TOUT EST DIT

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jeudi 4 août 2011

Des montagnes russes à la roulette russe

Les montagnes russes sont le manège préféré des marchés financiers. Après le sauvetage de la Grèce, ils sautent au déficit des USA, puis replongent sur la zone euro et les finances italiennes et espagnoles… Avec à chaque fois, un court yoyo des bourses, optimistes puis en recul, histoire d'encaisser quelques bénéfices… Et chaque nouvel indicateur économique, négatif, d'emploi, de consommation, de croissance, provoque un nouveau soubresaut. Une instabilité qui rend fou, puisque chaque hoquet des agences de notation malmène les finances des états, qui dépensent des centaines de milliards pour se défendre ou lancent des plans de rigueur. Et ils se font ensuite malmener car soit trop dépensiers, soit en récession. La peur s'auto-alimente. Les signaux négatifs des dettes publiques et la menace d'une dégradation de note et d'une hausse de taux d'intérêt rendant le remboursement plus onéreux appellent des plans de rigueur et la frilosité des investisseurs, inquiets, alimentant la récession. Suivent une baisse de la consommation, puis de la production et des échanges mondiaux et des crises sociales, pouvant se propager d'Occident en Orient. Ce scénario à la grecque est pourtant totalement contraire aux intérêts même des marchés. Un jeu de roulette russe que seules des décisions politiques fortes, instaurant de vrais outils de régulation, notamment via la Banque centrale européenne, peuvent encore empêcher. Et si la volonté manque encore, il ne semble pourtant pas qu'on puisse attendre le prochain sommet du G20 à Cannes, en novembre, pour réagir et montrer leurs limites aux marchés.

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