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jeudi 20 novembre 2014

Economie : "cette dépendance à l'Allemagne devient préoccupante" (PwC)

D'après le dernier rapport "Global Economy Watch" du cabinet d'audit et de conseil PwC, la croissance de la zone euro est engluée dans la stabilité et il semble peu probable que l'Allemagne vienne à son secours...
A la suite de la crise financière, la zone euro s'est reposée sur l'Allemagne pour faire grimper sa croissance. Mais, en l'absence d'un redressement économique dans les pays clés que sont la France et l'Italie - comme dans les économies périphériques à la zone euro-, cette dépendance à l'Allemagne devient préoccupante, explique l'étude.
PwC rappelle en effet que même avec un taux de croissance assez fort ces dernières années en Allemagne, la zone euro n'a pas réussi à croître à un niveau supérieur à 1% depuis 2011, et son PIB reste plus bas qu'avant la crise financière. Par ailleurs, l'Allemagne a elle-même ralenti récemment et doit relever des défis en termes de croissance démographique et économique sur le long terme, ce qui pourrait tirer sa croissance vers le bas aux alentours de 2020...
Selon les prévisions du cabinet, la zone euro ne retrouvera pas son niveau d'avant-crise avant 2016 ! Si l'Allemagne et la France ont déjà dépassé ce niveau, l'analyse montre que l'Italie ne l'atteindra pas avant 2023...
Les économistes de PwC ont par ailleurs abaissé leur scénario de croissance du PIB de l'Allemagne de 1,5% à 1,2% pour 2014, et de 1,6% à 1,2% pour 2015. Le rapport constate en effet des signes tangibles qui montrent que les chocs externes (notamment la situation en Ukraine) impactent les perspectives de l'Allemagne à court terme.
Selon les économistes de PwC, sur le long terme, l'Allemagne doit surmonter 3 défis majeurs afin de maintenir des taux de croissance solides : une démographie défavorable ; une faible part de l'investissement dans le PIB ; et une faible productivité dans le secteur des services, comparée à la France et au Royaume-Uni.
Pendant ce temps, les autres principales économies de la zone euro ne seront probablement pas capables de jouer un rôle d'impulsion en faveur de la croissance, poursuit l'étude. L'Italie est tombée dans sa troisième récession depuis 2008 (malgré une prévision de croissance modeste en 2015) ; la France est restée stable aux deux premiers trimestres 2014 et, en l'absence de réformes d'envergure de son marché du travail, ses perspectives restent faibles.