant que "prendre un autre chemin conduirait à l'échec", samedi, devant le conseil national du PS.  

Promesse fiscale en direction des classes moyennes

Le choix de la politique de l'offre "je l'assume" et "je n'ai qu'une certitude: prendre un autre chemin nous conduirait à l'échec. C'est pourquoi je suis très déterminé à quelques jours des votes importants que nous avons au Parlement. C'est notre crédibilité qui est en jeu", indique-t-il encore. 
D'où cette menace à peine voilée: "Si la tradition de la Ve République, de la majorité parlementaire automatique sous menace du 49-3 n'a jamais fait partie de notre culture", celle de "la reparlementarisation à outrance des institutions n'est pas tenable". 
Le Premier ministre a enfin envisagé des baisses d'impôts pour les classes moyennes d'ici à la fin du quinquennat. "Il nous faudra aussi explorer d'autres chemins, sans tabou. Je pense à la baisse de la fiscalité des ménages et notamment des classes moyennes", a-t-il lancé. "Car je l'ai dit, les impôts sont trop lourds. Mais nous ne pourrons nous engager dans cette voie que si nous avons réduit la dépense publique", a-t-il dit. 
CE PAUVRE CON VEUT FAIRE PEUR AUX FRANÇAIS, MAIS MARINE SERAIT PEUT-ÊTRE PRÉFÉRABLE À CETTE BANDE DE SINISTRES CRÉTINS DE GAUCHE.

En Grèce, la vente des plages pour combler la dette de l'État fait polémique

Les associations s'inquiètent également d'un projet de loi visant à supprimer de nombreuses restrictions qui existent sur les concessions de plage.


Sable fin, eau turquoise et... à vendre. Les plages de la petite île d'Elafonissos, au sud du Péloponnèse, appartiennent désormais au Taiped, le fonds grec chargé de vendre les biens publics grecs dans le cadre du large plan de privatisation visant à combler la dette du pays, relate Le Monde. Au total, plus de 90 plages grecques sont présentes sur le catalogue du Taiped.
Une vente qui fait bondir les habitants de l'île et les touristes. Les premiers s'inquiètent de ce que vont devenir leurs petites plages naturelles au nom du remboursement de la dette grecque. Les seconds refusent de planter leurs parasols devant de gros complexes hôteliers en béton qui pourraient occuper l'arrière-plan. Le catalogue du Taiped suggère également l'installation de villas privatives.

Développer le tourisme... au détriment des plages naturelles

De quoi inquiéter les associations écologistes, la Grèce compte près de 15 000 kilomètres de côtes peu exploitées. Un petit trésor dont l'État grec entend tirer profit, alors que le tourisme pèse pour 17 % du PIB, note Le Monde.
D'autant que le gouvernement a présenté un projet de loi visant à modifier la loi littoral, ajoute le journal. Objectif : supprimer les restrictions, comme les plafonds des superficies des concessions de plage telles que les bars ou les locations de chaises longues, ainsi que le droit de libre accès à la côte pour le public.
"Il va devenir plus simple pour un investisseur de construire un hôtel ou des villas avec un espace privatif allant jusqu'à 10 mètres de la mer, alors que la loi actuelle l'oblige à respecter une distance minimale de 50 mètres. Peut-on encore parler de libre accès à la plage lorsqu'il restera seulement une bande de 10 mètres pour poser sa serviette devant de gigantesques infrastructures hôtelières ?" se demande Georges Chasiotis, responsable des affaires juridiques au sein de l'association WWF, qui vise à protéger l'environnement.
STOP ! LA GRÈCE EST SUFFISAMMENT ABIMÉE COMME ÇA !!!

Comment les riches pensent: les 3 conseils d'un self-made man millionnaire


teve Siebold (lui-même un self-made man millionnaire) a interviewé plus de 1200 millionnaires au cours des trente dernières années, et résumé ses observations dans son livre, « How Rich People Think ».  La principale conclusion de toutes ces conversations, c’est que ce n’est pas une question d’argent, mais plutôt de psychologie.
  • « Après avoir passé beaucoup de temps avec des gens riches, je sais qu'ils ne sont pas plus intelligents que les autres. Ce sont seulement des gens ordinaires avec une ambition et une concentration extraordinaires qui recherchent des niches ou des lacunes du marché ».
  • « Certaines personnes semblent prédisposées pour devenir chef d'entreprise (...) mais tout ce dont vous avez vraiment besoin, c’est le désir ».
  • « Les gens de la classe moyenne se concentrent sur l’épargne. Les riches se concentrent sur les revenus ».
  • «Recherchez les petites opportunités et les marchés de niche. Vous n’avez pas besoin d’ouvrir un McDonalds, mais peut-être pouvez-vous commencer avec une petite entreprise de tonte de pelouse, de nettoyage de piscine ou de vente d’objets sur Ebay. (...) Souvenez-vous: ce n’est pas une question d’argent, mais de manière de penser. Les gens riches cherchent des problèmes à résoudre, puis développent les compétences, la passion et le talent pour les solutionner ».
  Siebold donne également ses trois meilleurs conseils pour devenir riche:
  1. « Fréquentez des gens riches. Vous ne prendriez pas des conseils de remise en forme d’une personne qui ne serait pas mince, donc pourquoi voudriez vous prendre les conseils de personnes qui ne sont pas riches ? Écoutez comment les gens riches parlent d'argent et d’opportunités, comparez leur état d’esprit au vôtre, et tirez-en des conséquences sur les changements que vous devez apporter à votre attitude.
  2. N’écoutez pas les gens qui vous disent que vous n’avez pas les diplômes, l’argent, le talent. Les écouter et les croire pourrait remettre vos projets en question.
  3. Identifiez vos talents et découvrez comment vous pouvez les utiliser pour devenir riche. Siebold: « Tout le monde a un certain talent, mais la plupart ne se rendent pas compte de leur valeur ».

La relève interdite

La relève 

interdite
Le plus tragique, dans le camp des républicains modérés, ce n’est pas le retour de la vieille garde, les Alain Juppé, François Fillon, Jean-Pierre Raffarin. On pourrait y voir une solution transitoire, un passage de relais. Non, le plus préoccupant, c’est bien l’absence de relève visible en perspective. J’en ai fréquenté beaucoup, de près ou de loin, et ils me donnent le sentiment, sans méchanceté, d’être formatés sur le même modèle, celui de bons gestionnaires sans doute, mais fausses intelligences, le crâne vide d’idées, de vision, de perspective, têtes bien pleines plutôt que bien faites: le Maire, Valérie Pécresse, Bertrand, NKM, Chatel, etc. Ils voudraient diriger la France comme on gère une collectivité locale. Face à la faillite d’un pouvoir socialiste qui s’éloigne tous les jours de la France, écartelé entre l’idéologie la plus obtuse sur les questions de société et le conformisme absolu en matière économique, cette nouvelle génération devrait avoir un boulevard devant elle. Or, elle est tout en fadeur, tranparente, inexistante. Elle voit la politique par le petit bout de la lorgnette, se résumant à la course à l’Elysée. Cette médiocrité à la fois intellectuelle et humaine, absence de caractère, obsession de la "propreté idéologique" vu comme l’arme secrète de la marche vers le Palais a des conséquences dramatiques, notamment celle de priver d’espoir politique la jeunesse ou de pousser une partie d’entre elle vers des pitreries démagogiques. Il existe dans la vie publique française, quelques responsables au sens fort du terme, lucides, à la fois mesurés et fermes dans leurs convictions et prêts à s’engager pour le pays. Mais le monde médiatique les ignore obstinément: même minoritaires, ceux là sont beaucoup trop dangereux à ses yeux. Il faudra que la crise de société qui couve depuis si longtemps explose enfin pour que peut-être, poussés par les circonstances, ils sortent de leur silence et anonymat.

La formation archaïque des politiciens français


La déconvenue de ces journalistes russophobes montre qu’ils sont des hommes rivés sur le passé. Dans le passé, les Etats-Unis étaient une puissance conservatrice libérale et chrétienne, l’URSS était une dictature communiste athée. Les Etats-Unis étaient les libérateurs de 1944 face à l’occupation allemande. L’URSS, bien qu’ayant été l’ennemi principal d’Hitler, était surtout la puissance d’occupation de l’Europe de l’Est, enfermée derrière le rideau de fer.
Aujourd’hui, tout s’est inversé et il est difficile de changer ses habitudes de pensée. La Russie est une puissance conservatrice, libérale et chrétienne. Les Etats-Unis exportent de plus en plus au nom des droits de l’homme déformés, une idéologie égalitaire dogmatique qui s’oppose à la famille, à la religion et à la patrie, en tous cas dans tous les pays étrangers. Ils ont introduit ou contribué à introduire le chaos en Irak, en Afghanistan, en Lybie, voire en Syrie, avec des interventions militaires désordonnées, justifiées par des mensonges comme en Irak ou des interprétations frauduleuses de décisions de l’ONU comme en Lybie.
C’est l’inversion des pôles : la Russie est dans le camp de l’ordre et de la paix, les USA dans le camp des révolutions et des coups d’Etat voire des guerres.
Pourtant, des journalistes et des hommes politiques veulent continuer de voir dans la Russie une dictature impérialiste comme l’URSS d’autrefois. Madame Clinton s’est permis des comparaisons entre Poutine et Hitler, ce qui est une ignominie mais aussi une stupidité : à ce compte, c’est comme si l’on accusait madame Merkel d’être une communiste autoritaire sous le prétexte qu’elle a fait partie du dernier gouvernement communiste d’Allemagne de l’Est.
Pour l’Europe, c’est la même chose. L’Union européenne a été créée sur un modèle non démocratique mais bureaucratique, celui des agences fédérales américaines créées par Roosevelt. Aujourd’hui, le monopole de la proposition des lois par la Commission de Bruxelles, le cumul en son sein des tâches législatives et exécutives ne se justifient plus, comme l’a écrit récemment Nicolas Sarkozy, mais on n’ose pas remettre en cause les schémas d’autrefois. Mon camarade Fabius, qui a fait sciences po et l’ENA avec moi, vient de dire que la Grande Bretagne deviendra la Petite Bretagne si elle quitte l’Union européenne. On apprenait en effet il y a 40 ans que « plus c’est gros, plus ces efficace » (théorie des économies d’échelle) alors que les économistes actuels savent que les petites entreprises et les petites économies sont souvent plus innovatrices ! Mon autre camarade Alain Juppé déclare récemment sans rire que la Russie ne produit que des matières premières comme l’Arabie Saoudite : il est vrai que les Français ont la réputation d’être nuls en géographie !
En économie, c’est la même chose. Beaucoup de politiciens et fonctionnaires français ont été formés à l’Ecole nationale d’administration qui, sur le plan de l’enseignement de l’économie, avait 30 ans de retard, restant à Keynes et ignorant les économistes plus modernes comme Hayek. Résultat : on a les impôts les plus décourageants du monde, un interventionnisme brouillon de l’Etat et des réglementations archaïques. Dernier exemple cité dans le Figaro de ce jour : le marché immobilier. La ministre Cécile Duflot qui a été deux ans ministre, une écologiste favorable aux drogues dites « douces » (cannabis) a créé une réglementation détaillée qui bloque les ventes et les achats immobiliers. C’est à un tel point que le gouvernement de monsieur Valls veut revenir sur cette réforme catastrophique. Madame Duflot n’avait toujours pas compris qu’avantager trop les locataires face aux propriétaires finirait par réduire l’offre immobilière au détriment de tout le monde. Elle a repris de vieilles idées dépassées des années 1950.
Notre système de formation des élites en sciences sociales est archaïque et beaucoup d’hommes politiques français vivent encore sur des vieilles idées diplomatiques ou économiques des années 1950. Comme disait notre historien Jules Michelet : « quelle est la première partie de la politique ? L’éducation ; la deuxième partie ? L’éducation ; la troisième partie ? L’éducation. » C’est toujours d’actualité !
Il faudra sans doute attendre un renouvellement de générations pour que les élites politiques françaises se détournent des vieilles lunes. Heureusement, il y a toujours quelques exceptions mais elles sont pour l’instant plus russes que françaises ! 

Bataille radicale

Bataille radicale


Les bisbilles père-fille au Front national et l'armistice très temporaire dans la foire d'empoigne à l'UMP ont relégué au second plan – voire même au troisième – une séquence politique qui, pour être « microcosmienne », n'en est pas moins intense : la lutte entre Laurent Hénart et Rama Yade pour la présidence du Parti radical (valoisien), composante majeure de l'UDI. Une présidence laissée vacante par Jean-Louis Borloo. Les adhérents doivent se prononcer entre le 16 et le 22 juin.
Tout semblait se passer à la bonne franquette lorsque le Canard Enchaînéest venu, mercredi, jeter un pavé dans la mare en révélant que les effectifs du parti ont comme par magie gonflé dans les deux derniers mois, pour passer de 10.000 adhérents à un peu plus de 13.000…
« Ce serait bien que Laurent nous dise ce qu'il en est », a benoîtement suggéré Rama Yade, qui avait le mois dernier réclamé « un scrutin équitable ». Suivez son regard : Laurent Hénart, qui assure la présidence par intérim du parti, ne lui semble sans doute pas étranger à ces milliers de conversions subites au radical-hénartisme.
Réplique furibonde de l'intéressé, jeudi : il a traité sa rivale d'« enfant gâtée » et a dénoncé son « incapacité à jouer collectif ». Et surtout, il l'accuse d'être toujours sous « l'influence » de Sarkozy, dont elle a été la ministre. C'est là qu'apparaît le vrai enjeu politique de ce duel : Hénart, partisan d'une candidature UDI en 2017, suggère que Yade voudrait en fait transformer les radicaux et l'UDI en simples porteurs d'eau du futur candidat Sarkozy.

Grève à la SNCF: La CGT reconduit le mouvement jusqu'à dimanche


 L'entreprise a indiqué prévoir les mêmes conditions de trafic que ce samedi...et ce dimanche...
a grève des cheminots contre la réforme ferroviaire a été reconduite dimanche, a annoncé ce samedi la fédération CGT-Cheminots. Pour ce cinquième jour de conflit, lancé par la CGT et SUD-Rail, la SNCF a indiqué prévoir les mêmes conditions de trafic que samedi.
Le trafic ferroviaire, supérieur à un train sur deux en moyenne sur les grandes lignes, restait perturbé ce samedi, après la reconduction par les cheminots de leur grève contre la réforme ferroviaire et malgré les appels du président François Hollande et du Premier ministre, Manuel Valls, à mettre fin au conflit.

Même situation que vendredi

Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon en appelle, lui, au président François Hollande pour ouvrir «de vraies négociations» dans le conflit, estimant qu'on peut «trouver une sortie de crise ce week-end», dans un entretien auParisien/Aujourd'hui de ce samedi.
Les cheminots grévistes doivent à nouveau se réunir dans la matinée de samedi pour décider ou non d'une reconduction de leur mouvement pour dimanche.
Même si la mobilisation faiblit, selon la direction de la SNCF, le trafic restera perturbé ce samedi dans les mêmes proportions que la veille. Compte-tenu de l'utilisation différente des transports publics le week-end, la SNCF a annoncé des prévisions non pas en fonction des heures de pointe connues en semaine mais sur la journée dans son ensemble.

Quatre trains Intercités sur 10, deux trains par heure sur les RER B et D

Ainsi, pour cette quatrième journée de grève, la direction a prévu deux TGV sur trois sur l'axe Est, un sur deux sur l'axe Atlantique, quatre sur dix sur les axes Nord et Sud-Est et un sur trois sur les relations province-province.
Concernant les trains Intercités, quatre sur dix circuleront en moyenne et le trafic des TER sera de quatre trains sur dix en moyenne.
En Ile-de-France, le trafic sera d'un train sur trois en moyenne avec un service normal seulement pour le RER A. Deux trains par heure circuleront sur les RER B et D, un sur trois sur le RER E et un sur deux sur le RER C par rapport au programme prévu en raison d'importants travaux.
La circulation des Eurostar, des Thalys et des trains vers l'Allemagne sera normale, tandis que seulement un train sur trois circulera vers l'Italie et l'Espagne.

Ne voyager qu'en cas de nécessité

La SNCF réitère son conseil de ne voyager qu'en cas de nécessité, tout en maintenant un important dispositif d'information pour les voyageurs.
Selon la direction de la SNCF, le taux de participation à la grève a baissé de 10 points vendredi par rapport au premier jour de grève et 82% des cheminots étaient au travail. Il y a «un effritement très marqué, continu» de la participation à la grève, mais cette tendance est «moindre chez les personnels roulants», a indiqué François Nogué, DRH du groupe SNCF.
Jeudi soir, la CGT-Cheminots et SUD-Rail ont appelé les cheminots à «poursuivre et amplifier» leur mouvement, afin d'obtenir le report de l'examen par l'Assemblée nationale du projet de loi sur la réforme ferroviaire, prévu à partir de mardi. Les deux syndicat jugent ce projet «fortement néfaste pour le service public SNCF et les cheminots».