Les femmes françaises vieillissent mieux. Elles sont plus aimées, mieux dans leur peau et donc plus belles que les autres... Ceci n'est pas un flagrant délit d'autosatisfaction, mais le constat du New York Times, qui l'écrit : "S'il y a un secret pour vieillir avec grâce, les Françaises le connaissent." Voilà qui est dit. De Catherine Deneuve à une passante, l'auteur - Ann Morrison, journaliste américaine installée à Paris - ne tarit pas d'éloges sur
les plus de 40 ans en France : "Elles semblent défier l'idée selon laquelle, en vieillissant, il faut se cacher derrière du botox, du collagène pour rehausser les paupières ou gonfler les lèvres et toutes sortes de procédés qui donnent un air pathétiquement jeune." Et de résumer (ne boudons pas notre plaisir) : "Être attirante, à tout âge, c'est juste un truc que les Françaises savent faire." Ce talent fou, Ann Morrison l'explique par une façon différente d'appréhender la lutte contre les effets du temps d'un côté et de l'autre de l'Atlantique : "Les Américaines, et moi la première, abordent les soins personnels dans un esprit pratique et d'efficacité, tandis que les french women que je connais voient dans le chouchoutage de leur peau, de leurs cheveux et de leur corps un rituel plaisant et gratifiant."
Et comme, en plus d'être belles, les Françaises sont bonnes copines, elles ont partagé avec Ann Morrison leurs secrets de beauté. Secret numéro un : ne jamais prendre du poids. Selon elle, à chaque fois que les Françaises constatent un kilo supplémentaire sur la balance, elles feront tout ce qui est en leur pouvoir pour faire revenir l'aiguille à son point de départ. Et là encore, elles excellent : car, selon la journaliste du NYT, les femmes françaises considèrent le sport - ou en tout cas les salles de gym - comme une "torture", et se contentent de marcher, beaucoup marcher, y compris avec des stilettos aux talons vertigineux qu'elles baladent comme des pantoufles sur les pavés du Quartier latin. Et si, par malheur, un jour, elles n'ont pas le temps de déambuler boulevard Saint-Germain à la recherche d'une "petite culotte La Perla à 100 euros", "il y aura toujours une pilule, une lotion, une machine ou un traitement pour faire l'affaire". Ah, et encore un petit truc : les Françaises sont addicts aux thalassothérapies, dont l'auteur rappelle qu'elles sont nées en France. Quoi, vous ne vous reconnaissez pas ?
La Sécurité sociale, secret de beauté des Françaises
Ann Morrisson précise pourtant bien qu'elle parle de la "femme française moyenne, celle qui fait ses courses rue du Faubourg Saint-Honoré, qui déjeune tranquillement rive gauche ou qui se promène à travers le jardin du Luxembourg". Ah, on se disait aussi : elle ressemble étrangement à Inès de La Fressange, la Française moyenne... Mais, à en croire la journaliste, il n'y a pas besoin d'être riche pour être Juliette Binoche. Car le secret de beauté le mieux gardé des Frenchies, c'est leur Sécurité sociale : "Certaines femmes sont assez malignes - ou ont des raisons médicales suffisantes - pour se procurer des ordonnances prescrivant des semaines entières dans un spa, ce qui signifie que la Sécurité sociale les rembourse", explique-t-elle. Idem pour les dermatologues, selon la journaliste : certes, les femmes françaises se maquillent légèrement, "mais il est plus facile d'avoir l'air naturel quand on a une super peau". Or, en France, "les rendez-vous chez les dermatologues sont souvent remboursés". Rendez-vous compte !
Non contente de nous attaquer sur ce point sensible - la Sécurité sociale -, Ann Morrisson s'appuie sur des chiffres qui font mal à notre porte-monnaie : selon un sondage Mintel datant de 2008, les Françaises dépensent 2 milliards d'euros par an en soins du visage, à peu près autant que les Espagnoles, les Allemandes et les Anglaises réunies. Et elles commencent jeunes : 33 % des Françaises entre 15 et 19 ans utiliseraient des crèmes antirides. N'empêche. Étant plus minces, les Françaises doivent lutter plus durement contre le vieillissement de leur peau, c'est bien connu. Et ce n'est pas parce qu'elles sont plus aimées, par les autres comme par elles-mêmes d'ailleurs, qu'elles sont plus belles, contrairement à ce que conclut Ann Morrison. Non, non. En fait, les Françaises - ou en tout cas celles que la journaliste fréquente - refusent simplement la fatalité qui veut qu'une femme doive, en vieillissant, choisir entre la ride et la fesse.
samedi 17 juillet 2010
Vieillir avec style, une spécialité so french
Plaidoyer pour un football moche
Il est temps de se débarrasser des esthètes du football. Plus que les hooligans, l’argent fou ou les consultants bègues, c’est peut être bien le danger le plus grand devant lequel se trouve le football. Oui, tous ces gens qui recherchent le beau dans le football sont des dangers pour ce sport. Car en vérité, c’est du moche que viendra le salut du football. Pour vivre heureux, vivons dans la splendeur crépusculaire de la laideur. Tentative de justification, tout en mocheté et en mauvaise foi.
Depuis que le football est devenu un objet d’admiration, il se trouve toujours une tripotée d’intellectuels pour vous parler de la nécessité du beau football. Mais on ne précise jamais de quelle façon, ce football peut soudain se targuer d’être beau. Qu’est-ce que le beau jeu ? Les jongleries simiesques de soi disant artistes ? Pas sûr, tant ce beau tient de plus du cirque. Et pour qui a déjà passé une après midi déprimante devant un spectacle de cirque, on ne peut se satisfaire de ces jongles pour le football. Certains s’enflamment devant les chevauchées fantastiques de dribbleurs fous, remontant la totalité du terrain et éliminant leurs adversaires un à un. Sauf, qu’à bien y regarder, on voit surtout la faiblesse des adversaires en questions. Si c’est pour voir du slalom entre piquets, je préfère aller au ski voir de plantureuses autrichiennes moulées dans leur lycra rose.
Les théoriciens du beau football vous rebattent aussi les oreilles avec le jeu de passes courtes, le toque argentin, la conservation espingouine... On pourrait presque être tenté d’y adhérer, de trouver cet effort de construction collective admirable, mais bon de là à franchir le pas d’y voir le Beau. Car il ne faut jamais oublier une chose, la passion du football n’est pas d’essence esthétique, mais purement émotionnelle. Ce beau là, le beau du sport ne sera jamais comparable au beau de l'art. Et ne pourra donc jamais expliquer une passion. Ce n'est pas une question de valeur, c'est une question de nature. Le geste sportif peut être gracieux, mais il ne sera jamais inspiré par la grâce. Restent donc les émotions. Ce tressaillement au bide, ces frissons du souvenir, cette sensation particulière de la totale empathie qui nous plonge dans les délices de l'éternité de l'instant...
Van Vogh ne savait pas faire deux jongles
Supporter un club, aimer le foot ne pourra jamais être lié à l'art. Le foot est une affaire d'émotions avant toute chose, mais d'émotions viscérales, inattendues, irréfléchies, irrationnelles. En art, on choisit toujours un peu. En sport, on ne choisit jamais et
c'est ça qui est beau. On ne décide pas de supporter un club, quelle que soit sa philosophie, on se le prend en pleine face. Et surtout, surtout on le conserve à jamais au fond de son coeur. On peut dénigrer des films, des livres autrefois appréciés. Mais pas son équipe de foot, aussi ridicule que ça puisse paraître à la société bien pensante, qui considère ce genre de choses comme futiles. On ne change pas de club, car on ne triche pas avec ses émotions instinctives.
Et c’est bien à cause de cette fidélité naturelle, que le moche a toute sa place dans le football. Car il arrive très souvent, qu’on prenne son pied devant un match défensif, juste parce que celui-ci nous a permis de vibrer devant la victoire de nos favoris. Mais il ne faudrait surtout pas réduire le plaisir que procure la tactique défensive, au résultat heureux d’un match. Voir une équipe réussir à en faire déjouer complètement une autre, voir des types plus limités au départ, s’arracher pour sauver le match d’un tacle ou d’un dégagement, c’est tout simplement laidement génial. Le moche est nécessaire au football, parce qu’il en est le pain quotidien, celui des contrôles ratés, des tibias et des frappes topées. Le moche demande plus d’efforts, tant il est facile pour un sportif doué d’accomplir des gestes déliés. Mais réussir sans talent, réussir face au talent des autres, réussir uniquement en empêchant les autres de briller, c’est une émotion qu’on qualifie injustement de petite. Alors qu’elle est grandiose, par tout ce qu’elle contient en symboles.
L'anti-hools par excellence
Car le football moche et défensif, c’est d’abord une des dernières expressions de la solidarité dans ce sport. Voir des types unir leur infériorité pour surpasser ensemble les obstacles, c’est le signe ultime que le football de gauche peut encore exister. Loin de l’ultra libéralisme du football élitiste et talentueux, le football de tâcherons reste le dernier havre de paix pour les prolétaires. Et puis, en poussant cette logique encore plus loin, on peut même dire que le moche n’a jamais été aussi politiquement nécessaire au football. Car dans un pays où le Président ne se déplace jamais sans sa maquilleuse, il est plus qu’utile que le football échappe aux règles envahissantes de l’image. Ne pas chercher à plaire, fuir la lumière et respecter l’essence même de ce sport : Des efforts, de la boue, de la sueur et de la bière. Et un peu de violence aussi. D’ailleurs, il n’est pas dit que si les matches défensifs et heurtés se multipliaient, la violence dans les tribunes ne baisserait pas. Le football moche, reste donc le meilleur moyen de limiter la violence dans les stades. Mais c’est aussi un bon moyen d’éloigner les fameux footix, ceux qui viennent au stade ou devant leur téléviseur, pour voir des buts, des roulettes ou des gestes acrobatiques. Tous ces types qui sifflent les artistes du tacle, de l’accrochage. Il est donc nécessaire, pour voir ces tristes sbires fuir les stades, de faire du football un loisir élitiste et inesthétique.
Mais le football moche ne doit pas se limiter à l’expression défensive, il doit aussi se réaliser dans les maillots, les équipements, les stades et même les gueules des joueurs. Revenons aux maillots conçus par le comités des fêtes des mairies, plutôt que par des designers. Et glorifions de valeureux anciens comme Dieter Eilts, champion d’Europe avec l’Allemagne en 1996, que l’Équipe qualifiait de vilain petit canard. Si les centres de formations étaient bien gérés, seuls les joueurs fortement acnéiques auraient le droit d’accéder à l’équipe première. Marre des minets crête au gel, insulte permanente au football moche. Là encore, le Bavièrisme a montré l’exemple, en faisant du jeune Toni Kroos, un nouvel héros moderne. Finalement, pour appuyer définitivement cette thèse, il suffit de regarder ce qui est arrivé au rugby. Dès lors qu’avec la professionnalisation et l’arrivée des calendriers de Guazzini, ce sport s’est attaché à produire du beau, ce sport a perdu de la superbe de sa légende. D’accord le propos est légèrement caricatural et conservateur, mais il n’est pas interdit d’y voir une part de vérité.
Quant aux derniers amoureux du football moche, peut être devraient ils se tourner vers le football féminin. Qui n’a pas encore fait sa mue professionnelle et qui laisse encore toute sa place aux contrôles ratés, aux buts de raccrocs et aux visages rougeauds...
ALLONS VERS UN FOOTBALL HUMAIN, AVEC SON GÉNIE PUR, DÉBARRASSÉ DE SES ORIPEAUX CLINQUANTS ET TRÉBUCHANTS, PLACE AU PLAISIR ET À L'INSPIRATION DES "JOUEURS".
Ce qu'il y a de bien, dans les vacances, c'est qu'on en cause avant, pendant et après. Et si vous alignez les vacances d'été et celles d'hiver, vous pouvez tenir l'année sur le même sujet. Surtout en France, d'ailleurs, royaume de l'art du bien vivre à ne rien faire longtemps, et à en parler longuement. On en oublierait presque, dans l'heureuse fièvre des grands départs, que ce bonheur n'est pas donné à tout le monde. Car la crise a fait fondre le nombre des vacanciers: en quelques années, nous sommes tombés de deux Français sur trois à un peu plus d'un sur deux qui partent en vacances. Mais comment expliquer alors qu'on ne parle que de cela ? C'est le miracle des vacances, qui métamorphosent les rues de nos communes, notre télévision et nos voisins, qui nous font changer d'air, que l'on parte ou que l'on reste. Alors, à tous, à ceux qui partent et à ceux qui restent: bonnes vacances.
Comment qualifier la politique budgétaire de la France ? Le contribuable dira volontiers qu’on lui “serre la vis”. Nul besoin d’être garagiste pour comprendre la métaphore… Mais l’Etat ne cause pas ainsi.
Depuis des mois, les ministres s’appliquent à contourner l’obstacle par de fumeuses circonlocutions. Périphrases prudentes et litotes rusées… L’un parle de “rationalisation des comptes”. L’autre évoque la nécessité de renouer “avec la réalité des chiffres.”
Christine Lagarde invente même le concept de “ri-lance”. Néologisme bancal, qui voudrait combiner les mérites du Père Fouettard et du Père Noël…
Hier, brisant l’hypocrisie, François Fillon a lâché le mot interdit : “rigueur”. Soit, selon le dictionnaire, un synonyme de “sévérité” mais aussi “d’exactitude”. Voici un substantif, somme toute, très honorable. Nicolas Sarkozy le récuse, pourtant, en y décelant “une connotation péjorative.” Il en déconseille l’emploi, sans rien demander à l’Académie française.
Le chef du gouvernement a donc violé un tabou linguistique. Il l’a fait à Tokyo, devant un parterre d’investisseurs étrangers.
On mesure, ici, la vertu des voyages exotiques et lointains. Ils permettent, par un étrange paradoxe, de mieux voir ce qui se passe chez soi.
Gilles Debernardy
C'est un livre accusateur, c'est un livre passionnant, c'est un livre plein d'enseignements : comment l'un des plus grands pays du monde a-t-il pu s'effondrer ainsi en quelques semaines du printemps et de l'été 1940 ? Claude Quétel, ancien directeur scientifique du Mémorial de Caen, s'est efforcé d'apporter la réponse.
À ses yeux, « l'étrange défaite », comme elle fut aussi appelée, plonge ses racines dans les vingt années qui ont précédé. D'abord le système politique : un hyper-parlementarisme s'autoparalysait. C'était la valse des gouvernements, élaborant des politiques à courte vue. Et puis la France voulait souffler après le terrible effort et les pertes de 1914-1918. On était victorieux et l'on voulait jouir de la victoire. On voulait penser qu'un tel drame ne reviendrait plus. La guerre qui venait de se terminer était la dernière que nous ferions, « la der des der ».
Comme l'écrit l'auteur, « les Français étaient malades de la paix ». La Société des nations (SDN) était vue comme une sorte d'assurance contre la guerre. Malheureusement, elle ne fonctionnait pas et manifestait de plus en plus son impuissance.
Personne ne voyait ou ne voulait voir le danger qui montait à l'Est. Cependant, enfreignant les clauses du traité de Versailles, l'Allemagne reconstruisait secrètement son potentiel d'armement. En Russie, dans des contrées lointaines, isolées, aimablement ouvertes par le gouvernement des Soviets, elle expérimentait de nouveau x matériels, élaborait des tactiques novatrices. C'est ce qui permit à Hitler de reconstituer une armée en un temps record et d'autant plus moderne qu'il lui avait fallu repartir de zéro.
1940 : leçon d'humilité
Au moment où les Allemands s'exerçaient aux communications radios, adoptaient le transport aérien de commandos parachutistes, le haut commandement français s'occupait d'accroître sa cavalerie et se confiait aux pigeons voyageurs pour assurer les liaisons. Un colonel de Gaulle faisait figure d'illuminé. Il était sorti de la guerre des tranchées. Il voyait la guerre de mouvement à laquelle le haut commandement français préférait l'enfouissement statique de l'armée.
Et puis les évolutions politiques, le jeu des alliances contraignirent la France à entrer dans le conflit, une déclaration de guerre faite le 3 septembre 1939, à regret. Si bien que notre pays ne va pas saisir l'occasion qui se présente à lui de se lancer dans une offensive puissante pendant que l'armée allemande est occupée à l'Est, à vaincre la Pologne.
Sur tout le front allemand de l'Ouest, face à la France, il n'y avait alors pas un seul char allemand. En outre, le commandement allemand n'avait des munitions que pour trois jours de combat et aucune réserve prête à entrer dans la lutte. Et nous laissâmes la Pologne se faire broyer dans l'étau allemand et soviétique...
On voit à quelles erreurs stratégiques nous conduisirent les militaires et les politiques. La suite allait de soi, mais on ne le sut que bien plus tard et, malgré des combats héroïques, livrés dans des conditions difficiles, ce fut ce que Claude Quétel appelle l'incroyable, l'inéluctable, l'impardonnable défaite. « Ce qui nous intéresse, dans cette étude, conclut-il, ce sont les divers visages d'une France si insouciante, si contente d'elle à son ordinaire, mais si désemparée à l'heure des tempêtes qu'on peut douter qu'elle ait fondamentalement changé. Le désastre de 1940 vaut, soixante-dix ans plus tard, leçon d'humilité. »
Ces socialistes qui prônent la dissolution
Julien Dray et Jérôme Cahuzac suggèrent des législatives anticipées pour sortir de la crise.
Le scénario du dernier recours ? Dissoudre. Ceux qui, à gauche, aiment manier la dynamite l'évoquent, comme réponse possible aux polémiques et aux affaires qui portent atteinte au crédit du gouvernement.
Vendredi, sur RTL, Julien Dray a tâté le
terrain. «Le climat judiciaire, c'est le prolongement d'un malaise, d'une crise politique sur un autre terrain», a estimé le député PS de l'Essonne. «Par expérience, je sais que, quand ça commence comme ça, ça ne s'arrête jamais tant qu'il n'y a pas un fait politique majeur qui remet de l'ordre dans la tête de nos concitoyens.» Il préconise «une dissolution de l'Assemblée nationale» ou sinon «un référendum» sur les retraites.
Quelques jours après l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, l'Élysée appréciera. La dissolution de l'Assemblée, qui conduit à l'organisation d'élections législatives anticipées, est une prérogative du chef de l'État. «Le rôle de l'opposition, c'est de dire que maintenant il faut trouver une solution à ce malaise politique, il faut que nos concitoyens disent s'ils veulent continuer dans la direction où nous sommes aujourd'hui ou s'il faut changer de politique. Ce que je revendique», a poursuivi Julien Dray.
À gauche, ils ne sont cependant qu'une poignée à avoir entonné ce refrain lorsque l'affaire Bettencourt-Woerth a éclaté. Le président de la commission des finances, Jérôme Cahuzac, a évoqué l'idée.
«Ce n'est pas nécessaire»
Les radicaux de gauche l'ont aussi proposée. «Je demande que le président de la République procède à la dissolution de l'Assemblée nationale. Les Français doivent retourner aux urnes pour sanctionner ce gouvernement moribond. Un gouvernement qui est déjà condamné moralement par tous», a déclaré au début du mois le secrétaire national du PRG, Eddie Aït.
Les autres responsables de gauche se sont montrés plus prudents. La dissolution, «c'est une hypothèse - le président peut toujours dissoudre -, Jacques Chirac l'a fait en son temps. Donc, j'allais dire “chiche” !», a commenté la semaine dernière Jean-Marc Ayrault. Mais, au fond, elle «n'est pas nécessaire», a ajouté le président du groupe PS à l'Assemblée. Il demande d'abord d'autres «décisions fortes».
De toute façon, la gauche ne serait pas prête. Les candidats dans les circonscriptions ne sont pas investis, les accords avec les partenaires ne sont pas signés. Et les primaires de désignation du candidat à la présidentielle seraient chamboulées en cas de législatives anticipées !
En 1997, le président de la République Jacques Chirac, conscient du risque de perdre les élections prévues en 1998, avait décidé d'anticiper le scrutin d'un an, officiellement pour mieux préparer la France à l'entrée dans l'euro. La gauche l'avait emporté à la surprise générale.
L'expérience vaut avertissement. À droite, personne ne s'aventure donc à demander un retour aux urnes. La dissolution, c'est la «nouvelle idée inventée par l'opposition», a ironisé la semaine dernière le président du groupe UMP, Jean-François Copé. À droite, on espère que l'été et les vacances permettront de faire redescendre la pression.
ALORS ILS PIAILLENT, MANIFESTENT, FONT DES CRISES D'ÉGOTISMES, JOUENT LES MATAMORES SANS EN AVOIR LE TALENT. ILS ONT TOUT DU COMPORTEMENT SCHIZOPHRÈNE.
Pas de quartier pour les artistes
Premières victimes de la boboïsation de certains quartiers des métropoles européennes, les artistes en sont pourtant considérés comme responsables. C’est parce que beaucoup d’entre eux aspirent à faire partie de l’establishment, regrette l’écrivaine Tanja Dückers.
Dans presque toutes les métropoles européennes, résidents et artistes se battent contre la boboïsation de leur quartier. Les créateurs sont néanmoins de plus en plus mal vus. Autrefois porte-paroles de l’avant-garde
rebelle, ces hommes et ces femmes aspirent désormais à faire partie de l’establishment. Cela fait plusieurs dizaines d’années que dans bon nombre de grandes villes européennes, l’essentiel de la culture parallèle s’installe dans des quartiers déshérités et délabrés où elle insuffle une nouvelle vie. Souvent, ce sont les artistes et les créateurs qui sont à l’origine de nombreux projets urbains de rénovation. Toujours en quête de logements bon marché, d'ateliers ou de bureaux, ils investissent les quartiers que d’autres ont hâte de quitter.
Longtemps, il semblait que cette tendance permettait à la critique sociale de gauche de tisser des liens étroits avec diverses formes d’expression artistiques. Dans des villes comme Francfort, Hambourg ou Berlin, ces résidents créatifs ont défendu leur place – souvent avec beaucoup d’humour et de persuasion – contre des urbanistes obstinés et les promoteurs sans scrupules. C’est essentiellement grâce à eux qu’un grand nombre de quartiers dans ces villes sont aujourd’hui particulièrement prisés. Depuis la réunification allemande, l'occupant classique aux motivations politico-idéologiques a été remplacé par l’artiste et ses ambitions personnelles.
Tensions entre l'extrême gauche autonome et les créateurs branchés
On assiste presque partout au même phénomène : à Berlin, Hambourg ou Cologne aussi bien qu’à Amsterdam, Copenhague, Barcelone, Londres, Varsovie ou Prague, dès que des artistes élisent domicile quelque part, ils sont immédiatement suivis par une cohorte de cafés et restaurants branchés. Arrivent ensuite des jeunes – barbe de cinq jours pour les hommes et look nostalgico-vintage pour les femmes néo-post quelque chose - qui s’affairent sur leurs ordinateurs portables et se lancent dans de nouveaux "projets". Le quartier occupé gagne subitement en attractivité, des boutiques indépendantes s’y installent, suivies de galeries et de cabinets d’architectes. Très vite, les loyers s’envolent.
L’attaque récemment menée par des militants de l'extrême gauche autonome contre une galerie berlinoise est symptomatique de ce changement de statut. Les artistes et les créateurs ne sont plus les porte-drapeaux d’une avant-garde rebelle mais les précurseurs d’une boboïsation des quartiers et les représentants d’une nouvelle bourgeoisie de propriétaires.
Ces tensions ne révèlent pas seulement les conceptions artistiques réactionnaires des agresseurs qui, visiblement, ne peuvent tolérer la présence des artistes que quand ils servent leurs objectifs. Elles démontrent également à quel point le rapport entre l’art et la sensibilité politique a changé. Cela fait déjà longtemps qu’avec leurs lunettes de créateurs et leurs tenues branchées, les artistes ne pourfendent plus les valeurs bourgeoises et aspirent à faire partie de l’establishment. Ils ont grandi à une époque où l'économie créative est devenue un secteur de croissance rapide, une industrie de services attirant les investisseurs.
Des artistes qui n'ont pas les moyens de payer les loyers
Nulle part cette intrication de la création et des milieux d’affaires n’est plus visible qu’ici. L’image de l’artiste comme un être solitaire, un ermite vivant en marge de la société, a fait long feu. Aujourd’hui, les artistes à succès sont de toutes les fêtes et partout où il faut être. Ils soignent leurs réseaux comme des entrepreneurs, s’ébattent dans les foires artistiques autours du monde et prennent l’avion aussi souvent que d’autres le bus. Comme partout ailleurs toutefois, la gloire est réservée à une poignée de happy few qui arrivent à percer. Leur carrière inspire toute une génération d’épigones pour qui l’art n’est plus une exception dans une trajectoire professionnelle précaire, mais simplement un moyen de doubler les autres. Il est donc naturel que les urbanistes et les investisseurs fassent les yeux doux aux artistes et aux créateurs. D’après les célèbres thèses du sociologue américain Richard Florida, il existe un lien étroit entre culture et croissance économique, par lequel l’environnement culturel serait un facteur d’implantation primordial.
Pourtant, l’image du créateur entrepreneur correspond souvent à un cliché qui n’a que peu de rapport avec la réalité. Dans des villes comme Hambourg, Cologne ou Berlin, qui se veulent des foyers de la création, la plupart des artistes appartiennent – d’après leur revenu annuel moyen – aux couches populaires inférieures. Ils sont bien souvent les premiers à devoir quitter les quartiers qu’ils ont pourtant contribué à régénérer, n’ayant plus les moyens d’en payer les loyers élevés. Les artistes et les créateurs qui incarnent à présent la boboïsation des quartiers au détriment du reste de la scène artistique, sont souvent perçus dans l’opinion publique comme les grands gagnants du système. Cette interprétation montre surtout comment un Zeitgeist [esprit du temps] libéral est parvenu à créer une mode que même les militants de l'extrême gauche autonome sont prêts à prendre au sérieux.
vendredi 16 juillet 2010
Le journal satirique "Le Monte" condamné à retirer des photomontages de Nicolas Sarkozy de son dernier numéro
Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a condamné vendredi 16 juillet la société Sonora Média, qui édite Le Monte, pastiche du journal Le Monde, à retirer de ce journal satirique plusieurs photomontages du chef de l'Etat publiés dans son numéro de juillet-août.
Dans ce numéro, le bimestriel présente plusieurs photomontages sur lesquels apparaît M. Sarkozy en "utilisant sans autorisation l'image de son visage, le représentant nu en train de subir un acte sexuel derrière les barreaux d'une cellule de prison, agenouillé en slip dans un cachot (...) et le présentant nu en train d'imposer un acte sexuel à une chèvre", selon le jugement consulté par l'AFP.
M. Sarkozy avait déposé mardi par l'intermédiaire de son avocat Me Thierry Herzog une assignation d'heure en heure, c'est-à-dire examinée dans de très brefs délais, pour obtenir l'occultation de ces photomontages. L'assignation a été examinée vendredi en l'absence des représentants de la société de publication, et le juge des référés du TGI de Paris a donné raison au chef de l'Etat en condamnant Sonora Média à occulter les photos dans tous les exemplaires du numéro d'été sous peine d'une astreinte de 100 euros par photographie non occultée.
Sonora Média est également condamné à verser un euro symbolique à M. Sarkozy comme "réparation de son préjudice" et à verser 2 000 euros de frais de justice. L'avocat de Sonora Média, Me Patrick Klugman, a indiqué qu'il faisait appel de cette condamnation. Me Herzog n'a pu être joint. Selon Sonora Média, le numéro incriminé, déjà dans les kiosques, sera retiré de la vente lundi.
INTERNAUTE DEPUIS QUELQUES TEMPS DÉJÀ JE ME RENDS COMPTE DE LA DÉRIVE DE CE MEDIA (medium au singulier mais tout le monde s'en fout), SURTOUT QUAND IL EST PRATIQUÉ PAR LES "INSTITUTIONNELS DE LA PRESSE.
ILS SE CROIENT OBLIGÉS DE FAIRE DANS LE SENSATIONNEL, LA SURENCHÈRE, L'ABSURDE, J'IRAI MÊME JUSQU'À DIRE QU'ILS SE DAMNERAIENT POUR ÊTRE À LA UNE D'UN MOTEUR DE RECHERCHE.
ILS VONT MÊME PARFOIS JUSQU'À LA DIFFAMATION.
A VOUS CHERS INTERNAUTES QUI ME LISEZ ET QUI LISEZ LES AUTRES, DE BIEN DISTINGUER L'INTÉRÊT "COMMERCIAL" (oui, un journal doit se vendre, sinon il la ferme) DE L'INTÉRÊT DE L'INFORMATION, JE DIS BIEN L'INFORMATION.
LE CANARD DÉCHAINÉ OU MARIANNE SONT DES DIVERTISSEURS, DES RAMASSEURS DE POUBELLES, MAIS ILS OBLIGENT DES CANARDS PLUS "SÉRIEUX" À FAIRE DANS L'OUTRANCE.
CHACUN DE VOUS A ; EN SON FORT INTÉRIEUR, UNE CONSCIENCE: LAISSEZ LA S'EXPRIMER, ELLE NE SE TROMPE PAS SOUVENT, NE PENSEZ PAS PAR PROCURATION, C'EST LE DÉBUT DE L'ENDOCTRINEMENT, DE L'ANARCHIE, DE LA DICTATURE.
Google Earth se transforme pour lutter contre le réchauffement climatique
Le gouvernement britannique propose une nouvelle application pour le logiciel Google Earth permettant de visualiser les répercussions à l'échelle du globe d'une augmentation de 4°C de la température terrestre.
Quelques jours après son élection, David
Cameron avait voulu marquer les esprits en expliquant que son gouvernement s'engageait à "être le plus vert qui soit". Londres vient d'en apporter une première démonstration en lançant une application complémentaire à Google Earth qui permet de visualiser les répercussions à l'échelle du globe d'une augmentation de 4°C de la température terrestre. Cette application s'appuie sur les analyses des chercheurs du centre climatologique d'Hadley, qui conseille les gouvernements sur les questions du changement climatique ainsi que sur d'autres travaux scientifiques.
Vicky Pope qui dirige ce programme explique ainsi les motivations de la démarche britannique : "Si les émissions à effet de serre continuent d'augmenter, les températures mondiales pourraient augmenter de 4°C d'ici la fin du siècle et peut-être dès 2060". L'application pour Google Earth a donc pour objectif de permettre aux internautes de visualiser les changements qui, d'après divers modèles d'estimation, risquent de se produire si rien n'est fait pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.
Le ministre responsable du changement climatique, Greg Barker, considérait que les discours sur l'environnement "ressemblaient un peu trop à un prêche, avec un ton moralisateur". Il se réjouit de ce nouveau moyen de sensibiliser le public. Les Britanniques ont en effet montré une certaine méfiance après le Climatgate quand l'université d'East Anglia avait été soupçonnée d'avoir manipulé des résultats scientifiques afin d'accréditer les théories sur le réchauffement climatique.
Une campagne d'information complète
L'application à télécharger pour compléter le logiciel Google-Earth propose de manière originale une information très complète.
Elle permet, pour des zones géographiques délimitées, de prendre conscience des divers dangers qui les menacent : Feux de forêt, évolution des ressources en eau, détérioration des récoltes agricoles, augmentation du niveau des mers, sècheresses, cyclones, pics de températures plus élevés/bas, disparition de réserves de poissons, disparition du Permafrost (pergélisol, en français zone souterraine gelée en permanence).
En cliquant sur les icônes correspondant à chaque danger, apparaît un texte explicatif, accompagné d'une vidéo dans laquelle un spécialiste ayant participé au projet revient plus en détails sur l'élaboration des prévisions et leur fiabilité.
Pour les plus curieux un lien vers le site Foreign and Commonwealth office permet d'accéder avec encore plus de précisions aux travaux prévisionnels.
Seul bémol, l'application étant réalisée par des chercheurs britanniques, toutes les informations sont données en anglais.
En progrès. Peut encore mieux faire. Ainsi peut-on résumer l’appréciation de la Cour des comptes sur les dépenses de la présidence de la République en 2009. L’exercice est pour le moins récent : c’est seulement l’an dernier qu’a été introduit cet audit annuel du budget de l’Élysée. La preuve est faite, d’ores et déjà, qu’il est utile. Pour 2008, la Cour des comptes avait stigmatisé certaines pratiques en matière d’études d’opinion. En 2009, les dépenses en ce domaine ont diminué de 45 %. Gageons que l’an prochain on observera une évolution similaire du côté des frais de déplacement puisque le rapport 2009 révèle des dépenses excessives. La participation de Nicolas Sarkozy à l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2009 a déplacé 132 personnes pour une dépense supérieure à un million d’euros.
Il faut se réjouir de cette mise en examen des dépenses de la plus haute autorité de l’État. Sa vertu d’exemplarité aura, peut-on espérer, un effet d’entraînement sur les échelons inférieurs en les encourageant à une dépense sobre. À tout le moins, elle donnera plus de crédibilité aux instructions d’en haut imposant des restrictions budgétaires. Mais l’intérêt de cet audit élyséen n’est pas seulement d’amorcer un cercle vertueux. C’est aussi d’obliger la présidence de la République à réfléchir sur la pertinence de ses dépenses.
Car il ne s’agit pas uniquement de dépenser moins. Il importe au moins autant de dépenser efficacement. Autrement dit, de ne pas gâcher l’argent du contribuable. Pourquoi les Français consentent-ils si difficilement à l’impôt ? La réponse ne relève pas seulement de l’avarice ou de l’égoïsme mais aussi du sentiment que les fonds publics ne sont pas bien employés. Il n’est sûrement pas plaisant pour les administrations de soumettre leurs comptes à un contrôle. Mais cela présente un grand avantage : garantir aux Français que leurs contributions permettent d’assurer à un prix compétitif des prestations aussi précieuses que l’éducation, les soins, les transports ou la sécurité. La mesure de l’efficacité de la dépense publique peut encore faire de grands progrès. La France a beaucoup à y gagner.
Juin 2010 sur la Terre, record universel de chaleur
Le mois de juin 2010 a battu le record de chaleur sur la planète depuis que des relevés existent et la température moyenne d'avril-juin a été la plus élevée jamais enregistrée, selon des mesures de l'Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA).
Le centre des données climatiques nationales
de la NOAA procède à une analyse mensuelle des températures fondée sur des données qui remontent à 1880.
La température moyenne à la surface du globe en juin a été de 16,2 degrés Celsius soit 0,68 degré au-dessus de la moyenne du XXe siècle de 15,5 degrés.
La Terre a eu des températures plus élevées que la moyenne ces derniers mois avec les plus fortes chaleurs au Pérou, dans le centre et l'est des Etats-Unis ainsi que l'est et l'ouest de l'Asie. D'autres parties du globe ont en revanche connu des températures plus froides que la normale en juin dont la Scandinavie, le sud de la Chine et le nord-ouest des Etats-Unis.
La température à la surface des océans s'est située en juin 0,54 degré au-dessus de la moyenne du XXe siècle avec 16,4 degrés, qui a été le quatrième mois de juin le plus chaud enregistré depuis 1880. La chaleur a été la plus élevée dans l'Atlantique.
REGARDEZ - Un navire du XVIIIe siècle découvert sur le site de Ground Zero
Les ouvriers travaillant sur le site du Ground Zero, à New York, ont fait une découverte surprenante. Mardi, ils ont retrouvé une coque de navire d'une dizaine de mètres datant probablement du XVIIIe siècle. Des archéologues se sont précipités sur le site du World Trade Center pour analyser les vestiges. Selon les premières conclusions, le navire devait naviguer dans l'Hudson et servait à effectuer les travaux de remblai de l'île de Manhattan. Les morceaux de bois "étaient si parfaitement profilés qu'ils faisaient clairement partie d'un navire", a précisé au New York Times Michael A. Pappalardo, un archéologue de l'entreprise AKRF, qui travaille pour l'autorité portuaire de New York et du New Jersey. Les vestiges se détériorant rapidement au contact de l'air, ils ont été déplacés pour être examinés dans un laboratoire.
Cliquez ci-dessous pour regarder les images filmées par ITN news :
Et si la marée noire atteignait l'Europe?
Des chercheurs ont simulé le trajet des particules de pétrole relâchées dans le golfe du Mexique.
Du golfe du Mexique jusqu'à l'Atlantique, puis vers l'Europe, en empruntant le Gulf Stream? Des chercheurs de l'Ecole des sciences et technologies océaniques et terrestres (Soest) de l'Université d'Hawaï ont simulé le trajet que pourrait emprunter le pétrole échappé de la plate-forme Deepwater. En un an, des résidus de la nappe pourraient atteindre les côtés du vieux continent.
Pour calculer le trajet des particules sur un an, les scientifiques ont utilisé un programme informatique à haute résolution appelé OFES (Ocean General Circulation Model for the Earth Simulator). Ils se sont basés sur des concentrations correspondant au relargage de 50 000 barils de pétrole par jour pendant 150 jours.
Bettencourt : un retrait de 100 000 euros en décembre 2006
Le journal Marianne révèle que l'ex-comptable de la milliardaire avait effectué un autre gros retrait pour son employeur, quatre mois avant la présidentielle.
Où l'on reparle de retrait d'espèces
suspect. L'ex-comptable de Liliane Bettencourt retiré 100.000 euros en liquide à la demande de la milliardaire en décembre 2006, révèle l'hebdomadaire Marianne à paraître samedi.
L'avocat de Claire Thibout, Me Antoine Gillot, a confirmé l'existence de ce retrait, effectué à partir d'un chèque de la banque Dexia, tout en précisant ne pas connaître son affectation.
Selon Marianne, qui publie la copie de ce chèque de banque de 100.000 euros libellé à l'ordre de Mme Bettencourt et le fac-similé d'une autorisation délivrée par la milliardaire à sa comptable afin qu'elle retire cet argent, la somme a été remise "en mains propres" à Liliane Bettencourt par son ex-employée.
A la différence des différents retraits que Claire Thibout a assuré avoir effectué à la BNP Paribas, durant plusieurs années, pour le compte de l'héritière de L'Oréal, cette sortie d'argent n'a pas été consignée dans les carnets de caisse dans lesquels la comptable notait ses mouvements financiers.
"A qui ces 100.000 euros étaient-ils destinés, à quatre mois seulement du premier tour de l'élection présidentielle?", s'interroge ainsi Marianne. L'ex-comptable avait assuré que certains retraits en liquide relevaient du financement politique occulte.
ON PARLE QUAND MÊME DE L'ARGENT DE MADAME BETTENCOURT; LE SIEN !
Connu pour être depuis dix ans l'infatigable commissaire politique aux comptes de l'Elysée, le député apparenté socialiste René Dosière va devoir se trouver une autre spécialité. Dans son deuxième rapport sur la gestion du palais présidentiel, la Cour des comptes délivre un prix d'excellence au chef de l'Etat et à ses services. Peut-être n'est-ce pas le message que l'opinion, encline à vilipender les élites, souhaite entendre en ce moment, mais c'est ainsi. Et cette preuve de vertu vaut d'être versée au procès de l'éthique républicaine, au moins autant que les soupçons de vice qui pèsent sur le gouvernement de la nation.
La haute juridiction financière relève certes que l'Elysée peut mieux faire, encore, dans deux matières : les déplacements du président et les repas de ses services. Encore faut-il comparer pour bien évaluer. Nicolas Sarkozy arrive-t-il à New York pour l'assemblée générale de l'ONU avec une délégation d'une centaine de personnes ? Lorsque Barack Obama débarque à Strasbourg pour le sommet de l'Otan, c'est accompagné de plus de huit cents personnes. Les critiques de la Cour ne portent plus que sur le superflu, pas sur l'essentiel. Or l'essentiel est d'abord que les dépenses de la présidence soient contrôlées et maîtrisées. Elles le sont dans la forme car les appels d'offres sont désormais la règle, notamment en matière d'études et de sondages. Elles le sont sur le fond, puisque l'enveloppe allouée par le Parlement pour 2009 a été scrupuleusement tenue.
L'essentiel est aussi que le budget soit sincère et ouvert. De l'achat d'un journal à la location d'un avion, rien n'échappe plus au regard de magistrats qui ont presque une chambre au palais. Par la volonté de Nicolas Sarkozy, l'Elysée est devenu une maison de verre. Les Français se souviennent-ils qu'elle fut une boîte noire pendant plus de deux siècles de République ? Lorsqu'ils réprouvent le jeu de l'argent et du pouvoir, se souviennent-ils que, si près d'eux, le train de vie de la présidence était assuré pour partie par des fonds secrets utilisés de manière parfaitement discrétionnaire ? Bien des parangons de vertu d'aujourd'hui ont été ministres sous ce régime ancien de l'obscurantisme financier, où des enveloppes de billets se distribuaient dans l'ombre des cabinets.
Loin de régresser, la lumière gagne du terrain au sommet de l'Etat. Que le président n'en soit plus à l'abri est forcément souhaitable, s'agissant de fonds publics. Il ne faudrait pas cependant qu'à pointer ici les effectifs de telle délégation, là les budgets de communication, la Cour et, derrière elle, le Parlement, ne finissent par se prononcer sur des choix dont l'opportunité doit demeurer du seul ressort de l'exécutif suprême. S'il devait se traduire par un abandon de souveraineté budgétaire, le prix de la transparence serait alors élevé.
Que d'émoi pour Khroma, le bébé mammouth qui nous est venu de Russie jusqu'au Puy-en-Velay. La réplique du jour est probablement cette exclamation d'une visiteuse accourue de Toulouse : je pense que dans une vie, on ne voit un mammouth qu'une seule fois… C'est probable, Madame, et cela valait bien le pèlerinage du Puy. Elle est tout de même étonnante, cette ruée vers la préhistoire. Voyez les bambins d'aujourd'hui, incollables sur les dinosaures, tricératops et autres spinosaures. Les enfants d'hier et d'avant-hier étaient, eux, plutôt dans la Lune, la tête dans les étoiles à conquérir. Mais sans doute est-ce cela que l'on appelle un changement d'époque, quand on se met à regarder derrière soi et non plus devant, quand on préfère la préhistoire au futur, et la préservation du passé au progrès. Car enfin nous, les Khroma d'aujourd'hui, où en serons-nous dans 50 000 ans ?
Le budget de l’Elysée ? “En progrès.” Résumons ainsi le rapport rendu hier par la Cour des comptes. L’an dernier, Philippe Séguin stigmatisait le caractère “exorbitant” des dépenses consacrées aux sondages. La Présidence en commande moins, désormais.
À quoi sert de vérifier quotidiennement que votre cote de popularité plafonne à 33 % ? Trêve d’ironie, il faut ici reconnaître à Nicolas Sarkozy le mérite de la transparence. En permettant aux juges d’examiner “la cassette royale”, il a rompu avec une opacité maintenue depuis Hugues Capet. Avant lui, ces choses-là relevaient du secret absolu.
La Cour, sous l’autorité du socialiste Didier Migaud, signale donc une amélioration. Au sommet de l’Etat, les comportements deviennent plus vertueux. On s’applique à mieux contrôler l’usage de l’argent public. Reste à convaincre tous les ministres d’en faire autant…
Des dérapages demeurent, pourtant, en matière de “communication” et de “déplacements”. C’est que le président parle et bouge beaucoup. On pointe l’ampleur des délégations qui l’accompagnent à l’étranger. Avait-il vraiment besoin d’embarquer 132 personnes - coût total un million d’euros - pour se rendre à l’assemblée générale de l’ONU ?
La “République irréprochable”, maintenant, devra apprendre à voyager léger.
FRANÇOIS-MARIE BANIER – Au bonheur des dames#
François-Marie Banier vient d'être mis en garde à vue dans le cadre de l'enquête investiguant les soupçons de fraude fiscale pesant sur Liliane Bettencourt. Le photographe, très proche de la milliardaire, reste controversé à cause du milliard d'euros reçu par l'héritière et de ses amitiés avec le gotha fortuné et âgé
François-Marie Banier fait l'objet d'un procès pour "abus de confiance", suite à une plainte déposée par Françoise Bettencourt-Meyers, fille de l'héritière de L'Oréal. Il a également été mis en garde à vue suite à l'enquête sur l'évasion fiscale de la milliardaire. De cette affaire très médiatique digne d une tragédie grecque, on retiendra un chiffre : 1 milliard d'euros versé par Liliane Bettencourt à son protégé. L'ami des grands de ce monde, lui, ne parle que d'une belle histoire d'amitié
Ses vœux exhaussés
Aragon, Sarraute, Beckett, Man, Horowitz, Sagan, Giroud …, il les a tous rencontrés, côtoyés et aimés. L'écrivain/photographe/peintre François-Marie Banier peut remercier sa bonne étoile de lui avoir permis de faire autant de rencontres alors que rien dans son enfance ne l'y prédestinait. Fils d'un ouvrier à la chaine hongrois mais vivant dans le XVI arrondissement de Paris, François-Marie Banyai, de son vrai nom, est violemment battu chaque soir par son père. "Il me prenait par les pieds et me frappait la tête sur le sol", explique-t-il. François-Marie s'invente d'autres univers. La comtesse Marie-Laure de Noailles, la décoratrice Madeleine Castaing et bien d'autres femmes vieillissantes lui permettront de réaliser ses rêves à un jeune âge. François-Marie, encore adolescent, devient l'initié de l'élite, qu'elle soit financière ou culturelle.
Génie, solitude et secrets
Sa gueule, ses beaux yeux couleur ardoise, sa vivacité d'esprit séduisent le tout Paris même si son franc-parler et sa désinvolture agacent parfois. "Je ne suis pas un courtisan. Je peux dire des choses brutes, voire brutales", conçoit-il. Sans aucun diplôme en poche, François-Marie s'éduque en faisant la conversation à Louis Aragon ou encore Nathalie Sarraute. Son intelligence lui ouvre des portes et illumine les journées teintées d'ennuis des vieilles dames et vieux messieurs, fortunés mais seuls. C'est "l'être le plus fou, le plus généreux, le plus drôle que l'on puisse rencontrer", disait de lui Aragon. "Je suis attiré par des êtres secrets, indépendants, francs-tireurs. Des gens seuls, comme je le fus, célèbres ou anonymes dans la rue, que je photographie, et qui sont tous des trésors vivants", concède le photographe intuitif. Il ajoute : "Je suis privilégié par le don des rencontres. Certains pensent que je suis voyant." François Mitterrand, friand d'astrologie, lui aurait même demandé conseil à plusieurs reprises.
C'est un beau roman …
Se défendant d'être un mondain comme Proust, son écrivain préféré, l'artiste distrait tout de même les belles tablées parisiennes où il rencontre pour la première fois en 1969, Liliane Bettencourt et son époux, André. Après deux décennies de discussions plus ou moins furtives, François-Marie Banier fait véritablement connaissance avec la milliardaire lors d'une séance photo en 1987. Depuis, ils ne sont plus quittés. De voyages en déjeuners passés à refaire le monde ou à le commenter, François-Marie Banier noue une amitié forte avec le couple Bettencourt. Le dandy germanopratin voit sa carrière prendre un tournant lorsque l'héritière lui propose de financer ses expositions et ses projets. Si ses premiers clichés en noir et blanc ont d'abord été achetés par Madeleine Castaing, la générosité de la patronne de L'Oréal va bien au-delà. Toiles de maîtres, biens immobiliers, bijoux, contrats d'assurances, les dons de Liliane Bettencourt à son ami sont colossaux. Pour sa fille, Françoise, l'écrivain aura embobiné sa mère octogénaire et fragile afin de toucher le jackpot. L'écrivain affirme que la femme d'affaires, toujours aussi lucide, apprécie sa compagnie, sa fraicheur, sa tendresse et sa personnalité hors du commun. Liliane Bettencourt martèle les mêmes arguments à qui veut l'entendre.
Comment définir leur relation ?
La justice doit donc trancher sur la relation qui unit les deux êtres qui ont correspondu pendant plus de vingt ans. Histoire d'amour ? François-Marie Banier vit au grand jour sa relation amoureuse de 17 ans avec Martin d'Orgeval, neveu de son ex-compagnon, Pascal Greggory. Besoin de filiation ? A la mort du fils de Françoise Giroud, l'artiste se serait précipité à la rédaction de l'Express et lui aurait dit : "Je viens pour remplacer l'enfant que vous avez perdu". Le photographe se défend aujourd'hui d'avoir un jour considéré se faire adopter par Liliane Bettencourt. Une fois ces pistes écartées, demeure une question : réel abus ou vraie amitié ? Dans une conversation enregistrée à son insu, Liliane Bettencourt déclarait : "C'est quelqu'un que j'aime beaucoup. Il est très intelligent mais il me tue".
QUE FAIT DONC SÉGO À POROS ?

Poros, en Grèce, qui paye le voyage ? Papandreou ? avec l'argent que l'Europe lui à avancé ?
Est-ce la région Poitou-Charentes ? d'autant qu'elle ne descend pas n'importe où. Le Grande Bretagne à Athènes est à 275€ la nuit en moyenne.
EST-CE VRAIMENT POUR LE SYPOSIUM DE SYMI ? (lien en grec)












