TOUT EST DIT

TOUT EST DIT
ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

dimanche 7 juillet 2013

Une diplomatie française incompréhensible

Ni atlantiste, ni pro droits de l'homme, ni bolivarienne, ni fédéraliste européenne... mais quelle est donc la position de François Hollande sur la scène internationale ?

Le président Hollande enchaîne un nombre si élevé de bourdes que cela en devient un running gag.
Mais au delà des gags, il y a l'orientation générale de la diplomatie française, sujet sur lequel le candidat Hollande avait d'ailleurs peu fait campagne, alors que les options sarkozystes (Atlantisme, OTAN, Qatar, BRICS) avaient été largement débattues et critiquées par le public.
On a déjà constaté un certain immobilisme vis-à-vis de l'OTAN ou de la Francafrique. Mais : ni atlantiste, ni pro droits de l'homme, ni bolivarienne, ni fédéraliste européenne, je suis, je suis ? Oui, c'est bien de la diplomatie française version 2013 dont on peut parler ainsi. Il ne se passe pas une journée à l'issue de laquelle la perplexité du peuple français et de ses partenaires ne peut que grandir.
Lisez par exemple Le Point : "Avion de Morales : un faux pas diplomatique qui risque de coûter cher". Ainsi, Edward Snowden met tellement la France dans l'embarras que notre pays s'est permis une action non réfléchie, simplement pour masquer le fait que, nous aussi, nous écoutons la terre entière, nous aussi, nous ne sommes pas exemplaires ?
En empêchant le président Morales de survoler la France, non seulement le Président Hollande a envoyé, sur le plan intérieur, un signal fort à son électorat d’extrême gauche, mélenchoniste, mais il a aussi montré que la France ne craignait pas de faire apparaître au grand jour ses contradictions.
Le gouvernement a protesté contre l'espionnage de la NSA dans des bâtiments officiels français et européens (mais pas contre l'espionnage des citoyens) ? Mais malgré cette protestation, la France refuse d'accorder l’asile politique à Edward Snowden ? Est-ce parce que la France, comme la plupart des États occidentaux, est en pleine dérive ? (Lire Affaire Snowden : les secrets de Zuckerberg).
Real politik first, soit. Mais dans ce cas, comment et pourquoi aller donner des leçons de démocratie à la terre entière, au Mali, par exemple, y compris en utilisant des faux prétextes ?
Récapitulons :
  • La France socialiste, de gauche, se complaît dans l'Europe bashing et la germanophobie (voir le blog "Coulisses de Bruxelles", de Jean Quattremer).
  • La France de Hollande ne manifeste aucune volonté de promouvoir un vrai fédéralisme européen.
  • La France ne s'aligne pas, officiellement en tout cas, sur les États-Unis, puisqu'au lieu de considérer que la surveillance du monde par la NSA se fait pour le bien commun de tous, elle s'indigne de ses pratiques.
  • La France se permet d'user de moyens illégaux tels que le recel de données volées pour aller faire la leçon à la Suisse et au Luxembourg, des "petits pays" libres et démocratiques (notons toutefois que cette dérive anti petits pays a commencé sous Fillon et Woerth).
  • La France de Hollande se met à dos l'Amérique du Sud.
  • La France de Hollande poursuit la Françafrique, en tordant un peu le bras à la légalité (voir la vidéo ci-dessous).
  • La France se tire une balle dans le pied en méprisant la francophonie (lire le billet du 28 Juin 2013, Francophonie : la France qui se tire une balle dans le pied).
Cette stratégie diplomatique a franchement de quoi laisser perplexe, si on ne garde pas en tête le fait que le socialisme fonctionne mieux dans un seul pays, dans un cadre nationaliste.
Continuons à accepter le fait que la France puisse s'absoudre des responsabilités qui incombent aux démocraties occidentales, et un jour nous réaliserons que pour certaines personnes au pouvoir, 1984 était bien un manuel d'instructions.

François Fillon : « La France a peur de tout ! »


François Fillon, ancien Premier ministre, était l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV. Il a notamment évoqué l’état d’esprit de la France et des Français face au progrès, qui est à l’origine de tant de blocages. Selon le candidat à la primaire UMP pour les présidentielles de 2017, il faut s’efforcer de changer cet état d’esprit. Il faut que l’on arrête d’avoir peur du progrès, de la prise de risques, etc. « Aujourd’hui on a peur du gaz de schiste, des OGM, du nucléaire, on a peur de tout » déplore-t-il. Par conséquent, « on ne produit plus rien ». 

François Fillon: "Le Premier ministre n'est pas... par BFMTV
L’effort de rigueur et de redressement des comptes publics est bien entendu nécessaire, mais il faut aussi mettre en œuvre une politique de « soutien à l’innovation », selon l’ancien Premier ministre. Ce soutien doit viser tout particulièrement « les universités, les centres de recherche, les laboratoires ». Deuxième levier pour favoriser la prise de risques : sortir du « principe de précaution ». Selon François Fillon, « il y a trop de réglementations dans notre pays ». Il faut donc simplifier les règles, prendre des risques et aller de l’avant.

samedi 6 juillet 2013

L'État Providence, fabrique de pauvres


Conséquence de l'État Providence : la France est devenue une fabrique de pauvres. Les gouvernements successifs semblent avoir mis un point d’honneur, depuis bientôt quatre décennies, à créer les conditions d’une régression  irréversible à terme.
Posons le décor d’une pièce de théâtre beaucoup trop authentique pour n’appartenir qu’au domaine de la pure fiction et dont les protagonistes, se succédant sans discontinuer du début à la fin jusqu’à former un grande foule, font entendre une plainte à vous fendre le coeur et allant crescendo.
Ainsi en est-il de la fabrique des pauvres qu’est devenue la France dont les gouvernements successifs semblent avoir mis un point d’honneur, depuis bientôt quatre décennies, à créer les conditions d’une régression non seulement indigne de notre pays mais, pis encore, irréversible à terme.
Las ! Il faut désormais se rendre à l’évidence que c’en est bien fini d’un glorieux héritage plus que millénaire tant nos élites dirigeantes, au fil du temps, se sont révélées proprement incapables de s’adapter au monde nouveau in fine issu de la décomposition suivie d’une chute brutale de l’URSS.
Mais revenons à la fabrique des pauvres dont la France s’est fait une spécialité sans jamais sérieusement s’interroger sur les causes d’un tel scandale et, partant d’un tel constat, sur la politique à appliquer pour au moins essayer d’enrayer le cours des choses dans l’espoir d’une consolidation durable.
Jean-Marc Sylvestre : “Le personnel politique est nul pour trois raisons majeures. La première raison c’est l’incompétence (...) La deuxième raison, c’est l’idéologie, une maladie bien française (...) Troisième raison, l’obsession du marché politique”.
À un point tel, d’ailleurs, que nul ne saurait ignorer que chez nous - “wie Gott in Frankreich leben” -, le marqueur le plus emblématique de la marche vers toujours plus de pauvreté a un nom : “Les restos du Cœur” dont l’idée fut lancée par Coluche dès 1985 puis gravée dans le marbre par force de loi le 20 octobre 1988.
Il me faut ici redire à quel point un tel spectacle de désolation suscite ma compassion mais aussi ma révolte dès lors que le pouvoir politique, se contentant d’agir toujours à la marge (RMI puis RSA et suivants), oppose alors à toute véritable réflexion de fond le cache-sexe avantageux des strass et paillettes des “Enfoirés” !
En ce 2 juillet 2013, nous apprenons par voie de presse que la France compterait à ce jour, selon une statistique de l’INSEE, 50% de SDF en plus depuis 2001 : “Environ 141.500 personnes, dont 30.000 enfants, étaient sans domicile fixe début 2012 en France (...) Près de deux sans domicile sur cinq sont des femmes”.
Thierry Falissard : “Le premier moyen est évidemment de créer de la richesse, et donc moins de pauvres, par le libre jeu de l’économie de marché. Chercher, au nom de bons sentiments, à partager une pauvreté uniforme plutôt que de la laisser se résorber par le développement, même au prix d’inégalités plus grandes, n’est pas une solution. Ce n’est pas l’écart entre les pauvres et les riches qui compte, mais le nombre de pauvres qui deviennent moins pauvres, et on n’a rien trouvé de mieux que le développement pour cela”.
Ainsi est-il proprement inconcevable que depuis presque quarante ans, depuis le 10 mai 1974 pour être précis, les gouvernants d’un pays aussi avancé que l’est aujourd’hui la France se montrent à ce point impuissants à juguler la pauvreté ! Sauf à penser que le Prince idéologiquement décervelé ait définitivement perdu l’esprit...
Tout d’abord je trouve toujours choquant et blessant de s’arroger le monopole du cœur. Vous n’avez pas, Monsieur Mitterrand, le monopole du cœur ! Vous ne l’avez pas... J’ai un cœur comme le vôtre qui bat à sa cadence et qui est le mien. Vous n’avez pas le monopole du cœur. [1]
La France, ce n’est un secret pour personne, est affligée d’un État providence hautement monopolistique qu’elle ne semble toujours pas prête, malgré une faillite retentissante, à remiser pour de bon en empruntant enfin la voie royale de la liberté reconquise : la liberté, un droit naturel monopolistique fondateur de vie et de prospérité !
---
Notes :
  1. Valérie Giscard d’Estaing le 10 mai 1974 lors du débat télévisé de l’entre deux-tours de l’élection présidentielle face à François Mitterrand. 

Théâtre : François et Jean-Marc jouent à la marchande


Et si la politique gouvernementale se jouait en une pièce de théâtre ?
François : Bonjour Madame Michu, comment allez-vous aujourd'hui ?
Mme Michu : Oh, ça va. Enfin, à cause de cette foutue flotte depuis des mois, j'ai mes rhumatismes qui me lancent.
Jean-Marc : Pourquoi vous ne mettez pas un peu de baume PS, vous savez la crème à base de vaseline, ça aide bien, hein François ?
François : Mouiiiii. Arrête ! Tu es coquin Jean-Marc. (rires)Bon, alors Mme Michu qu'est-ce que je vous mets ?
Mme Michu : Avez-vous un peu de Francapaisée fraîche ?
François : Heuu, attendez que je regarde….
(il descend à la remise)
François (de loin) : Je croyais en avoir, c'est ballot. J'en avais promis à Melle Modème mais en fait je n'ai que de la poudre aux yeux en bouteille. C'est un peu vieux, 1981, mais c'est de la bonne qualité !
Jean-Marc : Oh oui, qu'est-ce qu'on en a vendu pendant les années 80 ! À présent tout le monde en fait, c'est bien triste.
François (plein de toiles d'araignées dans le cheveux) : Tenez ! J'ai retrouvé une boîte de Clairevoyance ! Euh, en fait non, la boîte vide… Zut alors ! C'est de plus en plus difficile à en avoir, tout part à l'export.
Mme Michu : Ça n'arrange pas mes affaires ça. Vous avez des pots de Compétences ?
François : Oui, mais pas beaucoup. Elles sont un peu décrépies, je vous vend les trois pour le prix de deux.
Mme Michu : C'est gentil comme tout. Au fait, vous avez entendu ce qui est arrivé à Monsieur Cahuzac, le docteur ?
François : Oh oui, c'est terrible ça… Perdre tout son stock de Crédibilité si rapidement ça doit faire un coup. Enfin, il n'a pas tout perdu, on a découvert dans son cabinet tout un tas de Fokurie de première qualité. Il devrait pouvoir les revendre à bon prix, il y a de la demande dans le quartier.
Jean-Marc : Et avec ça ?
Mme Michu : Où avais-je la tête ? On y perd la tête avec toutes ces histoires ! Bon, il me faut absolument de la Croissance à longue tige.
Jean-Marc : Ah ça, vous êtes mal tombée ! Toute la cargaison commandée est bloquée à la douane. Ils ne veulent pas laisser passer, il paraît que nous avons reçu de la contrefaçon made in china. Vous-vous rendez compte ! Par contre, j'ai un bon Chômage si vous voulez ?
Mme Michu : Il est frais ?
Jean-Marc : Oui, très frais, on en reçoit tous les jours de Monsieur Paul Employ. En plus il est lardé de Tripatouillages certifiés par l'Insee.
Mme Michu : Bon d'accord, mais pas trop quand même…
François & Jean-Marc (en cœur) : Non, bien sûr !
Mme Michu : Et des Investisseurs, vous en avez ?
François : Ah ça, de moins en moins. On en a reçu du Qatar, mais ce n'est pas terrible terrible. J'ai de l'Emploijeune, euh pardon, de l'Emploidavenir. Ils changent tout le temps la marque, on s'y perd !
Jean-Marc : Ahahah (rires)
Mme Michu : Pourquoi pas. Vous en avez en quelles variantes?
Jean-Marc : Voyons ça. On a beaucoup de Kevins, du Wesh, du Zep, et puis du Domtom bien sûr.
Mme Michu : Mettez-moi un peu de Wesh et quelques Kevins pas trop nazes.
Jean-Marc : Je vous mets ce qu'il y a de meilleur, Mme Michu, vous pouvez compter sur moi. Au fait, cette fois-ci il n'y a plus de consigne à retourner. C'est moins cher et plus pratique, vous pouvez les garder.
Mme Michu : Ouais, je ne sais pas trop où je vais les caser une fois utilisés, mais bon, ça peut toujours servir. Sinon, pour ma voisine, j'aurai besoin d'un peu de Bonnezidées.
François : Mais c'est très cher de nos jours ! Ça aussi ça part illico à l'export. J'ai un peu de Mariagegay si vous voulez.
Mme Michu : Non merci, j'en n'ai pas besoin. Et puis avec toute cette pub à la télé, ils m'ont un peu fatigué. Alors, pour ces Bonnezidées ? Ne me distrayez pas trop s'il vous plaît.
Jean-Marc : Eh bien, repassez la semaine prochaine, on en aura peut-être de fraîches.
Mme Michu : Alors, qu'est-ce qui me reste à prendre… Ah oui, il me faut de la Compétence !
Jean-Marc (d'un air triste) : Tout parti à l'export… Il reste quelques vieux çà et là qui en produisent, mais il faut bien chercher. Nous, dans notre boutique on n'en a pas. On a déjà cherché, on n'a pas trouvé.
Mme Michu : Alors mettez-moi une botte de Courage, il en faut ces temps-ci.
Jean-Marc : Je suis un peu embêté parce que nous n'en avons plus beaucoup.
François : On n'en a jamais eu beaucoup il faut dire ! (rires)
Mme Michu : Bon, je vous le laisse pour des plus nécessiteux. Il vous reste quoi alors ?
Jean-Marc : Voyons ça… Euh, des Taxes bien sûr, du Boukemissaire de droite, de la Loisociétale de gauche, des Bobards tous neufs et aussi beaucoup de Toupets par boîte de 12.
Mme Michu : Et de l'Espoir ?
François : Pas beaucoup… Mais on le remplace facilement par de la Démagogie en tube. Tenez, je vous en fait cadeau d'un !
Mme Michu : Bon, j'imagine que vous n'avez plus de Honte non plus ?
Jean-Marc et François (en cœur) : Mais on n'en a jamais eu ma brave dame.
Mme Michu : Ah oui, j'oubliais. Bon, ça nous fait combien tout ça ?
Jean-Marc : Mais rien du tout ! Vous payerez plus tard ! On n'est pas difficile.
Mme Michu : C'est gentil ça. Eh bien mettez moi donc en plus un paquet de Grandprojets, quelques Profs (on n'en a jamais assez) et une Usine-à-gaz en kit.
Jean-Marc : Voilà, je vous ai tout mis dans un cageot.
François : Merci Mme Michu, et à bientôt
...
(Une fois seuls) Jean-Marc : Eh, François, tu sais quoi, je lui ai mis du fonctionnaire à la place de lemploidavenir, Pfff (rires).
François : Oh, ce n'est pas grave, c'est un peu la même chose !
...
François : Et cette pluie qui tombe…
Jean-Marc : On pourrait peut-être vendre des parapluies?

Rejet des comptes de campagne: Sarkozy sort de sa réserve

Au lendemain de l'invalidation de ses comptes de campagne par le Conseil constitutionnel, Nicolas Sarkozy est sorti de sa réserve en publiant vendredi sur Facebook un message dans lequel il dénonce une "situation inédite" sous la Ve République et se déclare prêt à se "mobiliser" pour sauver l'UMP.



Dès lundi, l'ancien président sera présent à la réunion extraordinaire du bureau politique de l'UMP. Elargie à tous les parlementaires du parti, cette réunion doit se tenir à 17H00 au siège de la formation.
Le message sur Facebook est suffisamment explicite pour laisser percer la colère de l'ancien chef de l’État, le seul à s'être jamais fait refuser ses comptes de campagne. Mais aussi suffisamment prudent, à quatre ans de la prochaine élection présidentielle à laquelle il pourrait aspirer à se présenter, pour ne pas dévoiler la façon dont il va s'y prendre.
Selon M. Sarkozy, la décision du Conseil, qui prive l'UMP d'un remboursement de l’État de 11 millions d'euros, crée "une situation inédite sous la Ve République" et "met en péril la formation qui doit préparer l’alternance tellement nécessaire au socialisme".
"Je dois assumer mes responsabilités en m'engageant pour la garantie d'une expression démocratique libre dans notre pays. Je vous demande de m'aider en vous mobilisant, comme je vais le faire, à cette fin", affirme l'ancien président.
Depuis la Tunisie, le président François Hollande a appelé à "respecter" le Conseil constitutionnel. "Personne ne peut suspecter, mettre en cause cette institution, sans mettre en cause l'ensemble des institutions", a-t-il dit.
La garde des Sceaux, Christiane Taubira, s'est dite "surprise" par la "mise en cause et les accusations de partialité de l'ancien président de la République", tandis que Harlem Désir, numéro un du PS, a jugé "inacceptable" l'attitude de M. Sarkozy.
Dès l'annonce jeudi du verdict des "Sages" de la rue Montpensier, "une décision grave" selon lui, Jean-François Copé, le président de l'UMP, est allé s'entretenir avec M. Sarkozy dans ses bureaux parisiens, les deux hommes décidant de lancer "une grande souscription nationale".
Le trou de 11 millions d'euros dans les finances de l'UMP assombrit un peu plus son tableau financier. Le parti, endetté à hauteur de 44 millions d'euros, avait déjà vu sa dotation publique annuelle passer de 33 millions à un peu moins de 20 millions après sa défaite aux législatives de 2012.
La décision des juges constitutionnels a rendu "perplexe" l'ancien président de l'Assemblée Bernard Accoyer, pointant lui aussi ses "conséquences lourdes".
L'ex Premier ministre Alain Juppé s'est distingué en refusant de la commenter. "Le Conseil constitutionnel est la plus haute juridiction de notre pays et ses décisions s'imposent à tous", a-t-il fait valoir, précisant qu'il ne serait pas présent au bureau politique extraordinaire lundi.
Avec sa décision de ne plus siéger au Conseil dont il est membre de droit en tant qu'ancien président, M. Sarkozy n'est plus tenu au devoir de réserve auquel les "Sages" sont soumis.
A deux reprises, pourtant, M. Sarkozy était sorti de cette réserve, la première fois en août 2012 pour critiquer en creux l'immobilisme supposé de François Hollande dans la crise syrienne, la deuxième, le 25 mars. Quatre jours après sa mise en examen dans un des volets de l'affaire Bettencourt, il avait assuré "qu'à aucun moment" dans sa vie publique, il n'avait "trahi les devoirs" de sa charge.
"Peut-être un mal pour un bien"
Poster un message sur Facebook, c'est s'assurer une large audience, mais sans le côté officiel que revêtirait une déclaration dans la presse ou à la télévision par exemple. Selon plusieurs de ses proches, il ne devrait faire ni 20h00 à la télévision, ni tribune, ni interview.
L'acte du conseil constitutionnel, en direct.
Pour que l'ancien président puisse revenir sur la scène politique dans la perspective de la présidentielle de 2017, son ami Brice Hortefeux a l'habitude de dire qu'il faut trois conditions, "l'envie, le devoir, les circonstances", actuellement pas forcément réunies. Il faut aussi que Nicolas Sarkozy prouve qu'il a changé. Beaucoup de ses électeurs de 2007, qui lui reprochaient son hyperactivité, avaient préféré voter pour un adversaire socialiste "normal" en 2012. Sortir du bois trop vite, trop fort, risquerait de renvoyer la même image de lui aux Français.
"M. Sarkozy prend ses distances avec le Conseil constitutionnel, cela ne signifie en rien qu'il revient dans la politique partisane", a assuré Geoffroy Didier, secrétaire général adjoint de l'UMP et l'un de ses fervents partisans.
"Paradoxalement, c'est peut-être un mal pour un bien (...), ça va mobiliser encore davantage les électeurs de droite autour de Sarkozy", qui reste le favori des sympathisants de droite dans tous les sondages, veut croire un élu UMP. Plusieurs parlementaires comme Lionnel Luca ou Pierre Charon ont estimé que l'épisode risquait surtout de motiver Nicolas Sarkozy lui-même.
Premiers travaux pratiques de cette remobilisation: samedi en Sologne, à l'occasion de la "fête de la violette" organisée par la Droite forte, principal courant de l'UMP. Absent de la fête, Nicolas Sarkozy n'en sera pas moins présent dans toutes les têtes.

vendredi 5 juillet 2013

Taubira demande à Sarkozy "un effort de dignité"


Christiane Taubira, la ministre de la Justice, est étonnée par la position prise par Nicolas Sarkozy, au lendemain du rejet de ses comptes de campagne 2012 par le Conseil constitutionnel.

Christiane Taubira, la garde des Sceaux, "surprise" par les attaques deNicolas Sarkozy contre le Conseil constitutionnel après l'invalidation de ses comptes de campagne présidentielle, lui a réclamé vendredi 5 juillet "un effort de dignité au nom de l'intérêt général" dans un communiqué.

Selon l'ancien président, la décision du Conseil, qui prive l'UMP d'une dotation publique de 11 millions d'euros, crée "une situation inéditesous la Ve République" et "met en péril la formation qui doit préparer l'alternance tellement nécessaire au socialisme".

"La contestation des décisions du Conseil constitutionnel participe d'unedéfiance à l'encontre de nos institutionsprivilège délétère réservé aux puissants, qui subissent moins que les citoyens ordinaires les effets de (l')affaiblissement de nos institutions" pour la ministre qui s'est étonnée des "accusations de partialité de l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, garant pendant son mandat de l'indépendance de la Justice et de respect de la Constitution".
Le Conseil constitutionnel est une grande institution de la République qui délibère en toute indépendanceChristiane Taubira, garde des Sceaux

"La contestation de ces décisions contribue à l'affaissement de l'Etat de droit", selon elle. "Aussi désagréable que soit une décision, son acceptation fait appel à l'esprit civique et au sens de la responsabilité, et réclame un effort de dignité au nom de l'intérêt général", recommande Christiane Taubira, relevant que "le gouvernement s'est incliné devant toutes les réserves d'interprétation et censures de dispositions législatives prononcées par le Conseil constitutionnel depuis un an".

"Le Conseil constitutionnel est une grande institution de la Républiquequi délibère en toute indépendance, et dont les avis et décisions s'imposent à tous", rappelle la garde des Sceaux. "Les institutions sont notre bien commun le plus précieux. Elles sont la garantie que la société est régie par le Droit qui protège le faible contre le fort ou le puissant".
    POUR QUI SE PREND CETTE TRUIE NOIRE ?

Français! Vous aussi, vous êtes constamment sur écoute

La Direction Générale de la Sécurité Extérieure” (DGSE), l’agence française du renseignement, collecte les signaux électromagnétiques émis par les ordinateurs et les téléphones en France, lors des conversations nationales ou internationales. Tous les types de communication sont ciblés : les emails, les SMS, les conversations téléphoniques, les mises à jour sur Facebook et Twitter, ainsi que toute l’activité réalisée sur internet au travers des sites de Google, Facebook, Microsoft, Apple, Yahoo!.
Ce qui intéresse les services secrets, ce ne sont pas tant les contenus des conversations que leurs auteurs, ce que l’on appelle les metadonnées. Ces metadonnées permettent de dresser des graphiques décrivant les réseaux de personnes fondées sur les communications des participants. A partir de ces graphiques, il est possible de retracer le journal d’activité de n’importe qui. S’il s’avère qu’un sujet présente un intérêt quelconque, les services secrets peuvent alors décider d’employer des techniques plus intrusives pour le placer sous une surveillance plus étroite.
L’identité des appelants et des récepteurs des appels, le lieu, la date et la longueur des messages composent des milliards de données qui sont ainsi stockées pendant des années, dans les sous-sols des locaux de la DGSE à Paris.
La DGSE n’est pas la seule à utiliser ces informations, puisque 6 autres agences des services secrets peuvent y avoir accès. Le premier objectif de ce programme est la lutte anti-terroriste, mais il peut être aussi utilisé pour espionner des individus déterminés.
Ce programme d’écoutes, appelé « l’infrastructure de mutualisation », est complètement illégal, et il est censé être clandestin, mais son existence est tout de même évoquée dans quelques documents parlementaires.

    Pourquoi Edward Snowden cache son téléphone portable dans un réfrigérateur

    Edward Snowden, l’homme qui a révélé l’immense programme d’écoutes américain « PRISM », a l’habitude placer son téléphone portable dans un réfrigérateur pour que ses conversations ne soient pas interceptées par les services de renseignements.
    Pendant un dîner secret avec ses avocats à Hong Kong, avant son départ pour Moscou, Snowden avait insisté pour que ses collaborateurs placent leur téléphone dans le réfrigérateur. « Il s’agit de bloquer le signal radio qui peut être utilisé pour transmettre des données vocales et par conséquent de bloquer tout l’audio », a expliqué Adam Harvey, un expert en produits contre-espionnage interrogé par le New York Times.
    En effet, les réfrigérateurs possèdent de grosses parois de métal capables de produire un effet « cage de Faraday », « un espace impénétrable où les ondes radio ne passent plus », empêchant ainsi la transmission de données. Les parois métalliques créent une sorte de barrière électromagnétique. « Il s’agit d’une cage de Faraday parfaite qui va bloquer tous les signaux radio, sauf si vous avec l’intention de vous servir un Martini », a souligné Harvey qui a testé cette solution. Toutefois, tous les réfrigérateurs n’ont pas le même niveau d’isolation. « Enterrer son téléphone dans un tas de vêtements peut être également une solution alternative et fiable pour quelqu’un qui cherche à tromper des oreilles indiscrètes », a encore indiqué l’expert.
    Mais pourquoi ne pas simplement éteindre son téléphone ou retirer la batterie ?, s’interroge le journaliste du New York Times. « Beaucoup de téléphones modernes ont des états intermédiaires entre complètement allumé et complètement éteint, durant lesquels certains circuits sont alimentés et d’autres, non », a indiqué Seth Schoen, technicien expert du groupe américain de défense des libertés civiles Electronic Frontier Foundation. « Ces modes permettent au dispositif mobile de se « réveiller » de manière autonome dans certaines conditions comme la pression d’une touche ou encore la réception de certaines données internet à travers une connexion Ethernet câblée, plus connue sous le nom de Wake-on-LAN (permettant à un ordinateur éteint d'être démarré à distance) ».
    En ce qui concerne le retrait de la batterie, il n’est pas sûr que des données ne soient pas interceptées car « certains dispositifs, outre la batterie traditionnelle, utilisent une batterie supplémentaire pour la gestion de la mémoire et il se peut que des programmes espions comme ceux de Carrier IQ soient capables de traquer ce type de batterie », conclut Harvey.

      QUAND LA FRANCE DEVIENT BIG BROTHER


      L'Egypte, le calvaire des salafistes


      Hollande est prêt à taxer le gazole... mais ne sait pas comment


      L'exécutif est prêt à accroître la taxation du gazole, pour réduire le différentiel avec l'essence sans plomb. Mais il cherche un système viable de compensations, notamment pour les ménages modestes.
      L'éviction de Delphine Batho ne change pas grand'chose à la donne, concernant l'avenir de la fiscalité écologique. Le dossier se résume facilement : volonté politique et risque électoral.
      Volonté politique, car aiguillonné par les Verts - mais pas seulement -, l'exécutif, n'est pas loin d'approuver les propositions de Christian Perthuis, nommé à la tête d'un comité pour la fiscalité écologique, qui préconise notamment d'accroître la taxation du gazole.
      Risque électoral, car il est évident qu'accroître la taxation d'un bien devenu de première nécessité, à la veille des élections municipales, et alors que le ras le bol sur la baisse du pouvoir d'achat ne fait que monter, n'est pas sans danger pour l'exécutif.
      TAXMAN EN ACTION
      "Le gouvernement veut y aller, Bercy est favorable..."
      «Le gouvernement veut y aller, Bercy est favorable aux propositions de Christian de Perthuis, mais il faut trouver les moyens de vendre le paquet à l'opinion, de faire accepter cette politique », affirme un expert gouvernemental.
      Pour résumer, l'idée est de transformer les taxes sur les carburants (ex TIPP, devenue taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, TICPE), qui ont été créées avant tout pour rapporter des recettes à l'Etat, en véritable taxe carbone. La différence ? Le niveau d'imposition ne serait plus quasiment aléatoire, comme c'est le cas actuellement, il dépendrait directement du volume de carbone émis par l'utilisation de telle ou telle énergie.
      « Pas question de créer un nouvel impôt », a prévenu le ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve. L'idée est bien de substituer une taxe carbone aux prélèvements actuels. Pas de nouvel impôt... mais la taxation globale des carburants serait bel et bien accrue.
      Un écart de 18 centimes entre sans plomb et gazole
      Car, au passage, l'écart de taxe entre le super sans plomb et le gazole serait réduit, via une imposition plus forte du gazole et non une baisse des taxes sur le sans plomb. Aujourd'hui, un litre de gazole est taxé à hauteur d'un peu plus de 45 centimes (y compris la taxe régionale) tandis que le sans plomb l'est pour 63 centimes. Ces taxes sont fixes, elles ne dépendent pas du prix du pétrole. Cet écart de 18 centimes, le gouvernement voudrait, comme le suggère Christian de Perthuis, le réduire progressivement. Une augmentation de deux centimes par an de l'imposition du diesel est envisagée. « La différence d'imposition actuelle n'est justifiée par aucune considération d'intérêt général », souligne le député Christian Eckert (PS), rapporteur général du Budget à l'Assemblée nationale, dans un rapport récent. « L'impact sur la santé et l'environnement de la consommation de gazole n'est, en effet, guère différente de celui de la consommation d'essence ». En outre, Christian de Perthuis affirme que le litre de gazole contient 15% de Co2 en plus que le litre d'essence...
      Comment compenser?
      Mais il y aura des compensations à cette hausse. Toute la question est là : comment la compenser , en faveur des ménages modestes, contraints d'utiliser l eur voiture pour se rendre à leur travail?  Via un système de crédit d'impôt? Comment éviter de créer une véritable usine à gaz ? Même s'il est progressif, le plan d'alourdissement des taxes sur le gazole peut-il être accepté par l'opinion ? Lionel Jospin avait commencé à mettre en œuvre une telle politique de réduction de l'écart entre le sans-plomb et le gazole, avant de la stopper net en 2000, en raison de la hausse des prix pétroliers. Ceux-ci étaient alors de... 20 dollars le baril (contre 100 aujourd'hui).
      Toujours plus de voitures diesel
      En outre, augmenter la taxation du gazole, en regard de celle de l'essence, aura encore plus d'impact aujourd'hui qu'en 2000. Car la  diésélisation du parc automobile s'est accrue. Aujourd'hui, ce serait impacter des 60% du parc automobile français, constitué aujourd'hui de voitures diesel. Et 73% des modèles neufs vendus l'an dernier carburaient au gazole. Il faut dire que les pouvoirs publics français ont tout fait pour encourager le diesel depuis des décennies. Le système de bonus-malus prétendument écologique accorde d'ailleurs une prime, depuis ses débuts, aux modèles à gazole au nom de la lutte contre le réchauffement climatique. Car les modèles diesels consomment intrinsèquement 15% de carburant en moins par rapport à ceux fonctionnant à l'essence et rejettent donc proportionnellement autant de C02 en moins, les deux étant corrélés. Un monospace compact Renault Scénic n'émet-il pas 114 grammes au kilomètre avec un diesel de 130 chevaux et 140 grammes avec un moteur de même puissance à essence, ce qui le rend d'ailleurs passible d'un malus ? Vous avez dit injonctions paradoxales ?
      PSA et Renault ont investi à fond dans le diesel
      Encouragés par le succès du diesel en France et en Europe occidentale (55% des voitures neuves vendues l'an dernier y carburaient au gazole), PSA et Renault ont investi à fond dans ce type de moteurs, dont ils sont devenus des spécialistes mondiaux reconnus. PSA est le deuxième producteur mondial de moteurs à gazole pour voitures particulières, derrière Volkswagen. Renault est pour sa part le spécialiste du diesel au sein de l'Alliance franco-japonaise avec Nissan, à qui il fournit ces moteurs. La firme française en livre également à l'allemand Mercedes pour ses utilitaires Citan et sa Classe A compacte.
      Augmenter de deux centimes par an les taxes sur le litre de gazole - une hausse pure et simple et simple de la fiscalité sur la majorité des voitures, laquelle ne sera compensée par aucune baisse sur le prix du sans-plomb - ne va certes pas tuer du jour au lendemain le marché florissant des véhicules diesel. Même si elle risque de peser encore plus sur l'ambiance morose des consommateurs, dans un marché automobile en crise profonde. L'impact des futures normes européennes d'anti-pollution Euro 6, en 2014, va frapper en effet bien davantage les modèles diesel qu'une hausse des taxes. Dès l'an prochain, Bruxelles exige une forte réduction sur les diesels des émissions de NOx (oxydes d'azote), un polluant dangereux.
      Renchérissement du prix des véhicules diesel
      Du coup, de plus en plus sophistiqués, les véhicules diesel vont se renchérir fortement, de plusieurs centaines d'euros pièce, selon les constructeurs. La part du diesel dans les ventes totales risque donc de baisser ainsi naturellement. Et ce, d'autant plus que l'engouement des clients pour le diesel a un côté irrationnel. Ces véhicules consomment certes moins, mais sont nettement plus chers à l'achat (près de 3.000 euros d'écart pour un Scénic), avec un coût d'entretien très supérieur. En outre, ces modèles à gazole, taillés pour les longs kilométrages, acceptent difficilement des petits trajets à froid en ville, ce qui se traduit régulièrement par de très coûteux incidents mécaniques. A moins de 12 à 13.000 kilomètres par an, tous les experts s'accordent à dire que le diesel n'est pas globalement rentable pour un particulier. Reste néanmoins qu'un modèle diesel se revendra bien mieux d'occasion que le même à essence...
      A moyen terme, toutefois, cette sur-taxation progressive du gazole ne sera pas totalement neutre. Au cumul sur trois ou quatre ans, elle finira par peser à son tour sur le marché du diesel lui-même. Or, à l'heure où Renault et surtout PSA sont en mauvaise santé, subissant la concurrence notamment de Volkswagen et du coréen Hyundai-Kia, c'est une mauvaise nouvelle. Renault et PSA ont fait du diesel un de leurs avantages comparatifs majeurs en Europe, où ils perdent des parts de marché. N'oublions pas non plus que tous les moteurs diesel de PSA sont produits... en France. C'est d'autant plus fâcheux que seul le marché européen est fervent de ces véhicules à gazole. Pas moyen donc de les vendre ailleurs !


      Le temps politique

      Le temps politique


      De mon expérience dans la sphère politique, conseiller à l’Elysée de mai 2007 à fin 2011, je conserve le souvenir d’une sensation d’accélération vertigineuse du temps. Cinq ans, cela paraît long dans une existence mais c’est extrêmement court au rythme de la vie politique. Déjà 14 mois de passés depuis mai 2012 ; le temps d’une rentrée, d’un automne, et nous sommes dans la campagne des élections municipales et européennes du printemps 2014. 2015 ne peut être qu’une année particulièrement troublée. A la suite d’un double désastre électoral, il est vraisemblable que F. Hollande tentera une nouvelle combinaison, soit une alliance avec le centre, valant déclaration de guerre à sa base extrémiste et écologiste, soit, plus probable, une dérive gauchisante de sa politique économique et sociale entraînant une crise politique avec Bruxelles et l’Allemagne. 2016, nous entrons déjà dans le cycle de la pré-campagne des présidentielles de 2017.  Or, dans l’opposition, rien ne se passe, toute vie semble conditionnée à la valse des ambitions égotiques.  La division, comme toujours, prépare l’échec et on ne voit pas, dans les conditions et dans le contexte présents, ce qui pourrait éviter une réélection de l’actuel président, même dans la tourmente et malgré son extrême impopularité. Pour l’opposition l’enjeu prioritaire n’est pas d’écrire un programme détaillé, mais de faire émerger un discours, une vision de l’avenir. Elle n’est pas non plus de réfléchir à des combinaison, des arrangements et des manœuvres: les Français en ont horreur . Le camp des républicains modérés (dit « la droite ») n’a de chance de reprendre le pouvoir à brève échéance, en 2017, que s’il parvient à concevoir et engendrer une dynamique de rassemblement en répondant clairement et sans ambiguïté à l’attente des patriotes, dont beaucoup sont tentés par le vote protestataire ou l’abstention. La question européenne conditionne tout le reste : l’économie, la sécurité, l’immigration, l’emploi, la puissance industrielle. Quitte à bousculer les dogmes, à bouleverser les habitudes, à exiger une transformation dans la douleur des institutions européennes, il est fondamental d’y apporter de nouvelles réponses, de nature révolutionnaire, qui  permettent de concilier l’intérêt national et la volonté d’unir le peuples et les Nations du continent de l’Atlantique à l’Oural. Une troisième voie existe: au-delà du dilemme imbécile "plus ou moins d’Europe", c’est une autre Europe plus forte et plus unie, proche des peuples et respectueuse des Nations qu’il faut construire.