TOUT EST DIT

TOUT EST DIT
ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

mardi 26 août 2014

Nouveau gouvernement Valls : rien à attendre

Gouvernement Valls : la poursuite de la même politique conduira inévitablement au désastre politique, économique et social.

Le problème avec ce remaniement — ce French cancan politicien vulgaire et dérisoire censé émoustiller le public et les médias, toujours avides de voir les petits dessous affligeants de la République socialiste et les ragots de couloirs Elyséens ou ministériels — c’est qu’il est non seulement dérisoire (démissionner tout un Gouvernement pour virer deux olibrius, vraiment ?) et surtout totalement inutile : il ne règlera rien et rien ne changera parce que les moteurs de l’idéologie socialiste continueront de tourner à plein régime.
Donc si vous voulez mon avis, quels que soient les nouveaux ministres, la France est très, très mal barrée. Il y aura d’autres marionnettes, mais la poursuite de la même politique conduira inévitablement au désastre : désastre politique d’abord, faillite économique et financière ensuite, violence sociale enfin… On vit un moment absolument tragique pour le pays : il faudrait sonner le tocsin mais tout le monde préfère s’interroger sur le nom des nouveaux ministres… comme si cela avait la moindre importance.
Un French cancan politique insupportable
french cancan credits sofi (licence creative commons)Comme tout a déjà été dit, ici et ailleurs, il est inutile — et épuisant surtout — de continuer à user de la salive pour dénoncer le Pouvoir socialiste, énumérer ses erreurs, pointer ses incohérences, lister toutes les lois inutiles et les mesures absurdes, s’effarer du montant de la dette, se lamenter de la croissance effrayante du chômage, des défaillances d’entreprises, de l’effondrement du pays… Tout cela ne sert strictement à rien parce que le Pouvoir actuel est une farce économique et que la communication lui tient lieu de paravent et de cache-misère.
C’est ce que je vous disais en parlant de French cancan : on aguiche le public et on amuse les médias avec des lettres d’Aurélie Filippetti ou des jugements de vipère de Montebourg sur Hollande le menteur. Toute cette fumée médiatique pour que les Français ne prennent surtout pas conscience de l’état de délabrement du Pays. De la Com’ en quelque sorte. Ce remaniement en fait partie : alors que l’économie s’effondre, que l’État est en faillite, que les retraites ne seront plus assurées et que les traitements des fonctionnaires sont payés à crédit, les médias vont encore, pendant de longues semaines, continuer à s’interroger sur le profil des uns et des autres, l’avenir de tel ou tel à l’horizon 2017… Bref, le manège habituel : show must go on… Le Président commémore, Valls fait de la fumée en changeant ses équipes dites “de combat” et roule ma poule : le tout est de tenir jusqu’en 2017. La France ce n’est pas leur problème. Seuls leurs postes le font se bouger. Vous avez vu comme ils s’agitent depuis quelques jours ? Pour le chômage, la sécurité, l’immigration, Ebola, l’État Islamique … ils sont restés muets et inertes ! Mais là leurs postes sont en jeu, alors ils s’agitent ! Je n’insiste pas car c’est décourageant et n’importe comment on a déjà tout dit.
La vraie question n’est pas Montebourg, ni le remaniement
Qu’Arnaud Montebourg soit parti est évidemment une excellente nouvelle car ses idées “interventionnistes”, “Colbertistes” et “Keynésiennes” achevaient de mener le pays à la ruine. Mais il n’était qu’un pion dans la stratégie socialiste qui exige toujours plus d’emprise Étatique et d’interventionnisme bureaucratique, ministériel ou préfectoral. C’est évidemment Hollande — et le cap absurde qu’il s’obstine à garder — qui est le vrai responsable de la faillite à venir. Je vous explique.
Il y a deux sortes de gens :
• ceux qui pensent qu’ils sont là pour “distribuer” les richesses et faire avancer la “justice sociale” : ils prennent pour cela le maximum d’impôts à ceux qui travaillent et gagnent de l’argent, et le redistribuent sous forme de primes, d’allocations, de prestations, de subventions etc… Ils prennent et redonnent par l’intermédiaire de leurs grosses lessiveuses redistributrices Étatiques. C’est leur idée du socialisme en 2014 : les riches n’ont qu’à payer et il ne faut surtout pas faire confiance aux entreprises car les patrons se gavent en exploitant les travailleurs. Ils n’ont jamais créé une entreprise de leur vie et n’ont donc jamais créé un seul emploi. Mais comme ils ont fait l’ENA, ils savent tout et en particulier quels investissements sont rentables : donc ils taxent d’abord les entreprises en leur annonçant qu’ils leur rendront l’argent sous forme d’allégements, mais uniquement en contrepartie d’emplois créés ! Il ne leur vient pas à l’esprit que si ils enlevaient leurs grosses pattes étatiques, et faisaient confiance à la liberté d’entreprendre, les entreprises seraient plus dynamiques et embaucheraient. Mais bon, ils sont socialistes et donc pour “la justice sociale”. C’est pour ça qu’ils distribuant des bonbons au Peuple sous forme d’allocations et des subventions à leurs “clientèles électorales” pour s’assurer de leurs bulletins de vote et être réélus. Aussi simple que ça.
• De l’autre côté, vous avez ceux qui pensent qu’avant de pouvoir la redistribuer, il faut d’abord la créer cette fameuse richesse et donc diminuer le matraquage fiscal, diminuer les dépenses publiques qui plombent la croissance, diminuer la dette, diminuer la charge sur les entreprises pour leur permettre de gagner de l’argent, d’investir, de vendre des produits sur des marchés difficiles, de payer des salaires, d’embaucher des chômeurs qui végètent à Pôle emploi qui ne pourra d’ailleurs bientôt plus les payer…
Bon, je n’insiste pas, vous avez compris : d’un côté les méchants profiteurs qui compromettent la croissance et l’emploi en prônant l’austérité, en se mettant des profits dans les poches et en se gavant de dividendes ; et de l’autre les gentils interventionnistes comme Montebourg qui veulent dépenser sans compter, accroître toujours les déficits, s’endetter davantage, distribuer encore plus, subventionner au maximum… soit disant pour “relancer la croissance et le pouvoir d’achat”… Le problème est qu’ils ont essayé ces méthodes depuis des années et que ça n’a conduit qu’à un matraquage fiscal sans précédent, des déficits dramatiques, une dette abyssale de 2000 milliards d’euros, un chômage massif… Sans pour autant obtenir la croissance promise et le retour à l’emploi.
Toujours la faute aux autres !
Montebourg (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)Donc bravo les méthodes interventionnistes Étatiques à la Montebourg qui, bien évidemment refuse toujours de reconnaître qu’elles nous mènent dans le mur. Pour Montebourg, ce ne sont pas ses méthodes interventionnistes ne marchent pas, c’est la faute à la méchante Allemagne qui ne joue pas le jeu, ou de la méchante Europe qui imposerait des contraintes budgétaires intenables au lieu d’autoriser la fine équipe française de bras cassés et d’incompétents à ouvrir encore plus largement les vannes des subventions et des dépenses publiques ! Car pour des gens comme Montebourg, tout ce qui n’est pas de la dépense publique massive, c’est évidemment du “libéralisme sauvage” ou de “l’austérité”. À aucun moment ne lui vient à l’esprit que l’austérité qu’il dénonce, c’est celle qu’il inflige aux contribuables en les accablant d’impôts ! Alors que la seule chose qu’on lui demandait, comme ministre de l’Économie, c’était de la discipline budgétaire ! Même pas de l’austérité mais de la rigueur ! Celle que lui demande pourtant inlassablement Didier Migaud, le Président de la Cour des Comptes que j’aurais nommé Premier ministre si j’avais été Président de la République. La France serait sur le chemin du redressement et les Français reprendraient confiance dans l’avenir. Mais, comme disait ma Grand-mère, on n’a que ce qu’on mérite. Et nous on a Hollande, Valls et tous ces ministres incompétents qui n’ont jamais travaillé dans une entreprise, qui ne comprennent pas les lois de base de l’économie et qui conduisent donc le pays à la ruine et très bientôt à la révolte.
Donc vous voyez, ce n’est pas “Montebourg” le problème : c’est notre incapacité à faire naître un grand mouvement d’indignation contre ces ânes et à organiser un puissant soulèvement de l’opinion contre une idéologie interventionniste nuisible qui nous mène tous à la ruine !
Vivement qu’ils dégagent et qu’on redonne, sur tous les sujets importants, la parole auPeuple souverain !