TOUT EST DIT

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samedi 11 août 2012

Grèce: un incendie ravage la réserve naturelle du Mont Athos


Plus de 300 militaires, 200 pompiers et 120 volontaires combattent un gigantèsque incendie dans la région du Mont Athos. Les monastères sont pour l'instant hors d'atteinte, mais les flammes ont déjà avalé 1500 hectares. 

Les pompiers grecs, soutenus par l'armée et des renforts serbes, jetaient samedi toutes leurs forces contre un incendie ravageant la forêt épargnée depuis des décennies de la communauté monastique orthodoxe du Mont Athos. Assistés de 120 volontaires, 200 pompiers luttaient dans cette zone montagneuse, soutenus par 14 bombardiers d'eau et sept hélicoptères, a indiqué le bureau de presse des pompiers.
L'armée a de son côté annoncé avoir dépêché sur place 314 de ses membres, ainsi qu'une cinquantaine de véhicules de soutien. Le feu s'étant déclaré mercredi non loin du monastère serbe d'Hilandariou, une des grandes institutions du Mont Athos, 49 pompiers serbes renforçaient ce dispositif, dépêchés vendredi par Belgrade.
Malgré ce déploiement, l'incendie continuait de progresser en milieu de journée, sans toutefois menacer les 20 monastères du site, haut-lieu de l'orthodoxie, administré par un collectif monacal et interdit aux femmes, a précisé un porte-parole des pompiers.
Il a souligné la difficulté de la tâche au vu de "l'épaisseur de la forêt" dans cette réserve écologique, où les pompiers se heurtent à l'absence d'accès, de zones coupe-feu et d'entretien du sous-bois. Les flammes profitent aussi des fréquents changements de direction des vents, qui déjouent les plans de lutte des pompiers, a expliqué ce porte-parole.
Imputé par les autorités à une négligence ou un acte criminel, le feu a déjà détruit selon des élus locaux plus de 1500 hectares de forêts, d'oliveraies et de vignes, dans les limites du Mont-Athos, mais aussi dans la région balnéaire le jouxtant au nord, où les flammes avaient menacé jeudi hôtels et localités.
Les pompiers espéraient en revanche réussir à venir à bout de deux autres grands incendies ravageant forêts et champs depuis le début de la semaine dans l'ouest du Péloponnèse.
La chaleur estivale, au zénith cette année avec une série de coups de chaud à plus de 40 degrés Celsius, mais aussi les difficultés de l'Etat à mettre à niveau son système de prévention et de lutte font partir en fumée tous les ans des milliers d'hectares d'arbres et de cultures en Grèce. En 2007, les flammes avaient aussi provoqué la mort de 77 personnes dans le Péloponnèse et sur l'île d'Eubée.

Sur les radars, on ne nous dit pas tout


Ils sont de plus en plus nombreux au bord des routes, de plus en plus sophistiqués et intelligents. Ils ne prennent ni vacances, ni week-ends. Surtout pas. Il y en a pour tous les goûts et pour en faire voir de toutes les couleurs aux automobilistes atteints du syndrome du champignon : des fixes, des mobiles, des pédagogiques, des embarqués, des automatiques. Leur génie ne cesse de progresser puisqu'ils détectent maintenant les camions interdits de circulation, les distances non respectées, et repéreront bientôt les voitures volées. Autant dire que leur rentabilité va encore s'améliorer. S'il est un compteur que l'État ne se lasse pas de voir s'affoler, c'est bien celui de la cagnotte des radars. 700 M¤ tomberont dans ses caisses en 2012, nouveau record. Faut-il s'en inquiéter ? Oui. N'était l'explication de la technicité et de la multiplication des appareils, les automobilistes se sont en effet relâchés au volant, voire lâchés jusqu'à l'inconscience. S'en indigner ? Laissons aux ligues anti-radars, anti-vitesse, anti-tout, qui suintent le poujadisme, se déchaîner contre le « racket » fiscal. Leur argument selon lequel la cause majeure de mortalité serait l'alcool ne tient pas la route. Il est un fléau à combattre au même titre que la vitesse. Les radars sont des machines à sous nécessaires. Ils ont fait chuter le nombre de morts sur les routes et coûteraient 30 fois moins à l'Etat que le prix de l'insécurité. Cela étant, plus de transparence ne nuirait pas à l'esprit démocratique. On nous explique que l'argent va à la prévention après avoir emprunté des chemins sinueux, mais on a la désagréable impression qu'on ne nous dit pas tout !

Tourisme médical


la France étend son offre de villégiature. En proposant aux étrangers solvables son savoir-faire hospitalier, le pays institue un tourisme médical. On aurait mauvaise grâce à s’en offusquer. Les Français pratiquent déjà le nomadisme sanitaire : certains vont à l’Est, au Maghreb recevoir des soins dentaires et esthétiques low-costEn un sens, il y aurait lieu de se sentir flattés d’un retour de balancier. Que des étrangers acceptent de dépenser beaucoup d’argent pour des traitements en France, n’est-ce pas signe d’une médecine d’excellence ? Ce serait négliger le quotidien de nos établissements de santé. Ces lourdes machines sont prises en tenaille entre une sophistication croissante des protocoles et une pression grandissante sur les coûts. Les plus grands hôpitaux passent pour colosses de technicité. Mais aux pieds d’argile. Faute d’équilibre comptable, ils sont acculés à une révision de leur pratique. Y compris en s’ouvrant aux patients « surtaxés ». Voilà une reconnaissance implicite qu’existe en France une médecine à deux vitesses. L’une pour ceux qui s’en remettent au système de soins banalisé. L’autre pour ceux qui, contre rallonge, choisissent leur docteur, leur hôpital, leurs dates de séjour. Bref sont clients. Au moment où les Roms sont priés de quitter le territoire, l’invitation lancée hors de nos frontières à consommer du soin en France, à condition d’avoir un chéquier, témoigne de conceptions pragmatiques du sens de l’accueil. Bien que fortuit, ce grand écart révèle le prix à payer et les contorsions désormais nécessaires pour sauver une assurance sociale née sur de grands et beaux principes, mais souffrant d’un mal chronique : les déficits. Au nom de cette réalité, les hôpitaux ont visiblement à prouver qu’ils ne sont pas incurables.

Fais un vœu !
« C’est pas cher et ça peut rapporter gros ». Non non, il ne s’agit pas de l’EuroMillions, qui de toute façon ne laisse gagner qu’une poignée d’apprentis millionnaires, futurs super-contribuables. Il s’agit d’étoiles filantes qui, depuis cette nuit et jusqu’à demain, rendront nos nuits plus belles que nos jours. Un petit coin d’herbe, voire un banc public, un coin de terrasse avec pourquoi pas un petit verre de rosé frais, peu importe l’endroit pourvu qu’on puisse lever le nez en l’air…
Et là, il suffit juste d’attendre que les météores jaillissent de la constellation de Persée, là-bas, à des millions de kilomètres de nos yeux rivés sur l’immensité. Attention, l’instant est fulgurant. « Fais un vœu ! » Il paraît que ça marche. Il suffit juste d’attendre un peu. Ce n’est pas cher. Et plus efficace que l’EuroMillion .

Le jackpot des radars routiers


       Les recettes générées par les radars routiers devraient atteindre un nouveau record en 2012. Après 630 millions d'euros en 2011, ils seraient en passe de rapporter jusqu'à 700 millions d'euros cette année, selon une estimation de l'Agence nationale du traitement automatisé des infractions publiée par Les Echos.      "Pour soutenir les finances publiques, appuyez sur le champignon". Ce slogan, qui déplairait fortement aux associations de sécurité routière, tomberait pourtant sous le sens. Après 630 millions d'euros en 2011, les radars routiers automatiques devraient en effet rapporter en 2012 un montant record, entre 675 et 700 millions d'euros, révèle Les Echos qui a eu accès à une estimation de l'Agence nationale du traitement automatisé des infractions (Antai).
Carte des radars en Europe
Les radars ont déjà rapporté "324 millions d'euros entre le 1er janvier et le 30 juin 2012, et en tenant compte de la corrélation du trafic selon les saisons, l'année 2012 pourrait rapporter entre 675 et 700 millions d'euros", indique l'Antai, citée par le quotidien économique. A l'origine de ce niveau record des recettes, l'augmentation du nombre de radars mais surtout un certain "relâchement des automobilistes" qui aurait entraîné "une légère augmentation de la vitesse moyenne", explique un expert. Il évoque ainsi une augmentation de "20 % en avis de contravention et excès de vitesse depuis le début de l'année".
Autres explications avancées : les sanctions moins lourdes en cas de petit dépassement de la vitesse limite et la verbalisation des conducteurs étrangers. "Les Belges, qui pouvaient se faire flasher sans être inquiétés, s'exposent depuis le 1er juillet aux mêmes amendes que les Français et ont rejoint à ce titre les Luxembourgeois et les Suisses", écrit le quotidien. Derniers points évoqués: l'extension du parc -plus de 2.200 radars fixes à la fin de l'année contre moins de 1.500 en 2008- et la mise en place d'appareils contrôlant le franchissement des feux rouges. Cette infraction grave expose les automobilistes à un retrait de quatre points et à une amende de 135 euros. Installés pour la première fois en 2009, on en dénombre actuellement 679, répartis sur l'ensemble du territoire.

Hollande : le doute s'installe chez les Français

Selon un sondage Ifop pour Le Figaro, une majorité de Français se déclare très sceptique sur sa politique pour lutter contre les déficits, l'immigration clandestine, l'insécurité et la désindustrialisation du pays. La crise n'est pas moins pénible au soleil, et la popularité de François Hollande en pâtit. Selon l'enquête Ifop que nous publions ce vendredi, 46 % des Français seulement se déclarent satisfaits de l'action de François Hollande, cent jours après son élection, le 6 mai. Le président, qui n'a pas bénéficié d'un état de grâce comparable à celui de ses prédécesseurs, n'a pas non plus convaincu de sa capacité à «redresser» le pays, pour reprendre son principal slogan de campagne.
51 % des personnes interrogées pensent que les choses en France sont en train de changer plutôt en mal, contre 17 % qui les voient évoluer plutôt en bien. «Dans ce climat très pessimiste et au regard des marges de manœuvre limitées qui existent, la confiance accordée à François Hollande et son gouvernement dans différents domaines est systématiquement minoritaire, relève Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et Stratégies d'entreprise de l'Ifop. Seuls 40 % leur font plutôt confiance pour trouver des solutions avec les autres pays européens à la crise de la zone euro, 33 % pour réduire la dette et le déficit public, 31 % pour lutter efficacement contre la désindustrialisation du pays et seulement 27 % pour faire reculer le chômage, priorité numéro un des Français.»

Flamby et le retour de bâton
57 % des sondés estiment cependant que François Hollande tient les engagements qu'il a pris pendant la campagne présidentielle. Cette proportion s'établit à 92 % parmi ses électeurs du premier tour, qui apparemment ne sont pas déçus. C'est le corollaire du peu d'espérance qu'a suscitée la victoire du candidat socialiste. Partant de moins haut, la cote de popularité du président se tasse plus lentement.

Les mesures symboliques plébiscitées

Interrogés sur les mesures prises pendant ces cent jours, les Français plébiscitent les plus symboliques, au premier rang desquelles la diminution de la rémunération du chef de l'État et des membres du gouvernement.
L'avancement à fin 2012 du retrait des troupes combattantes d'Afghanistan recueille l'approbation de 75 % des sondés. 71 % de l'échantillon global (et 84 % des ouvriers, les plus concernés) sont satisfaits que le gouvernement soit revenu à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt et qui ont cotisé 41 annuités. L'encadrement des loyers est également salué par 68 % des Français. Il fait même un tabac chez les Franciliens avec un taux d'approbation de 75 %.
Le niveau de satisfaction est un peu moins élevé en ce qui concerne l'augmentation de 2 % du smic. Il reste tout de même majoritaire avec 59 % dans l'ensemble de la population, et même 68 % parmi les cadres et les diplômés. En revanche, les ouvriers, qui sont proportionnellement les plus nombreux à bénéficier de cette hausse, sont seulement 48 % à s'en contenter.

Les heures supplémentaires regrettées

Ces mêmes ouvriers sont 75 % à regretter la défiscalisation des heures supplémentaires, qui fait 61 % d'insatisfaits parmi nos sondés, toutes catégories professionnelles confondues. Voilà qui devrait encourager l'opposition à relayer la croisade entreprise par le député UMP des Alpes-Maritimes Christian Estrosi pour obtenir l'abrogation des 35 heures et l'instauration de négociations entre patronat et salariés sur le temps de travail et les rémunérations.
La mise en place d'une fiscalité plus élevée sur les droits de succession et les donations mécontente, elle, 64 % de la population. Avec la défiscalisation des heures supplémentaires et la suppression du bouclier fiscal, l'alourdissement de ces droits constituait pourtant l'une des mesures phares du programme du candidat socialiste pour rétablir une «justice» qu'il estimait bafouée par son prédécesseur. Les politiques de rigueur ont beau s'imposer et même se durcir à peu près partout en Europe, les Français semblent toujours aussi peu disposés à faire des efforts, ce qui augure mal de l'accueil réservé à la réforme fiscale que prépare le gouvernement pour l'automne.

Le Conseil constitutionnel donne son satisfecit 
à François Hollande sur la règle d’or



L’accord donné jeudi par le Conseil constitutionnel à l’adoption de la règle d’or budgétaire imposée par le nouveau traité européen retire une épine du pied de François Hollande, d’autant que, par la même occasion, les Sages, saisis sur cette question le 13 juillet dernier par le chef de l’Etat, ont validé l’essentiel de la première loi de finances du pouvoir socialiste. La question est rendue d’autant plus aisée que ce feu vert précise, en outre, que cette inscription ne nécessite pas, du point de vue du Conseil, une révision constitutionnelle dont le chef de l’Etat entendait bien se dispenser, tant la règle d’or divise la classe politique, jusqu’au sein de la majorité. En effet, ont observé les juges constitutionnels, les traités de Maastricht et Lisbonne contiennent déjà une limitation de déficit public (les fameux 3 %) et avaient été jugés, lors de leur adoption, non contraires à la Constitution. Et un simple changement de taux, notent-ils, ne change rien juridiquement.
Le locataire de l’Elysée peut donc respirer normalement, et se préparer à inscrire dans le droit français la règle d’or qui limite à 0,5 % du PIB le déficit public ; et par le moyen d’une simple loi organique.
Depuis le fort de Brégançon, François Hollande a instantanément pris acte de cette décision selon laquelle « le traité sur la coordination, la stabilité et la gouvernance signé à Bruxelles le 2 mars 2012, ne comportait aucune clause contraire à la Constitution », déclare un communiqué de la présidence, et demandé au gouvernement de préparer « rapidement » la ratification du traité. Dans la foulée, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé engager « immédiatement la préparation du projet de loi autorisant la ratification du traité et du projet de loi organique qui seront présentés au Parlement », a priori fin septembre.
INTER
Satisfaction socialiste
Elisabeth Guigou, présidente socialiste de la Commission des Affaires Etrangères à l’Assemblée, a dit sa satisfaction, et demandé que « le Parlement soit rapidement saisi du traité ». Elle précise néanmoins que, « pour être pleinement acceptés des citoyens européens et donc être mis en œuvre efficacement, les nouveaux outils de coordination et de supervision auront besoin d’une légitimité démocratique renforcée ». Et alors ? A priori, on n’en saura pas plus…
De son côté, Martine Aubry évoque « une nouvelle voie pour la France et l’Europe ». « Le Parti socialiste se félicite de cette issue, ouvrant la voie à une ratification par le Parlement des décisions actées lors du dernier sommet européen et qui permettront de remettre l’Europe sur les rails de la croissance et de l’emploi », poursuit-elle.
Quant à Bernard Cazeneuve, ministre délégué aux Affaire européennes, il s’est félicité de ce que le Conseil constitutionnel « valide l’approche retenue par le gouvernement ».
Le Parti de Gauche, en revanche, continue à réclamer un référendum contre « ce pacte austéritaire ». Eric Coquerel, son secrétaire national, se dit stupéfait de cette décision qui « implique un abandon de souveraineté du parlement national sur le budget ».
INTER
Quoi de neuf ?
Et c’est bien là, en effet, que le bât blesse… Laquelle, de toutes les instances ou personnalités qui s’expriment sur le sujet, a autorité pour ainsi brader notre souveraineté ? Car c’est bien ce qui va ressortir de l’adoption de ce traité, de ce nouveau pas vers une union bancaire, vers laquelle, malgré une crise qui n’en finit plus de souligner l’incapacité des autorités européennes à régler nos problèmes, nous allons à grands pas !
C’est d’autant plus aberrant que François Hollande, avant son arrivée à l’Elysée, était un farouche opposant audit traité, et que la majorité des socialistes y voyaient une « fausse règle d’or »…
D’ailleurs Bernard Cazeneuve, si satisfait aujourd’hui, était, tout comme l’actuel ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, un farouche opposant au projet de Constitution européenne ; un homme qui a voté « non » au traité de Lisbonne…
Oh ! bien sûr, on nous explique que, entre temps, François Hollande a obtenu l’ajout d’un volet croissance de 120 milliards d’euros. Un petit détail, cependant, pour observer que ce volet croissance est un texte différent de celui du traité, et que le texte que le président de la République nous impose aujourd’hui est donc celui qu’il dénonçait hier !
D’où les critiques qui se multiplient désormais. Outre le Front de Gauche, on observe à droite qu’il valait bien la peine de s’opposer ainsi à Nicolas Sarkozy, pour finir par adopter le texte même que, sous l’influence certaine d’Angela Merkel, il proposait lorsqu’il était aux affaires. Valérie Pécresse estime ainsi que François Hollande a « fait perdre un an à la France et à l’Europe (…) du fait de leur opposition à la règle d’or débattue au Parlement l’été dernier et de leurs atermoiements successifs depuis le début de l’année ».
Au sein même du Parti socialiste, l’opposition se fait entendre. Du Sénat, Marie-Noëlle Lienemann affirmait jeudi qu’elle ne voterait pas la ratification du traité du pacte budgétaire.
Elle précisait : « Je ne suis pas d’accord, ça n’est pas la renégociation » annoncée par François Hollande durant sa campagne. « Mon intime conviction, c’est qu’on est en train de refaire des erreurs qu’on a commises par le passé. Je suis persuadée que la défaite de Lionel Jospin tient pour une part à l’acceptation du traité d’Amsterdam. (…) Tout cela me parait d’un grand danger, c’est l’austérité à vie. »
Et Marie-Noëlle Lienemann ajoutait : « Je ne pense pas que je serai la seule. (…) En tout cas on est très nombreux à ne pas vouloir l’approuver. »
On comprend la satisfaction de François Hollande d’avoir vu le Conseil constitutionnel se ranger à son avis sur une non-révision de la Constitution…
A ce compte, il pourra même nous dire qu’il se contente de respecter ses promesses de campagne. Tout en faisant l’inverse !

Les jeunes et la création d'entreprise: "je t'aime, moi non plus"


       Alors que 48% des jeunes diplômés indiquent souhaiter créer un jour une entreprise, ils sont seulement 1% à sauter le pas. Pourquoi ce décalage ? L'environnement économique arrive largement en tête des raisons invoquées par les étudiants, selon un sondage réalisé par le cabinet de conseil Didaxis.      La France aura-t-elle un jour son Mark Zuckerberg ? A priori, il faudra attendre encore un certain temps. Car si près d'un jeune français sur deux indique vouloir créer un jour son entreprise, seulement un sur cent passerait du rêve à la réalité. Le cabinet de conseil et de portage salarial Didaxis a interrogé 984 étudiants âgés entre 18 et 29 ans partout en France afin de connaître les raisons de cette difficulté à concrétiser leurs ambitions.
Les jeunes attendent des jours meilleurs
En temps de crise, difficile de s'imaginer aux commandes. Le manque de visibilité lié à l'instabilité du contexte économique actuel est ainsi cité par près de 80% des sondés comme un facteur décourageant. Il faut dire que les jeunes ne sont pas épargnés par la crise. Au total dans le monde 12,6% des 15-24 ans sont touchés par le chômage, soit 75 millions de personnes, selon un rapport publié en mai dernier par l'Organisation internationale du travail (OIT). Et l'avenir ne s'annonce pas rose. Ce taux ne devrait pas redescendre avant 2016. Pas de quoi donc redonner de l'enthousiasme à une nouvelle génération en manque de repères et de perspectives. Les jeunes ne sont toutefois pas les seules à être découragés. L'an dernier, près de 550.000 entreprises ont été créées, un chiffre en recul de 11,6% par rapport à 2010.
Les risquophiles ne sont pas forcément ceux que l'on croit
Les apparences sont souvent trompeuses. « Les étudiants en école de commerce ne sont pas forcément ceux qui prennent le plus d'initiatives. Ils vont avec leurs diplômes travailler dans les entreprises du CAC 40. Alors qu'aux Etats-Unis, les génies quittent Harvard pour créer des Facebooks » indique Guillaume Cairou, président de Didaxis et membre de Croissance plus. France Active, spécialiste du financement solidaire pour l'emploi, apporte de l'eau à son moulin : dans son « kit de survie pour le premier entretien avec votre banquier », l'association révèle que 74% des moins de 26 ans ayant sollicité son soutien pour créer leur entreprise ont un diplôme inférieur ou égal au baccalauréat.
S'expatrier pour mieux se lancer
« La culture en France n'est pas adaptée à la création d'entreprise auprès des jeunes. L'étranger effraie moins, surtout les pays anglo-saxons où l'on ne se focalise pas que sur l'échec » affirme Guillaume Cairou. Un sentiment qui se traduit dans les résultats de l'étude. Près d'un étudiant interrogé sur quatre (23%) préférerait s'expatrier pour créer son entreprise. Et 88% déclare en être tout simplement dissuadé par leur famille. Et l'environnement politico-juridique ne se pose pas en contrepoids. La moitié des sondés considère que la France n'a pas un environnement fiscal suffisamment incitatif. Un sondage Ipsos publié en Mars révèle également que 84% des 18-30 ans pensent que les aides proposées aux jeunes entrepreneurs sont insuffisantes.
Briser les idées reçues
L'association France Active tente en revanche d'abattre les idées reçues. Selon ses données, les jeunes entrepreneurs ont quasiment autant accès au crédit bancaire que les autres créateurs d'entreprises (23% contre 26%).
Enfin, une fois créée, comment ces entreprises performent ? L'APCE (Agence Pour la Création d'Entreprise) s'est posée la question. Réponse : la pérennité des entreprises est moins importante pour les jeunes générations mais reste honorable avec un taux de survie après trois ans d'existence de 59% contre 68% lorsque l'entrepreneur a dépassé les 30 bougies.

Le déficit de l'Etat atteint 56,7 milliards d'euros à fin juin

Le déficit budgétaire de l'Etat a reculé de 4,6 milliards d'euros en juin sur un an, à 56,7 milliards d'euros, en raison de la hausse des recettes fiscales et du produit exceptionnel des fréquences téléphoniques de la 4G, a annoncé le ministère du Budget vendredi.
Le déficit du budget de l'Etat français s'établissait à 56,7 milliards d'euros à fin juin contre 61,3 milliards un an plus tôt à la même période, selon les données publiées vendredi par le ministère du Budget. Les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) ont atteint 185,2 milliards d'euros contre 179,1 milliards à fin juin 2011. Le solde des comptes spéciaux s'affiche lui à -16,8 milliards d'euros à fin juin 2012 contre - 21,8 milliards à fin juin 2011.
Les recettes en hausse notamment grâce à la 4G
Les recettes (nettes des remboursements et dégrèvements) se portent à 145,3 milliards d'euros contre 139,6 milliards. Parmi elles, les recettes non fiscales s'établissent à 7,3 milliards d'euros à fin juin contre 6,0 milliards un an auparavant. Dans son communiqué, Bercy indique que cet écart à la hausse résulte notamment de la recette exceptionnelle enregistrée en janvier 2012 par le budget général, relative à la procédure d'attribution d'autorisations d'utilisation de fréquences hertziennes dans la bande 800 MHz en France métropolitaine pour établir et exploiter un réseau radioélectrique mobile ouvert au public (fréquences dites « 4G »)".
Prévision d'un déficit de 81,1 milliards d'euros en 2012
Le ministère précise que la progression des dépenses comme les rentrées fiscales sont conformes aux prévisions de la loi de finances rectificative pour 2012 adoptée par le Parlement le 31 juillet. Celle-ci prévoit un déficit budgétaire de 81,1 milliards d'euros en 2012 après 7,2 milliards d'euros de prélèvements supplémentaires par rapport à la précédente loi de finances rectificative votée par l'ancienne majorité de droite en février et le gel de 1,5 milliard d'euros de dépenses prévues. Début juin, le ministre de l'Économie Pierre Moscovici s'était inquiété de voir le déficit déraper à 5% du PIB cette année. Mais les hausses d'impôts prévues dans le collectif budgétaire devraient permettre de respecter l'objectif de 4,5% de déficit en 2012 puis de 3% en 2013.

Pourquoi la crise européenne n'est pas terminée

Trois risques majeures planent sur la zone euro et menacent de faire revenir avec une grande vigueur la crise européenne à la rentrée.
Les jeux olympiques, les vacances estivales et les propos, finalement jugés rassurrants, de Mario Draghi ont offert aux marchés et aux Etats de la zone euro une pause dans la crise de la dette souveraine. Mais il pourrait bien ne s'agir que d'une pause. Et d'ores et déjà, l'automne s'annonce mouvementée.
Fébrilité
On s'en convaincra aisément en observant la fébrilité des dirigeants européens qui profitent de ce début de mois d'août tranquille pour se livrer à des grandes manœuvres. Les propos de lundi dernier du président du conseil italien Mario Monti qui a cherché à faire pression sur l'Allemagne pour qu'elle cède du terrain sur le rachat des titres d'Etat par le FESF et le MES en est une preuve évidente, tout autant que ceux de Jean-Claude Juncker, le chef de l'Eurogroupe, qui a voulu relativiser les effets d'une sortie de la Grèce de la zone euro ou encore de cette information du Wall Street Journal voici quelques jours qui croyait savoir que le FMI était favorable à une nouvelle restructuration de la dette hellénique (à l'exception évidemment que celle que détient le fonds lui-même).
Les trois grands risques de la rentrée
C'est qu'en réalité, trois épées de Damoclès, pour le moins, continuent à peser au-dessus de la zone euro. Et qu'en septembre, elles pourraient bien venir à nouveau saper la fragile confiance qui règne ces jours-ci sur les marchés.
Karlsruhe
La première de ces épées est peut-être la moins dangereuse, mais elle risque d'occuper durant les dix premiers jours de septembre les esprits et rendre plus d'un opérateur et d'un politique très nerveux : c'est la décision attendue de la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe sur le MES et le pacte budgétaire le 12 septembre prochain. Bundestag et Bundesrat ont eu beau adopté avec une majorité des deux tiers les deux textes le 30 juin, ils ne sont toujours pas promulgués par le président fédéral Joachim Gauck qui attend l'avis de la Cour. Celle-ci s'est déjà montrée très critique vis-à-vis de la stratégie du gouvernement fédéral et a déjà en juin exigé désormais une plus grande participation active du Bundestag à la politique européenne allemande, à la grande fureur de Mario Monti. Il est peu probable que Karlsruhe empêche in fine la promulgation des deux textes, mais elle fixera des conditions qui seront très observée. Il ne s'agira certainement pas d'un blanc-seing, car, à la surprise générale, les juges en rouge se sont donnés deux mois pour observer le texte. Et si Karlsruhe estime que les droits du parlement n'ont pas été respectés, nul ne sait quels peuvent être les conséquences d'une telle décision. Or, le temps presse : sans le Mécanisme européen de Stabilité et ses 500 milliards d'euros de fonds potentiels, l'Europe peine à disposer d'un outil pour faire face à la crise. D'autant plus que beaucoup estiment que le MES dans sa disposition actuelle est, de toutes façons, insuffisant.
La Grèce
La deuxième épée de Damoclès est récurrente. C'est celle de la situation en Grèce. On la croit disparue et elle revient toujours, faisant de la gestion de la crise un travail de Sisyphe. Certes, fin juillet, la Troïka composée du FMI, de la BCE et de la Commission, a soudainement applaudi les « efforts » d'Athènes. Mais ce changement brusque de vision, après plusieurs semaines de tensions et de déceptions, est lui-même suspect. En réalité, la situation apocalyptique de l'économie grecque laisse peu d'espoir à la stratégie définie par l'Europe et le FMI d'un retour rapide par des économies drastiques à des finances publiques saines, puis à la croissance. La succession de plans de rigueur semble n'est guère utile : ce qui en est appliqué ruine encore l'économie grecque. La logique du sauvetage de la Grèce a échoué et, à la rentrée, il faudra bien le reconnaître. C'est bien ce qu'a reconnu S&P mardi en abaissant encore la notation hellénique. L'agence s'attend à une contraction du PIB de 10 à 11 % en 2013 et 2014. Autrement dit, tout le plan européen est désormais utopique.
L'ennui, c'est que l'Europe manque de stratégie alternative sur la Grèce. La seule issue semble désormais être une sortie de la zone euro afin de redonner de l'air à l'Etat hellénique et à l'économie. Mais les conséquences de ce mouvement sont incalculables. A la rentrée, les spéculations sur un tel événement ne manqueront donc pas de revenir, comme cela a été le cas avant les élections du 17 juin. Et on se souvient de l'inquiétude qui régnait alors sur les marchés ! Car le danger restera le même : celui d'une contagion aux grandes économies du sud de l'Europe, Espagne et Italie.
Le risque italien
Et c'est là la troisième et dernière épée de Damoclès, la plus dangereuse. Alors que la situation espagnole demeure plus que préoccupante et est loin d'être réglée, l'état de l'Italie inquiète de plus en plus. La détente actuelle sur les taux ne dissipe pas le danger : la récession dans la Péninsule rend la consolidation budgétaire difficile et pourrait saper encore un peu la confiance et donc peser sur les taux italiens. D'où les pressions de Mario Monti pour que le MES et la BCE achètent des obligations d'Etat italiennes (et espagnoles) afin de réduire une prime de risque qu'il juge injustifiée. C'est du reste sur cette action elle-même que l'attention des marchés est actuellement focalisée : les effets des déclarations de Mario Draghi la semaine passée le prouvent assez. L'ennui, c'est que cette opération fait grincer beaucoup de dents dans la partie nord du continent. La Finlande et, peut-être les Pays-Bas (mais des élections y sont prévues à l'automne), refuse d'accepter un tel rachat par le FESF ou le MES et leur accord est indispensable. Concernant la BCE, l'atmosphère est chauffée à blanc en Allemagne comme jamais sur cette question. Tous les journaux dénoncent désormais à longueur de colonne la volonté de la BCE d'intervenir. La Bundesbank a sonné la charge, comme à son habitude. Mario Draghi va donc prendre un risque en intervenant : celui d'aggraver le fossé entre le nord et le sud du continent. Or, sans intervention du FESF et en l'absence du MES, la BCE devra acheter massivement des titres pour être efficace. D'autant que, comme toujours, les marchés vont tester sa détermination. Des tensions politiques majeures pourraient suivre. Si Angela Merkel semble pouvoir mettre un peu d'eau dans son vin, elle ne pourra pas, à un an des élections fédérales et compte tenu du poids croissant du Bundestag, passer outre son opinion publique et sa majorité. De façon générale, la lassitude des élites allemandes face à la crise et à l'euro est un élément qui risque de peser sur la gestion de la crise. La BCE sera donc sous le feu des critiques. Or, toute dissension inter-européenne est perçue comme un aveu de faiblesse par les marchés et entretient la crise.

vendredi 10 août 2012

Air France étudie le lancement de vols internationaux au départ d'Orly

La compagnie, qui n'assure en moyens propres que des vols intérieurs à Orly, réfléchit à y transférer des vols aujourd'hui opérés de Roissy. Des vols vers Athènes, Casablanca, Istanbul et Rome sont concernés. Objectif : contribuer à lisser sur l'ensemble de la journée l'activité à Orly, trop concentrée le matin et le soir.
 C'est peut être la fin d'une exception pour Air France à l'aéroport parisien d'Orly. Celle de n'assurer (en "moyens propres") depuis une quinzaine d'années que des vols intérieurs vers un grand nombre de villes françaises dont les grandes métropoles comme Nice, Marseille, Toulouse ou Bordeaux sous le concept de vols cadencés La Navette lancé en 1996.
La compagnie aérienne étudie en effet aujourd'hui le lancement de vols internationaux à Orly. Ce point a été évoqué lors d'un comité central d'entreprise (CCE) fin juin. Selon nos informations, quatre lignes sont ainsi dans les cartons: Rome (Fiumicino), Istanbul, Athènes et Casablanca. Selon certains syndicalistes, la desserte de Moscou a été évoquée, mais n'a visiblement pas été retenue, assure t-on au sein de la direction.
Transferts de vols de Roissy vers Orly
Air France compte lancer ces lignes à raison d'un vol quotidien. Le projet s'inscrit dans le cadre d'un transfert de vols de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle vers Orly, prévu dans le volet industriel  et stratégique du plan de redressement Transform 2015. La direction n'a jusqu'ici jamais précisé la nature des vols concernés. « Air France a choisi des vols qui ne sont pas nécessaires à l'alimentation de son hub (système de correspondances) de Roissy et qui attirent plutôt un trafic de « point-à-point », explique une source qui a eu vent du projet.
Baisser les coûts
Ce transfert de vols répond en effet à une logique de réductions de coûts. « L'objectif est de combler le creux d'activité à Orly l'après-midi car les vols d'Air France sont essentiellement concentrés le matin et le soir, précise une source interne. Ceci pour faire voler les avions toute la journée et augmenter ainsi la productivité du personnel ». En effet, Air France entend dupliquer à Orly le système d'exploitation mis en place à Marseille, Toulouse et Nice, basée sur une augmentation de la productivité des avions et des personnels.

Pour autant, cette activité internationale à Orly n'est pas appelée à se développer très fortement. Néanmoins, aussi limitée soit-elle, une telle opération permettrait à Air France de rivaliser, avec sa filiale à bas coûts Transavia, avec la multitude de low-cost qui ont envahi Orly Sud ces dernières années. Sur les routes étudiées par Air France au départ d'Orly, se trouvent Easyjet (sur Athènes et Rome), Pegasus (sur Istanbul), ou encore Vueling (sur Rome).
Début des vols cet hiver?
Reste une inconnue, le démarrage des vols. Initialement, la compagnie voulait commencer l'exploitation de ces vols au cours de la prochaine saison hivernale, qui commence fin octobre, à condition que les accords d'amélioration de la productivité du personnel soient signés. Or aujourd'hui, seuls les personnels au sol ont signé (et encore l'accord fait l'objet d'un recours de la CGT). Les pilotes se prononceront le 16 août, alors que les hôtesses et stewards (PNC, ou personnels navigants commerciaux) ont refusé le plan et demandent une renégociation.
La réorganisation du réseau moyen-courrier
Pour redresser son activité moyen-courrier, lourdement déficitaire, Air France a indiqué fin mai qu'elle n'entendait exploiter en moyens propres que les vols alimentant le long-courrier du hub de Roissy, les lignes à forte clientèle affaires en France et en Europe ainsi que les vols au départ des bases de Marseille, Nice et Toulouse.
Parallèlement, la direction compte regrouper les compagnies régionales Regional, Britair et Airlinair pour à la fois assurer pour le compte d'Air France des vols vers le hub d'Air France, ainsi que des vols dit de point-à-point au départ d'Orly et d'autres villes françaises (sauf Marseille, Nice et Toulouse).
Enfin, Transavia développera son activité de vols au départ d'Orly et d'autres grandes villes régionales (toujours sauf Marseille, Nice et Toulouse) vers des destinations européennes et du bassin méditerranéen.

Drôle de règle d’or 

Avec ou sans réforme constitutionnelle – qui, il est vrai, aurait provoqué de belles batailles politiciennes – la France ne peut qu’appliquer la « règle d’or ». Parce qu’il s’agit d’un « donnant-donnant » avec l’Allemagne, et plus ou moins biaisé. Parce que, selon les promesses du candidat Hollande, ce « traité budgétaire » (en réalité, le projet Merkel-Sarkozy) serait complété par un Pacte de croissance au niveau européen. Un pacte qui, malgré les effets d’annonce de l’Élysée et de Matignon, ne représente vraiment pas grand chose en termes de relance (120 milliards européens à se partager entre États membres de l’UE…)
Mais que vaut vraiment cette « règle d’or » déjà adoptée par l’Allemagne, une Fédération sachant entretenir le flou entre le financement de ses Länder et les dettes de ses communes pécuniairement autonomes ? Pour la France, ce traité signifierait qu’elle ne pourrait dépasser les 0,5 % de déficit budgétaire dit « structurel » (hors aléas de la conjoncture). Comme les différentes dépenses publiques sont prévues et votées à l’avance, on ne voit comment cadrer cet objectif. À moins de vouloir ressusciter les Pythies de Delphes et de les envoyer à Bercy…. Ensuite, qui serait le gendarme de l’opération ? D’abord la très rigoureuse Cour des Comptes qui prendrait le pas sur l’Assemblée Nationale, puis – éventuellement– le Conseil européen (si majorité qualifiée en son sein), impensable ! et la Cour de Justice de Luxembourg ? Enfin, quel serait l’impact de ce traité sur l’épineux problème de la dette publique qui avec plus de 1 700 milliards avoisine les 90 % du PIB ? Avec des remboursements accélérés, au détriment d’une croissance déjà atone, pour atteindre les fameux 60 % de dette autorisés par Maastricht ?
Des questions encore sans réponses qui vont, n’en doutons pas, alimenter de belles polémiques à droite et à gauche, chez tous ceux qui dénonceront l’abandon de la souveraineté budgétaire, qui crieront à l’austérité programmée. En oubliant que si les solutions sont aussi nationales, elles sont surtout européennes, en changeant de politique au niveau de la zone euro. Le vrai combat est là.
Quant au reste, il faut constater les évidences. Par loi organique, la France avait déjà adopté les « détails » du traité de Maastricht, notamment les 3 % de déficit budgétaire à ne jamais dépasser. On sait ce qu’il est advenu de ce bel engagement pourtant gravé dans le marbre.

Syrie : l'internationalisation de la crise 


C'est « la » guerre du moment. Avec ses atrocités, ses impasses, ses surenchères. Celle qui attire, comme du miel, mercenaires et islamistes de tout le Moyen-Orient, espions et diplomates de toutes les grandes puissances. Celle qui ressemble, chaque jour davantage, à une guerre civile qui s'embrase, en suivant une dynamique d'autant plus préoccupante que l'appartenance communautaire et religieuse reste le socle structurant de la société syrienne. La guerre qui se joue en ce moment même dans les rues d'Alep, de Damas et de tout un pays, ne concerne plus seulement les Syriens et leur désir initial de participer, eux aussi, au Printemps arabe. Elle implique désormais toute la région, et avec elle, la communauté internationale.
D'abord, parce que l'urgence humanitaire éclate au grand jour depuis quelques semaines. Près de trois cent mille Syriens ont fui leur pays, essentiellement pour la Turquie, le Liban et la Jordanie. Sans compter les innombrables déplacés qui, sous la menace des combats et de l'imprévisibilité du contexte de guérilla urbaine, fuient, quartier par quartier, la barbarie déchaînée par le régime Assad et par une partie non négligeable des rebelles. Exécutions sommaires, vengeances macabres, disparitions. Chez les Syriens de la diaspora, aux quatre coins du monde, le récit de ces crimes alimente quotidiennement les conversations.
Internationale, la crise syrienne l'est aussi depuis des mois pour des raisons politiques et stratégiques. La phase de soulèvement civique n'aura, en fait, duré que quelques mois, l'an passé. Très vite, les livraisons d'armes ont fait basculer cette crise en une guerre ouverte, en partie télécommandée de l'étranger. Moitié revival de la guerre froide, moitié bataille communautaire (chiites contre sunnites) par puissances interposées.
D'un côté, le régime Assad a pu bénéficier du soutien russe et iranien. De l'autre, le Qatar et l'Arabie Saoudite ont clairement soutenu les rebelles. Avec le blanc-seing du camp occidental qui, d'une main, condamnait Moscou et, de l'autre, encourageait en fait, même indirectement, l'escalade militaire. En sachant pertinemment que l'opposition syrienne n'était pas seulement composée d'enfants de choeurs, mais aussi de salafistes et de jihadistes ravis de s'engouffrer dans l'espace syrien comme nouveau terrain de bataille. Tout comme la diplomatie iranienne.
Aurait-on dû négocier davantage avec Moscou une solution contrôlée ? Voir le scénario tunisien s'appliquer à Damas était-il réaliste ? Avait-on alors, et a-t-on aujourd'hui, une alternative viable ? Il y a un an, ces questions furent posées par de nombreux analystes et également par les communautés chrétiennes de Syrie, terrorisées à l'idée de finir comme leurs coreligionnaires irakiens. Aucune réponse satisfaisante ne fut donnée par Washington ni par Paris ; ce qui, au passage, rend très inutile la polémique franco-française des dernières quarante-huit heures.
Urgence humanitaire, impasse politique, tensions communautaires, islamisation de la rebellion, régionalisation de la crise. Tout était écrit, tout se déroule. Assad subit les désertions, mais résiste encore, affaibli par les fractures communautaires de son propre pays, mais aussi renforcé par ce que cette mosaïque facilite, comme jadis au Liban ou en Bosnie : une internationalisation du conflit.

Roms : le grand écart de la gauche 


Nicolas Sarkozy faisait démanteler les campements roms illégaux en klaxonnant. François Hollande laisse Manuels Valls agir discrètement. La politique est la même. Elle consiste à appliquer les décisions de justice. Seul l’affichage diffère. Dans son discours de Grenoble, voici deux ans, l’ancien chef de l’État avait voulu faire des Roms un marqueur de sa politique de fermeté sur l’immigration. La gauche s’était immédiatement érigée en défenseur d’une communauté stigmatisée. Rien que de plus classique, sauf qu’aujourd’hui c’est le PS qui est au pouvoir et qui est confronté à un phénomène de masse qui exaspère la population. Partout aux abords des grandes villes, on trouve des campements roms, où l’insalubrité le dispute à l’insécurité et à la délinquance, presque toujours juvénile, qui essaime aux alentours.
Le démantèlement de deux bidonvilles, hier à Lille, est symbolique. La procédure d’expulsion a été engagée par Martine Aubry, présidente de la Communauté urbaine, en accord étroit avec les élus de gauche et de droite. C’est la même Aubry qui n’a jamais eu de mots trop durs pour fustiger la politique Sarkozy-Guéant envers les Roms. Comme quoi on peut réussir le grand écart à tout âge. Celui de Mme Aubry mesure 221 km : c’est la distance qui sépare la métropole nordiste des studios de télévision parisiens, où il est de bon ton de s’apitoyer sur le sort des minorités, Roms ou autres.
La droite a été prise au piège de ses promesses fanfaronnes. Nicolas Sarkozy voulait nettoyer « la racaille » au « Kärcher » dans les banlieues. Il se faisait fort de supprimer les camps roms. Il a échoué sur ce dossier comme dans les cités. La plupart des Roms qui acceptent un pécule pour rentrer chez eux reviennent une fois dépensés les 300 euros qu’ils touchent par adulte, augmentés de 150 euros par enfant.
La gauche est prise, elle, au piège de ses contradictions, entre un langage angéliste et antisarkozyste et la sordide réalité du terrain. Hollande promettait des solutions « alternatives » au renvoi pur et simple des Roms. Comme pour la plupart de ses autres promesses, il s’est toujours gardé de détailler ces solutions. On s’aperçoit aujourd’hui qu’il n’y en avait pas dans sa besace. Au PS comme à l’UMP, les paroles s’envolent, les problèmes restent.

Le chemin de Damas 


La Syrie, c’est « in ». Yannick Noah n’entame-t-il pas le show de sa tournée avec une pensée pour ses amis syriens, entre deux reprises de Bob Marley ? Un tel courage, ça doit être pour ça que le tennisman aux pieds nus est la personnalité préférée des Français… Philosophes, humanistes, politiques, géopolitiques, ex-président, tout le monde a son avis sur la question syrienne et s’offusque des souffrances infligées à son propre peuple par le tyran. Bonne conscience…
Mais au fait, c’est où la Syrie ? Enfin, c’est où, exactement ? A-t-on ouvert un atlas pour regarder à quoi ça ressemble, et y localiser Damas, Alep et Palmyre ? Combien sommes-nous, en fait, à tourner les pages que les journaux consacrent aux événements, à zapper la séquence « monde » des JT au prétexte que dans ce coin-là de la planète, de toute façon on passe son temps à se mettre sur la figure ? Nombreux, sans doute… Ces images de guérilla et de massacres, de sang et de poussière, ne les a-t-on pas déjà vues un million de fois à Gaza, à Beyrouth, à Jérusalem ? Et puis, si on ne sait pas exactement où c’est, la Syrie, surtout… c’est loin et ce n’est pas desservi par une liaison low cost, celles qui nous ont permis de redessiner notre carte du monde de papillon occidental. Mauvaise conscience…
Entre l’engagement plus ou moins sincère, plus ou moins démago, et le désintérêt plus ou moins égoïste, plus ou moins lâche, comment trouver le bon chemin pour Damas ? 
En attendant de régler le GPS de nos consciences, la barbarie a sûrement de beaux jours devant elle.

Journaux féminins : ces mille et une manières pires que les retouches Photoshop pour culpabiliser les femmes

Suite à la pétition d’une internaute aux Etats-Unis, les magazines féminins américains se sont engagés à ne plus utiliser Photoshop. Victoire du féminisme ou hypocrisie ?

Suite à la pétition d’une internaute aux Etats-Unis, les magazines féminins américains se sont engagés à ne plus utiliser Photoshop. Peut-on considérer cela comme une victoire du féminisme ou Photoshop est-il l’arbre qui cache la forêt ?

Lucie Sabau : Les deux. C'est une petite victoire dans la mesure où l'utilisation systématique de Photoshop permet de formater la représentation du corps des femmes. C'est une bonne chose que les jeunes filles ne soient pas soumises à des modèles trop standardisés et normatifs. Il est dommage d'être ainsi martelé de photos de jeunes femmes qui se ressemblent toutes : même taille, même poids, même silhouette...

Mais il en faudra beaucoup d'autres victoires pour que la presse féminine, comme la publicité, montrent tous les types possibles de beauté.
 

Dans les années 60 et 70, la presse féminine, très imprégnée du Deuxième sexe de Simone de Beauvoir, était en première ligne du combat pour l'émancipation des femmes. C'était l'époque où les féminins décomplexaient leurs lectrices. Aujourd’hui, au-delà de la polémique récente sur les retouches Photoshop, on a l’impression que c’est plutôt l’inverse. La multiplication des articles sur « la minceur » et « la quête de perfection » ou « l’éternelle jeunesse » ne sont-ils pas autant d’injonctions culpabilisantes ?

La presse féminine a toujours véhiculé un double discours. D'un côté, elle invite les femmes à s'émanciper. De l'autre, elle prescrit des diktats et des normes.
Et plus l'égalité femmes/hommes se construit, plus il y a un retour de bâton dans la presse féminine où les injonctions sont souvent contradictoires. On peut y lire l'expression : "prenez soin de vous !" . Mais il ne s'agit nullement d'une invitation à se faire plaisir, plutôt d'une injonction à se mettre en conformité avec la désirabilité définie par les hommes.

Autrement dit, si vous êtes grosse et moche, c'est que vous y mettez vraiment de la mauvaise volonté, vu tous les conseils beauté dont on vous abreuve…

La féminité qui nous est vendue par les magazines féminins est un outil de contrôle psycho-social. Il y a un double langage orwellien dans la presse dite féminine : il y a toujours quelques pages où l'on se pique de féminisme, et juste à côté, des publicités où des femmes, qui au naturel sont déjà extrêmement fines, posent sur des photos retouchées. Il s'agit de donner une connotation positive à des diktats aliénants.
Des diktats qui coûtent beaucoup d'argent. L’aliénation des femmes aux normes dites de la féminité représente un véritable marché, très lucratif. A minima,  le budget "féminité" d'une jeune femme se chiffre autour de 150 à 200 euros par mois. Il ne suffit pas de naître avec des organes génitaux pour être reconnue comme "femme", on vous demande en permanence de jouer un rôle de composition : de vous maquiller, de vous épiler, de porter un certain type de vêtements, etc...
La mode de la labioplastie, qui se développe beaucoup dans les sociétés anglo-saxonnes, est un exemple extrême, mais révélateur. Au nom de normes issues du porno en matière d'apparence de sexe de femme, on laisse croire à des jeunes femmes qu'il n' y a qu'un seul type de sexe acceptable et désirable. Les femmes intériorisent tellement ces normes que pour s'y plier, elles se prêtent à des interventions mutilantes qui n'ont pas de fonctions thérapeutiques. Cela montre la force des diktats et du matraquage des images.

Dans la presse féminine, les différences culturelles, économiques, sociales entre les Françaises n'existent pas. Les ouvrières, les stars, les patronnes, les chômeuses appartiennent toutes au même bloc monolithique : la Femme. La presse féminine véhicule-t-elle une image trop réductrice de la société ?

Il y a plutôt une division des femmes à travers la segmentation des marchés. On voit qu'il y a des magazines à destination des femmes à la peau marron. Non seulement la femme est censée avoir "une nature féminine", mais en plus il y a un rubriquage assez "racialiste". Il y a aussi des magazines destinés aux femmes de plus de 40 ans. La presse féminine essentialise des catégories qui sont en fait des constructions sociales.
Si ces magazines censés parler aux femmes visaient véritablement à servir l'intérêt général des êtres humains de sexe féminin, ils travailleraient surtout sur ce qui peut rassembler les femmes, comme l'égalité professionnelle par exemple.
Par ailleurs, les diktats de la féminité, que l'on retrouve dans les différentes catégories de magazine, prennent énormément de temps aux femmes et occupent beaucoup de place dans leurs têtes. Autant de disponibilités que les jeunes femmes n'ont pas pour prendre du pouvoir et des responsabilités. 

La presse féminine n’est-elle pas tout simplement frivole et divertissante  ?

Évidemment, une partie de cette presse féminine ne prétend pas faire de la vulgarisation scientifique ou avoir un propos très subtil. Mais on pourrait très bien avoir des magazines qui invitent à se divertir et qui s'adresseraient à tout le monde, qui ne seraient pas seulement à destination des femmes.
Pourquoi devrait-il y avoir une presse à destination d'un groupe d'individus en fonction de ses organes génitaux ? Comme si vous aviez un certain type d'intérêt uniquement parce que vous avez un clitoris et un vagin...




NON MAIS, ÇA VA PAS LA TÊTE ?

 Ben Oui !!! ça fait partie du " changement Hollande " !
 
 Et ça ne fait que commencer ! Si vous ne voulez pas donner tout ou presque 
 de ce que vous gagnez, faites comme les copains et protégés de Flamby et 
  tout son gang de " bras cassés" .
 
 Projet de loi concernant les conditions des hospitalisations en chambres particulières : 
 Un forfait journalier de 45 euros sera facturè aux patients désirant obtenir une chambre individuelle.

  Pourquoi pas ? le confort a un prix, décision qui me parait logique.

  SAUF QUE : en seront exonérés les bénéficiaires de la CMU et de l' assistance médicale  ( AME ) 
 dont bénéficient tous les ètrangers qui viennent en France se faire soigner !!

Je n'y croyais pas, mais il existe bien une médecine à 2 vitesses... 
Les Français, laborieux, silencieux, honnetes, imposables à souhait... devront se contenter de salles communes.

  Les fainéants, les chomeurs volontaires, les ètrangers, les immigrés, les menteurs (auteurs de fausses déclarations, 
et ils sont nombreux) pourront bénéficier de chambre individuelles, aux frais de ceux qui croulent sous les impots, 
dont la CSG et le RDS. Et la taxe CMU payée par ceux qui paient une cotisation de mutuelle  A faire circuler et à méditer !
  
 Nathalie MOUGEOT, Responsable Accessibilité -Sécurité - Service du Logement et du droit des Sols.

jeudi 9 août 2012

La prime "Montebourg" devait subventionner… le Japon !

Encore un article sur la prime « Montebourg » ? Oui, car de nouveaux évènements font de plus en plus craindre à sa parfaite inutilité...
La jolie prime à l’achat d’une voiture électrique que nous a concocté le gouvernement ! Tout pour l’électrique ! Rappelez-vous la manière fallacieuse dont la mesure vous a été présentée par la grande presse : il s’agissait de la réponse du gouvernement, et plus précisément de son ministre du « redressement productif » aux licenciements de PSA. Rappelez-vous, cette prime devait favoriser les voitures françaises car, nous disait on, la technologie française était avancée sur le sujet. Certes, nous avons déjà évoqué la Blue Car, conçue en Bretagne et dont les exemplaires qui circulent en « Autolib’  » à Paris arborent fièrement le Gwenn-a-du et le N°29 de leur département de naissance, mais qu’en est il de ce pauvre PSA que cette prime devait sauver ?
Et bien, au détour d’une information économique, voici ce que nous apprenons : un communiqué officiel de la société Mitsubishi, faisant réponse à une rumeur parue dans un journal économique japonais, déclare que le constructeur nippon «interrompt momentanément l’approvisionnement de PSA en voitures électriques, car PSA doit ajuster ses stocks». Ajuster ses stocks ? En bobolangue, ça veut dire «fiasco», ça, non ? Interrogée, une porte-parole du groupe nous sert un superbe coup de langue de bois:

«Le marché de l’électrique est difficile. Il y a un ralentissement des niveaux de ventes».
Bon, voyons ça de près.
Tout d’abord, qu’est-ce que c’est que cette histoire de voitures électriques «livrées» par Mitsubishi ? C’est là que nous apprenons que les Peugeot Ion et Citroën C-Zéro, les voitures électriques «premier prix» de PSA, celles qui devaient séduire «Monsieur ou Madame Tout-le-monde» grâce à la super-prime du super-ministre du super-redressement productif ne sont en fait que des clones du Mitsubishi i-Miev, conçues et 100% fabriquées... au Japon ! Ainsi donc, cette prime devait subventionner les importations en provenance du Japon, exactement comme la précédente avait favorisé celles de Roumanie ou de Turquie. De l’art de «désespérer Aulnay» ...
Mais si les alliés nippons de PSA ne livrent plus, c’est, apparemment, parce que les ventes s’effondrent. Qu’en est-il vraiment? Et c’est là que nous apprenons que PSA a immatriculé... 150 Ion électriques sur les six premiers mois de l’année en France, et 390 C Zéro, soit à peine 0,04% du marché français de l’automobile sur la période ! Un fiasco. Pour mémoire, les objectifs de ventes fixés initialement étaient de 7.000 ventes en 2011 et 18.000 ventes pour 2012 en Europe et ce ne sont certainement pas les 150 voitures de plus que PSA avait vendues l’an passé à la même époque qui changent fondamentalement le problème.
Surtout que, lorsqu’on connait les Français et leur sens inné de la chasse à la prime, il est à peu près certain que les 150 voitures qui manquent attendaient tranquillement que la prime soit votée et mise en application. Le «retard» eut été rattrapé en peu de temps. Non, c’est un problème plus profond. Qui peut croire qu’une chaîne de montage pour 1000 voitures par an soit rentable ? Mitsubishi fait simplement les comptes et arrête les frais. (Ce qui, au passage, montre toute la confiance que le constructeur japonais a dans l’efficacité de la prime « Montebourg » ...) Un coup dur pour PSA qui n’a plus de petite voiture d’entrée de gamme à propulsion électrique à proposer!
2012 restera certainement dans l’histoire du groupe comme l’annus horribilis. Et elle n’est pas finie!

Nous apprenions, lundi dernier 6 Août 2012, que General Motors, désormais deuxième actionnaire de PSA avec 7% du capital, envisageait de déprécier dans son bilan la valeur de sa participation dans le groupe français. En soi, cela n’a pas de conséquence majeure. En soi. Par contre, sur le plan et du symbole et du message, bonjour la confiance en l’avenir ! Si GM décide de déprécier la valeur de son actif chez PSA, cela veut clairement dire qu’il ne s’attend pas à ce que celui-ci ne remonte de si tôt, donc, qu’il analyse la situation de PSA comme durablement difficile (et paf pour Super Montebourg dont la sagacité dans l’analyse de la situation de PSA semble prise en défaut...)
Cette alliance de PSA avec GM ressemble de plus en plus au baiser de Judas. Après avoir indisposé le partenaire technologique de PSA, Mitsubishi, qui, outre les voitures électriques a aussi apporté les 4X4, avec qui PSA a construit une usine en Russie, l’entrée de GM au capital est aussi à l’origine du désengagement de PSA d’Iran, avec les conséquences que l’on sait... Que GM a-t-elle apporté en échange ? Rien. Voici qu’aujourd’hui, dans la tempête, le partenaire américain lance un message négatif aux marchés... et n’apporte aucune solution au constructeur français. Mieux, alors qu’il n’en était pas question, que cela n’avait jamais été évoqué, le directeur financier de GM, Dan Ammann, se croit obligé d’ajouter auprès des analystes qu’il n’a pas l’intention d’investir d’argent frais dans PSA. À croire que l’objectif de cette entrée dans le capital de l’ex N°1 mondial n’est pas la coopération, mais l’affaiblissement de l’intérieur... histoire ensuite de prendre la maîtrise à moindre coût.
Si erreur stratégique il y a chez PSA, elle semble de plus en plus se situer à ce niveau. La prime «Montebourg» suffira-t-elle à aider PSA à se sortir de ce bourbier ?


Faut-il bloquer le prix de l'essence? 


Pendant que Flamby fait mumuse à Brégançon...

Pendant que Flamby fait mumuse à Brégançon, les citoyens, eux, continuent à être confrontés à cet État républicain censé tous les protéger, dans le respect de l'égalité devant la loi, surtout depuis que l'Elysée est de gauche.


Vous souriez ? Vous avez bien raison. On sait tous que certains citoyens sont plus égaux que d'autres [1], et que, quels que soient son rang, sa religion ou sa couleur, il ne fait pas bon se frotter à la police quand elle est de mauvaise foi.
Prenons le Midi Libre d'hier : Montpellier - Il filme des policiers en train de griller un feu : "Efface ton film ou on t’embarque".
Ça rappelle l'histoire de ce Versaillais mis en garde à vue pour avoir posé une simple question au sujet d'un contrôle d'identité (lire sur le blog MonVersailles.com).
Pourtant, les juristes tels que Maitre Eolas disent que "filmer la police n'est pas interdit donc c'est autorisé". Est-ce que Valls et son administration ne seraient finalement pas mieux que Guéant et ses oukases anti-Copwatch ? Est-ce que les citoyens sont vraiment supposés savoir ce qu'ils n'ont pas le droit de faire, même quand rien n'est spécifié ?
Mais ne vous inquiétez pas, vous, simples citoyens, vous n'avez aucun droit, il y a des gens chargés de penser pour vous. Eux savent mieux que nous ce qui est bon pour nous, un peu comme la vidéosurveillance à Paris. Celle ci est en place dans sa forme actuelle depuis un an maintenant. A-t-elle fait chuter la délinquance à Paris ? Si, parmi les nouvelles zones de sécurité prioritaires de Valls, il y a un arrondissement parisien, il faut croire que c'est que, tous comptes faits, la vidéosurveillance ne marche pas (mais elle coûte !).
Qu'est-ce que Valls et Flamby ont à raconter sur la préservation des libertés civiles des citoyens de CE pays ? Apparemment, le président de la République trouve plus aisé de disserter sur la très confuse situation de guerre civile de Syrie que de s'exprimer sur la surpopulation carcérale chez nous, sur les démantèlements de camps de Roms, sur les abus de pouvoir de la police et, de manière générale, sur toutes les pratiques que les socialistes reprochaient à l'UMP (expulsion de clandestins, etc.).


Un journaliste de Reuters empêché de filmer par... par rue89
Même en matière de Droits de l'Homme, et ce alors que nous sommes en Normalie, le changement, ça n'est pas maintenant. Sans surprise [2].

Cléopâtre n'était pas qu'une bimbo à grand nez

La reine d’Égypte, qui a ensorcelé Jules César puis Marc Antoine, avait bien du charme. Mais pas seulement. C'est ce que démontre Catherine Salles. Extraits de "150 idées reçues sur les grands personnages de l'histoire".
Cléopâtre était-elle belle ? Nous n’avons que peu de portraits de la reine égyptienne qui séduisit successivement les deux plus grands généraux de Rome, Jules César, le conquérant des Gaules, et Marc Antoine, le rival d’Octave. Elle s’est fait souvent représenter sous les traits d’une pharaonne de l’époque ancienne ou de la déesse Isis, ce qui fait qu’il n’y a pas de recherche de la ressemblance. En effet, bien que grecque, Cléopâtre, pour plaire à ses sujets égyptiens, a privilégié les portraits se rattachant aux traditions les plus populaires de son royaume.
Nous n’avons qu’une pièce de monnaie et un buste grec reproduisant sans doute assez fidèlement les traits de la véritable Cléopâtre : elle a un beau visage régulier, de grands yeux, une bouche bien ourlée (et un nez bien proportionné !). Tous les écrivains anciens – en particulier Plutarque – ont loué la beauté de la reine, mais ajoutent tous que Cléopâtre était surtout pourvue d’une grâce irrésistible qui séduisait, plus que son aspect physique, tous ceux qui l’approchaient. À cela s’ajoutaient son intelligence, sa culture indéniable, la finesse de sa conversation et surtout un sens aigu de la mise en scène : pour rencontrer César, elle parvient à pénétrer jusqu’à son camp cachée dans un tapis et, lorsqu’elle en sort, le général romain est frappé à la fois par la hardiesse et la beauté de la jeune femme.
Pour captiver Antoine, elle choisit une autre tactique. Maître de l’Orient, il a convoqué à Tarse en Cilicie les souverains des proches royaumes, dont la reine d’Égypte. C’est à bord d’une galère à la poupe en or, aux voiles de pourpre et manœuvrée par les plus belles de ses servantes vêtues en nymphes et en néréides, qu’elle remonte le fleuve menant jusqu’à Tarse. Cléopâtre elle-même est déguisée en Aphrodite et des enfants travestis en Amours la rafraîchissent avec des éventails.
Rien d’étonnant qu’avec de tels arguments, elle ait su faire tomber sous son charme les généraux romains ! D’où vient cette réputation désastreuse sur la longueur de son appendice nasal ? Tout simplement d’une mauvaise interprétation d’une phrase de l’écrivain Blaise Pascal. En effet, celui-ci écrit dans Les Pensées : « Le nez de Cléopâtre : s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. » Dans la partie de son œuvre consacrée à la « Misère de l’homme », Pascal envisage toutes les imperfections de la nature humaine, toutes ces « vanités » qui ont des conséquences incalculables sur l’histoire de l’univers. Parmi elles, se trouve l’amour, qui « remue toute la terre, les princes, les armées, le monde entier », d’où l’exemple de Cléopâtre. Ce que Pascal a voulu dire, c’est qu’une modification, même infime, dans la figure de la reine aurait peut-être fait que Jules César et Marc Antoine ne soient pas tombés amoureux d’elle. Et, bien entendu, toute l’histoire de Rome et, à travers elle, celle du monde entier auraient pris un cours différent. Pascal d’ailleurs n’a jamais dit que le nez de Cléopâtre était trop long, mais bien le contraire !

Après l'État-providence

Tom G. Palmer est le vice-président exécutif des programmes internationaux à la Fondation Atlas. Il est l’auteur de Realizing Freedom: The Theory, History, and Practice of Liberty dont l’Institut Coppet a traduit un extrait. Il parcourt le monde entier et œuvre depuis plusieurs décennies à la diffusion des idées de liberté et de prospérité.
Son dernier projet en date est d’éditer un livre qui s’intitulera After the Welfare State, en collaboration avec Atlas Foundation for Economic Research et Students for Liberty. Son but est de présenter les solutions concrètes pour une société qui voudrait se passer de l’État providence, ce dernier ayant fait la preuve de son incapacité à résoudre les problèmes sociaux.
Après le succès de The Economics of Freedom: What Your Professors Won’t Tell You (une anthologie de Bastiat en anglais) et de The Morality of Capitalism (qui est en cours de traduction en français), After the Welfare State explique l’histoire et les motivations de l’État providence moderne. Il envisage la crise actuelle et les alternatives aux programmes gouvernementaux de protection sociale qui, selon lui, ont fait leur temps. L’idée centrale de ce livre est que nos politiciens et la génération de nos parents ont échoué. Ils ont utilisé les mécanismes de l’État-providence pour détenir le pouvoir et vivre sur le dos des générations futures. Maintenant, nous devons prendre notre avenir en mains.

Le livre proposera une collection d’essais écrits par une variété d’auteurs dans différentes disciplines. Il comprendra, entre autres, les essais suivants :
  • Castles in the Air par Johan Norberg (La politique du logement aux États-Unis et la crise financière).
  • Mutual Aid for Social Welfare: The Case of American Fraternal Societies par Dr. David Bieto (« Secours mutuel et solidarité privée : le cas des sociétés fraternelles américaines »).
  • Reinventing Civil Society: The Evolution of Mutual Aid par Dr. David Green (« Réinventer la société civile : les progrès du secours mutuel »).
  • The Greek Welfare State par Dr. Takis Michas (« L’État providence grec »).
  • Classical Liberalism, Poverty, and Morality par Dr. Tom G. Palmer (« Libéralisme classique, pauvreté et moralité »).
Cent-vingt cinq mille exemplaires de ce nouveau livre seront imprimés pour la distribution de masse sur les campus universitaires américains cet automne.
Tout groupe d’étudiants qui s’intéresse à l’étude et la diffusion de ces idées peut demander à recevoir jusqu’à 500 exemplaires gratuits de ce livre. Ces livres sont très utiles dans les événements étudiants, les groupes de lecture, les manifestations et même les programmes de classe (oui, les professeurs les utilisent aussi !).
Comme Tom Palmer l’explique,  « nous pouvons éviter la catastrophe et nous pouvons substituer à l’État providence des institutions qui sont plus justes, plus équitables, plus efficaces et plus utiles à ceux qui en ont besoin ». Mais les politiciens ne régleront pas eux-mêmes le problème. C’est pourquoi « nous devons éduquer et motiver nos compatriotes à prendre des mesures », ajoute-t-il.
Tom travaille en étroite collaboration avec l’organisation Students for Liberty (SFL) qui dispose de deux antennes en France, à Aix et à Paris. SFL est née en 2008 avec une centaine d’étudiants réunis pour une conférence à l’université Columbia à New York. SFL cherche à sensibiliser les étudiants aux avantages de la liberté et de la société civile et fournit une abondance d’activités, de programmes et de matériels pour soutenir ceux qui s’intéressent à la liberté.  Les efforts de SFL peuvent être décomposés en 2 grandes catégories :
1) Formation et outils intellectuels : SFL est un leader dans le domaine de la formation en offrant des conseils ciblés directement vers des groupes d’étudiants afin de les aider  à se former et à fonctionner plus efficacement. SFL fournit des outils afin de promouvoir la liberté et de former les étudiants à devenir des leaders. Il s’agit notamment d’une revue universitaire, de séminaires, de « webinars » (séminaires en ligne sur un réseau internet privé) et de livres gratuits pour les étudiants qui se réunissent en groupes de lecture sur leurs campus.
2) Mise en réseau : SFL connecte les étudiants intéressés par la liberté pour renforcer leurs liens et leur montrer qu’ils ne sont pas seuls. SFL offre aussi aux étudiants la possibilité de découvrir les nombreuses organisations qui existent pour promouvoir la liberté.
L’organisation a connu une croissance rapide depuis sa création en 2008. SFL comprend aujourd’hui 699 organisations d’étudiants à travers le monde, dont un réseau en Europe, basé à Bruxelles. Un cercle a vu le jour à l’Université d’Aix-Marseille, la première association française à rejoindre le réseau International Students for Liberty et tout dernièrement un autre à Paris.
Le site de Tom Palmer : http://tomgpalmer.com
À lire : The morality of capitalism (en anglais mais bientôt traduit en français !)


Retour sur un dessin imbécile de Plantu


Comme le MRG dans ses communiqués, dans son dessin en une du Monde daté du 7 août, Plantu s’est voulu paradoxalement et ridiculement apôtre de la laïcité (l’allahïcité !) en se faisant l’avocat de la Saoudienne contre le Jamaïcain, comprenez du voile contre le signe de croix.
Son dessin montre Wodjan Shaherkani d’un côté (avec son fameux bonnet) et Usain Bolt (faisant le signe de croix en quatre plans) avec cette légende : « La Saoudienne arrive “voilée” sur le tatami, tout le monde en parle. Le Jamaïcain fait le signe de croix… » Et ce commentaire sensé être humoristique : « Les J.O., j’y crois ! »
Rappelons les faits avec Rue 89 : « Shaherkani s’est présentée vêtue d’un kimono blanc et d’un bonnet noir. Pas de foulard donc, interdit par la Fédération internationale de Judo (pour des raisons de sécurité [car il est par ailleurs permis dans d’autres sports où il ne gêne pas]), mais un couvre-chef masquait intégralement sa chevelure… La judokate avait créé la première polémique de ces jeux, en refusant de participer au tournoi olympique si elle n’était pas autorisée à porter le foulard islamique. Panique au CIO… Quelques jours plus tard, un compromis est trouvé… Compromis qui “garantit un bon équilibre entre la sécurité et les considérations culturelles”… Un accord un peu surréaliste : si le bonnet de Shaherkani tombe pendant le combat, interdiction de le remettre en place… Beaucoup de bruit pour rien. La jeune Saoudienne n’a pas résisté longtemps… : un petit ippon et puis s’en va… »
Certains diront que cette pauvre jeune fille a été « instrumentalisée » par l’islamisme, envoyée là pour « montrer au monde que l’islam va où il veut, quand il veut »… D’autres objecteront c’est le Comité olympique international qui aurait menacé d’exclure le pays des JO si aucune femme n’était présente dans leur délégation. L’Arabie Saoudite a donc dû inclure une jeune fille d’un niveau très médiocre dans un sport de combat, non pas pour « médiatiser » quoi que ce soit, mais pour que l’équipe du pays puisse concourir.
Quoiqu’il en soit, ce « conflit d’intérêts » entre deux extrémismes  – l’idéologie féministe et le prosélytisme musulman – a eu pour résultat de mettre cette jeune fille en situation d’humiliation, par un traitement déplorable de l’image de la femme, surtout quand on sait jusqu’où il peut aller dans les pays musulmans. Le voile obligatoire (en terre occidentale) signifiait en l’occurrence plutôt un symbole d’enfermement que d’ouverture, contredisant quelque peu l’adage sportif : « Mens sana in corpore sano » (« Une âme saine dans un corps sain »).
En faisant même abstraction du résultat de Bolt, cela rend d’autant plus ridicule l’odieuse comparaison de Plantu. Car le voile, à la différence du signe de croix, n’est pas à proprement parler un signe religieux universel. Il n’est même pas une obligation absolue de l’islam, mais seulement un signe politique de cette religion théocratique et hégémonique, comme le minaret : un symbole de présence islamique, de marquage territorial, un outil de propagande qui fait marcher la communauté musulmane au pas !
On saisit alors la stupidité du dessin de Plantu mettant sur le même plan, dans sa propre croyance laïciste et obscurantiste, deux comportements qui n’ont rien à voir. On pourrait peut-être en revanche associer idéologie laïciste et islamiste dans cette critique célèbre que faisait Soljenitsyne du slogan intrinsèquement contradictoire de la Révolution (« Liberté, égalité, fraternité ») : 
« Quant à la fraternité, elle n’est pas de leur famille… La vraie fraternité, elle est d’ordre spirituelle. »