TOUT EST DIT

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jeudi 28 août 2014

François Hollande sous la pluie : après lui, le déluge !

Alors que Manuel Valls annonçait la démission de son gouvernement, François Hollande prononçait un discours à l'Île de Sein, sous une pluie battante. Olivier Aubert analyse les conséquences désastreuses de ce choc des images.
En termes d'image François Hollande a déjà surpassé la célèbre prévision historico météorologique du défunt Louis XV «Après moi le déluge» qu'on prête à la Pompadour et qui ne prévoyait de graves intempéries que … pour son successeur
Ridicule
La mise en scène de la toute récente séquence commémorative du Président illustre à l'évidence une triple faute d'image:
● Faute de son aéropage et d'une organisation qui n'ont pas su anticiper une météo qui s'annonçait défavorable alors qu'il eut été si simple de prévoir de réaliser l'allocution dans un endroit abrité où le parapluie dont parait-il ne voulait pas le Président pour des raisons d'image n'aurait pas été nécessaire. Petite négligence mais grosses conséquences qui ne font que renforcer une impression de plus en plus ressentie par l'opinion d'improvisation et de désinvolture de toute une équipe dirigeante. La forme en perception c'est souvent le fond qui remonte à la surface et on aurait tort de la négliger à ce point.
● Faute du Président lui-même qui bravant les intempéries a cru sans doute qu'il donnerait de lui-même une image valorisante et sacrificielle de père de la nation bien au-delà des contingences temporelles (De ce point de vue, la prestation du précédent Président également sous la pluie dans la cour d'honneur des invalides lors de l'hommage de la nation aux soldats tombés en Afghanistan était plus réussie du point de vue de l'image en dépit d'intempéries toutes aussi hostiles) alors que les images retransmises de ses cheveux trempés et dégoulinants (heureusement toutefois que sa teinture a tenu car il n'aurait plus manqué que cela pour que le tableau devienne définitif ) et de ses lunettes embuées vont imprimer dans la mémoire collective un cliché pathétique et révélateur du naufrage du charisme Présidentiel que les Français si attachés à la représentation monarchique de la fonction lui pardonneront difficilement.
● Faute à «pas de chance» car François Hollande bien que totalement innocent du temps qu'il fait est malgré tout un véritable multirécidiviste de la pluie et des circonstances météorologiques défavorables lors des grandes mises en scène de son quinquennat. Le Président sous la Vème République dans l'inconscient collectif des Français doit être un thaumaturge c'est à dire presque un faiseur de miracle or ne pas avoir de chance à ce point-là peut être ressenti par l'opinion comme plus qu'une simple faute mais bien comme une véritable malédiction qui ne va sans doute pas aider à restaurer une confiance que nos dirigeants appellent quotidiennement de leurs vœux pour sortir le pays de la crise. Peut-on inspirer confiance si on n'a pas de chance?
A un moment de son quinquennat où le Président souhaite au travers d'un choix clair et assumé de ligne politique avec le remaniement en cours de son gouvernement faire preuve d'une autorité que les Français lui contestaient jusque-là cette image formelle de faiblesse dégagée de sa prestation à l'ile de Sein risque de venir s'y télescoper frontalement .
Pour parodier Michel Audiard «L'autorité c'est comme la Sainte Vierge si elle ne se manifeste pas de temps en temps… le doute s'installe…»