TOUT EST DIT

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dimanche 1 mai 2011

Les syndicats peinent à mobiliser pour ce 1er mai.

Après plusieurs années de fortes mobilisations, le 1er mai 2011 fait figure de recul pour les syndicats français, qui n'ont pas réussi à faire descendre les travailleurs dans la rue. Les centrales ne s'attendaient pas à une grande mobilisation, la journée tombant, cette année, un dimanche, comme le faisait remarquer Nadine Prigent, de la CGTqui remplaçait dans le défilé parisien un Bernard Thibault souffrant d'un lumbago. "C'est toujours un rendez-vous compliqué pour les organisations syndicales, mais les attentes sociales sont très importantes", assurait-t-elle.

Annick Prigent a répété le message martelé par l'ensemble des leaders syndicaux : "on attend un coup de pouce très significatif sur le Smic et que des négociations s'ouvrent partout sur les salaires".
Les autres leaders syndicaux ont eux aussi pris acte de la faible mobilisation. Pour François Chérèque "le syndicalisme ce n'est pas seulement manifester dans la rue, c'est aussi les accords interprofessionnels". La CFDT "en a signé cinq ces trois derniers mois, notamment sur l'assurance chômage, l'emploi des jeunes, et les retraites complémentaires". Quant à Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, elle a relevé que "les mobilisations difficiles sont le signe de temps difficiles, mais pas celui du renoncement ou de l'acquiescement à la politique du gouvernement".
FAIBLE MOBILISATION EN RÉGIONS
A Paris, on comptait quelques milliers de manifestants, 12 000, selon la police, derrière les banderoles de cinq centrales syndicales (CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa). Soit un peu plus de la moitié de l'effectif de 2010, qui était monté à 21 000, toujours selon les ofrces de l'ordre. Force Ouvrière, qui avait choisi de manifester à part dimanche matin, n'a quant à lui rassemblé que 300 personnes environ.
La banderole unitaire derrière laquelle défilait le cortège parisien appelait à la"solidarité internationale et (au) progrès social". Les thèmes défendus  étaient à la fois "le soutien aux peuples des pays arabes qui se soulèvent pour la dignité et la liberté", et "l'égalité des droits" entre travailleurs français et étrangers, en réaction à "la préférence nationale" défendue par le Front national, en progression dans l'opinion selon les sondages.
Dans les régions, la mobilisation a été faible: De 2000 à 5000 personnes à Marseille, selon les organisateurs, de 1200 à 3500 à Toulouse, de 2200 à 3300 à Lyon, 2000 à 3000 à Bordeaux, 500 à 1000 personnes à Rennes, autant à Lille, Dunkerque, Orléans, et à Caen .
A un an de la présidentielle, la gauche était également présente dans les cortèges. "On n'est pas obligé d'être dans la rue" pour célébrer la journée internationale des travailleurs, a déclaré la première secrétaire du PS Martine Aubry, qui défilait à Lille, estimant que les salariés manifesteraient "en 2012 dans les urnes". Candidat à la primaire socialiste, François Hollande a pris place dans la manifestation parisienne.

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