TOUT EST DIT

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jeudi 28 août 2014

Entretiens de la BCE à Athènes en vue de la réunion de Paris



Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE) et Klaus Mazuch, représentant de cette institution pour la Grèce, se sont entretenus jeudi à Athènes avec les dirigeants grecs de l'état de l'économie, selon le ministère des Finances.Les deux hommes ont successivement rencontré le ministre Guikas Hardouvelis et le Premier ministre Antonis Samaras en vue de l'audit trimestriel de l'économie grecque, qui sera effectuée par la troïka des créanciers, UE, BCE et FMI, la semaine prochaine à Paris.
Les discussions ont surtout porté sur les problèmes de liquidités des entreprises et des banques du pays, ces dernières étant plombées par les créances douteuses, selon une source ministérielle ayant reçu l'anonymat.
Accompagné d'une dizaine de ministres ou secrétaires d'État, Guikas Hardouvelis doit rencontrer les responsables de la troïka du 2 au 4 septembre aux locaux de l'Organisme de la coopération et du Développement (OCDE) à Paris. 
C'est la première fois depuis le recours de la Grèce au mécanisme de sauvetage en 2010 pour parer à la crise de la dette, que l'audit trimestriel va avoir lieu en dehors du territoire grec.
Jusqu'ici les hauts responsables de la troïka se déplaçaient à Athènes pour discuter avec le gouvernement des réformes réquises mais ces visites étaient souvent l'occasion pour les syndicats d'observer des grèves et des manifestations contre la politique d'austérité, souvent violentes.
Pour le gouvernement grec la rencontre de Paris est la preuve de l'amélioration de l'état de l'économie et de l'approche de la fin de la tutelle de l'Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI).
La réunion de l'Eurogroupe le lendemain de la réunion de Paris, le 5 septembre à Bruxelles, doit évaluer l'avancementdes réformes et donner le feu vert pour le versement de la dernière tranche des prêts de la zone euro au pays, soit 2,9 milliards d'euros. 
La précédente évaluation des comptes grecs s'était achevée fin juin par le versement d'un milliard d'euros de la zone euro, à l'issue de difficiles tractations qui avaient duré plusieurs mois.
La Grèce a bénéficié jusqu'ici de deux prêts de la zone euro et du FMI, de 240 milliards d'euros au total, au prix d'une stricte austérité, qui a conduit à l'explosion du chômage et une profonde récession.