TOUT EST DIT

TOUT EST DIT
ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

mardi 22 novembre 2011

A Bruxelles, Papadémos rappelle les partis grecs à leurs devoirs

Les dirigeants des partis politiques grecs doivent adresser aux ministres des Finances de la zone euro la confirmation écrite de leurs engagements en matière de réformes car les créanciers de la Grèce ont besoin d'être rassurés sur la poursuite des réformes après les élections de février, a déclaré lundi le Premier ministre, Lucas Papadémos.
Pour son premier déplacement à Bruxelles en tant que chef du gouvernement d'union nationale grec, il a rappelé que la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) s'étaient eux-mêmes engagés à financer la Grèce pendant une période bien supérieure à l'espérance de vie de son gouvernement, ce qui impliquait des engagements couvrant cette longue période.

Le leader de la Nouvelle démocratie (ND), le principal parti de la droite grecque, refuse toujours de s'engager par écrit à mettre en oeuvre les réformes promises, arguant du fait que son vote au parlement avait valeur d'engagement.
Faute d'une telle lettre, la zone euro ne verserait pas la prochaine tranche de l'aide internationale à la Grèce, d'un montant de huit milliards d'euros, ce qui menacerait Athènes d'un défaut de paiement à brève échéance. Les élections législatives anticipées sont prévues le 19 février.
"Cette lettre des dirigeants des partis soutenant le gouvernement, demandée par l'Eurogroupe et le FMI (...) est nécessaire afin de lever les incertitudes et les ambigüités concernant les mesures qui devront être prises à l'avenir par les partis susceptibles d'être au pouvoir", a déclaré Lucas Papadémos après une rencontre avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
À FINANCEMENT LONG, ENGAGEMENT LONG
"Mais il appartient aux dirigeants des partis concernés de décider quelle forme prendra cette confirmation de l'engagement."
"Je crois, a-t-il ajouté, que nous devrions tous prendre conscience du fait que nos partenaires européens et le FMI s'engagent eux-mêmes à financer la Grèce sur une période de temps prolongée. Et c'est la raison pour laquelle ils attendent un engagement équivalent, non seulement de ce gouvernement mais aussi des dirigeants politiques des partis qui le soutiennent, sur leur soutien durable et leur engagement envers ces politiques, à moyenne et à long terme."
Outre le président de l'exécutif européen, Lucas Papadémos devait rencontrer lundi le président du Conseil européen, Herman van Rompuy et mardi Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe.
A Athènes, des représentants de la "troïka" (Union européenne, FMI et Banque centrale européenne) ont conclu dimanche une première série d'entretiens avec les trois composantes de la coalition: le Parti socialiste (Pasok) de l'ex-Premier ministre George Papandréou, le parti d'extrême droite Laos et la Nouvelle démocratie.
En plus de la tranche d'aide prévue pour décembre, la troïka doit également déterminer si la Grèce remplit les conditions pour recevoir les 130 milliards d'euros de renflouement qui ont fait l'objet d'un accord fin octobre et viendront remplacer le plan initial de 110 milliards.
Le gouvernement Papadémos va se heurter à nombre d'obstacles pour mettre en oeuvre ses réformes, à commencer par la vive opposition des syndicats et la colère de la population, épuisée par des mesures d'austérité qui plongent le pays dans la récession depuis quatre ans.
Jan Strupczewski, Marc Angrand pour le service français, édité par Gilles Trequesser

0 commentaires: