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samedi 12 novembre 2011

L'UMP fustige la «légèreté» de François Hollande

Le candidat socialiste a estimé vendredi «que les marchés ont déjà anticipé» une dégradation de la note de la France. 
Il ne voulait parler de rien d'autre que du 11 Novembre. Mais la crise de la dette s'est imposée à François Hollande. Dans le discours qu'il a prononcé vendredi à Vienne-le-Château, dans le cadre des cérémonies du 93e anniversaire de l'armistice de 1918, le candidat PS a évoqué les conséquences «redoutables» de la crise au niveau économique, mais aussi «la montée des égoïsmes qui alimentent les extrémismes et font ressurgir les haines». À court terme, c'est plutôt la perte du AAA qui menace la France. Une décision «par rapport à une gestion passée, pas un risque futur», a-t-il confié aux journalistes, en mettant en cause le bilan de Nicolas Sarkozy.
Quant à Standard's & Poors, qui a annoncé par erreur une dégradation de la note de la France ? «Je ne souhaite pas que la note soit dégradée. Je ne veux rien dire qui affaiblisse la France. Je constate simplement que les marchés ont déjà anticipé», ironise François Hollande à propos de la bourde de l'agence de notation. «Nous payons nos emprunts d'État avec des taux d'intérêt supérieurs aux Allemands, c'est comme si nous étions déjà dégradés», a-t-il ajouté.

«Des propos contraires à l'intérêt national» 

«Il faut garder sa sérénité», a répliqué Valérie Pécresse. «La gauche spécule sur l'aggravation de la situation et ce n'est pas très respectueux des Français à qui sont demandés des efforts», a ajouté la ministre du Budget, qui a expliqué que «la France sera au rendez-vous de ses engagements de réduction des déficits» et que l'Europe «a donné un satisfecit» aux nouvelles mesures de rigueur présentées par le gouvernement.
«Ce sont des propos contraires à l'intérêt national, à l'intérêt de chacun de nos compatriotes, de nos entreprises et de nos salariés», a pour sa part jugé le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer. C'est, selon lui, «très inquiétant de la part d'un responsable politique qui prétend aux plus hautes responsabilités».
«Il aurait mieux fait de tourner sept fois sa langue dans sa bouche», soupire de son côté Hervé Novelli. Pour le secrétaire général adjoint de l'UMP, les dernières déclarations de François Hollande sont «d'une grande légèreté». «Anticiper un tel événement, c'est soit le souhaiter, soit se tromper. Dans les deux cas, c'est désolant», estime Novelli.
François Hollande n'est cependant pas le premier à juger que la France a déjà perdu de facto sa note triple A. «Ne nous faisons pas d'illusions : sur les marchés, la dette (française) n'est déjà plus AAA», avait ainsi estimé jeudi Jacques Attali. Une déclaration qui avait indigné la ministre du Budget, Valérie Pécresse. «Des propos de ce type sont irresponsables» , avait-elle répliqué.

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