TOUT EST DIT

TOUT EST DIT
ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

lundi 9 juin 2008

POUR LES AMATEURS.

Ce film est superbe; plein de sensibilité et très bien construit.

NONCE PAOLI


L'homme par qui TF1 se casse la gueule.
Cet homme n'a aucune expérience médiatique, ou alors il cherche à déstabiliser le téléspectateur.
pourquoi ? Parce qu'il fait connerie sur connerie. La dernière en date, virer PPDA au nom du jeunisme.
Il aurait mieux fait de virer Chazal qui est absolument imbuvable; elle a atteint son stade d'incompétence.
Elle bafouille, fait des euhh, ne maitrise pas ses sujets. ON dirait, à chaque journal, qu'elle débarque d'on ne sait où.
Non franchement Monsieur Paolini, bien que je ne supporte pas la ligne éditoriale de France 2 Je me sentirai obligé d'aller voire Pujadas, un ancien de LCI plutôt que de continuer sur une chaine qui me déçoit de plus en plus.
Tant que ce Nonce restera à la tête de TF1 la chaine n'aura plus ma clientèle.
CE NONCE EST DE MOINS EN MOINS APOSTOLIQUE.

dimanche 8 juin 2008

PERMIS DE CONDUIRE.

Au Canada on peut renouveler son permis de conduire sur le net.
Pourquoi pas en France ?

Il cinema italiano piange Dino Risi


Con Mario Monicelli, Nanni Loy, Ettore Scola, Luigi Comencini, è stato uno dei grandi maestri della commedia all'italiana. E oggi il nostro cinema piange la morte di Dino Risi, che si è spento questa mattina nel residence Aldovrandi della capitale, in cui risiedeva da tempo. Aveva 91 anni. Se ne va così un grande vecchio della settima arte: protagonista di una stagione irripetibile, che vanta - specie negli ultimi anni - numerosi, ma mai del tutto riusciti, tentativi di imitazione. Una formula capace di piacere sia ai critici che al pubblico, con la sua capacità di coniugare divertimento e affresco sociale.

Insomma, una sorta di Billy Wilder ma made in Italy, come dimostrano i suoi capolavori: dal Sorpasso ai Mostri. Eppure, il milanesissimo Risi - nasce il 23 dicembre 1916, nel capoluogo lombardo - al cinema non ci arriva proprio da ragazzino. Prima, infatti, studia e consegue una laurea in Medicina. I genitori immaginano per lui una carriera in psichiatria, ma il giovane Dino ha altri progetti. E si butta a capofitto nel mondo della celluloide. I primi lavori degni di nota arrivano al servizio di altri registi: ad esempio, come aiuto di Mario Soldati, in Piccolo mondo antico (1940), o di Alberto Lattuada, in Giacomo l'idealista (1943). Nel 1948, il suo debutto dietro la macchina da presa, col cortometraggio I Barboni, ambientato tra i poveri della sua città d'origine.

Il suo primo lungometraggio arriva solo nel 1952, ed è Vacanze col gangster. Ma il vero successo arriva un po' più tardi, con la commedia di costume Il segno di Venere e soprattutto con l'exploit al botteghino di Pane amore e..., con Sophia Loren protagonista. Pellicola che bissa i successi di Pane amore e fantasia e Pane amore e gelosia. Un anno dopo, 1956, nuovo boom: questa volta tocca a Poveri ma belli. Realizzato con mezzi modesti, diventa un campione d'incassi.

E già questi titoli fanno capire come si svilupperà il cinema di Risi: popolare ma mai eccessivamente sentimentale, attento al costume ma senza rivendicazioni ideologiche. Una cifra che resterà anche nelle sue opere successive: il drammatico Una vita difficile, con un inedito Alberto Sordi; il supercult Il sorpasso, per molti una delle vette assolute della commedia all'italiana, col suo attore preferito Vittorio Gassman; e quello che è e resta un altro dei suoi titoli più celebri, I Mostri (1963).

Un'attività intensa, quella di Risi, che dura anche per tutti gli anni Settanta. Decennio in cui realizza, tra gli altri, In nome del popolo italiano (1971), I nuovi Mostri (1977), Caro papà (1979). E anche Profumo di donna, ancora con Gassman, che ottiene due nomination all'Oscar. E che avrà un remake in salsa hollywoodiana un bel po' di anni dopo, con Al Pacino protagonista.

Negli anni Ottanta, invece, assistiamo a una minore produzione cinematografica, malgrado film come Fantasma d'amore (1981) e Sesso e volentieri (1982). Intanto, anche suo figlio Marco si dà alla regia, ma con uno stile più serioso e temi di denuncia: la sua pellicola-exploit è Mery per sempre, del 1989 (mentre proprio in questi giorni sta girando il film sulla morte del giornalista napoletano Giancarlo Siani). Per Risi senior, invece, nei Novanta assistiamo a un ulteriore allentamento dell'attività: tra le poche cose da citare, il tentativo - non riuscito - di far rivivere i fasti di Poveri ma belli con il film Giovani e belli (1996).

Ma la grande stagione della commedia all'italiana è al tramonto, anche per la scomparsa dei suoi volti più celebri: Gassman, Tognazzi, Manfredi, Sordi. E così, a inizio Millennio, Risi si rivolge alla tv e realizza la fiction Bellissime, ispirata a Miss Italia, e girata a Salsomaggiore. Un finale un po' malinconico, per questo grande vecchio della settima arte. A cui però, nel 2002, la Mostra di Venezia assegna il Leone alla carriera. L'ultima onorificenza di prestigio, nel giugno 2004: quando l'allora presidente della Repubblica, Carlo Azeglio Ciampi, lo insignisce del titolo di Cavaliere di Gran Croce. E tutto il mondo del cinema lo applaude. Prima dell'ultimo festeggiamento ufficiale: quello per i suoi novant'anni.

Ma lui, uomo arguto e autoironico, certamente non avrebbe voluto toni troppo pomposi o seriosi, a commentare la sua scomparsa. Anche perché sulla vecchiaia, e la morte, ci ha sempre scherzato: "Penso - ha detto una volta - che bisognerebbe andarsene tutti a ottant'anni. Per legge".




Le maître de la comédie italienne, Dino Risi, est mort samedi à 91 ans

Avec lui, les larmes se mêlaient au rire, le comique ouvrait sur le drame, la satire laissait la place à la critique sociale. Le réalisateur Dino Risi, considéré comme l'un des grands maîtres de la comédie italienne, s'est éteint samedi à l'âge de 91 ans.
On lui doit notamment "Pauvres mais beaux" (1956), "Le Fanfaron" (1962), "Les Monstres" (1963), "Parfum de femme" (1974), nommé aux Oscars et sacré meilleur film étranger aux César français en 1976, et "Dernier Amour" (1978).
Né le 23 décembre 1916 à Milan, Dino Risi s'est éteint à son domicile de Rome. La résidence du palais Aldrovandi où il vivait depuis de longues années a confirmé son décès, précisant simplement que le vieux cinéaste était mort à 12 h 30, heure locale.
"Je ressens une grande peine, ses films étaient à la fois beaux et drôles", a réagi avec émotion l'actrice Sophia Loren, qu'il avait fait tourner.
"L'Italie perd un père noble et essentiel de son cinéma et de sa culture", a quant à lui estimé le maire de Rome, Gianni Alemanno, décrivant le défunt comme "l'un des maîtres de la saison belle et intense de la comédie italienne".
Les comédies de Risi, au ton souvent tragi-comique, étaient une satire féroce des habitudes et des défauts des Italiens, où se côtoyaient le charlatan superficiel, le mari trompeur, le père immoral.
Servi par des interprètes de grand talent, Risi excellait dans le film à sketches comme "Les Monstres" ou "Les Complexés", avec leur galerie de névropathes et d'obsédés sexuels. Mais son comique se teintait d'amertume. En attestent la fin du "Fanfaron" ou un film majeur comme "Parfum de femmes", dont un "remake" américain avec Al Pacino avait raflé des Oscars en 1992.
Peu indulgent pour ses contemporains, il a également su se moquer de l'époque fasciste, sujet sensible en Italie, dans "La Marche sur Rome" (1962) et "La Carrière d'une femme de chambre" (1976).
Au cours de sa carrière longue d'un demi-siècle, l'ancien étudiant en médecine converti au cinéma aura travaillé avec les plus grands acteurs italiens de son temps, de Vittorio Gassman à Alberto Sordi en passant par Ugo Tognazzi, Marcello Mastroianni ou Nino Manfredi. Il a également tourné avec Catherine Deneuve ("Ames perdues"), Romy Schneider ("Fantôme d'amour"), Jean-Louis Trintignant ("Le Fanfaron") et Coluche ("Le fou de guerre" et "Le bon roi Dagobert").
En 2002, le cinéaste avait reçu un Lion d'Or pour l'ensemble de sa carrière au Festival du film de Venise. Une ovation debout avait accompagné ce moment de grande émotion pour l'intéressé.
"Cela m'a fait ressentir quelque chose que je n'avais plus ressenti depuis des années. Cela m'a profondément ému."

PEOPLE.

Les Français séduits par Carla Bruni-Sarkozy
Selon un sondage du JDD, plus de deux tiers des Français sont satisfaits de la «première dame de France» et une majorité considère que sa carrière artistique est «compatible» avec ce rôle.
Plébiscite pour le style de Carla Bruni-Sarkozy. Alors que son époux commence à remonter dans les sondages, après une longue période de baisse, l'ancienne mannequin, loin de connaître les affres de l'impopularité, caracole en tête de l'enquête d'opinion du Journal du Dimanche. 68% des sondés sont satisfaits de voir la chanteuse «première dame de France» et une majorité considère que sa carrière artistique est «compatible» avec ce rôle, de quoi conforter l'interprète de « Quelqu'un m'a dit » dans sa décision de mener de front les deux fonctions et de sortir en juillet son troisième album. Seuls 35% des personnes interrogées sont mécontentes de l'épouse du président, et 42% estiment que sa carrière n'est pas compatible avec son statut, selon cette enquête de l'institut IFOP.

Les Français ont également gardé un souvenir charmé des premières apparitions de Carla Bruni-Sarkozy sur la scène internationale, en Angleterre et en Tunisie, qui avaient été très scrutées par les médias. 64% jugent que l'artiste «représente bien la France à l'étranger» contre 35% estimant l'inverse. 60% affirment même qu'elle «renouvelle le rôle de première dame de France. Une majorité (54%) souhaiterait encore qu'elle se mette plus en avant contre 45% qui désireraient qu'elle «reste davantage en retrait». Ultime louange de ce sondage flatteur, qui intervient au moment où Carla Bruni-Sarkozy raconte sa rencontre avec le chef de l'Etat, dans un livre d'entretiens: un peu plus de la moitié des sondés (52%) croit qu'elle a une influence positive sur le chef de l'Etat contre 44% estimant le contraire.

Le troisième album de la première dame sortira le 21 juillet et comportera 14 titres majoritairement écrits et composés par elle.


REMARQUE
Je me méfie tout de même de l'influence que Carla Bruni, femme issue de la gauche caviar, peut avoir sur notre président.
En effet, à rungis ; c'est elle qui n'a pas voulu aller voir les pêcheurs.
C'est elle qui a influencé son mari à venir aux obsèques de son ancien patron Yves Saint Laurent, alors qu'il aurait dû être aux côtés des enfants victime de ce drame en Savoie.

Attention !

samedi 7 juin 2008

DIX ANS


Il nous a quitté voilà dix ans et certains d'entre nous le pleurons encore, vous avez deviné c'est d'Eric Tabarly qu'il s'agit. Et de ses fameux Pen Duyk

ROLAND GARROVIC

Cette année, c'est devenu une annexe de la Serbie et de la Russie. C'est assez ennuyeux.
Enfin ! voilà la gagnante.
Quant à Monfils, ce n'est pas le mien.

La tour de Pise sauvée


Après quatorze ans de travaux et quatre ans de stabilité, les scientifiques estimentque le campanile ne bougera plus pendant au moins trois siècles.

La tour de Pise a interrompu sa course vers l'abîme. «Nous pouvons dire d'une manière sûre qu'elle est à l'abri pour 300 ans», affirme Michele Jamiol­kowski, ingénieur qui a dirigé le collectif scientifique responsable de la consolidation de l'édifice. En 1993, l'inclinaison par rapport à l'axe vertical avait atteint la limite extrême, 4,47 mètres. La tour, construite en deux étapes entre 1174 et 1275, surplombant de 56 mètres la place des Miracles, risquait à tout moment de s'effondrer.

Des travaux titanesques ont aussitôt démarré : excavation des fondations, coulage de centaines de tonnes de béton pour la stabiliser, cerclage des anneaux, drainage du sol pour alléger la nappe phréatique sur laquelle elle a été érigée.

En quatorze ans, la construction de près de 15 000 tonnes a été redressée d'un demi-mètre. Aujourd'hui, elle ne penche plus que de 3,99 mètres. Elle continue de bouger vers l'ouest, par exemple quand le soleil se lève ou en fonction des mouvements de la nappe phréatique, mais il s'agit d'oscillations physiologiques de faible amplitude.

Dès l'été 2004, le monument avait re­trouvé sa stabilité. Les ex­perts ont cependant attendu quatre ans pour être certains de leurs mesures. Les travaux, qui ont coûté 27 millions d'euros, ont permis de surprenantes découvertes. La tour a été construite sur une opulente villa patricienne du IIIe siècle de notre ère, elle-même érigée sur une nécropole romaine sur­plombant un cimetière étrusque. Deux corps momifiés ainsi que des fragments de mosaïque romaine ont été récupérés.

D'ici à l'automne, les experts veulent la dé­bar­rasser des aménagements obstruant les étages. Il redeviendra alors possible, comme il y a soixante-treize ans, de voir le ciel de l'intérieur, comme dans un gigantesque télescope.

EDIFIANT.

La Grèce a, aujourd'hui un taux de croissance de 3,60%.

L'EUROPE A-T'ELLE DU COURAGE ?


Je ne sais si ces propos sont véridiques, mais s'ils le sont j'y adhère complètement.
Les musulmans qui veulent vivre selon la loi de la "Charria" islamique ont été invité tout récemment à quitter l'Australie, dans le but de parer à d'éventuelles attaques terroristes, le gouvernement ayant ciblé les radicaux.
Des agences espions chargées de surveiller les mosquées de la nation ont été créées, ce qui a choqué quelques musulmans australiens.
Citation de J. Howard : "Les immigrants, non australiens, doivent s'adapter. C'est à prendre ou à laisser, je suis fatigué que cette nation s'inquiète de savoir si nous offensons certains individus ou leur culture. Depuis les attaques terroristes à Bali, nous assitons à une montée de patriotisme chez la majorité des Australiens"
"Notre culture s'est développée depuis plus de deux siècles de luttes, d'habileté et de victoires par des millions d'hommes et de femmes qui ont cherché la liberté."
"Notre langue officielle est l'ANGLAIS ; pas l'espagnol, le libanais, l'arabe, le chinois, le japonais, ou n'importe quelle autre langue. Par conséquent, si vous désirez faire partie de notre société, apprenez la langue!"
La plupart des Australiens croient en Dieu. Il ne s'agit pas d'obligation chrétienne, d'influence de droite ou de la pression politique mais c'est un fait, parce que des hommes et des femmes ont fondés cette nation sur des principes chrétiens, et cela est officiellement enseigné. Il est parfaitement approprié de les afficher sur les murs de nos écoles. Si Dieu vous offense, je vous suggère alors d'envisager une autre partie du monde comme votre pays d'accueil, car Dieu fait partie de notre culture."

"Nous accepterons vos croyances sans poser de question. Tout ce que nous vous demandons c'est d'accepter les nôtres, et de vivre en harmonie pacifiquement avec nous.
Ici c'est NOTRE PAYS, NOTRE TERRE, et NOTRE STYLE DE VIE. Et nous vous offrons l'oportunité de profiter de tout cela. Mais si vous en avez assez de vous plaindre, de vous en prendre à notre drapeau, notre engagement, nos croyances chrétiennes, ou notre style de vie, je vous encourage fortement à profiter d'une autre grande liberté Australienne, 'LE DROIT DE PARTIR.'"

"Si vous n'êtes pas heureux ici, alors PARTEZ? Nous ne vous avons pas forcé à venir ici. Vous avez demandé à être ici. Alors acceptez le pays que VOUS avez accepté."


A quelques nuances près, la France doit tenir ce même discours, et que les associations pseudo sociales se taisent, elles ne sont là que pour faire de l'argent.
Non, la France n'est pas un pays arabe et ne le sera jamais. Nous les acceptons certainement mieux qu'eux nous accepteraient
si nous n'avions pas le sou.

Les nouvelles confidences


Dans un livre à paraître jeudi, la Première dame de France aborde aussi bien sa relation avec le président qu'avec Rachida Dati, et son futur à l'Elysée. Morceaux choisis.
Carla Bruni lève le voile. Discrète, presque effacée lors des voyages officiels, elle a finalement choisi de se livrer longuement dans un ouvrage, «la véritable histoire de Carla et Nicolas» (Editions du Moment), de Valérie Bénaïm et Yves Azéroual. Un livre où, fait rare, une Première dame de France parle de sa relation avec le président de la République. De leur rencontre, également, lors du fameux dîner chez Jacques Séguéla en novembre 2007. «Un dîner de copains» organisé par le célèbre publicitaire, qui avait confié avoir «vécu en direct le coup de foudre présidentiel. Ils ne s'étaient jamais vus et je pense qu'ils ne se quitteront plus jamais.»

Une rencontre arrangée, confie-t-elle. «En arrivant, j'ai compris que c'était un blind date. Il y avait trois couples et nous deux, deux célibataires. Cela (le coup de foudre, ndlr) a été immédiat, confirme Carla Bruni, citée dans Le Parisien de mercredi. Je ne m'attendais pas à quelqu'un de si drôle, de si vivant. Son physique, son charme, son intelligence m'ont séduite. Il a cinq ou six cerveaux, remarquablement irrigués. Je n'ai pas connu de crétins auparavant, ce n'était pas mon genre. Mais lui, ça va très, très vite».

Six mois plus tard, son admiration reste intacte : «C'est inimaginable ce qu'il travaille. Il est comme nous tous, un peu comme Sisyphe, il aime porter la pierre. Mais il est de bonne composition. Trois rayons de soleil et il trouve la vie magnifique.»

«Je n'ai aucune intention de changer de métier»
Sa rivalité avec Rachida Dati ? «Je la vois fréquemment, elle me fait beaucoup rire. Les rumeurs doivent prendre leurs sources dans le fait que c'est une amie de l'ex-femme de mon mari. Mais il n'y a vraiment aucune hostilité entre nous. Je lui ai même envoyé deux adresses d'amis pour ses réunions d'appartement dans le VIIe arrondissement durant sa campagne municipale.»

Pour son avenir, Carla Bruni se fixe deux priorités : «agir globalement sur la pauvreté dans le monde et lutter contre l'ignorance». Mais elle n'oublie pas sa carrière artistique, avec la sortie le 21 juillet de son troisième album, dont le titre n'est pas encore connu. «Je n'ai aucune intention de changer de métier. J'ai une fonction, mais ce n'est pas un métier. Je ne suis qu'une chanteuse de folk. Je raconte des petites histoires qui sont les mêmes que les vôtres. Il n'y a rien de subversif. Ce qui va changer, c'est que je ne vais pas faire de scène. Le temps que mon mari reste président de la République. Il va falloir s'y habituer». Une ligne à tenir pendant encore quatre ans… ou neuf ans.

vendredi 6 juin 2008

BONUS-MALUS ÉCOLOGIQUE

Jean-Louis BORLOO - ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire : "Je souhaiterais un bonus-malus sur une vingtaine de familles de produits dès 2009"

Les manifestations se multiplient contre l'augmentation du pétrole. Pêcheurs, agriculteurs, taxis crient à l'Etat qu'ils ne peuvent plus continuer à vivre dans cette situation. Que faire ?
Il nous faut d'abord aider les professionnels en crise et les plus défavorisés, ce que fait le gouvernement, secteur par secteur, face à l'urgence. Parallèlement, le président de la République a saisi les dirigeants européens sur les évolutions de la TVA. Nous sommes à l'aube d'un véritable changement de société. Que ce soit parce que les réserves de pétrole se réduisent, que la spéculation fait monter les prix, ou pour lutter contre le réchauffement de la planète, notre société doit devenir sobre en carbone. Après un hiver clément l'an dernier, la consommation d'énergie primaire a stagné en 2007 par rapport à 2006 et ce alors que la population a continué à augmenter et que la consommation générale ne s'est pas ralentie. Le secteur de l'industrie a poursuivi son effort, et pour la première fois, les consommations du résidentiel tertiaire sont restées stables.


Quelles leçons en tirez-vous ?
Cette tendance confirme l'essentiel des conclusions du Grenelle de l'environnement et nous incite à aller plus loin. Dans les semaines qui viennent, nous allons lancer un grand programme de réforme des infrastructures énergétiques françaises pour les quinze prochaines années afin de permettre à la France de respecter les objectifs de production d'énergie renouvelable. Pour la première fois, nous allons commencer par réfléchir dans le bon ordre en nous demandant quels sont nos objectifs et quelles sont nos marges de progression les plus importantes. Nous sommes très en retard par rapport à l'Allemagne. Un nouvel appel d'offres de 300 mégawatts (MW) vient d'aboutir et un autre de même ampleur va être lancé dans les jours qui viennent. Le plan solaire, également en cours de finalisation, portera sur l'organisation de la filière. Il doit permettre d'assurer la diffusion en masse de cette technique aujourd'hui trop confidentielle. Au cours du mois de juin, le chantier de construction d'une usine de composants photovoltaïques va démarrer à Saint-Auban. Nous allons aussi créer des zones de développement de l'éolien en mer et les tarifs de l'éolien vont être remis à plat pour assurer une visibilité long terme aux investisseurs. Tout est globalement arbitré, une partie des mesures sera prise dans le cadre de la loi de Finances ou dans la première loi d'application du Grenelle. D'autres sont d'ordre réglementaire.

Mais le point noir reste le secteur du transport, dont les émissions ont augmenté de 1,5 %. Même les ventes de carburant routier croissent de 1,4 % ! Comment renverser la vapeur ?
Il n'y a pas de réponse rapide. Les mesures du Grenelle nous aideront à long terme à réduire notre dépendance au pétrole, que ce soit en créant de nouvelles infrastructures de transport (TGV, tramway, etc.) ou en transformant l'urbanisme de nos grandes villes, afin de cesser de travailler à des kilomètres de nos habitations. Dans l'immédiat, il faut donner les moyens à un certain nombre de professionnels d'acheter des véhicules plus performants. Aujourd'hui, un artisan taxi n'a pas droit au bonus s'il achète une voiture verte ! On peut aussi les aider à adopter les systèmes d'écoconduite qui permettent de réduire la consommation de 25 %. De même, un médecin ou une infirmière qui se déplacent à domicile n'ont pas le droit de répercuter sur leur prix la hausse du carburant, alors que la loi va le permettre pour les transporteurs. Nous discutons de tout cela au sein du gouvernement.

Que faire pour les agriculteurs ?
Avec Michel Barnier, nous faisons tout pour accélérer les mesures visant à permettre aux agriculteurs d'aller vers l'autonomie énergétique. C'est une mesure de bon sens. Les bâtiments agricoles peuvent accueillir des panneaux photovoltaïques, rien n'empêche d'installer du petit éolien. Nous ferons en sorte de pouvoir utiliser plus facilement la biomasse pour produire de l'énergie sur les exploitations.

Le bonus-malus automobile a fonctionné, car il a fait exploser les ventes de voitures vertes. Vous avez promis d'aller plus loin. Comment ?
Cette mesure a provoqué un électrochoc. Les ventes de modèles sobres ont augmenté de 45 % et les véhicules les plus gourmands ont baissé de 40 %. Les fabricants étaient persuadés que ce marché resterait marginal sur le long terme. Ce n'est pas le cas. Les consommateurs français sont prêts à changer de comportement. Je suis d'ailleurs persuadé que les exigences européennes en matière de réduction d'émissions de CO2 seront bientôt considérées comme le minimum et qu'il faudra aller plus loin. Dans le cadre de la loi de Finances, je souhaiterais, dès 2009, qu'une vingtaine de familles de produits se voient appliquer un mécanisme de bonus-malus. Si nous imposons un tel système sur les appareils électroniques, les consommateurs seront tentés de s'orienter rapidement vers les appareils moins énergivores.

Où en sont les négociations sur le paquet climat-énergie européen ?
C'est extrêmement difficile, mais nous n'avons pas le droit à l'échec. L'Europe ne peut arriver à Poznan en décembre, dans le cadre des négociations sur la suite du protocole de Kyoto, sans avoir au moins les premières bases d'un accord à vingt-sept. Je suis persuadé que nous allons trouver le moyen de convaincre les Etats de la nécessité d'accepter les grands objectifs de réduction des émissions et de production d'énergie renouvelable que nous nous sommes fixés. Chacun a ses propres raisons de refuser, mais tout le monde comprend qu'il faut agir. Le point le plus dur porte sur les quotas d'émissions de CO2 pour l'industrie et la mise aux enchères. Les enjeux financiers sont énormes ! Pour les nouveaux entrants, dont l'économie est très carbonée (dépendance au charbon, poids encore important de l'industrie lourde), la question est très difficile, même si on peut se dire que les gouvernements vont investir cet argent de manière à rendre l'économie plus vertueuse.

Vous allez au G8 énergie au Japon. Là aussi, les négociations semblent bien laborieuses ?
Aujourd'hui, il faut le reconnaître, la situation des négociations est difficile. L'Europe a décidé de réduire ses émissions de 20 % et a proposé de passer à moins 30 % en cas d'accord international. Mais, pour obtenir un accord mondial sur un objectif à moyen terme et que tout le monde s'engage, il faut retrouver de la capacité de négociation. Une idée fait son chemin de commencer par négocier un accord entre l'Europe et l'Afrique, le continent qui sera la première victime du réchauffement, sans avoir profité de la révolution industrielle. Sur le papier, ils disposent de tous les avantages et peuvent devenir le premier continent à énergie renouvelable. Ne nous y trompons pas, c'est un bouleversement considérable qui est en cours et il est de la responsabilité des gouvernements de bonne volonté de le préparer ensemble. C'est ce que je dirai au G8 énergie ce week-end au Japon.
Propos recueillis par Julie CHAUVEAU et Pascal POGAM. Partenaire Les Echos.fr

ALORS POURQUOI ?

Accord historique sur le dialogue social dans la fonction publique


Six syndicats représentant plus de 70 % des voix à l’échelle des trois fonctions publiques ont signé le 2 juin un texte sur le dialogue social dans la Fonction publique. Le relevé de conclusions relatif a été signé par la CGT, la CFDT, la FSU, l’UNSA, Solidaires et la CGC.

Le 23 mai 2008, un accord sur la rénovation du dialogue social dans la fonction publique a été accepté par les grandes organisations syndicales de la fonction publique. Le relevé de conclusions a été signé le 2 juin. C’est le premier accord sur le dialogue social et son organisation au sein de la fonction publique depuis sa fondation en 1946.

- La démocratie sociale va se concrétiser pour 5,2 millions d’agents par l’élection dans les instances consultatives.

- Chaque agent, titulaire et non titulaire, va élire ses représentants tant dans les commissions administratives que dans les comités techniques.

- Les nouvelles règles vont permettre le renforcement de la représentativité des syndicats de la fonction publique.

- La négociation sur tous les sujets et dans tous les services concernant l’ensemble des aspects de la vie professionnelle va devenir la norme du dialogue social.

Cette réforme du dialogue social permettra l’amélioration des relations sociales et des relations de travail dans les administrations et partant, un meilleur service rendu au public.

Les grands principes de cet accord

L’élection partout et pour tous

- Tout syndicat pourra se présenter aux élections : la présomption de représentativité et la condition de représentativité pour se présenter au premier tour sont supprimées.
- Election par tous les agents, quel que soit leur statut (titulaire, contractuel de droit public ou droit privé), de leurs représentants dans toutes les instances : commissions administratives et comités techniques.
- A terme, les élections pour les commissions administratives et comités techniques se tiendront le même jour et tous les 4 ans.

L’élargissement du champ de la négociation

- La négociation portera sur tous les sujets (jusqu’à présent elle n’abordait que la seule évolution des rémunérations).
- Des négociations triennales et annuelles se tiendront sur le pouvoir d’achat.
- La négociation sera organisée à tous les échelons : du local au national.

L’évolution de la composition paritaire dans les instances consultatives

- Seuls les syndicats voteront dans ces instances consultatives.
- En cas d’opposition unanime des syndicats à un texte, une nouvelle discussion devra se tenir.

Un futur conseil supérieur inter-fonctions publiques

- Création de la première structure de pilotage commune aux trois fonctions publiques, futur conseil supérieur inter-fonctions publiques.
- Les conseils supérieurs de la fonction publique d’Etat, hospitalière et territoriale conservent leurs missions sur leur fonction publique respective.

Un seul critère de validité d’un accord : la majorité aux voix

- Un accord sera valide s’il est signé par des syndicats représentant une base électorale de plus de 50 % des votants.
- Une phase transitoire jusqu’en 2013 : un accord sera valide s’il est signé par 2 syndicats représentant 20 % des voix et en l’absence d’une opposition de majorité (syndicats représentant plus de 50 % des voix).

Transparence complète vis-à-vis du Parlement et des contribuables sur les moyens alloués aux syndicats

- Un état des lieux partagé avec les partenaires sociaux sera établi dans les mois à venir sur les moyens attribués aux organisations syndicales.
- L’exercice des responsabilités syndicales pourra être reconnu dans l’expérience professionnelle.

BVP

Le BVP a mal fait son travail. Je trouve cette pub pour le "RAZER 2" de MOTOROLA très tendancieuse.
Elle fait l'apologie de la violence. Ce message s'adresse aux jeunes et véhicule un comportement violent et à la limite du pervers.
Non, je ne suis pas un vieux ronchon, mais prendre son téléphone pour un rasoir, c'est prendre sa voiture pour un tank.

jeudi 5 juin 2008

Les pêcheurs vont devoir trouver une troisième voie


Les pêcheurs ont ouvert la boîte de Pandore. Ils voulaient dénoncer la flambée du gazole. Et la baisse des prix auxquels ils vendent leur poisson, alors que le consommateur paie toujours aussi cher. Mais l'Office national interprofessionnel des produits de la mer (Ofimer) a échoué pour l'heure à identifier des marges abusives à un maillon quelconque de la chaîne du poisson. En revanche, on découvre aujourd'hui à quel point les pêcheurs ont oeuvré à leur malheur.

Bien sûr, les pêcheurs connaissent une crise aiguë. Ils vendent leurs prises pratiquement au même prix qu'il y a dix ans alors que le prix du gazole a explosé et que les Français mangent de plus en plus de produits de la mer. La hausse de la demande a profité à d'autres acteurs : aux importateurs et aussi aux transformateurs, selon une récente étude du cabinet Precepta. Le poisson frais a reculé au profit du surgelé et surtout des produits traiteur réfrigérés (poissons fumés, crevettes cuites, surimi...). Le poisson d'élevage accentue aussi la concurrence, surtout depuis l'arrivée d'espèces exotiques moins chères. L'an dernier, les ventes de perches du Nil ont augmenté de 13 %, ce poisson pesant 6 % du marché contre 9 % pour le cabillaud.

Face à cette concurrence croissante, les artisans de la mer supportent de plus en plus mal les quotas de pêche imposés par Bruxelles. D'abord, ces quotas ont traditionnellement été beaucoup moins contraignants pour la pêche minotière, celle des petits poissons utilisés pour la farine alimentant les poissons d'élevage. Or il faut cinq à six kilos de poissons pour produire un kilo de saumon d'élevage. Difficile de parler de développement durable.


Ensuite et surtout, les quotas seraient déconnectés de la réalité. Les pêcheurs citent l'exemple des stocks de cabillaud qui se seraient amplement reconstitués dans la partie méridionale de la mer du Nord, contrairement à la zone nord. Or la Commission ne considère qu'une seule zone. Elle ferait donc supporter aux Français des quotas aussi infondés que ravageurs. A Boulogne-sur-Mer, des pêcheurs ont épuisé dès avril leurs maigres quotas 2008 et se voient contraints de rejeter à la mer le cabillaud pris dans leurs filets, soit jusqu'à la moitié de leurs prises.

Mais si nul ne nie les difficultés, certains constatent qu'elles ne tombent pas toutes du ciel. Les pêcheurs y ont largement contribué et d'au moins trois manières. D'abord, sur la question des quotas. Certes, les pêcheurs les ont épuisés bien avant la fin de l'année. Mais le volume de cabillaud qu'ils ont vendu dans les halles à marée au premier trimestre a augmenté de 81 % par rapport à la même période en 2007. « Plutôt que de gérer la pénurie, les pêcheurs se sont précipités pour pêcher plus vite que le voisin et le prix moyen en halle a baissé de 13 % », estime l'Ofimer. Qui cite le contre-exemple des pays nordiques, où le quota de colin d'Alaska a baissé de 30 % et son prix fortement augmenté.

Cette désorganisation bien gauloise entraîne une deuxième faiblesse. Les pêcheurs français avancent en ordre dispersé face à une poignée de gros acheteurs. La plupart de leurs coopératives ont mis la clef sous la porte et ils y ont sans doute largement contribué en vendant en direct leurs meilleures prises pour n'écouler via la coopérative que la partie difficilement commercialisable. Certes, l'organisation n'est pas une condition suffisante, comme l'a montré l'exemple d'Arcachon il y a deux ans (les pêcheurs du cru s'étaient alors entendus pour exiger 1 euro de plus par kilo... et n'ont rien vendu, les mareyeurs se tournant vers les importations). Mais c'est nécessaire pour que les réformes de la filière envisagées par le ministère soient efficaces, comme l'ouverture du système actuel de vente à la criée aux détaillants.

Enfin, la question de la flotte. Ce n'est pas un hasard si la flotte de pêche française prend de plein fouet la flambée du gazole. Elle est constituée à 70 % de chalutiers. Ce type de bateau requiert moins de main-d'oeuvre mais, comme il tracte le chalut (le filet), plutôt que de le laisser statique, il brûle beaucoup plus de carburant. Pour pêcher certaines espèces de poissons, il y a d'autres solutions. Hervé Jeantet, président de l'Ofimer et PDG des armements Dhellemmes à Concarneau, a converti un chalutier de 30 mètres, l'« Aravis », pour en faire une senne danoise. Ce type de chalutier, dont la technique remonte à 1850, a un chalut statique qui utilise la force des mouvements marins et non celle du moteur. Depuis sa conversion en janvier 2007, la facture de gazole de l'« Aravis » a diminué de moitié. L'investissement nécessaire, rentabilisé en dix ans, est de 2,3 millions d'euros. Ce n'est pas forcément à la portée des pêcheurs artisanaux et leurs chalutiers, souvent plus petits que ceux d'Hervé Jeantet, n'ont pas toujours les caractéristiques permettant leur conversion. Mais n'est-ce pas justement le but des aides que de faire évoluer la flotte ? Or l'évolution est laborieuse. « A ma connaissance, le seul de la côte qui a suivi et qui a converti son chalutier est un pêcheur de Noirmoutier que nous avons aidé financièrement », avance Hervé Jeantet.

Le chalutier classique a un autre inconvénient : il a tendance, plus que d'autres, à abîmer le poisson. Et il n'est pas étonnant que du thon blanc abîmé, par exemple, se vende à un prix décevant. Quand le ministère de l'Agriculture et l'Ofimer appellent à « mieux valoriser la pêche française », ils font allusion notamment à cet aspect élémentaire de la qualité. Et quand ils suggèrent un meilleur tri pour offrir à l'acheteur une qualité standard, ils reconnaissent implicitement qu'elle est trop hétérogène.

Au final, la position des pêcheurs est délicate. On comprend qu'ils refusent de subir la même évolution que les pays du nord de l'Europe. En dix ans, la flotte chalutière anglaise a quasiment disparu. Elle s'est drastiquement concentrée en Ecosse, aux Pays-Bas ou en Allemagne, qui utilisent désormais des bateaux de plus de 100 mètres (alors que 5 % seulement des navires français dépassent les 24 mètres). Une stratégie néfaste pour l'environnement et l'emploi, mais plus rentable pour les entreprises. Les Français, dont la flotte de pêche ne s'est réduite que de 20 % et le tonnage pêché de 10 %, vont devoir naviguer serré pour trouver une troisième voie.

OUI !!

Ca, ça a de la gueule au niveau Européen !

Frédéric Mitterrand : un mondain populaire à la Villa Medicis


Au terme du tollé lié à la nomination de Georges-Marc Benamou et de deux mois d’intenses tractations, c’est finalement Frédéric Mitterrand qui prendra la tête de la prestigieuse Villa Médicis de Rome. Saura-t-il faire l’unanimité ?
Voilà un nouveau succès pour Frédéric Mitterrand qui, à 61 ans, a été officiellement nommé hier par l’Elysée directeur de la Villa Médicis à Rome. L’homme de cinéma succèdera ainsi aux six ans de mandat du scénographe Richard Peduzzi.
Le neveu de l'ancien président de la République aura pour fonction de diriger l'un des plus prestigieux lieux de culture que la France possède à l'étranger. Il aura également pour tâche de faire oublier le tollé suscité fin mars par l’annonce de la nomination de Georges-Marc Benamou à l'époque conseiller en disgrâce de Nicolas Sarkozy pour la culture et la communication. Les milieux culturels lui reprochaient notamment d’avoir affirmé qu'il profiterait de ce poste "pour écrire son prochain livre".
Or gérer la Villa Médicis ne signifie pas porter des ambitions personnelles mais bien d’encadrer les créations actuelles. Pendant une année en effet, "écrivains, cinéastes, architectes, designers ou scénographes peuvent se consacrer à un travail en profondeur (…) et élaborer des projets communs avec des pensionnaires venus d'autres disciplines", comme l’explique au Monde Bruno Racine, président de la BNF, ancien directeur de l'Académie de France à Rome.

Madame Monsieur, bonsoââr
Pour faire taire la polémique, l’Elysée avait mis en place une commission où 10 personnalités ont d’abord été présélectionnées. N'ayant pas déposé de candidature, Georges-Marc Benamou ne figurait pas dans la liste. Il ne restait la semaine dernière que les noms de Sylvain Bellenger, conservateur en chef du patrimoine, Olivier Poivre d'Arvor, directeur de l'organisme culturel public Cultures France, et Frédéric Mitterrand. En choisissant l’homme à la singulière diction, Nicolas Sarkozy poursuit l’ouverture qui lui est chère.
Car, comme il l’écrit dans La mauvaise vie (Robert Laffont, 2005) le parcours de Frédéric Mitterrand n’est pas linéaire. Il a d’abord été prof d'histoire et d'éco avant de se lancer dans le cinéma –comme réalisateur notamment Madame Butterfly, Lettres d'amour en Somalie ou à la télé en tant qu’animateur d’émissions principalement sur le cinéma -Etoiles et toiles. Directeur des programmes de TV5 de 2003 à 2005, le Parisien de naissance est un gestionnaire reconnu qui a su tisser un immense réseau d’amitiés artistiques.
Mais pour faire flamboyer la culture française depuis la ville éternelle, il lui reste à séduire les milieux intellectuels de la création contemporaine.

Le capitalisme sans réponse


Face aux excès du capitalisme industriel du XIXe siècle, des réponses sont venues des contrepouvoirs démocratiques et syndicaux et, dans l'ordre intellectuel, d'une doctrine systématisée par l'analyse marxiste. Ses remèdes étaient discutables, mais son diagnostic, au moins en parti pertinent. Le capitalisme financier d'aujourd'hui ne connaît ni ce privilège ni cette menace. Le moment serait venu de lui opposer autre chose que le populisme tyrannique de Chavez, les agitations de Die Linke ou les anecdotes anticapitalistes de Besancenot. Ce ne serait pas tant par goût de la doctrine que par nécessité de formaliser le diagnostic pour appliquer le traitement.

Le spectacle du monde fournit le diagnostic : la crise actuelle du crédit, après les multiples autres krachs financiers, est la dernière sanction d'une finance enivrée d'elle-même, avide de rendements et de bonus, se jouant des contrôles. La spéculation effrénée sur le pétrole et les produits alimentaires détraque les références et affame les populations par l'effet combiné de la voracité des spéculateurs, de la corruption des décideurs et d'une certaine anarchie des marchés. Là-dessus, en pleine lumière grâce aux médias et comme sur un volcan, des dirigeants gloutons s'octroient des ponts d'or qui bravent l'économie, la morale ou simplement la pudeur. Les points communs de toutes ces dérives se résument en peu de mots. Une course aux profits, classique mais déconnectée de l'économie réelle ; une montée de comportements prédateurs d'une rare inintelligence économique et sociale.

Car cette accumulation de dysfonctionnements économiques et financiers commence à générer de dangereux et choquants problèmes de société. Les pays pauvres s'enfoncent dans le drame, les émergents dans des inégalités sociales criantes. Les nations anciennement industrialisées elles-mêmes voient s'alourdir leurs effectifs de pauvres et s'effilocher leurs classes moyennes, piliers traditionnels de leurs démocraties. Le mal, on le voit, excède largement le champ de l'économie, et plus encore le champ clos de la finance. Pour ce qui est d'elle, on connaît déjà les solutions techniques : contrôle strict des montages financiers par autodiscipline de la profession ou à défaut par réglementation rigoureuse, publicité organisée des rémunérations et des bonus par ailleurs restituables en cas de pertes sociales, fiscalisation de tous les avantages selon les règles élémentaires de la vie en commun... Mais, dans ce domaine comme dans celui des autres spéculations, les gouvernements sont liés par l'envie inavouée d'être le dernier à sévir, car les mouvements de capitaux plébiscitent les pouvoirs inexistants. A ce nouveau défi, une quelconque théorie marxiste ne pourra pas répondre, car elle traitait d'un capitalisme conquérant. Et il faut s'attaquer aujourd'hui à un capitalisme déliquescent.

mercredi 4 juin 2008

Le dispositif de protection des forêts contre l’incendie en 2008


La ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales et le ministre de l’agriculture et de la pêche ont présenté une communication sur le dispositif de protection des forêts contre l’incendie en 2008.

Ce dispositif mobilise d’importants moyens matériels et humains. Une priorité sera donnée aux procédures de prévention et d’anticipation des feux. Une importance particulière sera accordée à notre capacité d’apporter assistance aux pays de l’arc méditerranéen.

La montée en puissance du dispositif estival de protection des forêts débutera le 23 juin. Le ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales mettra en oeuvre des moyens nationaux pour soutenir les sapeurspompiers locaux : 650 militaires de la sécurité civile, 23 avions bombardiers d’eau, 1 hélicoptère bombardier d’eau gros porteur, 3 avions de commandement et 9 hélicoptères. Des colonnes de renfort de sapeurs-pompiers, constituées à l’échelon des différentes zones de défense par les services départementaux d’incendie et de secours, s’ajouteront préventivement aux dispositifs locaux en cas de risque élevé d’incendie.

Le ministère de la défense consacrera à cette mission 300 hommes, une centaine de véhicules et 3 hélicoptères permettant d’engager un détachement d’intervention héliporté.

Le ministère de l’agriculture et de la pêche soutient activement les efforts de prévention des incendies afin de réduire la vulnérabilité des espaces forestiers. Le dispositif de surveillance mobilisera 1 100 agents de l’Office national des forêts et des départements. Les visites de terrain et les actions de sensibilisation auprès des maires pour inciter au débroussaillement autour des habitations ont été intensifiées. Cette année, l’élaboration d’une carte nationale de prévision du danger "feux de forêts" sera expérimentée grâce aux données fournies par l’Office national des forêts.

Les forces de l’ordre recevront du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales des consignes de fermeté pour que soient réprimés sans complaisance les actes provoquant des incendies, qu’ils soient volontaires ou dus à l’imprudence.

Dans la perspective de la présidence de l’Union européenne, la France proposera à l’ensemble des Etats membres la mise en place d’une assistance mutuelle renforcée afin d’améliorer l’efficacité des actions de solidarité dans la lutte contre les grands sinistres. Une démarche sera également envisagée en direction des Etats du sud de la Méditerranée.

Ce dispositif constitue un ensemble cohérent de mesures de prévention et de lutte auquel l’État consacre près de 142 millions d’euros.

Le Gouvernement rend hommage à l’action de l’ensemble des personnels mobilisés au sein du dispositif de protection de la forêt, conscient des risques qu’ils prennent pour assurer la protection de nos concitoyens et de notre patrimoine naturel.

BATAILLE DE MEDIA


Excédé, Étienne Mougeotte ! Le patron de la rédaction du Figaro en a plus qu'assez du "débauchage excessif" de ses cadres dont le quotidien fait l'objet de la part des Echos , dirigé par Nicolas Beytout. " Le Figaro va attaquer pour concurrence déloyale", annonce-t-il au Point . L'objet du litige porte sur quatre départs en moins de deux mois : Nicolas Barré, le directeur de la rédaction "macro-économie", Mathieu Cosson, éditeur au Figaro , Philippe Hoyau, le directeur de l'infographie, et Cécile Colomb à la régie publicitaire... Ce dernier départ fut la goutte d'eau. Tous ont trouvé une situation identique aux Echos mais beaucoup mieux payée. Il faut y ajouter le départ de Sophie Laurent Lefèvre, la directrice artistique du Figaro , qui, sans être embauchée par Les Echos , s'est vu confier une mission par Nicolas Beytout...

Le gros carnet de chèques de Nicolas Beytout

Derrière ces chicanes, Étienne Mougeotte et Nicolas Beytout se livrent à un impitoyable "mano a mano" : dans le paysage de la presse, les deux hommes se disputent le créneau du grand journal libéral destiné aux cadres actifs. Au service de cette ambition, Nicolas Beytout dispose du carnet de chèques mirobolant de son actionnaire, Bernard Arnault, le patron de LVMH, première fortune de France. Il a obtenu du milliardaire du luxe un budget conséquent pour recruter des signatures. Dans le camp d'en face, au Figaro , l'actionnaire Serge Dassault entend, au contraire, serrer les boulons. Le plan de départ volontaire qu'il cautionne porte sur 80 personnes, dont 40 cartes de presse.

En quittant Le Figaro , Beytout y a laissé un certain nombre de généraux appartenant à sa garde rapprochée. Pas étonnant qu'il cherche désormais à les rapatrier aux Echos . Nicolas Barré en faisait partie. Son transfert n'a surpris personne. Tous les regards se tournent désormais vers Jean-Michel Salvator, resté proche de Beytout et numéro deux du Figaro . "Je compte bien garder Jean-Michel Salvator à mes côtés, réplique Mougeotte. Il est très précieux et choqué par l'attitude de Beytout." Contactée par Le Point , la direction des Echos annonce qu'elle ne recrutera pas Salvator.

La concurrence déloyale difficile à prouver

Dans cette histoire, le nouveau patron des Echos en profite pour régler quelques comptes avec son ancien employeur. Durant trois ans, au Figaro , Beytout a supporté - en serrant les dents - le coup de fil quotidien de Serge Dassault qui tentait de lui dicter le contenu du journal. Une situation très désagréable. Il affirme avoir résisté autant qu'il a pu aux pressions de son actionnaire. Car le sénateur UMP Serge Dassault a des idées sur tout et surtout des idées. Récemment, il proposait à la direction du Figaro de se faire l'écho de sa solution pour l'immigration : "Il faudrait que les immigrés épousent les filles-mères." Pas de trace de cette idée dans le journal...

Quant à la concurrence déloyale, elle est assez difficile à établir en cas de débauchage. Dans un arrêt du 10 mai 2006, la cour d'appel de Paris a établi la suprématie du principe de liberté du commerce et de l'industrie. Les juges ont estimé qu'il appartient "à tout opérateur de mettre en oeuvre tous moyens destinés à assurer son développement et, pour ce faire, de procéder au recrutement de tout salarié utile à son entreprise, fût-ce au sein d'une structure concurrente". Le 25 avril 2005, la Cour de cassation ajoute qu'un débauchage n'est fautif que lorsque les personnels ont profité de leur transfert pour procéder à des "actes positifs de détournement de clientèle, de transfert de savoir ou de dénigrement".

En 2007, Le Figaro vendait 338.618 exemplaires par jour, selon l'OJD. Les Echos en écoulaient 121.630.

ENFIN !



Partant du constat que le pétrole cher était là pour durer, Rick Wagoner, le PDG de General Motors, a annoncé le lancement de plusieurs modèles « compacts » plus économes en carburant ainsi que l'extension de sa gamme de voitures hybrides. Rick Wagoner a par ailleurs confirmé que le groupe avait donné son feu vert à la production de la Chevrolet Volt, un modèle 100 % électrique qui sera commercialisé en 2010. Le groupe va également réfléchir à l'avenir de sa marque Hummer, un énorme 4 × 4 particulièrement vorace en carburant. « Toutes les options sont ouvertes. D'une refonte totale de la gamme jusqu'à une vente totale ou partielle de la marque », a précisé GM.

Comme GM, Ford a aussi prévu de fortement réduire sa production de gros véhicules cette année. Le numéro deux américain a reconnu récemment qu'il ne renouerait pas avec les bénéfices en 2009, comme c'était son objectif.

CLAIRVOYANCE ?


Michel Charasse a répondu aux questions du Figaro.
Voici quelques réponses
Dans quel état d'esprit êtes-vous après votre exclusion du PS?
Michel CHARASSE. Très zen. Pour moi comme pour beaucoup de Français, il y a un certain temps que le niveau du PS ne dépasse pas celui des trottoirs municipaux, sujet sur lequel il faut reconnaître que les socialistes sont très bons!

Qu'entendez-vous par un «certain temps» ?
Le PS s'est étiolé petit à petit jusqu'à la déchirure brutale de l'échec de Lionel Jospin, en 2002. C'est comme un bassin qui se vide: contrairement à ce qui se passait sous François Mitterrand, nous ne parlons plus aux Français pour leur dire la vérité, mais pour distraire les médias sur des sujets secondaires, des questions de société qui n'intéressent le plus souvent que les minorités.

Est-ce aussi la raison de l'échec de Ségolène Royal?
Entre autres. Les Français n'ont jamais su ce qu'elle ferait sur les retraites! Elle s'est bien gardée d'y réfléchir, et surtout de faire des propositions. Il faut dire qu'un sujet de cette importance est difficile à aborder dans le cadre de réunions participatives Tupperware… Je suis frappé aussi par le silence du PS sur la situation et sur l'avenir des finances publiques, sécurité sociale et budget de l'État. Le traité de Maastricht de 1992 nous impose de réduire nos déficits de 80 à 100 milliards d'euros d'ici à 2012. Il a été négocié par un président et un gouvernement socialistes, soutenu par une majorité socialiste et approuvé par référendum par les Français, appelés par le PS à voter oui! Le gouvernement actuel s'attaque au problème dans la douleur et sous les lazzis des socialistes, mais que proposent-ils à la France pour appliquer «leur» traité et pour que notre pays reste écouté et respecté en Europe?

Pourtant, le PS parle sans cesse des déficits…
Oui, tous les jours, sans doute pour faire sérieux et responsable. Mais quant aux solutions, c'est autre chose. Faut-il des impôts et/ou des cotisations sociales supplémentaires? Silence! Des économies budgétaires et sur les dépenses sociales? Motus! Et quand on les pousse dans leurs retranchements, ils brandissent le paquet fiscal, qu'ils proposent d'abroger, ce qu'ils ne feront pas, notamment sur les heures supplémentaires et les droits de succession. En ajoutant aussitôt qu'ils redistribueront les 15 milliards ainsi récupérés en pouvoir d'achat. 2012 attendra! En même temps, ils refusent bec et ongles la moindre participation des patrimoines au financement de la dépendance. Autrement dit, ils trouvent tout à fait normal qu'un pauvre type, qui n'aura jamais de maison ni d'appartement, paie des impôts pour permettre à un propriétaire de transmettre son bien à ses héritiers qui, peut-être, ne se sont jamais occupés de lui. C'est peut-être de la justice socialiste, mais ce n'est pas de la justice sociale! Et je pourrais citer d'autres exemples: que propose le PS pour compenser la montée du prix de l'essence, si ce n'est de laisser le pauvre Sarkozy ramer tout seul?

Sa dernière remarque:
Le nombrilisme quotidien ne me paraît pas être la forme d'amour que nos concitoyens attendent des socialistes.

mardi 3 juin 2008

LUXE une histoire de famille.


Les groupes ont les moyens d'investir, mais les proies disponibles manquent.

Fleuron de l'économie fran­çaise, tant vanté pour son rayonnement mondial et ses exportations, le luxe reste dominé par un capitalisme familial. Les entreprises qui le composent sont surtout une myriade de PME à la notoriété souvent sans rapport avec le poids économique. Dans les années 1990, des groupes se sont constitués à coups de rachats, provoquant une frénésie spéculative. Bernard Arnault a su constituer un géant français partant de Christian Dior et de Louis Vuitton, alignant une galaxie de marques de champagne et de mode, de Moët & Chandon à Givenchy, de Chaumet aux montres Hublot, rachetées le mois dernier. La famille Pinault a suivi la même stratégie, rachetant Gucci, Yves Saint Laurent, Balenciaga ou Boucheron. Parallèlement, les suisses Richemont et Swatch ont rassemblé les plus belles marques de joaillerie et d'horlogerie, parfois à des prix délirants.
Les secrets du succès
Du coup, depuis le début de la décennie, la moindre marque un tant soit peu déstabilisée dans son parcours est donnée convoitée par les uns ou les autres. D'ailleurs, dotés de gros moyens, ces groupes ne cachent pas qu'ils sont en quête d'acquisitions, mais ce sont les proies qui manquent.

Car, dans ce secteur hérité de l'artisanat du cuir de la fin du XIXe siècle et de la vague mode de la seconde moitié du XXe, les familles ou les hommes restent aux commandes. C'est même souvent le secret du succès. Il en va ainsi d'Hermès, où, pendant vingt-huit ans, Jean-Louis Dumas a cumulé la vision créative et la gestion. Autre pépite française, Chanel est entre les mains des très secrets frères Wertheimer.

Même cas de figure en Italie, après les rachats de Gucci, Fendi, Bottega Veneta et Pucci par Arnault et Pinault. Giorgio Armani prend un malin plaisir à ne rien décider sur l'avenir de sa griffe très convoitée. Prada appartient à Miuccia Prada et à son mari. Les Ferragamo contrôlent toujours la maison florentine. Versace reste entre les mains des héritiers du couturier assassiné. Les introductions en Bourse envisagées cette année par ces trois dernières sociétés sont repoussées à plus tard. Coté, lui, le joaillier Bulgari est détenu à 51 % par la famille.

Du coup, la spéculation se reporte toujours sur les mêmes sociétés opéables comme l'américain Tiffany ou l'anglais Burberry. Ou les improbables serpents de mer, comme Hermès.

LE LUXE UNE VALEUR QUI SE PORTE BIEN EN.......BOURSE